01/03/2014

La montagne sans nom de Léonard de Vinci

 

Voici le croquis tel qu'il apparaît depuis cinq siècles dans un manuscrit  de Léonard de Vinci.

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On sait bien que l'artiste aimait s'éloigner des villes et des grandes routes pour étudier la nature à travers une observation directe pour pouvoir porter son propre jugement sur ce tout qu'il observait. Selon les spécialistes les caractéristiques graphiques de certains des paysages qu'il avait dessinés dans ses carnets démontrent, de par notamment l'absence d'idéalisation, qu'il s'agissait de lieux réels. Ce paysage entre dans ce cas de figure.

Pourtant - malgré des tentatives maladroites jusqu'ici autant en ce qui concerne les sites proposés que pour ce qui est des essais de déchiffrement des inscriptions présentes sur le croquis - ce profil de montagne n'a dans les faits à ce jour jamais été identifié là où les experts naturellement se seraient attendus à le trouver :  quelque part en Italie, dans les Alpes, ou les Apennins.

Ainsi la montagne, qui quelque part dans le monde réel avait un jour servi de modèle à l'artiste, attendait toujours. 

Si on y pense bien ce fait est en lui-même assez surprenant. Comment se peut-il qu'en cinq siècles - alors que les sites montagneux d'envergure (de toute évidence celui-ci en est un) sur les chemins de Léonard qui loin des villes n'ont pas changé depuis cinq siècles, et ne sont pas si innombrables - personne n'ait pu identifier le modèle de ce dessin ?

Alors en définitive et aussi décalée que semble à première vue cette proposition, ne pouvons-nous pas un instant nous demander si "quelque chose", une raison qui resterait dans ce cas à définir, n'aurait fait éventuellement en sorte que nos yeux jusqu'ici aient été dans l'impossibilité matérielle de pouvoir mettre en relation directe le dessin et son modèle ?

Ne resterait plus dans ce cas, bien sûr, qu'à mettre un nom sur un tel fait. 

Alors maintenant, pour ce qui est donc de ce dessin tel qu'il apparaît depuis cinq siècles dans les carnets de Léonard de Vinci...

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... regardez ce qui se passe si on considère cette vue d'un simple regard... de travers. 

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C'est forcément alors, sur un plan visuel, d'une certaine manière une "autre montagne" qui apparaît. Or c'est bien ainsi que le dessin s'était présenté à mon regard la première fois que je le découvrais.

Je faisais alors défiler les pages d'un gros livre d'art non pas en tenant celui-ci bien à plat et la page grande ouverte, mais à bout de bras et en faisant du pouce défiler rapidement les pages sous mes yeux. De ce fait à cet instant la vue m'est  apparue en biais, avec en terme de perspective la déformation nécessairement consécutive à cet angle visuel, et donc pour conséquence que la silhouette de la montagne s'est naturellement montrée moins allongée.

En quelque sorte, verticalisée

Je me souviens avoir alors pensé tout simplement : "Tiens... je connais cette montagne" sans réaliser encore que je venais de poser les yeux sur une preuve qu'avant d'avoir fini par renoncer, et sans avoir idée de la forme que prendrait cette preuve espérée, j'avais longtemps cherchée à la suite d'une recherche partie d'un détail dans un tableau de Léonard de Vinci.

Et si ce profil m'avait semblé familier c'était juste à cause de la silhouette d'une vraie montagne qui, chemin faisant, était un jour entrée dans mon regard au cours d'une randonnée dans l'Aude. Après avoir visité les ruines du château de Puilaurens je traversais le village de Bugarach pour prendre la direction du château d'Arques, à égale distance environ de Rennes-les-Bains et Rennes-le-Château.

Alors voilà maintenant sur cette photo, ce que voient tous les matins en ouvrant leurs volets les habitants du petit village de Bugarach, dans ce département de l'Aude .

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Ceux qui ne connaissent pas cette montagne ne comprendront toujours pas mais les habitants de ce village savent qu'une simple ballade matinale - sur un petit sentier qui en direction du sud contourne la montagne par la droite - permettra de se mettre en condition cette fois, en levant simplement les yeux, de voir le Pic sous un tout autre aspect.

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En effet la silhouette apparente de ce massif imposant varie très rapidement du fait de sa topographie complexe. Lmoindre déplacement de l'observateur dans chacune des trois dimensions de l'espace

- latéralement en passant dans un sens ou dans l'autre devant le massif

- verticalement en quelque sorte, du simple fait de s'élever ou de descendre sur le relief complexe qui l'entoure

- mais aussi bien sûr en s'éloignant ou en se rapprochant

fait que le profil s'en trouve immédiatement transformé.

Ainsi dans ce cas précis, en contournant par la droite la montagne si on se dirige vers le sud, l'effet de contre-plongée sous la grande falaise tout à droite du profil, d'un simple point de vue relatif paraîtra alors sans cesse plus surplombant, tandis que dans le même temps la pente apparente de la longue ligne de crête accidentée qui descend vers la gauche, se mettra à "pencher" toujours davantage. 

A un moment, parvenant en un point donné de ce sentier nommé "chemin cathare" dans les guides, un point unique, celui-là et aucun autre, il suffira alors - dans cette configuration très précise -  de comparer simplement le paysage avec un dessin : le croquis - une fois celui-ci cependant d'une certaine manière défait d'un voile visuel qui n'aurait ainsi tenu qu'à l'angle d'attaque de la prise de vue - d'une montagne anonyme que Léonard de Vinci semblait ainsi avoir un jour couchée sur un carnet de voyage, il y a cinq siècles, en s'égarant en un lieu qui depuis était resté inconnu...

Lieu qui, quelque part en pleine nature, aurait dû à priori se trouver en Italie.

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Où les experts la cherchent toujours.

 

Et certainement aurait-on pu l'y chercher longtemps, en Italie, puisque cette vue photographique est prise dans le sud de la France, et qu'il s'agit du plus haut sommet des Corbières.

Le Pic de Bugarach.

BUGARACH AQUAYOUP.jpg

Où bien sûr Léonard de Vinci (à lire ses biographes, lesquels écrivent aussi qu'il restait bien un "blanc" ou deux dans l'agenda de sa vie) ne s'est jamais rendu.

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Alors voilà... tout cela, ce fait précisément que la ressemblance était ainsi née non pas d'une vision naturelle c'est-à-dire de face, mais d'un regard en travers, avec un certain "angle d'attaque", revenait bien sûr à dire que la silhouette du Bugarach considéré sous cet angle ressemblait non pas à celle du croquis de Léonard de Vinci tel qu'il apparaît dans ses carnets (et donc jamais identifié sous cette apparence), mais à une vision déforméede ce dessin.

Déformée en l’occurrence en lui faisant subir un traitement graphique parfaitement connu sous le nom... d'anamorphose. Précisément une anamorphose linéaire, encore dite anamorphose plane, la plus simple qui soit.

Voilà donc en quoi aurait constitué ce quelque chose qui nous aurait interdit depuis cinq siècles d'identifier dans le croquis une vision réelle que Léonard de Vinci aurait eu un jour au cours d'une escapade en pleine nature.

Une vision anamorphosée.

Sur un plan donc graphique, maintenant, et en mode moins artisanal qu'une vision en biais, il suffira pour oser affronter bien "en face" cette fois le "problème", de faire sur un plan subir à l'image une déformation anamorphique en ne faisant varier qu'un seul paramètre à la fois. 

Soit en déformant  le profil du croquis dans le sens de la hauteur. 

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Soit en "pinçant" la longueur horizontale sans cette fois modifier la hauteur.

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Le résultat sera le même dans la mesure où, dans un sens comme dans l'autre, en valeur absolue le coefficient d'anamorphose demeure identique. Avec à noter ici le fait que dans ce cas ce coefficient multiplicateur (ou démultiplicateur) prend une valeur simple. Et précise :

2

Ce qui d'un simple point de vue statistique est en soit remarquable. Un nombre, en définitive, si peu aléatoire.

Si le fait de pouvoir superposer un dessin anamorphosé de Léonard de Vinci avec une montagne réelle ne devait résulter que d'une simple coïncidence, alors ce coefficient n'aurait-il pas eu une chance infinie de prendre une valeur totalement aléatoire ? En d'autres termes ne fallait-il pas s'attendre à ce que cette valeur s'exprime pour le moins par un nombre à virgule ?  Or ici on a donc le plus simple et précis à la fois des nombres entiers que l'on puisse mettre en œuvre pour une anamorphose. De quoi commencer peut-être à suspecter au moins le fait d'un choix. Et donc d'une intention.

Rien pour autant ne permet - dans l'absolu - d'affirmer qu'il ne s'agisse pas simplement d'un hasard. Mais rien non plus n'interdit plus maintenant de se risquer à envisager le fait qu'une motivation sous-jacente ait pu guider cette anamorphose.

 

Et la question fondamentale est bien là, impossible à éluder :

Simple hasard ?... ou bien se pouvait-il que la ressemblance puisse résulter d'une intention, de la part du dessinateur ?

Dans ce dernier cas il faudrait bien envisager que celui-ci ait pu rencontrer, physiquement, son modèle.

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Et comme les montagnes ne se sont jamais déplacées à ce jour que dans les fables...

 

De quoi commencer pour le moins à envisager la question du voyage oublié. Pourtant une telle chose était-elle simplement possible ? 

Peut-on imaginer ainsi que Léonard de Vinci, dont bien entendu aucune biographie ne rend compte d'un voyage dans le sud-ouest de la France, avait pu un jour - dans un dessin qui pour les spécialistes ne peut indiscutablement que représenter un site réel - déformer intentionnellement la vision d'une montagne qui, quelque part du côté des Pyrénées et non en Italie, serait un jour entrée dans l'espace de son regard ?

Question qui commencerait par celle de se demander si Léonard de Vinci, dont on connaît directement ou par recoupements la chronologie des faits et gestes d'une carrière de génie universel, aurait pu prendre le temps d'une escapade incognito sur les mauvaises routes d'un pays qui était alors, dit-on, infesté de corbeaux (les Corbières !), et qui, pour un florentin de la Renaissance, auraient dû paraître un bien lointain et improbable far-west ?

Et pour commencer... était-il de son temps même en mesure, que ce soit "mentalement" ou en atelier, de pouvoir mettre en œuvre un tel procédé graphique ? L'anamorphose ?

Avant de nous mettre en quête des aspects finaux :

1. le scénario précis et définitif, 

2. puis le mobile, car il en faut un, et un sérieux, pour avoir fait ça un jour : rayer l'évènement des mémoires par le biais d'une anamorphose, à fortiori inapparente en première intention (puisqu'on ne peut nier qu'il aurait ainsi lui-même fait en sorte que nous en soyons encore là cinq siècles après)

voilà donc maintenant les trois premiers éléments qu'il nous faut avant toute chose vérifier - l'enquête préliminaire en quelque sorte - avant que ne commence l'investigation proprement dite.

1. L'identification et la vérification des SOURCES, d'une certaine manière le relevé des empreintes de l'artiste :

Ce dessin est-il vraiment de Léonard de Vinci ?

2. L'arme du crime dirait-on, s'il s'agissait d'une enquête policière, en d'autre termes la POSSIBILITÉ TECHNIQUE du fait :

L"hypothèse d'une anamorphose intentionnelle est-elle raisonnable ?

Scénario d'une anamorphose / TENTATIVE DE RECONSTITUTION

3. Enfin non pas l'alibi dans ce cas, mais la possibilité d'une "absence", une vacance en quelque sorte dans l'agenda d'un génie universel / LA FAISABILITÉ MATÉRIELLE DU VOYAGE :

Léonard aurait-il pu avoir le temps d'un aller-retour Italie du Nord/Haute Vallée de l'Aude ?

 

 

Jean-Pierre PERINI

 

 

27/02/2014

L'AVENTURE REPREND.

Bonjour, je reprends aujourd'hui l'écriture de ce blog après une année d'absence.

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L'expérience avait dès le départ été enrichissante. Beaucoup d'entre vous, les uns avec sympathie les autres avec exigence, m'avaient fait part de leur enthousiasme. Je les en remercie du fond du cœur, ces messages m'avaient permis de passer des périodes de doute et de découragement ; et je leur demande aussi de me bien vouloir pardonner de ne pas avoir toujours répondu aux commentaires et aux mails qui m'étaient transmis. Je les remercie aussi pour leurs critiques, franches et directes parfois, mais le plus souvent constructives. J'ai ainsi pu prendre conscience de certaines erreurs d'appréciation, sur le plan des arguments et du contenu, mais également pour ce qui est de la forme. La communication par le moyen d'un blog demande quoiqu'il en soit un apprentissage.

Il était donc question d'un dessin de Léonard de Vinci qui, une fois anamorphosé (il faudrait donc écrire "dés-anamorphosé") paraissait montrer une silhouette du Bugarach considérée sous un angle particulier. A ce jour encore beaucoup n'envisagent pas une seconde que cela soit possible, et de ce fait il serait soit question d'un pur hasard, pour ce qui est de la ressemblance, soit ni plus ni moins d'une supercherie. Quant à ceux qui, une fois levées toutes les incertitudes techniques en ce qui concerne l'authentification de l'œuvre, acceptent d'envisager au moins la possibilité d'un voyage "oublié" de Léonard de Vinci dans les Corbières, la question qui s'impose alors est de chercher à comprendre, forcément et là est tout autant la difficulté que la fascination qu'une telle question est à même de susciter, la finalité d'un tel déplacement.

C'est justement pour tenter d'apporter des réponses à cette question que j'ai fait le choix de suspendre une année entière l'écriture de ce blog. Et je ne le regrette pas. Le résultat de ma recherche est désormais sans ambiguïté. Je peux donc l'écrire maintenant :

Oui. Léonard de Vinci était venu un jour au devant du Pic de Bugarach.

Mais il y était aussi monté, afin de se rendre en un point précis de la montagne. Il en avait laissé un témoignage direct. C'est ce que j'ai pu comprendre, "là-haut", grâce à ce que montre un rocher quelque part sur la crête. Un rocher aussi devant lequel, un siècle et demi après Léonard, était passé Nicolas Poussin. Celui-ci en avait laissé une preuve également dans l'un de ses tableaux, au 17ème siècle. Alors de ce rocher j'en ai ramené une photo. Je la produirai bien sûr dès que cela sera possible. L'écrire ici, de cette façon, sans encore fournir d'éléments formels, semblera à beaucoup ridicule. Et à ce stade je peux parfaitement le comprendre. Si je le fais d'ores et déjà cependant c'est uniquement pour, d'une certaine manière, prendre date.

Ce que j'ai pu comprendre durant cette année de recherche me permet d'écrire également - là aussi j'en apporterai les éléments -  que Dante Alighieri avait écrit sa Divine Comédie directement en rapport avec le Bugarach, celui-ci étant en réalité la "porte d'entrée" du voyage dont parle le poème. Là encore beaucoup vont certainement sourire, dans le meilleur des cas. Et pour le moment c'est d'ailleurs bien ainsi.

Alors pourquoi... Pourquoi Léonard de Vinci avait-il fait ce voyage improbable à des centaines de kilomètres de l'axe officiel de ses déplacements, au cours de sa carrière de génie ?

La réponse est simple. Il suffit de lire - pour commencer car les éléments d'appréciation sur le plan historique sont bien plus nombreux et précis qu'on pourrait à priori le penser -  ce qu'a écrit José Luis Espejo il n'y a pas si longtemps dans ses deux ouvrages : Los anos perdidos et El viaje segreto. Je ne partage pas l'intégralité des vues de cet auteur catalan ; cependant on gagnera à prendre connaissance de cette thèse pertinente, pour gagner du temps en quelque sorte, quand l'hypothèse d'un voyage de Léonard dans le piémont pyrénéen sera, bientôt, devenu un fait acquis.

Tout porte à penser effectivement que Léonard de Vinci était le descendant d'une famille de cathares roussillonnais ayant fui l'Inquisition environ deux siècles avant la Renaissance pour rejoindre le nord de l'Italie.

Et s'établissant donc en Toscane. Ce sont les Vinci dans ce cas, qui auront donné son nom au village toscan de Vinci, et non le contraire. Car l'origine de cette famille était de Vinciano, sur les rives de la Thêt. Aujourd'hui Vinça. Allez-y pour voir. Montez en direction du Canigou en passant devant le Prieuré de Serrabone (la "Bonne Colline" disait l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains, dans sa Vraie langue celtique). Et en chemin levez les yeux en direction nord-nord-ouest, pour scruter l'horizon. Vous y verrez une montagne bleue au lointain dépasser d'entre toutes, forcément. Le plus haut sommet des Corbières. A cet instant tâchez d'avoir sur vous une reproduction de la Madone Litta, que Léonard avait peinte en 1482, au moment de son arrivée à Milan, soit très jeune encore. Et regardez alors par une des fenêtres, dans ce tableau. Vous en confluerez raisonnablement que ça ne prouve rien. Forcément. Mais il vous restera alors à mettre cela en rapport avec le fait qu'Henri Boudet, dans son livre, avait positionné deux images l'une derrière l'autre, alors qu'il n'y était pas obligé, puis de raisonner en contemplant à nouveau la Madone Litta. Enfin il faudra bien observer la carte de l'abbé pour convenir qu'effectivement il avait mis Léonard de Vinci au cœur de son secret, exactement comme l'abbé Saunière le fera à Rennes-le-Château, dans son église, puis Jules Verne dans l'un de ses romans, qui n'est pas Clovis Dardentor.

Alors voilà, il faudra dire désormais Léonard le cathare. Et envisager cette fois sérieusement qu'il était revenu sur les lieux, vérifier une légende perdue transportée en Italie dans la mémoire des fugitifs. Mais ça ne sera pas suffisant pour comprendre. Il faudra aller plus loin encore, et pour commencer, dans son croquis, tenter de déchiffrer l'inscription positionnée juste au dessus d'un "artefact". Une fois cela fait, l'étape suivante sera de mettre en relation vos observations dans la Madone Litta, puis dans les images "consécutives" du livre de l'abbé Boudet, avec l'apparition céleste, au sommet d'une montagne, de "celui" qui avait reçu l'héritage "alchimique" (et oui !) des cathares, avant de le transmettre à Dante. Héritage que Vincent-de-Paul recevra à son tour bien plus tard, revenant aussi sur "les lieux du crime" pour témoigner à son tour, discrètement (par nécessité) et faisant le bien sur son chemin, du fait que le Bugarach, de fait, était bien une "porte". Une porte métaphorique bien sûr, et non pas une fantasmagorique porte "spatiotemporelle", mais pour autant une porte de l'aventure humaine toute entière, celle qui sépare l'enfance de la maturité, et dont la Renaissance avait tenté de "dérouiller" la serrure restée trop longtemps grippée. Mais ça n'avait pas marché, alors Léonard pour ne pas que le message soit perdu, et ne pas perdre la mémoire d'un itinéraire, après son voyage "oublié" s'était mis en devoir de peindre sans répit. Avec des paysages un peu enfumés au fond de ses tableaux.

Cette porte est celle en réalité que Poussin avait peinte aussi au fond de son autoportrait, et qui n'était pas une porte en fait, mais un panneau de bois, comme ceux sur lesquels on peignait encore à la Renaissance. Dans ce cas du bois de peuplier. Pour accéder à la "porte" de cet autoportrait, le "triste" puisqu'il y en avait aussi un "souriant", il fallait cependant déplacer auparavant trois autres tableaux. Mais encore fallait-il les identifier, ces trois tableaux. Pour le premier de ces tableaux, celui où apparaît une femme au visage de lune, c'est assez facile, mais pour autant restait comprendre l'allusion. Pour le second, en premier plan en fait, c'est un peu plus difficile, car on ne voit que le dos de l'œuvre, mais une fois ce second tableau identifié l'enseignement qu'on en retire est proprement à couper le souffle - et l'abbé Boudet savait cela bien sûr - car c'est ni plus son propre chemin vers le Bugarach que Poussin avait signifié là "en toutes lettres". Enfin le dernier tableau, dont on ne voit pas même un détail, juste un segment d'encadrement, mi ombre mi lumière. Pourtant c'est suffisant, et ce troisième tableau a été retrouvé il y a à peine quelques années, et conservé en France au prix de quelques millions d'euros pour ne pas le voir émigrer aux Etats-Unis. Une œuvre cette fois qui explique tout, pour peu qu'on se penche sur ses curieux détails chemin faisant - sans trébucher sur les pierres affleurant sur le sable - en direction d'une Arcadie lointaine mais réelle.

C'est bien du plus grand secret d'une civilisation qu'il est question ici. Et il fallait donc un vieux croquis oublié de Léonard de Vinci pour que ce secret retrouve, bientôt, la lumière du jour. Il m'a fallu une année entière pour le comprendre. S'il fallait le dire en quelques mots je crois que je choisirais de vous inviter à lire un livre écrit il y a plus de cinq siècles et qui était dit-on le manifeste même de la Renaissance, par un ami de Léonard à l'Académie de Florence : Pic de  la Mirandole. Tout tient en une phrase. L'homme, contrairement aux anges et aux animaux n'a "aucune place où poser sa tête pour dormir". Et la nécessité alors, d'un programme de civilisation.

La "dignité" de l'aventure humaine est d'avoir à tracer son propre chemin, à égale distance des précipices de la liberté et de la nécessité, du soleil et de la lune, de la lumière et de l'ombre. Mais aussi du ciel et de la terre. L'écrire comme ça fait un peu "cucu". Pourtant ce n'est pas rien, un tel programme. Car cela ne peut se faire que par le truchement d'une "ivresse". Celle dont parle un poète justement, on pourrait presque parler d'une "potion magique". Sauf qu'il n'y a ici bien sûr aucune magie, mais un concept extrêmement pragmatique, et fondé sur l'expérience du réel. Léonard de Vinci n'aurait accepté aucun compromis avec l'expérience des faits. C'est bien ça, qu'il était allé chercher là-haut, sur la crête du Bugarach, avant de repartir comme il était venu en prenant bien soin auparavant de tirer un voile devant la silhouette de cette montagne qu'il était venu retrouver, au pays de ses ancêtres, juste pour vérifier, comme ça (parce qu'il était différent des autres), que le rêve un jour avait bien fusionné avec la réalité.

Alors De la dignité de l'homme, le livre de Pic, lisez-le attentivement, puis penchez-vous sur la Melencholia de Dürer (attention à ne pas perdre en passant, au risque de passer à côté, la faute d'orthographe que les experts, un peu psycho rigides en ce sens, ont tendance à corriger spontanément : Melencholia, en effet, et non pas Melancholia, sinon on en perd le message essentiel indiquant le rapport au manifeste de la Renaissance de Pic) en tentant de comprendre en quoi cette gravure, quintessence du drame d'une civilisation, la nôtre - drame auquel on devait forcément finir par être confronté au bout du chemin si on ne comprenait pas la faute d'orthographie du titre - conceptualise un étroit passage, difficile mais seul viable, entre les deux autoroutes de l'obscurantisme et de l'illuminisme, la religion du rêve pur, et la science matérielle sans conscience. Léonard de Vinci était venu ici, très jeune, pour mettre au point un programme de civilisation axé sur la seule chose qui, au regard de l'aventure humaine toute entière, en valait la peine : le comportement humain. Plus exactement la maîtrise d'une trajectoire, celle de toute existence humaine individuelle, préalable incontournable à toute maitrise des trajectoires civilisationnelles. Il est question ici du Bien et du Mal, forcément. Mais pas du mal que l'on croit, celui qu'on nous fait. Ce serait trop facile. Il est question bien sûr de l'autre, le mal qu'on fait. Et là, forcément, c'est plus compliqué. En gros toute cette histoire des mystères audois - et je comprends qu'on aura du mal à l'admettre tant qu'on n'entre pas maintenant dans le détail - abstraction faite de toute possibilité de trésor matériel ou spirituel (car il faudra y venir aussi) n'a pas d'autre objet en réalité (d'où l'ivresse dont il était question plus haut) que d'apprendre courageusement à maîtriser un dragon. Si un jour (c'est l'histoire de l'île déserte en plus moderne) l'humanité devait emporter une seule chose dans sa fusée en prévision d'un cataclysme, c'est forcément ça qu'elle devrait garder - la manière très pragmatique de parvenir à se coltiner le dragon intérieur, la recette en ce sens d'une ivresse lucide que précisément Léonard avait retranscrite en la peignant, littéralement, dans le paysage de la Joconde : un paysage de l'âme - et non pas une équation mathématique ou un dogme religieux. 

Cherchez dans les carnets de Léonard et vous comprendrez mieux. Tout y est. Plus exactement il est question d'avoir le courage - c'est la moindre des choses pourtant ça ne semble pas être allé de soi pour tout le monde depuis quelques millénaires - de s'occuper du mal qui est en soi avant que de chercher à extirper celui qui se trouve dans le cœur des autres.

Dans l'église Saint-Sulpice Delacroix avait mis un drôle de casque à Saint-Michel, au plafond de la Chapelle des Saints-Anges. En fait par pudeur il avait juste dissimulé ce que Raphael de son côté, dans son Saint-Michel, n'avait pas hésité à montrer, et qu'aucun expert pourtant n'a vu depuis cinq siècles. Si vous comprenez ça, et si vous vous demandez aussi accessoirement pourquoi Michel, le héros du Paris au XXème siècle de Jules Verne, est pris d'un étrange haut le cœur en traversant Paris (passant devant une statue), alors vous commencerez à avoir un début d'explication à ce curieux dessin de Léonard de Vinci qui une fois défait de son voile anamorphique ressemble à une montagne perdue au fin fond des Corbières.

Ne vous y trompez pas, c'est bien d'un secret au delà de l'imaginable qui est resté ici en l'état, intact, depuis bien plus de cinq siècles en fait, et qu'il ne reste plus maintenant qu'à faire ressurgir à la lumière du jour. Pour peu cependant que les rêveurs arrêtent de prendre les vessies de l'imaginaire pour les lanternes du savoir, mais pour peu aussi que les experts de ce savoir, aujourd'hui, se déparent un tant soit peu de leur psychorigidité scholastique pour analyser les faits, rien que les faits, mais tous les faits, avec un minimum de bon sens.

Léonard à sa manière, après avoir retrouvé le chemin perdu en avait en quelque sorte matérialisé l'itinéraire dans un plan, sous la forme d'un dessin anamorphosé, puis il nous l'avait en quelque balancé comme une bouteille à la mer par dessus le mur des siècles. Espérant qu'on finisse un jour par comprendre, et décrypter enfin sa Joconde.

Ce sera donc l'objet ici, en prenant tout le temps nécessaire puisqu'après tout ce secret aurait pu attendre des siècles encore - et qui sait risquer aussi de ne plus jamais être élucidé si le croquis avait disparu comme les quatre cinquièmes des dessins de Léonard perdus à jamais - de la reprise aujourd'hui de ce blog après une année de vacance.

24/02/2014

Un dessin du Pic de Bugarach par Léonard de Vinci

J'aimerais vous montrer ce que j'ai eu la chance de pouvoir découvrir dans un dessin de Léonard de Vinci.

Je suis un simple amateur sur ces sujets et j'ouvre aujourd'hui ce blog sur une idée en elle-même très simple.

Il s'agit de mettre en lumière le fait que Léonard de Vinci se soit un jour rendu dans les Corbières, dans le sud de la France, alors que bien entendu rien dans ses biographies n'évoque ce voyage. Chacun pourra ici se faire une idée de par lui-même en prenant en compte les éléments apportés au fur et à mesure de l'avancement du blog. Je serais très heureux que vous soyez simple amateur comme moi ou éventuellement spécialiste sur ces sujets d'avoir votre avis sur la question, soit en commentaire (en bas de cette page) soit par courriel en haut à droite de la page (me contacter).  Je vous en remercie par avance .

 

Voici le dessin en question. 

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Les experts connaissent depuis toujours ce croquis dans les carnets de l'artiste et chacun, même si ce dessin a de fait été relativement peu diffusé, pourrait le découvrir de par lui-même au hasard de la lecture d'un simple livre sur l'oeuvre dessinée de Léonard de Vinci. En ce moment même est par exemple disponible dans toute librairie une parution diffusée par un des plus grands noms de l'édition et qui comporte ce croquis présenté pleine page. Les coordonnées de cet ouvrage facile d’accès et garantissant en lui-même le fait que ce dessin provient bien d'un carnet de Léonard de Vinci seront communiquées à toute personne qui m'en ferait ici la demande par mail.

On sait que Léonard aimait s'éloigner des villes et des grandes routes pour étudier la nature à travers une observation directe de façon à pouvoir porter son propre jugement sur ce qu'il observait. Or selon les spécialistes les caractéristiques graphiques de ces montagnes qu'il avait dessinées dans ses carnets démontrent par entre autres l'absence d'idéalisation qu'il s'agissait de lieux réels. Ce dessin-ci entre dans ce cas de figure.

Par ailleurs apparaissent dans le dessin plusieurs mentions manuscrites, dont une en particulier plus significative que les autres au dessus d'un curieux piton qui sur la gauche de la silhouette semble avoir fait l'objet d'une reprise de la part de l'artiste. Aucune traduction n'étant disponible je me suis lancé, comme chacun peut s'y employer, dans une tentative de déchiffrement nécessitant bien entendu l'emploi d'un miroir du fait de l'écriture spéculaire de Léonard. Cependant une fois levées, ce qui en fait n'est pas si simple, les difficultés tenant aux caractères difficilement compréhensibles de sa calligraphie le résultat obtenu a de quoi laisser perplexe. Je reviendrai donc sur ce point surprenant quand nous en viendrons aux motivations de ce voyage "oublié" de Léonard de Vinci après avoir noté la ressemblance entre le dessin et une réalité. 

A noter... (survoler avec la souris).  Pour les paysages (survoler). En ce sens... (survoler).

Ainsi les experts envisageaient depuis toujours qu'on puisse finir dans le cas de ce dessin, comme il en est pour d'autres sites, par retrouver quelque part nécessairement en Italie, dans ce cas dans les Apennins ou éventuellement jusque dans les Alpes, la montagne qui dans le monde réel avait un jour servi de modèle. 

Le fait est cependant que jusqu'ici personne n'a pourtant jamais pu trouver cette montagne.

Si on y pense bien ce fait serait en lui-même assez surprenant. Comment se pourrait-il qu'en cinq siècles personne n'ait pu identifier le modèle de ce dessin alors que les sites montagneux d'envergure (de toute évidence celui-ci en est un), sur les chemins connus de Léonard qui loin des villes n'ont pas changé depuis cinq siècles, ne sont pas si innombrables.

Alors en définitive ne pourrait-on pas se demander si une raison, qui resterait à définir, n'aurait éventuellement fait en sorte que nos yeux jusqu'ici aient été dans l'impossibilité matérielle de pouvoir mettre en relation directe le dessin et son modèle ?

Mais encore bien entendu faudrait-il mettre un nom sur ce fait. 

Alors pour ce qui est donc de ce dessin montré plus haut tel qu'il apparaît depuis cinq siècles dans les carnets de Léonard de Vinci, et que voici à nouveau...

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... regardez ce qui se passe maintenant si on considère cette vue dessin d'un simple regard... de travers. 

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C'est forcément alors, sur un plan visuel, d'une certaine manière une "autre montagne" qui apparaît. Or c'est bien ainsi que le dessin s'était présenté à mon regard la première fois que je le découvrais. Je faisais alors défiler les pages d'un livre non pas en tenant celui-ci bien à plat et la page grande ouverte, mais à bout de bras et en faisant défiler rapidement les pages sous mes yeux. A cet instant cette vue m'est apparue de ce fait en biais avec par conséquent, en terme de perspective, la déformation nécessairement consécutive à cet angle visuel. 

Je me souviens avoir alors pensé tout simplement : "Tiens... je connais cette montagne" sans réaliser à cette seconde encore que je venais de poser les yeux sur une preuve qu'avant d'avoir fini par renoncer j'avais longtemps cherchée à la suite d'une recherche partie d'un détail dans le paysage de la Joconde. A défaut encore d'avoir exposé ici les éléments de cette recherche je mesure combien cela pourra sembler difficile à prendre en compte mais j'en étais venu en suivant des éléments convergents à devoir envisager le fait que Léonard de Vinci ne pouvait nécessairement qu'être venu dans l'Aude. Ce qui en soit encore une fois, je me mets à la place de celui ou celle qui découvre ce fait, parait improbable.

Alors voilà maintenant sur cette photo prise récemment, ce que voient tous les matins en ouvrant leurs volets les habitants du petit village de Bugarach, dans le département justement de l'Aude .

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Ceux qui ne connaissent pas cette montagne ne comprendront toujours pas mais les habitants de ce village savent qu'une simple ballade matinale - sur un petit sentier qui en direction du sud contourne la montagne par la droite - permettra de se mettre en condition cette fois, en levant simplement les yeux, de voir le Pic sous un tout autre aspect.

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En effet la silhouette apparente de ce massif imposant varie très rapidement du fait de sa topographie complexe. Lmoindre déplacement de l'observateur fait que le profil s'en trouve immédiatement transformé. L'effet de contre-plongée sous la grande falaise tout à droite du profil, d'un simple point de vue relatif paraîtra alors sans cesse plus surplombant, tandis que dans le même temps la pente apparente de la longue ligne de crête accidentée qui descend vers la gauche, se mettra à "pencher" toujours davantage. 

A un moment, parvenant en un point donné de ce sentier nommé "chemin cathare" dans les guides, il suffira alors de comparer simplement le paysage avec un dessin : le croquis - une fois bien sûr "défait de son voile" - d'une montagne anonyme que Léonard de Vinci avait un jour couchée dans un carnet, il y a cinq siècles, en s'égarant en un lieu qui à ce jour était resté inconnu... et qui, quelque part en pleine nature, aurait dû à priori se trouver en Italie.

Où les experts la cherchent toujours.

Voici les vues comparées que je présentais à l'origine de ce blog.

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Et voici une nouvelle vue prise depuis un emplacement plus approprié. On notera qu'en s'approchant encore tout en s'orientant vers la droite, pour cela il est donc nécessaire de s'écarter du chemin, les détails sur la crête se montreront encore plus superposables. Je me rendrai bientôt sur place pour pouvoir vous proposer une nouvelle vue en ce sens.

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Et certainement aurait-on pu chercher longtemps en Italie puisque cette vue photographique est donc prise dans le sud de la France, et qu'il s'agit du plus haut sommet des Corbières.

Le Pic de Bugarach.

Où Léonard de Vinci (à lire ses biographes, lesquels écrivent aussi qu'il restait bien un "blanc" ou deux dans l'agenda de sa vie) ne s'est jamais rendu.

A ce stade il suffirait de regarder, et comparer, pour en venir bien sûr dans un deuxième temps à se poser les questions qui s'imposent à l'esprit. Certes une simple ressemblance aura toujours un caractère relatif et il faudra beaucoup plus pour obliger les experts à réécrire quelques pages dans leurs biographies de l'artiste, cependant je pense pour ma part que cette comparaison apporte les éléments suffisants en eux-mêmes pour décider du fait que le hasard ne peut expliquer une telle ressemblance. Ce sont cependant les éléments convergents du dossier qui suivront dans ce blog qui finiront d'étayer cette position. En particulier quand il sera question de ce qui se trouve en un point précis du site, plus exactement en un point situé au sommet de la montagne.

Quoiqu'il en soit on l'aura compris considérer le croquis de Léonard de Vinci non pas d'une vision naturelle, c'est-à-dire de face, mais avec un certain "angle d'attaque", revenait simplement à en déformer la représentation en lui faisant subir un traitement graphique parfaitement connu sous le nom... d'anamorphose. En l’occurrence ici une anamorphose linéaire, la plus simple qui soit.

On peut bien entendu se demander s'il est raisonnable sinon rationnel d'envisager que ce dessin connu de Léonard de Vinci dans ses carnets puisse montrer non pas une vue directe d'une réalité mais la déformation, d'une réalité. Pour cela il faudrait être certain que Léonard de Vinci connaissait le procédé graphique de l'anamorphose. Or c'est bien le cas puisque les experts ont identifiés deux exemples précis dans ses carnets. Mais le fait est par ailleurs qu'il savait non seulement mettre en oeuvre ce procédé, mais il en était ni plus ni moins l'inventeur dans l'art occidental. 

En ce sens cette question, sur le plan pour commencer du principe, n'a-t-elle pas trouvé sa réponse ? Ainsi le fait que le site ayant servi de modèle au dessin n'ait jamais pu être identifié en cinq siècles s'expliquerait du simple fait que où que ce soit - en Italie ou ailleurs - l'image proposée dans les carnets forcément ne pouvait s'apparenter à aucune réalité visible. Et il y avait bien par conséquent une "raison" : l'anamorphosequi avait fait en sorte que nos yeux aient été dans l'impossibilité matérielle d'identifier le modèle. D'une certaine manière un voile graphique tiré depuis cinq siècles devant le dessin.

Sur un plan donc graphique, maintenant, et en mode moins artisanal qu'une vision en biais, il suffira pour oser affronter bien "en face" cette fois le "problème", de faire sur un plan subir à l'image une déformation anamorphique en ne faisant varier qu'un seul paramètre à la fois. 

Soit en déformant  le profil du croquis dans le sens de la hauteur. 

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Soit en "pinçant" la longueur horizontale sans cette fois modifier la hauteur.

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Le résultat sera le même dans la mesure où, dans un sens comme dans l'autre, en valeur absolue le coefficient d'anamorphose demeure identique. Avec à noter ici le fait que dans ce cas ce coefficient multiplicateur (ou démultiplicateur) prend une valeur simple, et précise :

                                                 2

Ce qui en soit est remarquable. Un nombre en définitive si peu aléatoire.

Si le fait de pouvoir superposer un dessin anamorphosé de Léonard de Vinci avec une montagne réelle ne devait résulter que d'une simple coïncidence, alors ce coefficient n'aurait-il pas eu une chance infinie de prendre une valeur totalement aléatoire ? En d'autres termes ne fallait-il pas s'attendre à ce que cette valeur s'exprime pour le moins par un nombre à virgule ?  Or ici on a donc le plus simple et précis à la fois des nombre entiers que l'on puisse mettre en oeuvre pour une anamorphose. De quoi commencer peut-être à suspecter au moins le fait d'un choix. Et donc d'une intention.

Rien pour autant ne permet, dans l'absolu, d'affirmer qu'il ne s'agisse pas simplement d'un hasard. Mais rien non plus n'interdit plus maintenant de se risquer à envisager le fait qu'une motivation sous-jacente ait pu guider cette anamorphose.

 

Résumons.

Nous avions donc déjà une ressemblance entre un dessin et une vraie montagne qui parce la réalisation d'un portrait nécessite forcément la rencontre entre l'artiste et son modèle, et puisque les montagnes ne se déplacent pas, obligerait à commencer au moins à envisager l'idée que cette ressemblance puisse ne pas être le fait d'une coïncidence ; autrement dit le fait que Léonard de Vinci ait pu un jour venir dans les Corbières.

Mais voilà donc un second élément qui se rajoute à ce dossier : la valeur trop simple et précise d'un coefficient d'anamorphose, induisant de ce fait la possibilité d'une intention dans le fait de l'emploi de cette technique graphique, l'anamorphose, qui, en définitive, repose tout entière sur l'idée même de dissimuler une image derrière une apparence.

 

Alors maintenant comment ne pas en venir à se demander si Léonard de Vinci, en effaçant lui-même des mémoires - par l’anamorphose - la trace rémanente dans ses carnets d'une rencontre possible avec le modèle d'un dessin, n'aurait pas intentionnellement fait le nécessaire pour qu'on ne sache jamais qu'il soit un jour venu dans les Corbières ? Ou du moins retardant ainsi la prise de conscience de l’événement ?

Ce que l'on pourrait dire à partir de ce point est qu'au regard de l'enjeu les perspectives qui s'ouvriraient quand on en viendrait à chercher à comprendre les motivations d'un tel voyage, ceci au delà même, ce qui ne serait déjà pas rien, de devoir réécrire un sous-chapitre de la biographie officielle d'un génie "égaré", seraient considérables. La prudence suggérerait donc encore de ne pas se prononcer définitivement. Il faudrait nécessairement aller plus loin dans l'analyse. Autrement dit "descendre" maintenant le niveau d'observation au niveau des détails pour pouvoir trancher entre hasard et intention, et espérer finir par conclure pour ce qui est de l'hypothèse d'un voyage oublié de Léonard de Vinci dans les Corbières.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinciCe qui est certain c'est qu'aucun expert à cette heure n'accepterait sans une preuve absolue d'envisager même l'idée que l'artiste ait pu se déporter à plus d'un demi-millier de kilomètres de l'axe de ses déplacements connus tout au long de son existence entre le centre nord de l'Italie et le Val de Loire.

 

Mais peut-être les spécialistes de l'oeuvre de Léonard de Vinci pourraient commencer ici à trouver matière au moins à exercer une analyse approfondie des éléments en présence. En tout cas ce blog je l'espère, permettrait peut-être d'ouvrir une réflexion.

J'ai cherché de mon côté à tenter de vérifier dans les livres traitant de l'oeuvre de Léonard de Vinci comme de l'histoire de cette région s'il était possible de trouver quelque chose, ne serait-ce qu'un lointain écho perdu avec l'idée d'un voyage dans les Corbières. Et de fait, j'y reviendrai ultérieurement en entrant dans des détails accessibles à tout un chacun dans les livres d'histoire, les indices contre toute attente ne manquent pas.

Mais avant d'élargir le champ de l'enquête c'est le dessin lui-même, à travers une étude très fine de ses détails et de ses inscriptions, qui pour commencer va nous permettre de soulever la question de leur interprétation en établissant des liens directs entre ces détails et leur correspondance dans la réalité du Bugarach.

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Jean-Pierre PERINI

3 Février 2013

01/09/2013

Le grand bas-relief de la Montagne des 8 Béatitudes

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Le grand bas relief sur le mur du fond de l'église de Rennes-le-Château est certainement l'élément le plus spectaculaire du réagencement intérieur de cet édifice par l'abbé Saunière à la fin du 19ème siècle.

Une carte postale éditée de son temps et sous ses directives très probablement, montre ici cette fresque en relief telle qu'on peut aujourd'hui encore la découvrir, inscrite sous l'immense archivolte et juste au dessus d'un confessionnal encadré de quatre stations du Chemin de Croix. On y voit également les deux fresques latérales, de part et d'autre du bas-relief, et dont les paysages réels qu'elles semblent suggérer n'ont à ce jour jamais été identifiés.

Bérenger Saunière,Rennes-le-Château

Dans les articles suivants du blog nous allons voir que d'une part Bérenger Saunière avait inséré dans le graphisme du bas-relief une véritable CARTE GÉOGRAPHIQUE DE LA RÉGION. 

Carte murale qui après un siècle d'une "invisibilité" due uniquement à la subtilité de sa dissimulation, va maintenant permettre d'établir des correspondances entre certains détails évocateurs - notamment un fameux SAC PERCE - et des sites enfin localisables "sur le terrain".

Or à travers une analyse de la fresque va également se dégager le fait que sur cette carte géographique superposée à une scène narrative plusieurs indices dans celle-ci s'orientent directement vers une zone située en bas à droite du bas-relief - autrement dit plein sud-est à partir de Rennes-le-Château - en direction d'un emplacement correspondant au PIC DE BUGARACH.

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Par ailleurs, venant de ce fait confirmer le caractère primordial de cette piste, une surprenante mise en scène graphique des personnages eux-mêmes - non plus au niveau de la ligne d'interface entre leur contour et la colline mais du fait de leurs gestuelles corporelles respectives cette fois - sera mise en évidence une mise en scène littéralement ciselée qui aura eu pour objet de figurer sur toute l'étendue de la fresque en relief ni plus ni moins (sous un angle de vue très spécifique qui ne doit rien au hasard puisqu'en réalité  définie en rapport avec un dessin de Léonard de Vinci dans ses carnets) que LA SILHOUETTE DU PIC DE BUGARACH.

Mais la piste du Bugarach nous allons le voir dans tous les sens du terme se superpose avec ici-même celle d'un personnage dont le GIGANTESQUE VISAGE, comme pour la montagne elle-même, apparaîtra  dissimulé de la même manière dans la mise en forme graphique de la fresque. Or ce visage qui en lui-même semblerait ne pouvoir être identifié, sera dans un deuxième temps complété par un autre indice visuel en mesure cette fois d'en révéler l'identité : LEONARD DE VINCI.

Au final on retiendra alors quel niveau de subtilité il aura fallu mettre en oeuvre en termes de complexité dans la conception pour dans une même composition figurer :

• une carte géographique,

• la silhouette d'une montagne réelle,

• un visage,

• et un indice visuel de taille conséquente, 

Le tout dans un même espace et de façon "superposée".

Mais dans des articles ultérieurs du blog - quand nous en viendrons enfin à prendre conscience à quel point la décoration de cette église (ainsi que le livre de l'abbé Boudet) auront de façon souterraine mais d'une manière décisive directement influencé l'émergence du courant artistique et intellectuel du Surréalisme au XXème siècle (Breton, Cocteau, Dali), il ne nous restera alors plus qu'à prendre en compte toute la dimension du fait de cet agencement à la fois cartographique et iconographique pour réaliser à quel point aux yeux de Bérenger Saunière le concept même de l'idée ici de superposition n'avait d'autre objet que de superposer deux références fondatrices des mystères de l'Aude : le Pic de Bugarach et Léonard de Vinci.

Ceci bien entendu à travers l'idée d'une rencontre. Autrement dit un voyage oublié de l'artiste.

Voyage cependant qui - s'il avait initié une incroyable construction intellectuelle patiemment complétée ensuite en chacun des siècles qui nous séparent de la Renaissance, et qu'il faudra un jour considérer comme un fait culturel en lui-même d'une importance de premier plan pour ce qui est de l'histoire des idées - n'avait eu pour objet que de :

• retrouver pour commencer, sur le terrain, un dispositif topographique et géographique instruit sur le plan de la symbolique depuis certainement les premiers siècles de notre ère

• mettre en oeuvre les conditions d'une sauvegarde dans les mémoires de ce dispositif afin que ne soit jamais perdu l'acquis d'une réflexion civilisationnelle approfondie à laquelle auront silencieusement participé les plus grands noms de notre ancien monde. A commencer, mais alors l'histoire avait déjà commencé depuis bien longtemps et celui-ci ne faisait que s'y inscrire humblement à son tour, par Dante Alighieri.


Mais pour en revenir au sujet de cet article, la mise à jour dans l’église de Rennes-le-Château de références superposées devant laisser entendre le fait d'une rencontre entre Léonard de Vinci et le Bugarach, un détail sur la fresque du bas-relief - une béquille qui ne serait en fait que le bâton d'un pèlerin gravissant une montagne pour rejoindre l'unique passage sur la crête de celle-ci - devra être mis en relation avec un détail équivalent dans un dessin de Léonard de Vinci, dans ses carnets, qui une fois anamorphosé (en fait désanamorphosé) apparaîtra superposable au Bugarach, avec sur la crête dans le dessin un indice montrant que l'artiste savait qu'il n'y avait de fait, tout comme aujourd’hui encore, qu'un seul passage sur la crête.. 

A ce titre il sera utile avant de poursuivre cette analyse du grand bas-relief de l'église de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château, de lire auparavant les articles du blog concernant l'analyse d'un CROQUIS de Léonard :

•  LES FAITS

•  LES SOURCES

•  LES INDICES


Pour autant une fois que nous aurons ensuite analysé d'autres surprenants témoignages dans cette même église et une fois ceux-ci mis en parallèle avec des éléments équivalents dans le livre de l'abbé Boudet, les choses ne s’arrêteront pas là pour ce qui est des révélations car non seulement la superposition des deux pistes (Léonard et le Bugarach) ouvrira un champ d'investigation jamais considéré jusqu'ici, mais un élément mettant cette fois en jeu Nicolas Poussin nous permettra de commencer à comprendre ce que Léonard de Vinci avait bien pu venir faire dans les Corbières en nous apportant :

1. L'origine réelle du document bien connu des chercheurs et nommé SERPENT ROUGE

2. La source ignorée à ce jour de l'iconographie de la toile des BERGERS D'ARCADIE de Nicolas Poussin

3. L'explication de la phrase ET IN ARCADIA EGO gravée sur le tombeau de ce tableau de Poussin 

4. La solution de l'énigme, encore juste effleurée quant à son explication, d'une date annuelle emblématique de ces mystères : le 17 JANVIER 

 

Dans la note suivante nous allons donc pour commencer découvrir sur le mur de l'église de Rennes-le-Château la présence d'une CARTE MURALE

 

Jean-Pierre PERINI

19/08/2013

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14/08/2013

Le Bugarach sur un mur de l'église de Rennes-le-Château


Si on douterait que le Bugarach occupait les pensées secrètes de l'abbé Saunière on peut aussi considérer maintenant ce qui se cachait "derrière" cette carte murale elle-même dissimulée dans une mise en scène de la Montagne des Béatitudes.

Car juste "derrière" en effet, resté tout aussi inapparent depuis un siècle il y avait encore autre chose   : 

Une vue directe du Bugarach représentée avec une précision graphique remarquable. 

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Parmi d'autres pistes certainement et qui ne seraient pas moins importantes - notamment celle qui nous mènera en un lieu précis de la forêt de Rennes-les-Bains - le fait que Bérenger Saunière ait pu faire représenter le Bugarach sur le mur de l'église, "en surimpression" de sa "carte au trésor", serait cette fois en mesure - mais il reste à le vérifier maintenant - à démontrer que le plus haut sommet des Corbières était bien une donnée centrale du secret de Rennes-le-Château.

Nous avions vu déjà que la scénographie "cartographique" mise en place sur le grand bas-relief (appelé aussi "Colline Fleurie"), désignait discrètement un emplacement situé tout en bas à droite de la fresque, où une forme définie même de façon très archétypale laissait déjà entendre par la convergence des pistes menant à cet emplacement que la silhouette du Bugarach puisse représenter sur un plan symbolique un Golgotha "local".

En d'autres termes l'idée sous-jacente d'une "tombe" qui serait donc située dans le secteur du Pic de Bugarach

Nous ne sommes bien sûr ici, à défaut de démontrer formellement autre chose, dans un univers de symboles. Nous allons voir maintenant une autre pièce à conviction potentielle allant dans le même sens et que chacun pourra évaluer.


Voici pour commencer une vue du Bugarach sous un angle montrant une de ses silhouettes les plus caractéristiques. Ici cependant le véritable sommet situé bien en arrière se trouve occulté du fait du rapprochement favorisant le premier plan au détriment du second plan. 

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Si à partir du chemin où a été prise cette vue on reviendrait vers le village de Bugarach, la direction de la longue ligne de crête qui apparaît sur ce premier plan paraîtra toujours moins penchée, ceci du fait que l'effet de perspective en sera d'autant plus atténué.

Si par contre on se rapporche maintenant de la montagne en la contournant par la droite, alors la ligne de crête paraitra au contraire toujours plus penchée, jusqu'à finir par disparaître derrière la pente gauche de la forme devenant toujours plus pyramidale de la grande falaise nord-occidentale du Bugarach.

 

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A gauche ici de cette forme pyramidale on distingue encore cependant, en enfilade, les accidents topographiques majeurs de la crête, avec pour élément emblématique majeur la singulière pointe rocheuse identifiée sur les cartes de l'Institut Géographique National à l'échelle 25000ème sous le nom de Pique Grosse

Maintenant une vue de la Colline Fleurie de l'église de l'abbé Saunière avec un cadrage spécifique. 

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Puisque nous disposons de la réference iconographique (une image allemande du 19ème siècle) sur laquelle le manufacturier toulousain Giscard s'était appuyé pour réaliser le grand bas-relief en ronde bosse, on remarque que les emplacements relatifs des personnages retenus (12 sur 19) ont subi des modifications.

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Ceci pour des raisons évidentes à priori liées à la mise en place d'une composition originale et adaptée au contexte. 

Cependant il se pourrait que les choix graphiques retenus pour cette composition pour ce qui est des positionnements relatifs et de la mise en scène des personnages dans le "décor" de la Colline Fleurie, environnement végétal y compris, aient eu pour contraintes dans les choix graphiques la necessité de "coller" à une donnée visuelle d'ensemble qui n'aurait d'autre modèle que les contours d'un site réel situé dans la région autour de Rennes-le-Château.

Où ?

Là précisément où nos précédentes analyses de la fresque du bas-relief, après avoir noté certains indices et une fois ceux-ci évalués dans le contexte "cartographique" que l'abbé Saunière lui-même nous proposait, avaient porté nos pas.

Quelque part en l'occurence, du côté de Bugarach. 

Alors voici cette fois une confrontation entre cette vue photographique très spécifique du Bugarach que nous avons décrit plus haut et un cadrage particulier de la Colline Fleurie.

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Pour comparer les deux vues introduisons des repères linéaires.

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La photo du Bugarach montre la masse rocheuse de la falaise qui surplombe quasiment à pic un couvert végétal recouvrant une base en légère pente. Reproduisons sur la vue de la Colline Fleurie la structure graphique ainsi définie .

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Estompons maintenant sur la Colline Fleurie la partie située sous cette ligne arquée qui reproduit le contour végétal à la base de la roche à nu.

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On peut maintenant comparer finement chaque détail des personnages de la fresque encore tout ou partie visibles sur ce périmètre, avec les éléments rocheux situés aux emplacements correspondants sur la photo du Bugarach...... 

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 ... en allant parfois jusqu'à considérer les fissures dans la roche...

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 ... et en arriver, du moins je le pense, à devoir convenir d'une étonnante ressemblance. 

La tête de l'homme à la béquille tout à gauche se confond avec la Pique Grosse.

Aux pieds d'un Christ central (dont la tête est à exclure de la comparaison) et émergeant de la Colline Fleurie exactement comme le sommet lui-même de la falaise pointe au dessus de celle-ci, on peut s'essayer à retrouver précisément dans les fissures du rocher autant la forme de la jeune femme aux grands yeux ouverts, à gauche de la silhouette du Christ, que celle de la femme pleurant comme une Madeleine à droite.

Si on regarde bien on pourra aussi entrevoir dans la roche les silhouettes des deux enfants en haut à gauche.

Puis la silhouette encore de l'homme debout tout à droite, avec même derrière ses pieds, sous la forme du rocher en surplomb de la fresque située à droite du bas-relief, le rocher qu'on peut voir dépasser en bas à droite derrière le Bugarach .

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Autrement dit les personnages en ce qui concerne les différences avec le modèle iconographique connu auraient été agencés entre eux mais aussi positionnés du point de vue de la gestuelle corporelle uniquement en vue de reconstituer aussi discrètement que possible la configuration rocheuse de cette vue du Bugarach.

Il appartient bien sûr à chacun de se faire son jugement sur cette conclusion.

On pourrait objecter par exemple le fait que les "pentes de la pyramide" sur la fresque de la Colline Fleurie apparaissent légèrement plus "douces" que celles de la vue du Bugarach. Une légère anamorphose linéaire dans ce cas suffirait à confondre cette fois les silhouettes. 

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Ce fait même d'une anamorphose nécessaire, serait-il en mesure d'invalider définitivement l'idée que Bérenger Saunière ait pu faire représenter le bas-relief de son église avec pour modèle le Bugarach ?

Une réserve qu'il serait légitime de formuler. A un détail près cependant : l'inventeur de l'anamorphose dans l'art occidental se nommait Léonard de Vinci.

Or comme on le verra dans un article de ce blog l'abbé Saunière avait laissé dans son église des éléments laissant entendre qu'il n'ignorait pas, tout comme Boudet dans son livre, ce fait totalement inconnu encore aujourd'hui des spécialistes autant que du grand public, qu'il y a cinq siècles "l'artiste" au cours d'un voyage oublié de l'Histoire s'était un jour "aventuré" sur un petit chemin de traverse qui à la sortie d'un village nommé à la Renaissance Bigarach, ou Bugaraich, contournait la plus grande montagne des Hautes Corbières. 

Léonard de Vinci pourtant avait laissé une preuve dans ses carnets. 

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Le dessin d'une montagne parfaitement connu des experts mais que depuis toujours ceux-ci cherchent, forcément en vain, quelque part dans les Apennins en Italie ou dans les Alpes.

Lire en ce sens les articles dédiés en cliquant sur les titres en haut de la colonne gauche du blog.

Il aurait suffi bien sûr d'inverser le processus graphique mis en place par l'inventeur lui-même à la Renaissance de ce procédé "à mémoire de forme" - et ceci suivant un coéfficient 2 exactement qui ne doit bien sûr rien au hasard - pour "désanamorphoser" la silhouette de la montagne qu'il y avait un jour dessinée afin de retrouver cinq siècles après celle du Pic de Bugarach.

Un Bugarach croqué par conséquent par "l'artiste" à partir de l'ancien "chemin cathare" qui au sud du village contourne le massif par la droite jusqu'à rejoindre... l'une des deux voies d'accès menant à son sommet..

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Or les indices laissés sur le dessin lui-même, au niveau de la crête, confirmeront le fait que pour avoir pu réaliser un dessin aussi "ressemblant" l'artiste avait forcément rencontré son "modèle". Et comme les montagnes ne se déplacent pas...

Indices, sans compter ce qui se trouve écrit en un endroit précis de la crête, qui démontreront cette fois - dans un article ultérieur du blog - que non seulement il était venu, mais aussi qu'il y était monté.

Et Bérenger Saunière bien sûr le savait. Raison pour laquelle il avait fait sculpter et peindre le Bugarach en plein sur un mur de son église. 

Et dans ce cas bien sûr : Pourquoi ?  Quelle était la raison d'un voyage secret de Léonard de Vinci. Les réponses se trouvent explicitées de façon extrêmement subtiles en deux endroits:

1. En couleur et en relief dans l'église de Rennes-le-Château

2. Noir sur blanc dans le livre de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains : La vraie langue celtique de Rennes-les-Bains.

Car l'abbé Saunière n'avait de son côté en réalité fait que reproduire tout ce que Boudet avait déjà dit dans son livre. Cependant si on veut faire l'impasse d'années de recherches complexes autant dans l'église que dans le livre il suffirait de déchiffrer la méthode plus courte que Boudet avait négligemment laissé traîner sur son humble petite tombe située dans le cimetière d'Axat. 

Comme tout le monde le sait sur cette tombe se trouve un livre sculpté. Non pas ouvert, comme il est parfois d'usage, mais un livre aux pages fermées. Et sur la "couverture" de ce qui ne serait donc que la statue de pierre de son livre de papier l'abbé avait fait graver un mot en grec. Ce mot comporte les lettres d'un Chrisme.

Tout comme alors l'abbé Saunière à Rennes-le-Château avait retourné un pilier "wisigothique" sur lequel se trouvait un Chrisme aussi pour nous faire savoir, entre autres, qu'il fallait retourner le Chrisme de Boudet (mais il y a là derrière également une explication très profonde - alors en retournant le Chrisme de Boudet sur sa tombe, comme beaucoup l'ont donc déjà fait, on peut lire deux nombres. L'un en chiffres arabes : 310, et l'autre en caractère romains : XI soit un onze; 

Puisque le livre de l'abbé comportait 310 pages on en a conclu tout naturellement qu'il suffisait de lire la page 11 pour comprendre quelles avaient lété les toutes dernières pensées d'Henri Boudet avant de rendre son dernier soufle. En d'autres termes ce qu'il avait eu de plus important à cacher durant son existence entière.

Depuis on en est là. Cette page 11 est restée muette. Simplement parce que reste encore une clef à déchiffer.

On a le livre de 310 pages

On a la page.

Mais quelle est la ligne ?

Il suffit de connaître le numéro de ligne en effet de la onzième page du livre pour comprendre enfin... pourquoi Léonard de Vinci était venu jusqu'ici avant de repartir comme il était venu, sans oublier cependant, grâce à une anamorphose sur un dessin dans son carnet de voyage, d'effacer derrière lui l'unique trace rémanente d'un voyage oublié.

Oublié parce qu'il avait lui-même fait le nécessaire pour qu'il en soit ainsi.

Or un homme au 17ème siècle savait cela et dans son tableau testament il avait laissé l'indice nécessaire et suffisant qui entre autres, juste en se promenant sur la crête du Bugarach, nous permettra enfin - ce sera dans une page à venir de ce blog - de trouver le numéro de ligne où l'abbé Boudet a laissé la clef du voyage de Léonard de Vinci.

Le peintre s'appelait Nicolas Poussin.

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Jean-Pierre PERINI

14 Août 2013

10/08/2013

LA CARTE D'ETAT MAJOR DU LIEU-TENANT SAUNIERE

Sur le mur de l'église de Rennes-le-Château...

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... pour prendre conscience de la carte restée "invisible" depuis un siècle et qui représente tout l'espace géographique délimité par l'Aude, la Rialcesse, la Sals, la Blanque, et au sud la vallée du St bertrand pour fermer le cercle, certainement faut-il prendre en compte la seule réference cartographique que l'abbé Bérenger Saunière avait pu avoir à sa disposition.

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Et en l'occurence certainement cette référence avait-elle été celle-là même, une Carte d'Etat Major d'une grande qualité technique, sur laquelle l'abbé Henri Boudet s'était de son côté appuyé pour faire réaliser la sienne, de "carte au trésor", dans les pages de son livre : La vraie langue celtique et le cromleck de Rennes-les-Bains.

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En confrontant la carte dEtat Major et l'espace correspondant sur le mur de l'église - le grand bas-relief de la Montagne des Béatitudes -  on comprend alors que l'abbé Saunière avait organisé l'apparence de sa carte en prenant en compte non pas les cours d'eau, mais les routes.

Restera donc à retrouver "sur le mur" puis dans la réalité les chemins que suivait l'abbé quand pour des journées entières il partait seul, avec sa besace à l'épaule, sans qu'on n'ait jamais vraiment su où ses pas le dirigeaient. Or tout en bas de la fresque en relief il y a depuis toujours ce fameux sac percé, qui depuis n'arrête pas de faire fantasmer les chercheurs de trésor. Qui sait alors si là, quelque part autour du sac percé, ne prendrait pas naissance un début de sentier à peine visible qu'il ne resterait plus maintenant qu'à suivre, pas à pas, jusqu'à cette destination tant recherchée.

 

L'ABBE SAUNIERE ET LE SAC PERCE

L'ABBE SAUNIERE ET LE SAC PERCE.

Nous sommes donc dans l'église de Rennes-le-Château, le spectaculaire sanctuaire en couleur et en relief des mystères de l'Aude dédié aux yeux et au sens de la vue comme celui de l'abbé Boudet à Rennes-les-Bains, plus modeste et discret, un simple livre, l'était aux oreilles et au sens de l'ouïe.

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Après la découverte de la "CARTE AU TRÉSOR" sur le grand bas-relief de la Montagne des Béatitudes, tout au fond de l'église, où peut-être faudrait-il cependant ne pas laisser la puissance des impressions visuelles anesthésier d'une certaine manière la perception d'indices aussi discrets peut-être, qu'essentiels, il ne resterait donc plus maintenant qu'à lire cette carte pour pointer les signes de piste ouvrant les chemins réels du grand secret.

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On pense bien sûr aux mystérieuses déambulations de l'abbé restées dans les mémoires, quand celui-ci passait ses journées à arpenter le pays en solitaire.

Et en premier lieu le regard ne peut donc qu'être aimanté par la présence d'un mystérieux SAC PERCE, ostensiblement placé en bas de la fresque. Soit complètement au sud de la "carte Saunière".

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

Depuis un siècle, avec un solide cordon suggérant un secret bien gardé et une déchirure pour l'idée d'une "fuite" en quelque sorte possible, ce sac percé a de fait participé à induire dans l'inconscient collectif la légende toujours à démontrer d'un trésor à Rennes-le-Château.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseEn fait c'est en référence à La vraie langue celtique et le cromleck de Rennes-les-Bains, le livre donc de l'abbé Boudet avec son code de déchiffrement basé sur la phonétique - où après décryptage pour ne pas dire décorticage du SON, l'épi de blé était associé à l'idée d'un or métaphorique stocké au cœur de dolmens enterrés, ou encore dans des silos en forme de rochers qu'on imagine creux - que la piste d'un blé trésoraire s'est souvent imposée.

"Blé" prenant en effet en argot le sens d'argent "liquide" (puisque curieusement on a voulu voir du blé s'échapper de ce sac) le SAC DE BLÉ PERCE donc ne pouvait que représenter un magot dissimulé quelque part dans la lande de Rennes-le-Château ou au plus profond des forêts de Rennes-les-Bains.

Bien entendu maintenant que la "carte au trésor" restée depuis "invisible" a donc fini par réapparaître l'idée en toute simplicité serait d'aller se balader, l'air de rien, du côté de l'emplacement proposé par ce sac. Et ainsi pouvoir observer "de visu" ce qu'il en serait cette fois dans le monde réel.

Cependant sur le terrain l'espace géographique occupé par ce sac est si vaste que s'impose rapidement l'idée que les choses ne peuvent pas être aussi simples. Et puis en définitive l'abbé Saunière, même si la carte était difficilement détectable, aurait-il risqué de lâcher aussi facilement la solution ? 

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Très au sud de St Ferriol et Granès (le grain ?) l'emplacement proposé pour le sac troué se situe au sud-est de Quillan, approximativement sous St Julia-de-Bec et pour tout dire pas très loin des "Murailles du diable" percées du fameux "trou du curé" ; lieu ainsi nommé près de St Martin-Lys en raison du percement d'un rocher, sous l'impulsion d'un ecclésiastique à la fin du 18ème siècle, dans le but d'ouvrir pour les convois et les véhicules une nouvelle route nord-sud passant par les gorges étroites de l'Aude. Jusqu'à cet événement la voie principale pour relier le Razès au Capcir puis l'Espagne passait plus à l'est au niveau du col de Saint-Louis (peu avant de parvenir devant le Pic de Bugarach)

Alors une fois, sur le terrain, la première déception passée probablement faut-il humblement revenir à l'église de Rennes-le-Château. Et, calmement, prendre le temps de l'observation puis de la réflexion.


Pour commencer une question élémentaire. Un simple sac n'aurait-il pas suffi à mettre en branle la machine à rêver en suggérant l'idée d
'un trésor ?

Pourquoi alors... un sac PERCE ?

Si le sac, suffisant en lui-même pour inviter à une course au trésor perdu, est bien sûr le point de départ de l'enquête, le percement du sac cette fois est de fait ici le premier indice de cette enquête

Alors ce fait d'un percement qu'on imagine accidentel n'induit-il pas de façon subliminale l'idée d'un contenu qui se perdrait en chemin ? Imaginons que la toile d'un sac de céréales ait été rongée par une souris, qu'aurions-nous alors vu sur le sol, sinon une trace du contenu répandu. Dans ce cas en suivant cette trace n'aurait-il pas été permis de retracer le chemin, du sac ? Un peu comme l'histoire du Petit Poucet avec ses cailloux blancs dans la forêt du conte de Perrault. Or à quoi servait le stratagème de la fable, sinon à retrouver dans la brume et la nuit de la forêt la mémoire d'un chemin perdu.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseIl y aurait donc déjà ici comme au moins l'idée d'un CHEMIN, mais dont le parcours serait pour commencer à retrouver d'abord dans la brume d'un passé lointain avant de l'être directement dans une géographie réelle... Car aux abords immédiats en effet du sac, sur la carted'un point de vue simplement visuel aucun chemin n'apparaît signalé d'une façon claire. Comme s'il nous appartenait à nous de le rendre visible ou de le matérialiser, en déchiffrant les indices que l'abbé Saunière nous aurait intentionnellement laissés.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseD'autre part pourquoi du blé ?... nous ne sommes pas à priori sur le territoire de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains, lequel s'intègre effectivement tout entier dans l'espace de cette carte de Saunière mais tout en haut et à droite (à la jonction des vallées de la Sals et de la Blanque soit aux genoux d'une "pleureuse de larmes salées") et donc pas ici en bas à gauche de cet espace. Et de fait le "blé celtique" de l'abbé Boudet ne serait pas ici en cause avec ce sac puisqu'un grossissement permet, comme beaucoup l'ont fait, de constater qu'il s'agissait en fait d'un sac contenant... des morceaux de PAIN.

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Du pain ? Justement au dessus et à gauche du sac, un peu dans l'attitude que l'on imagine dans un confessionnal une jeune femme en prière dissimule du pain dans son tablier replié.

Après le sac voilà donc déjà un second écho en rapport avec le PAIN : un TABLIER, notre indice numéro 2. Si "trésor" il y a, alors quelle que soit sa nature, matérielle ou spirituelle, de toute évidence Bérenger Saunière - semblait avoir choisi le symbole du PAIN, pour guider nos pas.

Même inconsciemment cette allusion répétée, dans une église, ne peut que faire écho avec le pain de la première des prières chrétiennes, le Notre Père : Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien... Et si pour les cathares ce pain est supersubstantiel autrement dit strictement spirituel - la "parole du Christ", et en aucun cas son "corps" - pour les catholiques le pain du "mystère" eucharistique est transubstantiel (du vrai pain et tout à la fois le corps du Christ) et par conséquent simultanément spirituel et physique.

On pourrait entrevoir ici comme un parallélisme entre cette dualité métaphysique : pain spirituel et pain physique (voire même une dualité spirituel/profane) et le double visage potentiel de ce que chacun pourrait attendre d'une quête de mystère dans l'énigme de Rennes-le-Château : trésor spirituel ou trésor matériel. Qui sait si l'abbé, à travers le symbolisme duel d'un sac de pain "bis", n'aurait pas subtilement joué de ces ambiguïtés. 

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseEt Bérenger Saunière nous propose donc de résoudre l'énigme des deux pains (SAC et TABLIER) à travers une histoire bien connue puisque cette jeune femme au tablier - à ce détail près que dans son histoire il n'y aurait pas à priori de fait spécifique concernant un sac, percé ou non - ne peut forcément être que Sainte Germaine, patronne des faibles, des malades et des déshérités, elle même atteinte d'infirmités au bras et au cou, et qui avait détourné du PAIN pour le donner aux pauvres. 

A ce stade on peut aussi faire une observation. Ce "percement" du sac, si nous avons déjà vu qu'il peut en lui-même évoquer l'idée d'un chemin (la trace d'un itinéraire), en première intention il semble cependant là pour rendre le pain "visible" et donc nous inviter à rattacher le sac de PAIN à l'histoire du PAIN de Sainte Germaine (le tablier). Une mise en relation qui semblerait aller de soit et venir spontanément à l'esprit, pourtant si sur le bas-relief on considère l'éloignement significatif entre la silhouette de Germaine et le sac, aurions-nous forcément mis en relation celui-ci avec Germaine s'il n'y avait eu le déchirement laissant voir du pain ? N'aurions-nous pas à cause du sac fermé envisagé certes la "possibilité" d'un trésor à chercher, mais sans penser une seule seconde à du pain et donc sans l'associer à l'histoire de Ste Germaine ? N'oublions pas qu'il n'y a à priori aucun sac dans l'histoire officielle de Germaine. Juste un tablier. Le percement a donc, du fait de l'éloignement toute son utilité, mais du coup cet éloignement ne paraît-il pas quelque peu inexplicable ? N'aurait-il pas été plus simple et logique de positionner le sac au plus près de Germaine ? Et dans ce cas, puisqu'il est difficile de voir ici un simple hasard mais le résultat d'une intention, ne serait-il pas opportun de chercher une explication logique à cet éloignement ? 

Voyons. Puisque nous sommes dans l'espace suggéré d'une carte en deux dimensions. Puisque Germaine et le sac occupent par conséquent deux points différents et éloignés sur cette carte. Et puisque la seule chose que l'on puisse dire de simple à priori concernant deux points est qu'entre ces deux points on peut faire passer une ligne (or ce qu'une ligne joignant deux points est à un plan géométrique, un chemin joignant deux emplacements ne l'est-il pas à une carte géographique ?) alors l'utilité de  cet "éloignement" paradoxal dont nous cherchons une justification n'était-il pas d'écarter suffisamment, et artificiellement, ces deux points, le sac et le tablier, pour qu'on en vienne à suspecter l'idée mise en relation physique et donc l'idée d'un chemin ? Pour ça bien entendu il fallait pour le moins qu'on pense à relier les deux points par "quelque chose", d'où le fait d'un point commun, le pain, avec pour nécessité alors... de déchirer un peu le sac pour qu'une petite fenêtre nous autorise à y voir ce pain. Plus haut le simple fait d'un déchirement du sac à cause de la potentialité d'une perte de contenu révélant un itinéraire au cours d'un transport (un sac sert bien sûr à stocker mais un sac en pleine nature implique nécessairement sa translation) nous avait déjà laissé envisager la possibilité d'un chemin. L'éloignement maintenant entre deux pains (le sac et le tablier) ne fait donc que renforcer cette première idée.

Le chemin ici... c'est probablement l'idée secrète qu'il fallait ni plus ni moins pour commencer mettre impérativement en lumière avant d'espérer aller utilement plus avant dans l'enquête. Probablement le raisonnement pour en arriver là paraît-il un peu "alambiqué"... peut-être pouvait-on en arriver au même point d'une façon plus intuitive... mais sans affermir autant que possible chacun des pas en direction de la solution peut-être aussi (pour peu qu'on ait compris qu'il fallait déjà sortir de l'église en trouvant une carte) qu'on aurait pu tourner en rond longtemps, quelque part dans la lande, avant de comprendre que le sac n'était rien... que seul comptait le chemin, du sac. 

Alors maintenant puisque Germaine sur la carte se trouve "du côté de Quillan", et que le sac stationne depuis un siècle quelque part à l'est, mettons au sud est de Quillan, probablement faudra-t-il à moment ou un autre vérifier si là, au sud-est à partir de Quillan se trouve éventuellement - même si à priori dans les apparences il semble qu'il n'y ait rien en ce sens sur le bas-relief autour du sac - un vrai chemin dans le monde réel. 

Mais auparavant, puisque sans percement du sac, à cause de "l'éloignement", nous n'aurions peut-être même pas mis en relation le sac avec la tablier, et donc même pas pris conscience de l'importance potentielle de Germaine dans notre course au trésor du sac, finissons déjà avec l'histoire officielle de celle-ci avant de nous mettre en quête d'une éventuelle histoire parallèle instruite par l'abbé Saunière. 

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A partir du moment où longtemps après sa mort le corps de Germaine sera un jour retrouvé "sous le dallage d'une église", au milieu du 17ème siècle, tous les "accablés" des environs commenceront à affluer spontanément initiant ainsi un pèlerinage qui aurait en réalité préfiguré celui de Lourdes. Avec pour spécificité une guérison là aussi physique "et" morale.

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Ainsi même si Germaine était du pays toulousain sa présence ici sur le bas-relief de Rennes-le-Château ne détonne en rien avec le sens du passage du Mont des Béatitudes dans les Evangiles. 

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Et par ailleurs Bérenger Saunière avait fait installer une statue la représentant juste à côté de son bas-relief cartographique.

Pourtant si l'abbé Saunière avait choisi le symbole du pain pour aiguiser notre faim de comprendre son mystère, sur cette statue en pied ce sont des ROSES... que contient le tablier de Germaine. Celles en effet que la providence divine avait substitué aux morceaux de pain pour confondre les accusateurs et témoigner de ses bonnes intentions.

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saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseOr si sur le bas relief cette fois, en bordure de la Carte murale de Saunière c'est toujours du pain, qui se trouve dans le tablier, les roses elles ne sont pas pour autant absentes puisque les voilà tout près, omniprésentes, dispersées sur la colline juste sous les yeux de la sainte. 

L'histoire miraculeuse de Germaine s'inscrit dans un ensemble plus large puisque le concept très symbolique du pain transformé en roses existait auparavant (au 13ème siècle avec Roseline aux Arcs, dans le Var) et ailleurs (sur le parcours de St Jacques de Compostelle). Et Bernadette Soubirou elle-même (la Vierge de Lourdes est représentée sur un pilier dans le jardin de Rennes-le-Château) fera sait ses dévotions à Ste Germaine bien avant le miracle de Lourdes avec aussi un épisode de ruisseau traversé.

A priori la rose (un des premiers symboles chrétiens, représentation du jardin du Paradis, une idée en accord avec cette colline fleurie du Mont des Béatitudes offerte en soulagement aux souffrants et aux accablés) aurait dû évoquer en première intention la Vierge "sans tâche", Rosa sine spina, la rose sans épine ; l'enfant Jésus étant le bourgeon de rose né "dans" ce Vase immaculé. Et en ce sens la colline entière respire bien ici le parfum des roses, des roses à priori sans épines et répandues sur ses chemins.

Pourtant nous verrons qu'il y a quelque part sur la colline - à une puis deux reprises comme pour suggérer là encore un chemin - deux rameaux sans roses curieusement. Mais si ces deux rameaux sont figurés sur la fresque n'auraient-ils pas dû comme ailleurs porter quelques roses ? Pourquoi les avoir définies ainsi ? Cette zone trop neutre où apparaissent ces rameaux uniquement feuillés ne méritait-elle pas d'être justement un peu égayée ? A moins que cette zone ne soit justement trop décentrée pour présenter un intérêt, mais alors pourquoi prendre la peine de les décorer d'un feuillage inutile et en définitive presque'inapparent ? Peut-être est-il cependant excessif de chercher à accorder du sens à un détail si dérisoire, ceci dans un bas relief si spectaculaire où il y a tant de choses à dire et à voir... que depuis un siècle en dehors de ses qualités décoratives on n'y a en définitive... rien compris. Qui sait si cette incompréhension alors ne viendrait pas de l'indifférence et de l'inattention portées aux détails. Alors que pourrait-on dire dans ce cas de tout ça, sinon que dans un contexte symbolique il s'agit de rameaux de rosiers où les ROSES manquent parce qu'il ne serait resté... que les ÉPINES.

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Un peu finalement comme les épines d'une couronne, il y a longtemps, sur un chemin justement. 

Saint-Ambroise à la charnière du 4ème et du 5ème siècle, à l'époque où une armée de wisigoths débarquait dans ce pays avec armes, familles et bagages, écrivait :"Avant que l'homme ne chute (de la colline du Paradis donc, pour tomber dans un gouffre ténébreux au risque de rester pris dans les épines d'un buisson sec) la Rose était née sans l’épine". Un monde sans tâche, un peu comme l'Arcadie des grecs quand les hommes étaient encore trop "simples" pour penser encore à Mal. Cette idée d'un monde sans le mal illustré par des roses sans épines n'est pas ici qu'une idée bucolique  c'est le fond du thème même auquel faisait référence Saunière en citant Germaine à comparution dans sa scénographie et en inondant "géographiquement", ou presque, sa colline de roses. 

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Si maintenant on confronte le bas-relief avec cette image allemande connue qui indiscutablement aurait au moins servi de base de référence pour définir les éléments de la représentation en relief réalisée par le manufacturier Giscard, à Toulouse, on voit pour commencer que la "colline" n'apparaissait pas visuellement comme une colline proprement dite ; ainsi Saunière ne l'aurait "inventée" que pour y "caser" sa carte géographique. Mais par ailleurs un personnage comparable à la Germaine de Saunière était déjà agenouillée au même emplacement relatif. Et à ses pieds... un petit sac. Cependant on peut à peine imaginer, à cause du tablier semblant contenir quelque chose, que cette jeune fille puisse être déjà une Sainte Germaine ; le buisson en effet devant elle s'il pourrait passer pour un buisson d'églantine ne montre pas de roses ; ainsi là encore l'idée de répandre des roses sur la colline serait due à la "créativité" de Saunière. Quant au petit sac ce n'est ici qu'un baluchon de pèlerin comme un second que l'on voit plus haut porté par un enfant. Autrement dit à Rennes-le-Château non seulement la Montagne des Béatitudes est "ajoutée" (même si cette image de référence contenait en soit déjà le thème) mais l'idée d'un sac, à fortiori percé est également chez Saunière une "première". Enfin le bas relief innove donc aussi pour ce qui est de la dispersion des roses au centre du bas-relief. Ces trois éléments - la présence affirmée de Germaine, les roses, et le sac percé - sont bien des éléments se distinguant par conséquent de l'image de référence, et donc forcément à supposer comme faisant partie intégrante d'un message (fût-il à la base simplement religieux avant même d'y voir encore l'idée d'un trésor caché).

A noter maintenant que dans cette image de référence le baluchon, on ne peut plus naturellement, est très proche de la jeune femme au tablier, tandis qu'à Rennes-le-Château le sac percé nous l'avons donc était significativement éloigné. Au point qu'après avoir admis, grâce à la présence du tablier rempli de pain et à la présence de roses, que Saunière dans son bas-relief avait bien mis en scène Sainte Germaine, on tarde cependant un instant (à cause de l'espacement) à prendre conscience du fait que le sac puisse se rapporter à l'histoire de Germaine ; ceci bien sûr jusqu'à ce qu'on finisse par noter la présence du pain grâce au percement du sac. Nous en revenons donc à la question soulevée plus haut (mais avec ici par conséquent une comparaison possible avec un modèle préalable) : pourquoi alors Saunière (car ici tout repose sur le postulat assumé que c'était bien celui-ci qui avait instruit dans le détail l'iconographie du bas-relief, et non le manufacturier Giscard qui aurait en quelque sorte eu carte blanche) aurait-il introduit volontairement cette particularité d'un écart aussi notable à partir de la référence dont il disposait ; le sac de pain - sauf à y voir une négligence pourtant difficilement envisageable dans le positionnement - ne devait-il pas être aussi proche de Germaine que ne l'était le baluchon de sa propriétaire ? Autrement dit on serait ici en droit de penser que l'accroissement d'écart entre le modèle et la copie est bien trop significatif, du genou de Germaine au sac, pour ne pas qu'une intention précise en soit à l'origine. Et encore une fois la seule explication qui viendrait à l'esprit serait donc que cette distance ait été instaurée volontairement pour suggérer l'idée d'un chemin. 

Alors si toutes ces roses sur la colline pourraient certainement ouvrir sur un vaste champ de possibilités symboliques - rappelons-nous encore la présence "subliminale mais on ne peut plus omniprésente" d'une immense ROSE DES VENTS structure l'espace entier de la Carte Saunière en étant centrée sur la CROIX d'un crucifix...

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... ici bien sûr la présence de Germaine nous oblige à axer le thème - de la ROSE - dans le sens de son histoire toute spécifique.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseAutrement dit sous ses yeux la dispersion des roses sur toute la surface du territoire "cartographique" situé au sud de Rennes-le-Château suggérerait, sur un plan métaphorique, le fait que le pain serait donc à chercher là, quelque part "en pleine nature", dans l'espace géographique de la Carte Saunière. 

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseEt justement, il y a donc déjà sur la carte ce pain : celui de notre sac percé. Un sac par ailleurs "ponctué" d'une rose comme pour "mettre le point sur le i" en établissant un écho discret entre pain physique et rose spirituelle, et ainsi confirmer que pour ce qui est de la double présence du pain, du SAC au TABLIER (où le pain matériel avait été transubstentialisé en roses spirituelles ) il ne s'agit bien que d'une seule et même histoire

Alors au début encore d'une enquête à la poursuite du secret perdu de l'abbé Saunière, pour nous en tenir à "ce qui se voit concrètement" sur le bas-relief, la seule question en définitive qui à ce stade nous permettrait de trouver un début de piste à suivre ne serait-elle pas celle-ci :

Quel est le sens, concrètement, d'un écho ici entre le pain du TABLIER, et le pain d'un SAC PERCE ?

Il ne semble pourtant pas qu'il y ait eu un sac, à fortiori percé, dans le légendaire de Sainte Germaine. Bérenger Saunière aurait-il discrètement détourné, instrumentalisé cette référence pour y glisser des éléments en vue d'un message ? Un mise en scène ainsi "revisitée" suivant une version toute personnelle, et dont il ne nous resterait plus qu'à déceler les écarts, par rapport à l'hagiographie officielle, pour pouvoir faire apparaître les intentions cachées du metteur en scène ?

Et en ce sens, "l'invention scénographique" du maître des lieux serait alors toute dans ce sac de pain percé. Et c'est donc bien sur celui-ci qu'il nous faut diriger le projecteur de notre enquête. Avec pour toile de fond le fait d'une MISSION, celle que Germaine s'était donnée : distribuer ce pain à ceux qui en auraient eu besoin.

Le SAC était le point de départ, sans lui nous ne saurions même pas que nous cherchons quelque chose. Puis il y a eu le premier indice : le PERCEMENT du sac, avec l'idée induite par conséquent d'un CHEMIN. Ensuite il y a eu le second indice : TABLIER avec cette fois l'idée induite d'une MISSION. Le tout sous le signe du PAIN. Alors il ne nous reste plus qu'à enchaîner les deux indices, le percement du sac et le tablier, autrement dit fusionner l'idée d'un chemin et l'idée d'une mission, pour comprendre peut-être il faudra où nous diriger.

Mais dans ce cas comment cerner l'intention de Saunière. Sinon en cherchant maintenant "comment" le concept du chemin d'un sac percé interagit avec la métaphore du tablier de la mission de Germaine. Une métaphore tout ce qu'il y a de plus orthodoxe et conventionnel sur le plan religieux, nous sommes dans une église, mais bien entendu subliminalement "détournée" en vue de révéler un chemin trésoraire, spirituel ou matériel. 


L'ABBE SAUNIERE ET LA METAPHORE "SPIRITUELLE" DU SAC DE PAIN.


Alors dans le droit fil de l'histoire pour commencer ne faudrait-il pas comprendre tout simplement que dans ce sac (avec une lanière en boucle qui en fait un sac portatif) la jeune femme aurait amassé le plus de pain possible avant de le porter aux affamés sur un chemin ? Un sac qui dans sa précipitation alors, peut-être au moment où le "larcin" avait été déjoué, aurait en définitive été perdu, puis oublié...

... quelque part sur un chemin ?...

On notera que si la sainte n'était pas à proprement parler du pays puisqu'elle était native de Pibrac, à 130 kilomètres de là près de Toulouse, à la fin du XVIème siècle, l'abbé Saunière sur sa carte murale l'avait donc pour sa cause agenouillée "du côté de Quillan".

Alors puisque la "carte Saunière" dans les parages du sac semble visuellement éluder cette possibilité voyons voir, SUR UNE VRAIE CARTE, si d'aventure un chemin, ou une route, relie Quillan à l'emplacement du sac.

De fait, il y a bien une route de Quillan au sac.

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Sur la carte, le sac se trouve "en travers" d'une vallée, celle du Saint Bertrand, au fond de laquelle se dessine la route - aujourd'hui la D 109 mais bien sûr cet axe existait il y a un siècle et depuis toujours puisqu'il s'agit d'un fond de vallée parsemé de hameaux et villages, comme Laval par exemple (le lacet serrant le col du sac juste sous St Julia-de-Bec) - qui partant d'un peu au nord de Quillan se dirige droit vers sud-est. 

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D'ailleurs au delà du sac, à partir du centre du bas-relief, nous verrons que l'itinéraire d'un chemin tout aussi réel que celui de cette route-ci, avant et après le sac, viendra cette fois (entre Saint-Louis-de-Parrahou et Bugarach) se superposer avec  un sillon très visible et précis ; comme si "autour du sac" en tout cas, il était important qu'on ne puisse prendre conscience de façon immédiate qu'il y ait là une route. 

Alors dans sa "version toute personnelle de l'histoire de Germaine", certain que son oeuvre lui survivrait - c'était fait pour ça et il s'en était (ou bien on lui en avait) donné les moyens - et conscient qu'un jour le voile subliminal qu'il avait tiré devant sa carte murale finirait bien par se déchirer, l'abbé Saunière avec ce sac "inventé" et discrètement éloigné de sa propriétaire potentielle pour suggérer un chemin nous suggérait-il par delà le temps que venant de Pibrac, forcément à l'ouest, c'est quelque part à l'est de Quillan que sur cette route "sa" Germaine aurait rejoint, ou attendu peut-être les accablés pour les soulager des souffrances de la faim ?

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Car bien entendu la mission de Germaine autant que l'objet de sa mission, le pain, n'ont de sens que si au bout il y ait eu quelque accablé. Et dans ce cas le fait de parvenir à identifier avec précision le sujet ou les sujets potentiels, de cet accablement sur ce chemin, ne serait-il en mesure de nous livrer un nouvel indice ?

Pour l'heure retenons l'essentiel : le sac percé se trouve bien sur une route, et c'est quelque part sur cette route à l'est de Quillan que Germaine aurait laissé tomber son sac sur le chemin.

Tout ça bien entendu n'est que métaphore, l'histoire de Germaine ne serait ici convoquée que pour véhiculer un message sous-jacent. Alors restons pragmatiques, qui a-t-il donc, en vrai cette fois, sur cette route vers laquelle l'abbé Saunière semble ainsi vouloir aimanter notre intérêt ?

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Si on emprunte cette vallée en partant de Quillan on parvient d'abord au village de Saint-Louis-et-Parahou. Puis la route se sépare en deux directions du simple fait qu'elle se dirige droit vers une ligne de partage des eaux ; au nord le bassin hydrographique de l'Aude, au sud celui de l'Agly (avec la Boulzanne pour affluent) qui vers l'est se jette dans la Méditerranée en traversant le nord du Roussillon.

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En d'autres termes si la route se sépare c'est du fait qu'à son horizon oriental un ensemble topographique dominé par le Pic de Bugarach s'interpose physiquement. A partir par conséquent de Saint-Louis-de-Parahou continuant un peu vers l'est l'une des deux voies (la D45 de nos jours, mais qui au 19ème siècle n'était pas encore une grand'route, probablement encore simple chemin du temps de Saunière) se dirige d'abord vers Parahou-Grand puis, déviée justement par les contreforts du massif du Bugarach, file plein nord vers le village du même nom au delà duquel on se dirige vers Rennes-les-Bains par la vallée de la Blanque.

Au sud de Saint-Louis-et-Parahou la seconde route (D9 aujourd'hui) parvient rapidement au Col de Saint-Louis à partir duquel on redescend vers Caudiès dans la vallée de la Boulzanne.

Nous y sommes donc.

Saunière,Rennes-le-Château

Après avoir pris conscience d'une carte sur le bas-relief, en suivant alors un raisonnement fondé sur un indice subtil laissés par Bérenger Saunière - la possibilité d'un chemin en raison (1) du percement du sac suggérant une trace potentiellement laissée sur ce chemin, et (2) de l'éloignement artificiel entre le tablier et le sac renforçant cette idée d'un chemin - l'abbé nous a en définitive discrètement menés à devoir maintenant réfléchir sur le fait que Germaine, puisque dans cette mission "retravaillée" elle y aurait perdu son sac, ait pu se déplacer dans cette vallée du Saint Bertrand. Si derrière l'instrumentalisation d'une histoire de pain et de fleurs l'essentiel reste toujours à comprendre en profondeur la métaphore cependant doit probablement être exploitée jusqu'à son terme.

Comment donner un sens ici à la venue de Germaine dans cette vallée avec sur le dos un sac de pain ? Le fait que le sac perdu était à ce moment encore plein, et puisque Germaine vient de l'ouest, implique soit qu'elle avait perdu son sac au retour avec pour corollaire le fait qu'elle ait dans ce cas manqué à sa mission pour une raison inconnue (idée pour le moins tirée par les cheveux, nous ne sommes pas là pour compliquer les scénarios au delà de ce qu'on nous demande et beaucoup déjà trouvent cette enquête "alambiquée"), soit que c'était plus naturellement à l'aller de sa mission que ce sac avait été perdu, sans pour autant alors que la mission ait été manquée si par exemple elle avait emporté un second sac.

Retenons donc qu'en première intention Saunière aurait voulu suggérer que c'est donc à l'aller de sa mission que la jeune femme avait perdu le sac, ou l'avait laissé choir pour une raison inconnue. Autrement dit encore, le long d'un trajet partant de Quillan en direction de l'est, le lieu de destination de la mission se trouve quelque part entre le sac et un point situé plus à l'est de ce sac.

A ce stade plus rien de notable ne semble visible "à priori" sur la Carte Saunière. Il nous resterait peut-être cependant à trouver le, la, ou les accablés de l'histoire, dont l'identification nous permettraient pour le moins, qui sait, de localiser la destination de Germaine. 

Alors la mémoire locale se souviendrait-elle qu'il y ait eu un jour de ce côté-là sur cette route, entre l'emplacement du sac et quelque part à l'est de cet emplacement, quelque pauvre accablé par la faim dont Germaine aurait ainsi pu, dans la métaphore de Saunière, vouloir soulager les souffrances en le ravitaillant en pain ?

Tout au fond de cette route en cherchant bien il y aurait bien en définitive dans la mémoire collective une vieille histoire où il est question d'un vieillard affamé descendant de sa montagne pour quémander du pain. 

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En l’occurrence l'ermite légendaire qui, quand à la fin de l'hiver la nature ne pourvoyait plus à sa subsistance et que ses réserves étaient épuisées, devait se résoudre à laisser provisoirement sa retraite solitaire, sur les flancs d'une grande montagne, pour venir frapper aux portes des villages.

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Dans ce cas, avec ses formes fantasmagoriques. la montagne de Bugarach. Tout au fond, justement, à l'est de cette route. 

A ce stade quoiqu'il en soit, c'est bien la seule idée qui puisse s'inscrire dans l'hypothèse d'une fusion entre ce que les deux indices (le tablier et le sac) nous ont apportés dans cette histoire sous le signe du pain : une fusion entre l'idée d'un chemin et une mission destinée à soulager des accablés de la souffrance de la faim.

Mais le faisceau d'indices est certainement encore trop incertain pour conclure à une certitude. Qui sait...  peut-être y aurait-il alors quelque chose, quelque part dans les parages sur le bas-relief, qui nous aurait encore échappé dans l'analyse des détails. 

Faisons le point.

Pour résumer nous avons donc bien un affamé de pain, l'ermite de Bugarach, mais en faire une pièce à conviction définitive de l'enquête est à ce stade prématuré. Et du coup est prématuré aussi d'envisager encore que le Bugarach soit une pièce maîtresse de l'énigme. N'oublions pas non plus que Germaine indiscutablement n'est ici que pour la métaphore ; une métaphore tout ce qu'il y a de plus acceptable tant que nous restons dans les rails de l'histoire officielle. Ici Saunière avec un sac superfétatoire a déjà pris le risque de sortir un peu des rails. Par ailleurs un sac fermé et éloigné de sa propriétaire aurait pu déconnecter totalement ce sac de l'histoire de Germaine, et nous ne nous serions jamais retrouvés sur un CHEMIN, ou du moins si le sac et la carte auraient pu suffire à nous mener jusque là, sans la MISSION de Germaine (le tablier) en tête jamais une hypothèse liée à l'ermite de Bugarach ne se serait faite jour. Mais voilà il y avait donc eu le percement laissant voir du pain. Puis à cause de l'idée d'un chemin (l'éloignement + le percement) nous nous sommes retrouvés (parce qu'il y avait donc une carte sur le mur du fond de l'église, chose peu ordinaire) quelque part sur une route à l'est de Quillan. A partir de à nous ne sommes plus du tout dans l'histoire officielle de Germaine. Mais dans l'histoire locale. Mais une histoire locale, et forcément secrète sinon à quoi bon ce concert de subliminalité. Or ce qui ne peut être dit dans une église ne le serait que parce que ce non-dit serait donc frappé du sceau non pas du "religieux", mais du profane. Et voilà donc un ermite descendant de sa montagne. Certes cet ermite entrerait en première intention dans un contexte religieux, cependant la légende elle de l'ermite du Bugarach est loin d'être totalement orthodoxe. Dans une tradition locale partie du Bugarach pour se répandre dans toute la région (précisément un pays strictement défini par la Carte Saunière) cette histoire de grande croix que l'ermite (on pense forcément à la croix de pénitence en imitation du Chemin de Croix de la Passion) portait sur son chemin quand il entrait dans les villages enguirlandée comme un sapin de Noël mais de victuailles, saucissons et autres, n'avait rien de très orthodoxe. Et tout ce qui mêle religieux et carnaval n'avait certainement pas droit de cité dans une église de la fin du 19ème siècle ni même aujourd'hui. 

En d'autres termes nous sommes arrivés sur un chemin - de Quillan vers l'est - où la métaphore religieuse commence sérieusement à se déliter pour peut-être faire apparaître autre chose. Quelque chose quittant donc la sphère de la métaphore "spirituelle" pour gliiser peut-être dans le sens du profane.

L'unique point formel jusqu'ici est en fait le CHEMIN puisque la carte Saunière nous a révélé, même si dans les parages immédiats du sac l'abbé avait pris soin d'effacer les traces de ce chemin, que le sac se trouve sur une route orientée ouest-est dans la vallée du Saint-Bertrand.

Alors avec le Pic de Bugarach en ligne de mire à l'horizon de cette route sans préjuger encore de la pertinence de cette cible au lointain, demandons-nous simplement pourquoi par ce SAC - l'histoire de Germaine n'étant qu'une métaphore  - l'abbé de Rennes-le-Château voulait-il attirer notre attention sur cette route ? 

Un CHEMIN dont sur un plan formel nous ne savons que ça, finalement : le fait qu'il doive être associé à l'élément de départ d'où est partie l'enquête : un SAC

Sac de pain ou de blé, il s'agit dans tous le cas de céréales et l'important serait dans le fait du sac même. Nous sommes donc ici à la croisée des chemins... Quel rapport possible ici entre un chemin et l'idée d'un sac ? Saunière s'appuyait-il sur une référence précise qui l'aurait incité à laisser tomber un sac sur un chemin de sa carte. Pas n'importe quel chemin, juste celui-ci ? Mais quelle référence...

Cela fait cent ans que des chercheurs de trésors sillonnent en tous sens la région à la recherche du trésor de l'abbé Saunière. Mais sans la carte perdue était-il même raisonnable de se lancer à corps perdu dans cette quête ?

Il nous manque par conséquent la légende encore, mais la carte ça y est, maintenant nous l'avons, et à moins de l'avoir tu jamais personne ne semble l'avoir eue entre les mains ou plutôt sous les yeux depuis que l'abbé l'avait subliminalement dessinée sur le mur. Il y a plus de cent ans... ce n'est donc plus le temps qui presse. Prenons celui par conséquent de reposer les bonnes questions. 

Pourquoi cette ROUTE, celle qui file plein est à partir de Quillan ?...

Pourquoi un SAC ?

Des questions un peu étranges en définitive, au point un instant de nous demander si nous ne faisons pas fausse route, et si la vérité du sac n'est pas ailleurs... Pourtant si nous ne trouvons rien, alors à quoi donc la carte Saunièe pouvait-elle servir... juste un exercice de style crypto-carto-graphique ? Une carte au trésor juste pour faire comme Boudet, montrer qu'il en était capable ? Difficile à envisager, non, la carte doit mener quelque part, et en passant comment ne pas imaginer que la destination cachée de cette carte-ci ne soit exactement la même, en réalité, que la destination cachée de la carte Boudet ?

Alors pour revenir déjà à ce chemin-ci sur cette carte sommes-nous vraiment sur la bonne voie en cherchant une réference encore inapparente sur laquelle Saunière se serait appuyé pour poser un sac sur ce chemin et pas un autre ?

Souvenons-nous que dès la fin du 18ème siècle puis surtout au 19ème était né ce courant "folkloriste" qui dans toute l'Europe avait vu chaque région, à travers ses érudits locaux souvent, se lancer dans la réminiscence et la retranscription des traditions du passé ; notamment celles qui dans une orientation profane ou populaire auraient survécu à une normalisation religieuse. Et avec pour objectif d'en fixer sinon en revivifier la mémoire avant que toute trace ne disparaisse à jamais dans le souvenir des anciens. D'une certaine manière l'ouvrage de Boudet, avec sa spécificité cryptologique tout de même, s'inscrit dans ce courant. Alors Saunière avait-il fait de même ? S'appuyait-il ici sur quelque fait de tradition qui parce qu'il n'était pas dans une ligne strictement religieuse, comme l'histoire de Germaine, serait passé au second plan du point de vue en tout cas des apparences sur son bas-relief ?

Remettons la question sur la table : Quel pourrait être ici un rapport entre ces deux concepts, SAC et CHEMIN. Plus exactement alors, même pour Saunière à la fin du 19ème siècle, quel avait pu être "dans un lointain passé" de la tradition le rapport entre ce CHEMIN - dans la vallée du Saint-Bertrand - et un SAC ? Un sac en l’occurrence de PAIN. Un sac de céréales en somme...

Alors si "même pour Saunière" soit bien en amont du 19ème siècle, nous plongeons dans un lointain passé - presque trois siècles et plus - la piste en ce sens pourrait être bien plus pertinente qu'elle ne paraît à première vue.


BERENGER SAUNIERE ET LA METAPHORE PROFANE DU SAC DE... FARINE.

 

Car si grâce à une machine à remonter le temps nous pouvions revenir quelque siècles en arrière, quelque part entre la fin du XVIème (Sainte Germaine) et le début du XVIIème (passage réel ou métaphorique dans la région d'un Vincent de Paul "alchimiste" dont un pain blanc et rond au dessus d'un calice était l'emblème), autrement dit en définitive à l'époque approximativement où il semble que l'on portait ce type de costumes que l'on voit sur le bas-relief de Bérenger Saunière, alors peut-être aurait-il suffi, il y a quelques siècles, de s'allonger dans l'herbe... quelque part entre Quillan et Saint-Louis, et... 

Et attendre, patiemment, quitte à s'assoupir sur le bord du chemin, jusqu'à finir par être révéillé comme par une rumeur au lointain, doublée d'un martèlement.

Car à un moment ou un autre, sur cette ROUTE forcément, on aurait alors pu voir défiler... des sacs. Une quantité phénoménale de sacs.

En effet levant un nuage de poussière sous leurs sabots on aurait vu arriver au loin, vers l'ouest, une longue file de mulets lourdement chargés de SACS de céréales (avec pour les guider des hommes en blanc veillant jalousement à la sécurité de leur or blanc) et qui seraient passés sans s'arrêter pour se diriger vers l'est en direction d'une grande montagne à l'horizon. Mais juste avant de parvenir à celle-ci ils auraient alors soudain viré au sud pour entreprendre la montée qui menait à un col, pour finalement disparaître dans la longue descente plongeant vers une vallée espagnole. Plus exactement catalane, ou du moins aragonaise.

Cet axe de communication en réalité, où Bérenger Saunière aurait "négligemment" versé un sac de pain sur le chemin, serait ni plus ni moins qu'un authentique, un historique... CHEMIN DES CÉRÉALES ! Pour ne pas dire le CHEMIN DES SACS.

Il n'est pourtant pas question ici ni de PAIN ni même de BLÉ mais... de FARINE. 

Une troisième voie "cachée" en quelque sorte, à mi-chemin dans le processus de transformation céréalière entre la matière première à travailler, par le meunier, et le produit fini mis en oeuvre cette fois par le boulanger pour le livrer à la consommation.

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Opération de transformation menée là-même peut-être (une boulangerie) où la jeune sainte oubliant les règles sociales de la propriété pour aller à "l'essentiel" aurait emprunté un sac de farine, vide, pour le remplir de pain, avant d'emporter discrètement ce sac le long d'un chemin invisible - à priori - sur une carte dessinée à même le mur d'une église où un abbé, un jour, détournera son histoire juste pour en venir à faire émerger à la conscience la possibilité d'un chemin

LA VOIE DE LA FARINE, autrement dit, un CAMI FARINIER. 

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Ça ne peut-être en effet que sur cette route, que passaient autrefois les chargements de sacs pleins à craquer - et de fait ils craquaient parfois - de la production de farine des moulins de la vallée de l'Aude que les meuniers de Limoux acheminaient ainsi au delà du col de Saint-Louis pour l'échanger contre un "blé" bien sonnant, espagnol cette fois, et trébuchant. Car bien sûr le col de Saint-Louis, longtemps frontière entre France et Espagne, était alors encore l'unique voie permettant au niveau du Razès de passer du nord au sud et inversement, ceci du fait qu'à St Martin-Lys le percement d'un passage suffisamment large, dans les gorges de l'Aude, ne sera donc réalisé qu'au 18ème siècle. Avec par conséquent pour les convois de mulets lourdement chargés (à moins de descendre sur un étroit sentier rocheux, mule après mule et à la queu-leu-leu au risque de chavirer dans une Aude torrentielle) la nécessité encore, en venant de Limoux, de virer à gauche juste avant Quillan et donc de circuler nécessairement dans cette vallée du Saint Bertrand.

L'activité meunière faisait ainsi les beaux jours du pays et en définitive ce fait est la seconde origine, avec celle de la Sortie de l’Ermite (du Bugarach), de la tradition du Carnaval de Limoux. Celle-ci étant alors « la capitale céréalière » du Razès.

Même si une activité meunière est déjà attestée dans la Haute Vallée de l'Aude du temps de Charlemagne les origines de ce CAMI FARINIER remontent surtout à une période située entre le 14ème et le 15ème siècle ; puis le fait s'est maintenu jusqu'au début du 17ème, avant que l'annexion du Roussillon à la France ne modifie définitivement les données économiques de ce "trafic" de céréales jusqu'à ne faire plus de cette activité (et son transport de l'or blanc du Razès à dos de mulet dans la vallée du St Bertrand) qu'un lointain souvenir. Perpétué cependant dans les traditions, le costume blanc des participants au carnaval par exemple, lesquels remplissaient des sacs de farine remplacée ensuite par des dragées ou frappant les badauds avec des sacs vides mais enfarinés, n'ayant semble-t-il pas d'autre origine que l'habit du meunier. 

Certes à partir de Couiza le passage entre Limoux et le col de Saint-Louis pouvait se faire également par Serres, Rennes-les-Bains et Bugarach, soit remontant les vallées successives de la Rialsesse, de la Sals et de la Blanque. Une seconde voie possible qui quoiqu'il en soit s'inscrit également dans l'espace de la Carte Saunière. Certainement faudrait-il rechercher des éléments formels pour l'attester mais tout indiquerait bien cependant (trajet légèrement plus court mais surtout plus praticable) que la voie de ce transport passait par la vallée du Saint-Bertrand. Autrement dit par le SAC PERCE de l'abbé.

Il y aurait donc ici une base plus que de tradition, historique – le transport de sacs de farine céréalière - en mesure d’expliquer pourquoi l’abbé Saunière aurait positionné le sac de céréales (en l'occurrence sous la forme du pain afin de "coller" dans les apparences à la métaphore de l'histoire de Germaine sans rendre manifeste un rapport à la farine au risque que la "mèche ne soit vendue") précisément à cet endroit de sa carte murale. Ainsi voilà donc où serait la justification invisible du SAC (accessoirement percé pour suggérer un chemin là où sur la carte on n'en voit pas), l'élément depuis toujours le plus suggestif et donc le plus attractif de la carte au trésor mais resté incompris jusqu'ici. Comment en effet ne pas mettre en relation un sac "inventé" de toutes pièces dans l'histoire de Germaine puis "largué et oublié" dans la vallée du Saint-Bertrand par l'abbé Saunière sur sa carte, et ces milliers de sacs qui jadis avaient précisément défilé sur cet axe quand y circulaient les interminables convois de mulets ? 

L'abbé Saunière en ce sens aurait donc joué sur la dualité symbolique classique du pain : spirituel/matériel, pour en tirer une dualité spirituel/profane. et dissimuler une voie profane sous l'histoire d'une Germaine égarée sur des chemins de traverse. Acceptons donc pour l'heure la proposition en sachant que pour l'admettre définitivement il faudra cependant qu'au bout de ce chemin, aussi bien physique qu'interprétatif, nous puissions comprendre "où" tout cela mène. En vrai.

Pour ce qui est du "percement" lui-même de ce sac peut-être n'y avait-il là effectivement que ce fait de nous inviter à penser à "l'idée d'un chemin", celui qui se serait retrouvé balisé par la trace rémanente d'un contenu dispersé.

Un élément de la tradition, cette fois, au delà de l'Histoire socio économique, et donc culturelle, aurait-il éventuellement gardé mémoire de l'idée d'un sac de farine percé ? J'ai il y a quelque temps entraperçu un texte en ce sens au cours de mes déambulations sur Internet sans malheureusement en avoir gardé trace ni pouvoir retrouver cette occurrence. "Appel à témoin" est donc ici lancé à tous ceux qui connaissent l'histoire de cette vallée et peut-être aux "anciens", qui auraient connaissance d'un fait de tradition ou d'une anecdote faisant écho avec "l'idée d'un sac de farine PERCE".

En ce sens la trace retrouvée sur le chemin de ce contenu "potentiellement" dispersé du fait du percement (trace uniquement virtuelle sur la carte Saunière parce qu'il nous incombait, à nous, de la mettre en évidence) a fini en quelque sorte par "matérialiser", en le rendant métaphoriquement perceptible autour du sac, l'itinéraire du chemin perdu de l'abbé Saunière. Car vers la droite un peu au delà du sac, en bas de la fresque, un tracé suffisamment net sous la forme d'un sillon foncé se superpose cette fois d'une façon étonnante avec l'itinéraire réel de la route menant au col de Saint-Louis, puis au delà, cette justesse de tracé étant la plus nette entre Saint-Louis et Bugarach.

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Le fait même que dans les parages immédiats du sac ce tracé est invisible démontrerait pour le moins que Saunière en effaçant à ce niveau les traces du chemin sur la carte entendait retarder la prise de conscience du fait que là passait une route, et donc que la destination cette fois de cette route, au delà du sac, ait eu à ses yeux quelque importance cruciale. Une destination dans ce cas à déconnecter "à un moment ou un autre" (mais à quel niveau exactement) de celle du Cami Farinier proprement dit, chemin "profane" qui lui aussi, comme l'histoire religieuse de Germaine ne serait ici pas moins ici que pour la métaphore uniquement. 

Car maintenant... en nous prenant par la main par le biais de ses signes de piste, l'abbé Saunière discrètement ne nous invitait-il pas surtout à remonter, à notre tour, ce chemin après l'avoir dégagé de ses deux enveloppes subliminales ?

Un chemin certes lié "en amont du trajet" à la tradition céréalière du carnaval de Limoux, mais une tradition qui, "à l'horizon oriental cette fois du trajet des sacs", à travers le souvenir de la sortie de l'ermite, a également ses origines du côté... de Bugarach. Tradition directement greffée sur le thème de la sortie de l'ermite de Bugarach, et qui s'était répandue dans tout le pays à commencer par Esperaza (pour des raisons historiques et socio-économiques), mais aussi à des degrés variables jusqu'à Rennes-les-Bains, Couiza, Quillan, soit dans le périmètre même que Bérenger Saunière a spécifiquement définis dans l'espace de sa carte murale. Indiscutablement cette référence traditionnelle dans les usages populaires ne pouvait pas être inconnue de l'abbé, lui qui était né à Montazels juste derrière Esperaza. 

Ainsi après l'ermite du Bugarach endossant l'habit de l'accablé de la fable accessoirisée de Germaine par Saunière, voilà donc une seconde connexion, pour l'heure encore métaphorique qui nous amène à nouveau à évoquer cette montagne à l'horizon d'un chemin.

Au bout de la métaphore du sac de blé religieux (le pain)... une montagne à l'horizon.

Au bout de la métaphore du sac de blé profane (la farine)... une montagne à l'horizon.

Hasard ?

Alors en définitive le message de Saunière dans cette hypothèse, encore en phase expérimentale et spéculative certes mais sans cesse plus affirmée au fur et à mesurer que nous avançons sur le chemin en direction de l'est, en bas et à droite de la Carte Saunière, ne nous amènerait-elle pas à envisager pour le moins que LE SECTEUR DE BUGARACH - au bout de ce chemin de farine qui horizontalement et de gauche à droite d'un point de vue visuel, dans une sorte de no man's land incertain et brunâtre entre le sac et le bord inférieur droit du bas-relief, il faut l'avouer ne se dessine que de façon très neutre, sur la fresque - en serait en fait la DESTINATION CACHÉE ?

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Or cette zone non seulement incertaine, sur la Carte Saunière, est par ailleurs si vaste, "dans la réalité", alors jusqu'où porter puis arrêter nos pas sur ce chemin ? De toute évidence pour donner corps à l'hypothèse il va maintenant être impératif de pouvoir la renforcer par d'autres indices encore, et qui seraient éventuellement présents sur le grand bas-relief. Avec en passant ces deux rameux sans roses, avec seulement des feuilles donc, et des épines probablement.

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Nous voilà donc arrivés jusqu'ici, au bout de la route. Irons-nous au delà ?
 

QU'Y A-T-IL A VOIR AU BOUT DE CETTE ROUTE ? 

31/07/2013

L'abbé Saunière et le guerrier ensablé.

Il y avait donc une carte... sur le mur de l'église de Rennes-le-Château. La "carte Saunière" en somme, comme il y avait une carte Boudet. Mais où est cachée la légende de la carte ?...

Abbé Saunière,Rennes-le-Château

Les indices ne semblent pas manquer, mais bien trop silencieux cependant pour raconter trop facilement la légende perdue.

Et il y a donc ce fameux sac percé. Un sac de blé... ou qui sait de farine, sachant que par là passait autrefois un ancien chemin de meunier.

SAUNIERE,RENNES-L- CHATEAUPourtant à bien y regarder il s'agirait simplement de morceaux de pain. Et en réalité ne faudrait-il pas mettre en relation ce sac de pain avec le pain que Sainte Germaine (présente sur la fresque en bordure de la carte "entre Espéraza et Quillan" mais aussi sur une statue proche de ce mur) dissimule dans son tablier ? Bref ne faut-il pas ici imaginer... une route du pain ?

Mais à droite de la carte, du côté où s'écoulent les larmes d'une "Madeleine", n'y aurait-il pas aussi... une route du sel  ?

                                                   " Venez-TOUS à moi "

                                                        et confessionnal 

écrivait donc l'abbé sur sur sa carte postale "ancienne".

Tous ?... Que confessait-il donc. Plusieurs chemins, une seule destination ? Laquelle... dans ce cas. Cette mise en scène cartographique doit bien mener quelque part !

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

Peut-être fallait-il lire : "

VENEZ A MOI hommes et femmes de peu de foi, VOUS TOUS QUI SOUFFREZ de ne pas comprendre ET QUI ETES ACCABLES à force de chercher en tous sens avec pelles, pioches, pendules et décamètres alors que la solution se confesse ici. "

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Et moi, la carte invisible sur le mur, JE VOUS SOULAGERAI de vos peines en vous faisant gagner un temps précieux.

Il y a bien un village du nom de SOULATGE, un peu vers l'est-sud-est du pays de Rennes-le-Château. Mais trop loin probablement du théatre des opérations décrit par la carte d'état major de l'abbé Saunière. Alors portons pour le moins le regard vers la droite, un peu en bas, juste au dessus de JE VOUS SOULAGERAI, sur l'étrange paysage peint sinon de sa main forcément, du moins sous ses directives précises, peut-être avec l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains pour Maître d'Oeuvre.  

Si on prend le temps de bien observer il y a beaucoup de choses à voir sur cette fresque, certaines troublantes, d'autres quasiment invisibles car dissimulées avec une subtilité à peine soupçonnable. Des "choses" déjà repérées depuis longtemps, ou pas ; mais qui maintenant, en correspondance graphique avec le monde réel du pays des deux Rennes, pourraient qui sait, nous permettre enfin de savoir où donc l'abbé allait traîner ses godillots quand il partait en excursion dans le pays.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Pour commencer, nous soulagerons peut-être notre faim de mystère en suivant un chemin de farine menant à un rocher rond comme un pain.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Car en définitive ce petit personnage dans un paysage incertain sur le côté de la montagne, et dont on a envisagé logiquement qu'il puisse être un CURE DE CAMPAGNE, ne se trouve-t-il pas à l'aplomb exact d'un rocher trop curieux de par sa forme spérique pour être quelconque ? 

Par ailleurs, même si des photographies montrent l'abbé Saunière en vadrouille avec toujours son parapluie sous le bras, ne faut-il pas noter avant toute autre chose que nous avons ici un personnage visiblement ACCABLE, mais accablé en définitive par quoi, sinon manifestement par L'AGE ?

Et ne correspondrait-il pas à l'idée qu'on se ferait plutôt de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains ? Peut-être, mais rien ne permet à ce stade encore d'en être certain. Cependant il reste que s'il s'agit d'un homme alors c'est bien un curé, mais surtout que la silhouette définit indiscutablement un PERSONNAGE AGE.

Ainsi nous avons donc un personnagé accablé par L'AGE, écumant la CAMPAGNE, à la verticale d'un ROCHER ROND comme un pain.

Or si cette verticale mettait déjà en relation le ROCHER ROND et le personnage AGE, si on prolonge encore cette même ligne vers le vas nous arriverons sur les lettres centrales de SOULAGERAI.

Et si on se met bien en face les lettres désignées seront... LAGE.

Pourquoi ne pas tenter alors de nous lancer dans une tentative de décryptage phonétique (ce n'est pas l'abbé Boudet qui nous retiendrait de le faire, même si ici nous sommes sur les terres à priori de Saunière) tout en gardant prudence quand aux conclusions.

On pourrait ainsi voir ici, pour commencer, "un personnage accablé SOUS L'AGE". Autrement dit par le poids des ans. Mais s'agit-il du personnage ou de ce qu'il cherche ? Ne serait-ce pas le "trésor" quelqu'il soit (or lourd ou or spirituel voire autre encore)  qui serait ainsi "enfoncé" sous le poids des siècles, et donc de L'AGE ?

On pourrait également séquencer SOULAGERAI de la façon suivante : SOU LAGER AI, puis le lire de cette façon SOUs L'AGER j'AIS, autrement dit SOUS L'AGER SE TROUVE CE QUE JE CHERCHE. 

Sous l'ager ?

AGER en latin (en bons curés de campagne Boudet et Saunière étaient de fait latinistes) signifie CAMPAGNE, CHAMP, et a donné par exemple agriculture, mais on peut ici l'entendre simplement au sens de TERRE. Alors "sous l'ager" ne doit-il pas s'entendre SOUS LA TERRE ?

Ainsi en vue de soulager notre faim de mystère le message donnerait en définitive :

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

UN CURE DE CAMPAGNE AGE CHERCHE SOUS LA TERRE, ou le SOL,

et dans ce cas, dans l'image face à un chapiteau "romain" émergeant de la terre (en forme d'un profil humain à l'oeil vigilant et soupçonneux), une logique "verticale" nous inciterait à penser que c'est alors un ROCHER ROND COMME UN PAIN qui dans notre quête serait censé orienter nos pas, autrement dit qui SOULAGERA notre soufrance de ne pas comprendre.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Des rochers ronds dans le pays on peut en trouver quelques uns.

Notamment du côté des collines de Rennes-les-Bains. Mais il en existe un, même deux en réalité, dans un même site, bien ronds cette fois, mais un peu plus vers... le sud, sud-est.

Et c'est la carte forcément, puisqu'il y a donc maintenant une carte de randonnée sur le mur de l'église de Rennes-le-Château, qui probablement devrait nous permettre de retrouver ce pain des Béatitudes.

Un pain de soulagement qui semble avoir comme une propriété régéneratrice si on considère ce rameau bien vivant qui s'extrait avec vigueur des feuilles d'un chapiteau "végétal", pour s'élancer en direction, visuellement, de cette sorte d'îlot rocheux sur lequel pousse une épaisse végétation, arrêtant de ce fait les pas du personnage AGE, lequel n'aspire peut-être qu'à reverdir.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Mais de là à envisager une fontaine, ou plutôt une boule-angerie de jouvence (comme disait Jean Cocteau)... ce serait là une proposition pour le moins fantasmagorique. Alors reverdir à minima du vert de l'espoir, pour commencer. Un pain de vie en somme (comme disait Salvator Dali), qui SOULAGErait de pouvoir retrouver un chemin perdu.

Si toutefois ce guerrier hirsute ensablé (templier ou wisigoth ?) arrête de faire ses gros yeux ronds, lui qui fidèle à son poste depuis on ne sait combien de siècles semble prendre très au sérieux sa mission de garder les abords immédiats de la boule.

28/07/2013

Léonard de Vinci n'aimait pas le hasard


L'argumentaire de cette page se propose de prendre en quelque sorte le problème à l'envers :

- sans envisager à priori qu'il puisse exister "quelque part" dans ses carnets une preuve du passage de Léonard de Vinci dans les Corbières (hypothèse née d'une étude de son oeuvre peint)

- sans avoir eu la possibilité fortuite, d'un "regard de travers" reproduisant naturellement les conditions techniques de l'anamorphose, de réaliser que ce croquis dissimulait la silhouette du Bugarach

aurait-il été possible de réaliser que ce dessin dissimulait la silhouette occultée d'une vraie montagne ?

˜

Dans les carnets de Léonard de Vinci ce dessin d'une montagne n'avait à ce jour jamais pu trouver sa correspondance dans la réalité.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci


A défaut donc de pouvoir comparer avec la vision directe du modèle en pleine nature que l'artiste avait eu un jour sous les yeux on ne peut à ce stade que tenter d'analyser les indices présents aussi objectivement que possible.

1. L'artiste avait de sa propre main porté des inscriptions en divers endroits du tracé. L'une d'elles cependant, sur la gauche de la ligne de crête, apparaît nettement plus significative au dessus d'un piton rocheux.

En quelque sorte une petite colline au sommet de la grande montagne.

DETAIL CRETE.PNG


2. Alors que partout ailleurs le tracé paraît ferme et direct un détail se montre au contraire empreint d'une forme d'hésitation pour ce qui est de son graphisme.

Or il s'agit précisément de la petite colline surmontée d'une inscription.


Ces deux indices superposés nous invitent à envisager, quelle que soit l'identité de cette montagne, qu'un lieu précis sur sa silhouette semblait avoir pour objet d'aimanter notre attention.BUGARACH,LEONARD,VINCIIl conviendrait donc pour commencer de porter notre analyse sur chacun d'eux séparément. Si le plus captivant à priori des deux éléments serait certainement le fait de cette mystérieuse inscription commençons cependant par le second point.

 

A. LA PETITE COLLINE SUR LA CRÊTE

L'objet graphique en lui-même de cette petite colline nous montre la présence de deux niveaux de hauteurs différents. Appelons-les, sans caractère de hiérarchie à quelque titre que ce soit, "niveau 1", pour le plus bas, et "niveau 2", pour le plus haut.

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Cette manière de "bégaiement graphique" présenterait ici tous les signes soit d'une reprise, en vue de clarifier avec une précision accrue un élément de détail sur la crête, soit d'une correction de tracé à la suite d'une première intention mal appréciée au vu de la réalité que nous ne connaissons pas mais que l'artiste lui avait eue sous les yeux. 

Dans les deux cas, reprise de confirmation ou rattrapage d'erreur, du fait que le tracé de sanguine originel ne pouvait être techniquement annulé par l'artiste, rien ne semble permettre de préciser dans quel ordre chronologique s'est déroulé le scénario de l'opération. Et donc rien ne permettrait de préciser lequel des tracés 1 ou 2 est en définitive conforme à une réalité que quoiqu'il en soit nous ne pouvons connaître puisque aucun spécialiste au monde, depuis cinq siècles, n'a été en mesure de retrouver le modèle du dessin. A ce stade cet "objet graphique" à double niveau de hauteur relativement au volume de la montagne entière ne représenterait cependant qu'un détail parmi d'autres. 

Un autre élément maintenant sur le dessin devrait pouvoir nous aider à précise notre observation. En effet sur presque toute sa longueur de la ligne de crête la direction générale de celle-ci se voit doublée juste au dessus d'une seconde ligne plus discrète.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Or cette ligne traverse de part en part notre objet graphique. On comprend pourtant facilement qu'il s'agit d'un simple tracé préalable destiné à définir avant même l’exécution du dessin les proportions d'ensemble de la représentation de façon à ce qu'une fois l'attention dédiée aux détails cette forme générale soit respectée.

On pourrait cependant s'étonner de cette précaution qu'aurait prise Léonard de Vinci pour la représentation d'une simple montagne. Ce jugement en première analyse se voit par ailleurs renforcé par le fait que dans tous ses autres dessins de montagnes, dans ses carnets, par ailleurs aux profils tout aussi complexes voire davantage, JAMAIS cette précaution n'avait été prise. 

Quoiqu'il en soit pour ce qui est maintenant de notre détail il est clair (comparer avec d'autres points où cette limite de contention a été respectée) qu'ici le niveau 2 le plus haut dépasse nettement au dessus de cette ligne. Tout indiquerait donc que le niveau 2 aurait précédé le 1, puis que la main de l'artiste soit revenu à cet emplacement dans un deuxième temps pour effectuer la réparation en dessinant une petite colline plus modeste, dont on devrait juger par conséquent qu'elle soit cette fois fidèle à la réalité observée par l'artiste. Pour autant resterait à comprendre comment en première intention Léonard de Vinci ait pu commettre une telle - et unique - erreur. Car en l’occurrence ce niveau 2 erroné aurait tout de même atteint une hauteur double de celle de ce niveau 1 dans un deuxième temps repositionné en accord avec la ligne de contention. 

Mais l'analyse ne s'arrête pas ici. 

En effet si on étudie ce tracé 2 on peut observer au niveau de chacune de ses deux pentes latérales une rupture de continuité. Précisément ces absences de solution de continuité se situent d'une part au même niveau de hauteur, ce qui vient à l'encontre de la possibilité d'un hasard, mais plus encore se positionnent exactement à mi-hauteur de ce tracé 2.

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Une hypothèse se fait alors jour. Ce fait ne laisserait-il pas entendre que ce tracé 2 ait été exécuté avec un certain degré d'attention, et non avec cette précipitation tout d'abord envisagée qui en première intention aurait généré une erreur ?

Et dans ce cas ne peut-on envisager que ce tracé 2 dans sa forme et son échelle ne résulte en réalité d'une intention précise ? Ce qui reviendrait à dire que sa définition ait alors pu ne pas être une première intention, mais une seconde.

En d'autres termes la première intention se serait donc portée en réalité sur le niveau 1, le plus petit. Celui par ailleurs qui respecte parfaitement cette ligne de contention que l'artiste, fût-ce si paradoxalement, avait pris utilement la peine (voir le respect de cette limite par ailleurs sur la ligne de crête) de fixer avant même de s'atteler aux détails. 

Et de fait un nouveau regard porté maintenant sur l'objet graphique à la lumière de cette observation, montre qu'un autre scénario paraîtrait plus logique. Léonard aurait ainsi dessiné le niveau 1 (conforme à la limite prévue) "avant" le niveau 2. Lequel niveau 2 apparaît nettement comme positionné "par dessus" la forme en clocheton du niveau 1, coiffant en définitive celui-ci à son sommet plus qu'il ne le recouvre entièrement.

Or si le niveau 2 avait été réalisé "après" le niveau 1 cela ne peut avoir que deux explications possibles. 

Soit effectivement c'est le niveau 1 qui est cette fois erroné par rapport à une réalité, et le niveau 2 par surélévation serait donc venu corriger l’erreur ; mais dans ce cas reste le paradoxe la ligne de contention n'ait pas joué son rôle puisqu'il y a de fait transgression

Soit le niveau 1 est bien conforme dès la première intention à la réalité, et la transgression résulte dans ce cas d'une intention délibérée ; autrement dit ici il serait question de la représentation volontaire d'un "artefact".

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Mais maintenant ne faut-il pas prendre conscience qu'à la base de cette construction à deux étages, existe aussi un niveau 0 ?

Or si on analyse finement le tracé de ce "niveau plancher" il semble bien qu'il s'inscrive cette fois en continuité directe de la ligne de crête "avant" et "après" l'irruption de cet objet graphique. En d'autres termes le niveau 0 aurait donc été "premier", et exécuté dans l'immédiateté du tracé initial de la ligne de crête.

Ensuite serait venu le niveau 1 atteignant la ligne de contention.

Enfin le 2 transgressant résolument cette limite à priori à ne pas franchir.

Sur l'ensemble du processus de ce scénario foncièrement "évolutif", en deux voire trois temps successifs, se dégage en définitive l'idée non pas d'une hésitation, ni de rattrapages d'erreurs, mais d'un construction graphique résultant de la mise en oeuvre d'un processus mental. 

 

A ce stade la seule chose que l'on puisse dire de façon certaine est que décidément à cet emplacement de la ligne de crête Léonard de Vinci semblait avoir fait preuve d'une certaine "difficulté" apparente à prendre position. Ce qui indiscutablement en soit pose question. Bien entendu toutes ces interrogations serait-elles vite résolues si nous connaissions le modèle qui depuis cinq siècles attend toujours quelque part dans la réalité.

Mais il faut se souvenir maintenant - comment passer à côté de ce fait - que l'artiste avait "écrit quelque chose " de sa propre main au dessus précisément de cet objet de toutes de toutes les incertitudes. 

 

B. L'INSCRIPTION

BUGARACH,LEONARD,VINCI

A ce jour il n'existe à ma connaissance aucune publication proposant une traduction pour cette inscription. Comme tout un chacun peut le faire - malgré des difficultés rencontrées à cause des caractères difficilement déchiffrables de cette calligraphie même en employant un miroir (du fait de l’écriture spéculaire de Léonard de Vinci) - il est techniquement possible de finir par aligner et déchiffrer individuellement les 6 caractères successifs du "mot" que l'artiste avait ainsi pris la peine de nous écrire au dessus de l'objet graphique dont il est question sur son dessin.

Or ce mot - que je laisse à chacun le plaisir de découvrir par lui-même avant d'en proposer la solution dans une note à venir du blog - est en réalité en mesure de nous délivrer pas moins de 3 informations simultanées s'inscrivant chacune à un niveau spécifique d'interprétation.

1. Un niveau que je qualifierai de "stratégique".

Il sera question en ce sens du plus grand des secrets que Léonard de Vinci s'était donné pour objectif autant de dissimuler que de sauvegarder dans son oeuvre entière.

2. Un niveau "tactique", destiné avec un "humour" proprement à couper le souffle (au sens propre comme au sens figuré et de toute évidence efficace) à dévier les regards inquisiteurs qui en son temps auraient pu se pencher d'un peu trop près, comme nous le faisons nous-mêmes cinq siècles après, sur des détails étranges portés sur la ligne de crête de son dessin.

3. Enfin un niveau "technique", celui que nous allons prendre en compte ici pour commencer.


pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Encore une fois ces trois niveaux superposés s'appliquent à un seul et unique mot de six lettres. Une fois celui-ci déchiffré il convient de préciser que même en florentin de la Renaissance, qui n'est pas si éloigné de l'italien d'aujourd'hui, ce mot demeurera certainement énigmatique encore, tout en évoquant probablement, à une lettre près, quelque chose de connu à certains. Or il sera nécessaire de faire appel à un document ancien datant du 13ème siècle pour comprendre que ce mot n'est que la forme originelle du nom d'un lieu aujourd'hui parfaitement connu. Mais comme précisé ci-dessus attention à ne pas tomber dans la chausse-trappe du niveau tactique, si l'on veut accéder aux profondeurs révélatrices, et pour le moins surprenantes, du niveau 1, fondamental.

Alors puisque nous en sommes encore au simple niveau technique, ce mot une fois remis dans son contexte d'époque, non pas à la Renaissance mais quelques siècles encore plus tôt, nous délivrera un message sous la forme d'une "histoire" proprement dantesque dont il conviendra d'extraire l'essence sous l'apparence d'une forme liée à un nombre.

Il s'agit en l’occurrence d'une étoile régulière à 6 branches.

Il n'est pas question ici cependant en première intention d'un symbole lié à la culture hébraïque même si effectivement se profile en arrière-plan un contexte "biblique" très concret.

Il sera temps dans ce blog d'y revenir en détail, mais au terme d'une analyse portée sur le sens au niveau technique de ce mot de six lettres positionné juste au dessus de notre objet graphique, on doit considérer que Léonard de Vinci nous suggérait de lui substituer un autre mot en quelque sorte sous-entendu.

Ce mot est MACROCOSME. 

 

Il nous reste maintenant à rassembler les éléments recueillis séparément : 

1. Un objet graphique montrant par dessus un niveau plancher deux niveaux de positions successifs, à priori dans le sens du plus petit au plus grand, et avec pour coefficient multiplicateur le nombre 2.

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2. Un concept de Macrocosme s'inscrivant dans un discours philosophique, en rapport avec le Pythagorisme, que d'aucuns à travers une acceptation ésotérique pourraient trop superficiellement (Léonard détestait les fantasmagories pour leur préférer un imaginaire dont il faisait l'agent éclaireur de ses capacités prospectives) considérer comme étant de de nature fantasmagorique.

Dans la réalité de la Renaissance cependant ce concept se reliait aux recherches sur le Corpus Hermeticum qui à travers Marsile Ficin puis Pic de la Mirandole, ami de Léonard, sans compter un certain Cardano bien connu aussi de l'artiste mais certainement dans un contexte plus obscur, ne pouvaient à cette époque même et de par ces mêmes protagonistes que faire écho à un texte mythique d'Hermès Trismégiste. Si Hermès était la divinité archétypale des cairns qui sur la crête des montagnes désignait aux voyageurs perdus les passables possibles, le Trismégiste quant à lui symboliquement assimilé à un Moïse retrouvant la Table au sommet d'une MONTAGNE, aurait après le Déluge retrouvé la vallée du Paradis terrestre et avait laissé son enseignement à Orphée puis Pythagore) qui n'était autre que la Table d'émeraude :

Le haut est comme le bas, et inversement, pour faire les miracles d'une seule chose.

Un écho moins fortuit que l'on pourrait croire au Notre Père chrétien : "sur la terre comme au ciel". Avec pour objet de relier le "petit", autrement dit l'homme, au plus "grand", à savoir l'univers.

Le fond même du discours de la Table d’Émeraude est fondé sur la relation intime qui unit la partie au tout, soit (par exemple) l'individu en tant que MICROCOSME à l'univers MACROCOSME. C'est ici qu'il faut rappeler, mais nous y reviendrons, que dans ses propres écrits dans ses carnets Léonard de Vinci comparait directement les montagnes aux êtres vivants, et nous verrons comment cet élément se relie aux niveaux d'interprétations stratégique mais aussi tactique de l'inscription.

Ainsi dans notre cas ce fait lié aux montagnes ne peut que nous suggérer maintenant - ces préambules nécessaires ayant été faits - de tenter de comprendre comment une idée de MACROCOSME (le niveau technique de l'inscription) peut ici se relier à un objet graphique dont la construction au sommet d'une montagne sous la forme de deux petites collines imbriquées l'une dans l'autre, suggérerait en définitive l'idée d'une évolution entre deux niveaux de hauteur. Plus exactement dans un rapport 2.


Ce qui est petit est comme ce qui est grand. Et inversement.

Donc...

Ce qui est grand est comme ce qui est petit.

Dit autrement :

La montagne... c'est comme la colline.

Or que faisait la colline ?

LEONARD,VINCI,BUGARACH

Du niveau 1 au niveau 2 : 

la colline grandissait en hauteur du double de sa hauteur initiale, .

Sans bien sûr toucher à la largeur. Faisons-le.

 BUGARACH,LEONARD,VINCI

 

 Cette montagne existe.

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Elle se trouve dans le sud-ouest de la France où Léonard de Vinci selon les livres n'est jamais allé, là où rencontrent la Haute Vallée de l'Aude et les Hautes Corbières.

 

Le Pic de Bugarach.

 

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Ici une photo montrée avec l'aimable autorisation du responsable du site :  aquayoup.123.fr/ 

Bien sûr l'objet graphique de la petite colline n'est dans le dessin qu'un pur artefact, 

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en tout cas dans sa version 2 au niveau le plus élevé qui ne faisait que désigner le niveau d'accroissement qu'en sympathie avec cet artefact microcosmique il convenait de communiquer au Macrocosme de la montagne dessinée, en prenant au mot le message que Léonard de Vinci nous transmettait dans son carnet de voyage, à travers une petite, subtile, et décisive métaphore microcosmique qui parce qu'un artiste doit nécessairement rencontrer son modèle, prouve maintenant que les deux silhouettes fusionnent que cet artiste était venu jusqu'ici.

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Mais après avoir réveillé sur ce dessin la vraie forme de la montagne, grâce à l'antidote d'un sommeil de cinq siècles que l'artiste lui-même sous la forme d'une petite capsule à double détente sur la crête, nous avait discrètement laissée, alors une fois vérifié que l'anamorphose :

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n'était en rien une fantasmagorie puisque Léonard en était ni plus moins l'inventeur dans l'art occidental... le chemin ne s'arrête pas au pied de la muraille.

Car après l'inscription, après la métaphore graphique de l'artefact, deux éléments destinés à attirer notre attention puis à mettre en branle notre capacité à déverrouiller un code, un regard attentif montrera maintenant qu'il y avait encore un autre indice dans les parages de l'artefact.

A peine perceptible cette fois.

Un petit trait vertical positionné exactement au droit de l'artefact surmonté de l'inscription. 

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La question est de savoir s'il est possible qu'un tracé PERPENDICULAIRE à celui de la ligne de crête qu'il vient croiser à angle droit à cet emplacement peut résulter d'un hasard.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Si maintenant on consulte une carte de randonnée au 25000ème dont se servent aujourd'hui les randonneurs on vérifiera que cet emplacement est celui où passe l'unique chemin du Bugarach, et que cet emplacement est le seul passage sur la crête.

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Une crête par ailleurs longue de plus d'un kilomètre.

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Peut-on raisonnablement penser qu'il s'agisse d'un hasard ?

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Jean-Pierre PERINI

Celui qui a tracé cet indice sur la crête, n'avait-il pas en définitive juste "coché" un passage nous invitant ni plus ni moins à le suivre jusque là-haut ?

Faut-il suivre cette invitation ?... ou continuer à passer devant la montagne sans même un regard sur la crête et errer quelques siècles encore dans la plaine en se lamentant de ne pouvoir retrouver la trace du plus vieux secret de notre civilisation ?

 

Jean-Pierre PERINI

27 Juillet 2013



27/07/2013

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