01/03/2014

La montagne sans nom de Léonard de Vinci

 

Voici le croquis tel qu'il apparaît depuis cinq siècles dans un manuscrit  de Léonard de Vinci.

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On sait bien que l'artiste aimait s'éloigner des villes et des grandes routes pour étudier la nature à travers une observation directe pour pouvoir porter son propre jugement sur ce tout qu'il observait. Selon les spécialistes les caractéristiques graphiques de certains des paysages qu'il avait dessinés dans ses carnets démontrent, de par notamment l'absence d'idéalisation, qu'il s'agissait de lieux réels. Ce paysage entre dans ce cas de figure.

Pourtant - malgré des tentatives maladroites jusqu'ici autant en ce qui concerne les sites proposés que pour ce qui est des essais de déchiffrement des inscriptions présentes sur le croquis - ce profil de montagne n'a dans les faits à ce jour jamais été identifié là où les experts naturellement se seraient attendus à le trouver :  quelque part en Italie, dans les Alpes, ou les Apennins.

Ainsi la montagne, qui quelque part dans le monde réel avait un jour servi de modèle à l'artiste, attendait toujours. 

Si on y pense bien ce fait est en lui-même assez surprenant. Comment se peut-il qu'en cinq siècles - alors que les sites montagneux d'envergure (de toute évidence celui-ci en est un) sur les chemins de Léonard qui loin des villes n'ont pas changé depuis cinq siècles, et ne sont pas si innombrables - personne n'ait pu identifier le modèle de ce dessin ?

Alors en définitive et aussi décalée que semble à première vue cette proposition, ne pouvons-nous pas un instant nous demander si "quelque chose", une raison qui resterait dans ce cas à définir, n'aurait fait éventuellement en sorte que nos yeux jusqu'ici aient été dans l'impossibilité matérielle de pouvoir mettre en relation directe le dessin et son modèle ?

Ne resterait plus dans ce cas, bien sûr, qu'à mettre un nom sur un tel fait. 

Alors maintenant, pour ce qui est donc de ce dessin tel qu'il apparaît depuis cinq siècles dans les carnets de Léonard de Vinci...

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... regardez ce qui se passe si on considère cette vue d'un simple regard... de travers. 

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C'est forcément alors, sur un plan visuel, d'une certaine manière une "autre montagne" qui apparaît. Or c'est bien ainsi que le dessin s'était présenté à mon regard la première fois que je le découvrais.

Je faisais alors défiler les pages d'un gros livre d'art non pas en tenant celui-ci bien à plat et la page grande ouverte, mais à bout de bras et en faisant du pouce défiler rapidement les pages sous mes yeux. De ce fait à cet instant la vue m'est  apparue en biais, avec en terme de perspective la déformation nécessairement consécutive à cet angle visuel, et donc pour conséquence que la silhouette de la montagne s'est naturellement montrée moins allongée.

En quelque sorte, verticalisée

Je me souviens avoir alors pensé tout simplement : "Tiens... je connais cette montagne" sans réaliser encore que je venais de poser les yeux sur une preuve qu'avant d'avoir fini par renoncer, et sans avoir idée de la forme que prendrait cette preuve espérée, j'avais longtemps cherchée à la suite d'une recherche partie d'un détail dans un tableau de Léonard de Vinci.

Et si ce profil m'avait semblé familier c'était juste à cause de la silhouette d'une vraie montagne qui, chemin faisant, était un jour entrée dans mon regard au cours d'une randonnée dans l'Aude. Après avoir visité les ruines du château de Puilaurens je traversais le village de Bugarach pour prendre la direction du château d'Arques, à égale distance environ de Rennes-les-Bains et Rennes-le-Château.

Alors voilà maintenant sur cette photo, ce que voient tous les matins en ouvrant leurs volets les habitants du petit village de Bugarach, dans ce département de l'Aude .

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Ceux qui ne connaissent pas cette montagne ne comprendront toujours pas mais les habitants de ce village savent qu'une simple ballade matinale - sur un petit sentier qui en direction du sud contourne la montagne par la droite - permettra de se mettre en condition cette fois, en levant simplement les yeux, de voir le Pic sous un tout autre aspect.

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En effet la silhouette apparente de ce massif imposant varie très rapidement du fait de sa topographie complexe. Lmoindre déplacement de l'observateur dans chacune des trois dimensions de l'espace

- latéralement en passant dans un sens ou dans l'autre devant le massif

- verticalement en quelque sorte, du simple fait de s'élever ou de descendre sur le relief complexe qui l'entoure

- mais aussi bien sûr en s'éloignant ou en se rapprochant

fait que le profil s'en trouve immédiatement transformé.

Ainsi dans ce cas précis, en contournant par la droite la montagne si on se dirige vers le sud, l'effet de contre-plongée sous la grande falaise tout à droite du profil, d'un simple point de vue relatif paraîtra alors sans cesse plus surplombant, tandis que dans le même temps la pente apparente de la longue ligne de crête accidentée qui descend vers la gauche, se mettra à "pencher" toujours davantage. 

A un moment, parvenant en un point donné de ce sentier nommé "chemin cathare" dans les guides, un point unique, celui-là et aucun autre, il suffira alors - dans cette configuration très précise -  de comparer simplement le paysage avec un dessin : le croquis - une fois celui-ci cependant d'une certaine manière défait d'un voile visuel qui n'aurait ainsi tenu qu'à l'angle d'attaque de la prise de vue - d'une montagne anonyme que Léonard de Vinci semblait ainsi avoir un jour couchée sur un carnet de voyage, il y a cinq siècles, en s'égarant en un lieu qui depuis était resté inconnu...

Lieu qui, quelque part en pleine nature, aurait dû à priori se trouver en Italie.

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Où les experts la cherchent toujours.

 

Et certainement aurait-on pu l'y chercher longtemps, en Italie, puisque cette vue photographique est prise dans le sud de la France, et qu'il s'agit du plus haut sommet des Corbières.

Le Pic de Bugarach.

BUGARACH AQUAYOUP.jpg

Où bien sûr Léonard de Vinci (à lire ses biographes, lesquels écrivent aussi qu'il restait bien un "blanc" ou deux dans l'agenda de sa vie) ne s'est jamais rendu.

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Alors voilà... tout cela, ce fait précisément que la ressemblance était ainsi née non pas d'une vision naturelle c'est-à-dire de face, mais d'un regard en travers, avec un certain "angle d'attaque", revenait bien sûr à dire que la silhouette du Bugarach considéré sous cet angle ressemblait non pas à celle du croquis de Léonard de Vinci tel qu'il apparaît dans ses carnets (et donc jamais identifié sous cette apparence), mais à une vision déforméede ce dessin.

Déformée en l’occurrence en lui faisant subir un traitement graphique parfaitement connu sous le nom... d'anamorphose. Précisément une anamorphose linéaire, encore dite anamorphose plane, la plus simple qui soit.

Voilà donc en quoi aurait constitué ce quelque chose qui nous aurait interdit depuis cinq siècles d'identifier dans le croquis une vision réelle que Léonard de Vinci aurait eu un jour au cours d'une escapade en pleine nature.

Une vision anamorphosée.

Sur un plan donc graphique, maintenant, et en mode moins artisanal qu'une vision en biais, il suffira pour oser affronter bien "en face" cette fois le "problème", de faire sur un plan subir à l'image une déformation anamorphique en ne faisant varier qu'un seul paramètre à la fois. 

Soit en déformant  le profil du croquis dans le sens de la hauteur. 

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Soit en "pinçant" la longueur horizontale sans cette fois modifier la hauteur.

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Le résultat sera le même dans la mesure où, dans un sens comme dans l'autre, en valeur absolue le coefficient d'anamorphose demeure identique. Avec à noter ici le fait que dans ce cas ce coefficient multiplicateur (ou démultiplicateur) prend une valeur simple. Et précise :

2

Ce qui d'un simple point de vue statistique est en soit remarquable. Un nombre, en définitive, si peu aléatoire.

Si le fait de pouvoir superposer un dessin anamorphosé de Léonard de Vinci avec une montagne réelle ne devait résulter que d'une simple coïncidence, alors ce coefficient n'aurait-il pas eu une chance infinie de prendre une valeur totalement aléatoire ? En d'autres termes ne fallait-il pas s'attendre à ce que cette valeur s'exprime pour le moins par un nombre à virgule ?  Or ici on a donc le plus simple et précis à la fois des nombres entiers que l'on puisse mettre en œuvre pour une anamorphose. De quoi commencer peut-être à suspecter au moins le fait d'un choix. Et donc d'une intention.

Rien pour autant ne permet - dans l'absolu - d'affirmer qu'il ne s'agisse pas simplement d'un hasard. Mais rien non plus n'interdit plus maintenant de se risquer à envisager le fait qu'une motivation sous-jacente ait pu guider cette anamorphose.

 

Et la question fondamentale est bien là, impossible à éluder :

Simple hasard ?... ou bien se pouvait-il que la ressemblance puisse résulter d'une intention, de la part du dessinateur ?

Dans ce dernier cas il faudrait bien envisager que celui-ci ait pu rencontrer, physiquement, son modèle.

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Et comme les montagnes ne se sont jamais déplacées à ce jour que dans les fables...

 

De quoi commencer pour le moins à envisager la question du voyage oublié. Pourtant une telle chose était-elle simplement possible ? 

Peut-on imaginer ainsi que Léonard de Vinci, dont bien entendu aucune biographie ne rend compte d'un voyage dans le sud-ouest de la France, avait pu un jour - dans un dessin qui pour les spécialistes ne peut indiscutablement que représenter un site réel - déformer intentionnellement la vision d'une montagne qui, quelque part du côté des Pyrénées et non en Italie, serait un jour entrée dans l'espace de son regard ?

Question qui commencerait par celle de se demander si Léonard de Vinci, dont on connaît directement ou par recoupements la chronologie des faits et gestes d'une carrière de génie universel, aurait pu prendre le temps d'une escapade incognito sur les mauvaises routes d'un pays qui était alors, dit-on, infesté de corbeaux (les Corbières !), et qui, pour un florentin de la Renaissance, auraient dû paraître un bien lointain et improbable far-west ?

Et pour commencer... était-il de son temps même en mesure, que ce soit "mentalement" ou en atelier, de pouvoir mettre en œuvre un tel procédé graphique ? L'anamorphose ?

Avant de nous mettre en quête des aspects finaux :

1. le scénario précis et définitif, 

2. puis le mobile, car il en faut un, et un sérieux, pour avoir fait ça un jour : rayer l'évènement des mémoires par le biais d'une anamorphose, à fortiori inapparente en première intention (puisqu'on ne peut nier qu'il aurait ainsi lui-même fait en sorte que nous en soyons encore là cinq siècles après)

voilà donc maintenant les trois premiers éléments qu'il nous faut avant toute chose vérifier - l'enquête préliminaire en quelque sorte - avant que ne commence l'investigation proprement dite.

1. L'identification et la vérification des SOURCES, d'une certaine manière le relevé des empreintes de l'artiste :

Ce dessin est-il vraiment de Léonard de Vinci ?

2. L'arme du crime dirait-on, s'il s'agissait d'une enquête policière, en d'autre termes la POSSIBILITÉ TECHNIQUE du fait :

L"hypothèse d'une anamorphose intentionnelle est-elle raisonnable ?

Scénario d'une anamorphose / TENTATIVE DE RECONSTITUTION

3. Enfin non pas l'alibi dans ce cas, mais la possibilité d'une "absence", une vacance en quelque sorte dans l'agenda d'un génie universel / LA FAISABILITÉ MATÉRIELLE DU VOYAGE :

Léonard aurait-il pu avoir le temps d'un aller-retour Italie du Nord/Haute Vallée de l'Aude ?

 

 

Jean-Pierre PERINI

 

 

27/02/2014

L'AVENTURE REPREND.

Bonjour, je reprends aujourd'hui l'écriture de ce blog après une année d'absence.

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L'expérience avait dès le départ été enrichissante. Beaucoup d'entre vous, les uns avec sympathie les autres avec exigence, m'avaient fait part de leur enthousiasme. Je les en remercie du fond du cœur, ces messages m'avaient permis de passer des périodes de doute et de découragement ; et je leur demande aussi de me bien vouloir pardonner de ne pas avoir toujours répondu aux commentaires et aux mails qui m'étaient transmis. Je les remercie aussi pour leurs critiques, franches et directes parfois, mais le plus souvent constructives. J'ai ainsi pu prendre conscience de certaines erreurs d'appréciation, sur le plan des arguments et du contenu, mais également pour ce qui est de la forme. La communication par le moyen d'un blog demande quoiqu'il en soit un apprentissage.

Il était donc question d'un dessin de Léonard de Vinci qui, une fois anamorphosé (il faudrait donc écrire "dés-anamorphosé") paraissait montrer une silhouette du Bugarach considérée sous un angle particulier. A ce jour encore beaucoup n'envisagent pas une seconde que cela soit possible, et de ce fait il serait soit question d'un pur hasard, pour ce qui est de la ressemblance, soit ni plus ni moins d'une supercherie. Quant à ceux qui, une fois levées toutes les incertitudes techniques en ce qui concerne l'authentification de l'œuvre, acceptent d'envisager au moins la possibilité d'un voyage "oublié" de Léonard de Vinci dans les Corbières, la question qui s'impose alors est de chercher à comprendre, forcément et là est tout autant la difficulté que la fascination qu'une telle question est à même de susciter, la finalité d'un tel déplacement.

C'est justement pour tenter d'apporter des réponses à cette question que j'ai fait le choix de suspendre une année entière l'écriture de ce blog. Et je ne le regrette pas. Le résultat de ma recherche est désormais sans ambiguïté. Je peux donc l'écrire maintenant :

Oui. Léonard de Vinci était venu un jour au devant du Pic de Bugarach.

Mais il y était aussi monté, afin de se rendre en un point précis de la montagne. Il en avait laissé un témoignage direct. C'est ce que j'ai pu comprendre, "là-haut", grâce à ce que montre un rocher quelque part sur la crête. Un rocher aussi devant lequel, un siècle et demi après Léonard, était passé Nicolas Poussin. Celui-ci en avait laissé une preuve également dans l'un de ses tableaux, au 17ème siècle. Alors de ce rocher j'en ai ramené une photo. Je la produirai bien sûr dès que cela sera possible. L'écrire ici, de cette façon, sans encore fournir d'éléments formels, semblera à beaucoup ridicule. Et à ce stade je peux parfaitement le comprendre. Si je le fais d'ores et déjà cependant c'est uniquement pour, d'une certaine manière, prendre date.

Ce que j'ai pu comprendre durant cette année de recherche me permet d'écrire également - là aussi j'en apporterai les éléments -  que Dante Alighieri avait écrit sa Divine Comédie directement en rapport avec le Bugarach, celui-ci étant en réalité la "porte d'entrée" du voyage dont parle le poème. Là encore beaucoup vont certainement sourire, dans le meilleur des cas. Et pour le moment c'est d'ailleurs bien ainsi.

Alors pourquoi... Pourquoi Léonard de Vinci avait-il fait ce voyage improbable à des centaines de kilomètres de l'axe officiel de ses déplacements, au cours de sa carrière de génie ?

La réponse est simple. Il suffit de lire - pour commencer car les éléments d'appréciation sur le plan historique sont bien plus nombreux et précis qu'on pourrait à priori le penser -  ce qu'a écrit José Luis Espejo il n'y a pas si longtemps dans ses deux ouvrages : Los anos perdidos et El viaje segreto. Je ne partage pas l'intégralité des vues de cet auteur catalan ; cependant on gagnera à prendre connaissance de cette thèse pertinente, pour gagner du temps en quelque sorte, quand l'hypothèse d'un voyage de Léonard dans le piémont pyrénéen sera, bientôt, devenu un fait acquis.

Tout porte à penser effectivement que Léonard de Vinci était le descendant d'une famille de cathares roussillonnais ayant fui l'Inquisition environ deux siècles avant la Renaissance pour rejoindre le nord de l'Italie.

Et s'établissant donc en Toscane. Ce sont les Vinci dans ce cas, qui auront donné son nom au village toscan de Vinci, et non le contraire. Car l'origine de cette famille était de Vinciano, sur les rives de la Thêt. Aujourd'hui Vinça. Allez-y pour voir. Montez en direction du Canigou en passant devant le Prieuré de Serrabone (la "Bonne Colline" disait l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains, dans sa Vraie langue celtique). Et en chemin levez les yeux en direction nord-nord-ouest, pour scruter l'horizon. Vous y verrez une montagne bleue au lointain dépasser d'entre toutes, forcément. Le plus haut sommet des Corbières. A cet instant tâchez d'avoir sur vous une reproduction de la Madone Litta, que Léonard avait peinte en 1482, au moment de son arrivée à Milan, soit très jeune encore. Et regardez alors par une des fenêtres, dans ce tableau. Vous en confluerez raisonnablement que ça ne prouve rien. Forcément. Mais il vous restera alors à mettre cela en rapport avec le fait qu'Henri Boudet, dans son livre, avait positionné deux images l'une derrière l'autre, alors qu'il n'y était pas obligé, puis de raisonner en contemplant à nouveau la Madone Litta. Enfin il faudra bien observer la carte de l'abbé pour convenir qu'effectivement il avait mis Léonard de Vinci au cœur de son secret, exactement comme l'abbé Saunière le fera à Rennes-le-Château, dans son église, puis Jules Verne dans l'un de ses romans, qui n'est pas Clovis Dardentor.

Alors voilà, il faudra dire désormais Léonard le cathare. Et envisager cette fois sérieusement qu'il était revenu sur les lieux, vérifier une légende perdue transportée en Italie dans la mémoire des fugitifs. Mais ça ne sera pas suffisant pour comprendre. Il faudra aller plus loin encore, et pour commencer, dans son croquis, tenter de déchiffrer l'inscription positionnée juste au dessus d'un "artefact". Une fois cela fait, l'étape suivante sera de mettre en relation vos observations dans la Madone Litta, puis dans les images "consécutives" du livre de l'abbé Boudet, avec l'apparition céleste, au sommet d'une montagne, de "celui" qui avait reçu l'héritage "alchimique" (et oui !) des cathares, avant de le transmettre à Dante. Héritage que Vincent-de-Paul recevra à son tour bien plus tard, revenant aussi sur "les lieux du crime" pour témoigner à son tour, discrètement (par nécessité) et faisant le bien sur son chemin, du fait que le Bugarach, de fait, était bien une "porte". Une porte métaphorique bien sûr, et non pas une fantasmagorique porte "spatiotemporelle", mais pour autant une porte de l'aventure humaine toute entière, celle qui sépare l'enfance de la maturité, et dont la Renaissance avait tenté de "dérouiller" la serrure restée trop longtemps grippée. Mais ça n'avait pas marché, alors Léonard pour ne pas que le message soit perdu, et ne pas perdre la mémoire d'un itinéraire, après son voyage "oublié" s'était mis en devoir de peindre sans répit. Avec des paysages un peu enfumés au fond de ses tableaux.

Cette porte est celle en réalité que Poussin avait peinte aussi au fond de son autoportrait, et qui n'était pas une porte en fait, mais un panneau de bois, comme ceux sur lesquels on peignait encore à la Renaissance. Dans ce cas du bois de peuplier. Pour accéder à la "porte" de cet autoportrait, le "triste" puisqu'il y en avait aussi un "souriant", il fallait cependant déplacer auparavant trois autres tableaux. Mais encore fallait-il les identifier, ces trois tableaux. Pour le premier de ces tableaux, celui où apparaît une femme au visage de lune, c'est assez facile, mais pour autant restait comprendre l'allusion. Pour le second, en premier plan en fait, c'est un peu plus difficile, car on ne voit que le dos de l'œuvre, mais une fois ce second tableau identifié l'enseignement qu'on en retire est proprement à couper le souffle - et l'abbé Boudet savait cela bien sûr - car c'est ni plus son propre chemin vers le Bugarach que Poussin avait signifié là "en toutes lettres". Enfin le dernier tableau, dont on ne voit pas même un détail, juste un segment d'encadrement, mi ombre mi lumière. Pourtant c'est suffisant, et ce troisième tableau a été retrouvé il y a à peine quelques années, et conservé en France au prix de quelques millions d'euros pour ne pas le voir émigrer aux Etats-Unis. Une œuvre cette fois qui explique tout, pour peu qu'on se penche sur ses curieux détails chemin faisant - sans trébucher sur les pierres affleurant sur le sable - en direction d'une Arcadie lointaine mais réelle.

C'est bien du plus grand secret d'une civilisation qu'il est question ici. Et il fallait donc un vieux croquis oublié de Léonard de Vinci pour que ce secret retrouve, bientôt, la lumière du jour. Il m'a fallu une année entière pour le comprendre. S'il fallait le dire en quelques mots je crois que je choisirais de vous inviter à lire un livre écrit il y a plus de cinq siècles et qui était dit-on le manifeste même de la Renaissance, par un ami de Léonard à l'Académie de Florence : Pic de  la Mirandole. Tout tient en une phrase. L'homme, contrairement aux anges et aux animaux n'a "aucune place où poser sa tête pour dormir". Et la nécessité alors, d'un programme de civilisation.

La "dignité" de l'aventure humaine est d'avoir à tracer son propre chemin, à égale distance des précipices de la liberté et de la nécessité, du soleil et de la lune, de la lumière et de l'ombre. Mais aussi du ciel et de la terre. L'écrire comme ça fait un peu "cucu". Pourtant ce n'est pas rien, un tel programme. Car cela ne peut se faire que par le truchement d'une "ivresse". Celle dont parle un poète justement, on pourrait presque parler d'une "potion magique". Sauf qu'il n'y a ici bien sûr aucune magie, mais un concept extrêmement pragmatique, et fondé sur l'expérience du réel. Léonard de Vinci n'aurait accepté aucun compromis avec l'expérience des faits. C'est bien ça, qu'il était allé chercher là-haut, sur la crête du Bugarach, avant de repartir comme il était venu en prenant bien soin auparavant de tirer un voile devant la silhouette de cette montagne qu'il était venu retrouver, au pays de ses ancêtres, juste pour vérifier, comme ça (parce qu'il était différent des autres), que le rêve un jour avait bien fusionné avec la réalité.

Alors De la dignité de l'homme, le livre de Pic, lisez-le attentivement, puis penchez-vous sur la Melencholia de Dürer (attention à ne pas perdre en passant, au risque de passer à côté, la faute d'orthographe que les experts, un peu psycho rigides en ce sens, ont tendance à corriger spontanément : Melencholia, en effet, et non pas Melancholia, sinon on en perd le message essentiel indiquant le rapport au manifeste de la Renaissance de Pic) en tentant de comprendre en quoi cette gravure, quintessence du drame d'une civilisation, la nôtre - drame auquel on devait forcément finir par être confronté au bout du chemin si on ne comprenait pas la faute d'orthographie du titre - conceptualise un étroit passage, difficile mais seul viable, entre les deux autoroutes de l'obscurantisme et de l'illuminisme, la religion du rêve pur, et la science matérielle sans conscience. Léonard de Vinci était venu ici, très jeune, pour mettre au point un programme de civilisation axé sur la seule chose qui, au regard de l'aventure humaine toute entière, en valait la peine : le comportement humain. Plus exactement la maîtrise d'une trajectoire, celle de toute existence humaine individuelle, préalable incontournable à toute maitrise des trajectoires civilisationnelles. Il est question ici du Bien et du Mal, forcément. Mais pas du mal que l'on croit, celui qu'on nous fait. Ce serait trop facile. Il est question bien sûr de l'autre, le mal qu'on fait. Et là, forcément, c'est plus compliqué. En gros toute cette histoire des mystères audois - et je comprends qu'on aura du mal à l'admettre tant qu'on n'entre pas maintenant dans le détail - abstraction faite de toute possibilité de trésor matériel ou spirituel (car il faudra y venir aussi) n'a pas d'autre objet en réalité (d'où l'ivresse dont il était question plus haut) que d'apprendre courageusement à maîtriser un dragon. Si un jour (c'est l'histoire de l'île déserte en plus moderne) l'humanité devait emporter une seule chose dans sa fusée en prévision d'un cataclysme, c'est forcément ça qu'elle devrait garder - la manière très pragmatique de parvenir à se coltiner le dragon intérieur, la recette en ce sens d'une ivresse lucide que précisément Léonard avait retranscrite en la peignant, littéralement, dans le paysage de la Joconde : un paysage de l'âme - et non pas une équation mathématique ou un dogme religieux. 

Cherchez dans les carnets de Léonard et vous comprendrez mieux. Tout y est. Plus exactement il est question d'avoir le courage - c'est la moindre des choses pourtant ça ne semble pas être allé de soi pour tout le monde depuis quelques millénaires - de s'occuper du mal qui est en soi avant que de chercher à extirper celui qui se trouve dans le cœur des autres.

Dans l'église Saint-Sulpice Delacroix avait mis un drôle de casque à Saint-Michel, au plafond de la Chapelle des Saints-Anges. En fait par pudeur il avait juste dissimulé ce que Raphael de son côté, dans son Saint-Michel, n'avait pas hésité à montrer, et qu'aucun expert pourtant n'a vu depuis cinq siècles. Si vous comprenez ça, et si vous vous demandez aussi accessoirement pourquoi Michel, le héros du Paris au XXème siècle de Jules Verne, est pris d'un étrange haut le cœur en traversant Paris (passant devant une statue), alors vous commencerez à avoir un début d'explication à ce curieux dessin de Léonard de Vinci qui une fois défait de son voile anamorphique ressemble à une montagne perdue au fin fond des Corbières.

Ne vous y trompez pas, c'est bien d'un secret au delà de l'imaginable qui est resté ici en l'état, intact, depuis bien plus de cinq siècles en fait, et qu'il ne reste plus maintenant qu'à faire ressurgir à la lumière du jour. Pour peu cependant que les rêveurs arrêtent de prendre les vessies de l'imaginaire pour les lanternes du savoir, mais pour peu aussi que les experts de ce savoir, aujourd'hui, se déparent un tant soit peu de leur psychorigidité scholastique pour analyser les faits, rien que les faits, mais tous les faits, avec un minimum de bon sens.

Léonard à sa manière, après avoir retrouvé le chemin perdu en avait en quelque sorte matérialisé l'itinéraire dans un plan, sous la forme d'un dessin anamorphosé, puis il nous l'avait en quelque balancé comme une bouteille à la mer par dessus le mur des siècles. Espérant qu'on finisse un jour par comprendre, et décrypter enfin sa Joconde.

Ce sera donc l'objet ici, en prenant tout le temps nécessaire puisqu'après tout ce secret aurait pu attendre des siècles encore - et qui sait risquer aussi de ne plus jamais être élucidé si le croquis avait disparu comme les quatre cinquièmes des dessins de Léonard perdus à jamais - de la reprise aujourd'hui de ce blog après une année de vacance.

24/02/2014

Un dessin du Pic de Bugarach par Léonard de Vinci

J'aimerais vous montrer ce que j'ai eu la chance de pouvoir découvrir dans un dessin de Léonard de Vinci.

Je suis un simple amateur sur ces sujets et j'ouvre aujourd'hui ce blog sur une idée en elle-même très simple.

Il s'agit de mettre en lumière le fait que Léonard de Vinci se soit un jour rendu dans les Corbières, dans le sud de la France, alors que bien entendu rien dans ses biographies n'évoque ce voyage. Chacun pourra ici se faire une idée de par lui-même en prenant en compte les éléments apportés au fur et à mesure de l'avancement du blog. Je serais très heureux que vous soyez simple amateur comme moi ou éventuellement spécialiste sur ces sujets d'avoir votre avis sur la question, soit en commentaire (en bas de cette page) soit par courriel en haut à droite de la page (me contacter).  Je vous en remercie par avance .

 

Voici le dessin en question. 

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Les experts connaissent depuis toujours ce croquis dans les carnets de l'artiste et chacun, même si ce dessin a de fait été relativement peu diffusé, pourrait le découvrir de par lui-même au hasard de la lecture d'un simple livre sur l'oeuvre dessinée de Léonard de Vinci. En ce moment même est par exemple disponible dans toute librairie une parution diffusée par un des plus grands noms de l'édition et qui comporte ce croquis présenté pleine page. Les coordonnées de cet ouvrage facile d’accès et garantissant en lui-même le fait que ce dessin provient bien d'un carnet de Léonard de Vinci seront communiquées à toute personne qui m'en ferait ici la demande par mail.

On sait que Léonard aimait s'éloigner des villes et des grandes routes pour étudier la nature à travers une observation directe de façon à pouvoir porter son propre jugement sur ce qu'il observait. Or selon les spécialistes les caractéristiques graphiques de ces montagnes qu'il avait dessinées dans ses carnets démontrent par entre autres l'absence d'idéalisation qu'il s'agissait de lieux réels. Ce dessin-ci entre dans ce cas de figure.

Par ailleurs apparaissent dans le dessin plusieurs mentions manuscrites, dont une en particulier plus significative que les autres au dessus d'un curieux piton qui sur la gauche de la silhouette semble avoir fait l'objet d'une reprise de la part de l'artiste. Aucune traduction n'étant disponible je me suis lancé, comme chacun peut s'y employer, dans une tentative de déchiffrement nécessitant bien entendu l'emploi d'un miroir du fait de l'écriture spéculaire de Léonard. Cependant une fois levées, ce qui en fait n'est pas si simple, les difficultés tenant aux caractères difficilement compréhensibles de sa calligraphie le résultat obtenu a de quoi laisser perplexe. Je reviendrai donc sur ce point surprenant quand nous en viendrons aux motivations de ce voyage "oublié" de Léonard de Vinci après avoir noté la ressemblance entre le dessin et une réalité. 

A noter... (survoler avec la souris).  Pour les paysages (survoler). En ce sens... (survoler).

Ainsi les experts envisageaient depuis toujours qu'on puisse finir dans le cas de ce dessin, comme il en est pour d'autres sites, par retrouver quelque part nécessairement en Italie, dans ce cas dans les Apennins ou éventuellement jusque dans les Alpes, la montagne qui dans le monde réel avait un jour servi de modèle. 

Le fait est cependant que jusqu'ici personne n'a pourtant jamais pu trouver cette montagne.

Si on y pense bien ce fait serait en lui-même assez surprenant. Comment se pourrait-il qu'en cinq siècles personne n'ait pu identifier le modèle de ce dessin alors que les sites montagneux d'envergure (de toute évidence celui-ci en est un), sur les chemins connus de Léonard qui loin des villes n'ont pas changé depuis cinq siècles, ne sont pas si innombrables.

Alors en définitive ne pourrait-on pas se demander si une raison, qui resterait à définir, n'aurait éventuellement fait en sorte que nos yeux jusqu'ici aient été dans l'impossibilité matérielle de pouvoir mettre en relation directe le dessin et son modèle ?

Mais encore bien entendu faudrait-il mettre un nom sur ce fait. 

Alors pour ce qui est donc de ce dessin montré plus haut tel qu'il apparaît depuis cinq siècles dans les carnets de Léonard de Vinci, et que voici à nouveau...

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... regardez ce qui se passe maintenant si on considère cette vue dessin d'un simple regard... de travers. 

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

C'est forcément alors, sur un plan visuel, d'une certaine manière une "autre montagne" qui apparaît. Or c'est bien ainsi que le dessin s'était présenté à mon regard la première fois que je le découvrais. Je faisais alors défiler les pages d'un livre non pas en tenant celui-ci bien à plat et la page grande ouverte, mais à bout de bras et en faisant défiler rapidement les pages sous mes yeux. A cet instant cette vue m'est apparue de ce fait en biais avec par conséquent, en terme de perspective, la déformation nécessairement consécutive à cet angle visuel. 

Je me souviens avoir alors pensé tout simplement : "Tiens... je connais cette montagne" sans réaliser à cette seconde encore que je venais de poser les yeux sur une preuve qu'avant d'avoir fini par renoncer j'avais longtemps cherchée à la suite d'une recherche partie d'un détail dans le paysage de la Joconde. A défaut encore d'avoir exposé ici les éléments de cette recherche je mesure combien cela pourra sembler difficile à prendre en compte mais j'en étais venu en suivant des éléments convergents à devoir envisager le fait que Léonard de Vinci ne pouvait nécessairement qu'être venu dans l'Aude. Ce qui en soit encore une fois, je me mets à la place de celui ou celle qui découvre ce fait, parait improbable.

Alors voilà maintenant sur cette photo prise récemment, ce que voient tous les matins en ouvrant leurs volets les habitants du petit village de Bugarach, dans le département justement de l'Aude .

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Ceux qui ne connaissent pas cette montagne ne comprendront toujours pas mais les habitants de ce village savent qu'une simple ballade matinale - sur un petit sentier qui en direction du sud contourne la montagne par la droite - permettra de se mettre en condition cette fois, en levant simplement les yeux, de voir le Pic sous un tout autre aspect.

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En effet la silhouette apparente de ce massif imposant varie très rapidement du fait de sa topographie complexe. Lmoindre déplacement de l'observateur fait que le profil s'en trouve immédiatement transformé. L'effet de contre-plongée sous la grande falaise tout à droite du profil, d'un simple point de vue relatif paraîtra alors sans cesse plus surplombant, tandis que dans le même temps la pente apparente de la longue ligne de crête accidentée qui descend vers la gauche, se mettra à "pencher" toujours davantage. 

A un moment, parvenant en un point donné de ce sentier nommé "chemin cathare" dans les guides, il suffira alors de comparer simplement le paysage avec un dessin : le croquis - une fois bien sûr "défait de son voile" - d'une montagne anonyme que Léonard de Vinci avait un jour couchée dans un carnet, il y a cinq siècles, en s'égarant en un lieu qui à ce jour était resté inconnu... et qui, quelque part en pleine nature, aurait dû à priori se trouver en Italie.

Où les experts la cherchent toujours.

Voici les vues comparées que je présentais à l'origine de ce blog.

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Et voici une nouvelle vue prise depuis un emplacement plus approprié. On notera qu'en s'approchant encore tout en s'orientant vers la droite, pour cela il est donc nécessaire de s'écarter du chemin, les détails sur la crête se montreront encore plus superposables. Je me rendrai bientôt sur place pour pouvoir vous proposer une nouvelle vue en ce sens.

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Et certainement aurait-on pu chercher longtemps en Italie puisque cette vue photographique est donc prise dans le sud de la France, et qu'il s'agit du plus haut sommet des Corbières.

Le Pic de Bugarach.

Où Léonard de Vinci (à lire ses biographes, lesquels écrivent aussi qu'il restait bien un "blanc" ou deux dans l'agenda de sa vie) ne s'est jamais rendu.

A ce stade il suffirait de regarder, et comparer, pour en venir bien sûr dans un deuxième temps à se poser les questions qui s'imposent à l'esprit. Certes une simple ressemblance aura toujours un caractère relatif et il faudra beaucoup plus pour obliger les experts à réécrire quelques pages dans leurs biographies de l'artiste, cependant je pense pour ma part que cette comparaison apporte les éléments suffisants en eux-mêmes pour décider du fait que le hasard ne peut expliquer une telle ressemblance. Ce sont cependant les éléments convergents du dossier qui suivront dans ce blog qui finiront d'étayer cette position. En particulier quand il sera question de ce qui se trouve en un point précis du site, plus exactement en un point situé au sommet de la montagne.

Quoiqu'il en soit on l'aura compris considérer le croquis de Léonard de Vinci non pas d'une vision naturelle, c'est-à-dire de face, mais avec un certain "angle d'attaque", revenait simplement à en déformer la représentation en lui faisant subir un traitement graphique parfaitement connu sous le nom... d'anamorphose. En l’occurrence ici une anamorphose linéaire, la plus simple qui soit.

On peut bien entendu se demander s'il est raisonnable sinon rationnel d'envisager que ce dessin connu de Léonard de Vinci dans ses carnets puisse montrer non pas une vue directe d'une réalité mais la déformation, d'une réalité. Pour cela il faudrait être certain que Léonard de Vinci connaissait le procédé graphique de l'anamorphose. Or c'est bien le cas puisque les experts ont identifiés deux exemples précis dans ses carnets. Mais le fait est par ailleurs qu'il savait non seulement mettre en oeuvre ce procédé, mais il en était ni plus ni moins l'inventeur dans l'art occidental. 

En ce sens cette question, sur le plan pour commencer du principe, n'a-t-elle pas trouvé sa réponse ? Ainsi le fait que le site ayant servi de modèle au dessin n'ait jamais pu être identifié en cinq siècles s'expliquerait du simple fait que où que ce soit - en Italie ou ailleurs - l'image proposée dans les carnets forcément ne pouvait s'apparenter à aucune réalité visible. Et il y avait bien par conséquent une "raison" : l'anamorphosequi avait fait en sorte que nos yeux aient été dans l'impossibilité matérielle d'identifier le modèle. D'une certaine manière un voile graphique tiré depuis cinq siècles devant le dessin.

Sur un plan donc graphique, maintenant, et en mode moins artisanal qu'une vision en biais, il suffira pour oser affronter bien "en face" cette fois le "problème", de faire sur un plan subir à l'image une déformation anamorphique en ne faisant varier qu'un seul paramètre à la fois. 

Soit en déformant  le profil du croquis dans le sens de la hauteur. 

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Soit en "pinçant" la longueur horizontale sans cette fois modifier la hauteur.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Le résultat sera le même dans la mesure où, dans un sens comme dans l'autre, en valeur absolue le coefficient d'anamorphose demeure identique. Avec à noter ici le fait que dans ce cas ce coefficient multiplicateur (ou démultiplicateur) prend une valeur simple, et précise :

                                                 2

Ce qui en soit est remarquable. Un nombre en définitive si peu aléatoire.

Si le fait de pouvoir superposer un dessin anamorphosé de Léonard de Vinci avec une montagne réelle ne devait résulter que d'une simple coïncidence, alors ce coefficient n'aurait-il pas eu une chance infinie de prendre une valeur totalement aléatoire ? En d'autres termes ne fallait-il pas s'attendre à ce que cette valeur s'exprime pour le moins par un nombre à virgule ?  Or ici on a donc le plus simple et précis à la fois des nombre entiers que l'on puisse mettre en oeuvre pour une anamorphose. De quoi commencer peut-être à suspecter au moins le fait d'un choix. Et donc d'une intention.

Rien pour autant ne permet, dans l'absolu, d'affirmer qu'il ne s'agisse pas simplement d'un hasard. Mais rien non plus n'interdit plus maintenant de se risquer à envisager le fait qu'une motivation sous-jacente ait pu guider cette anamorphose.

 

Résumons.

Nous avions donc déjà une ressemblance entre un dessin et une vraie montagne qui parce la réalisation d'un portrait nécessite forcément la rencontre entre l'artiste et son modèle, et puisque les montagnes ne se déplacent pas, obligerait à commencer au moins à envisager l'idée que cette ressemblance puisse ne pas être le fait d'une coïncidence ; autrement dit le fait que Léonard de Vinci ait pu un jour venir dans les Corbières.

Mais voilà donc un second élément qui se rajoute à ce dossier : la valeur trop simple et précise d'un coefficient d'anamorphose, induisant de ce fait la possibilité d'une intention dans le fait de l'emploi de cette technique graphique, l'anamorphose, qui, en définitive, repose tout entière sur l'idée même de dissimuler une image derrière une apparence.

 

Alors maintenant comment ne pas en venir à se demander si Léonard de Vinci, en effaçant lui-même des mémoires - par l’anamorphose - la trace rémanente dans ses carnets d'une rencontre possible avec le modèle d'un dessin, n'aurait pas intentionnellement fait le nécessaire pour qu'on ne sache jamais qu'il soit un jour venu dans les Corbières ? Ou du moins retardant ainsi la prise de conscience de l’événement ?

Ce que l'on pourrait dire à partir de ce point est qu'au regard de l'enjeu les perspectives qui s'ouvriraient quand on en viendrait à chercher à comprendre les motivations d'un tel voyage, ceci au delà même, ce qui ne serait déjà pas rien, de devoir réécrire un sous-chapitre de la biographie officielle d'un génie "égaré", seraient considérables. La prudence suggérerait donc encore de ne pas se prononcer définitivement. Il faudrait nécessairement aller plus loin dans l'analyse. Autrement dit "descendre" maintenant le niveau d'observation au niveau des détails pour pouvoir trancher entre hasard et intention, et espérer finir par conclure pour ce qui est de l'hypothèse d'un voyage oublié de Léonard de Vinci dans les Corbières.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinciCe qui est certain c'est qu'aucun expert à cette heure n'accepterait sans une preuve absolue d'envisager même l'idée que l'artiste ait pu se déporter à plus d'un demi-millier de kilomètres de l'axe de ses déplacements connus tout au long de son existence entre le centre nord de l'Italie et le Val de Loire.

 

Mais peut-être les spécialistes de l'oeuvre de Léonard de Vinci pourraient commencer ici à trouver matière au moins à exercer une analyse approfondie des éléments en présence. En tout cas ce blog je l'espère, permettrait peut-être d'ouvrir une réflexion.

J'ai cherché de mon côté à tenter de vérifier dans les livres traitant de l'oeuvre de Léonard de Vinci comme de l'histoire de cette région s'il était possible de trouver quelque chose, ne serait-ce qu'un lointain écho perdu avec l'idée d'un voyage dans les Corbières. Et de fait, j'y reviendrai ultérieurement en entrant dans des détails accessibles à tout un chacun dans les livres d'histoire, les indices contre toute attente ne manquent pas.

Mais avant d'élargir le champ de l'enquête c'est le dessin lui-même, à travers une étude très fine de ses détails et de ses inscriptions, qui pour commencer va nous permettre de soulever la question de leur interprétation en établissant des liens directs entre ces détails et leur correspondance dans la réalité du Bugarach.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

 

 

Jean-Pierre PERINI

3 Février 2013

19/08/2013

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31/07/2013

L'abbé Saunière et le guerrier ensablé.

Il y avait donc une carte... sur le mur de l'église de Rennes-le-Château. La "carte Saunière" en somme, comme il y avait une carte Boudet. Mais où est cachée la légende de la carte ?...

Abbé Saunière,Rennes-le-Château

Les indices ne semblent pas manquer, mais bien trop silencieux cependant pour raconter trop facilement la légende perdue.

Et il y a donc ce fameux sac percé. Un sac de blé... ou qui sait de farine, sachant que par là passait autrefois un ancien chemin de meunier.

SAUNIERE,RENNES-L- CHATEAUPourtant à bien y regarder il s'agirait simplement de morceaux de pain. Et en réalité ne faudrait-il pas mettre en relation ce sac de pain avec le pain que Sainte Germaine (présente sur la fresque en bordure de la carte "entre Espéraza et Quillan" mais aussi sur une statue proche de ce mur) dissimule dans son tablier ? Bref ne faut-il pas ici imaginer... une route du pain ?

Mais à droite de la carte, du côté où s'écoulent les larmes d'une "Madeleine", n'y aurait-il pas aussi... une route du sel  ?

                                                   " Venez-TOUS à moi "

                                                        et confessionnal 

écrivait donc l'abbé sur sur sa carte postale "ancienne".

Tous ?... Que confessait-il donc. Plusieurs chemins, une seule destination ? Laquelle... dans ce cas. Cette mise en scène cartographique doit bien mener quelque part !

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

Peut-être fallait-il lire : "

VENEZ A MOI hommes et femmes de peu de foi, VOUS TOUS QUI SOUFFREZ de ne pas comprendre ET QUI ETES ACCABLES à force de chercher en tous sens avec pelles, pioches, pendules et décamètres alors que la solution se confesse ici. "

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Et moi, la carte invisible sur le mur, JE VOUS SOULAGERAI de vos peines en vous faisant gagner un temps précieux.

Il y a bien un village du nom de SOULATGE, un peu vers l'est-sud-est du pays de Rennes-le-Château. Mais trop loin probablement du théatre des opérations décrit par la carte d'état major de l'abbé Saunière. Alors portons pour le moins le regard vers la droite, un peu en bas, juste au dessus de JE VOUS SOULAGERAI, sur l'étrange paysage peint sinon de sa main forcément, du moins sous ses directives précises, peut-être avec l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains pour Maître d'Oeuvre.  

Si on prend le temps de bien observer il y a beaucoup de choses à voir sur cette fresque, certaines troublantes, d'autres quasiment invisibles car dissimulées avec une subtilité à peine soupçonnable. Des "choses" déjà repérées depuis longtemps, ou pas ; mais qui maintenant, en correspondance graphique avec le monde réel du pays des deux Rennes, pourraient qui sait, nous permettre enfin de savoir où donc l'abbé allait traîner ses godillots quand il partait en excursion dans le pays.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Pour commencer, nous soulagerons peut-être notre faim de mystère en suivant un chemin de farine menant à un rocher rond comme un pain.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Car en définitive ce petit personnage dans un paysage incertain sur le côté de la montagne, et dont on a envisagé logiquement qu'il puisse être un CURE DE CAMPAGNE, ne se trouve-t-il pas à l'aplomb exact d'un rocher trop curieux de par sa forme spérique pour être quelconque ? 

Par ailleurs, même si des photographies montrent l'abbé Saunière en vadrouille avec toujours son parapluie sous le bras, ne faut-il pas noter avant toute autre chose que nous avons ici un personnage visiblement ACCABLE, mais accablé en définitive par quoi, sinon manifestement par L'AGE ?

Et ne correspondrait-il pas à l'idée qu'on se ferait plutôt de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains ? Peut-être, mais rien ne permet à ce stade encore d'en être certain. Cependant il reste que s'il s'agit d'un homme alors c'est bien un curé, mais surtout que la silhouette définit indiscutablement un PERSONNAGE AGE.

Ainsi nous avons donc un personnagé accablé par L'AGE, écumant la CAMPAGNE, à la verticale d'un ROCHER ROND comme un pain.

Or si cette verticale mettait déjà en relation le ROCHER ROND et le personnage AGE, si on prolonge encore cette même ligne vers le vas nous arriverons sur les lettres centrales de SOULAGERAI.

Et si on se met bien en face les lettres désignées seront... LAGE.

Pourquoi ne pas tenter alors de nous lancer dans une tentative de décryptage phonétique (ce n'est pas l'abbé Boudet qui nous retiendrait de le faire, même si ici nous sommes sur les terres à priori de Saunière) tout en gardant prudence quand aux conclusions.

On pourrait ainsi voir ici, pour commencer, "un personnage accablé SOUS L'AGE". Autrement dit par le poids des ans. Mais s'agit-il du personnage ou de ce qu'il cherche ? Ne serait-ce pas le "trésor" quelqu'il soit (or lourd ou or spirituel voire autre encore)  qui serait ainsi "enfoncé" sous le poids des siècles, et donc de L'AGE ?

On pourrait également séquencer SOULAGERAI de la façon suivante : SOU LAGER AI, puis le lire de cette façon SOUs L'AGER j'AIS, autrement dit SOUS L'AGER SE TROUVE CE QUE JE CHERCHE. 

Sous l'ager ?

AGER en latin (en bons curés de campagne Boudet et Saunière étaient de fait latinistes) signifie CAMPAGNE, CHAMP, et a donné par exemple agriculture, mais on peut ici l'entendre simplement au sens de TERRE. Alors "sous l'ager" ne doit-il pas s'entendre SOUS LA TERRE ?

Ainsi en vue de soulager notre faim de mystère le message donnerait en définitive :

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

UN CURE DE CAMPAGNE AGE CHERCHE SOUS LA TERRE, ou le SOL,

et dans ce cas, dans l'image face à un chapiteau "romain" émergeant de la terre (en forme d'un profil humain à l'oeil vigilant et soupçonneux), une logique "verticale" nous inciterait à penser que c'est alors un ROCHER ROND COMME UN PAIN qui dans notre quête serait censé orienter nos pas, autrement dit qui SOULAGERA notre soufrance de ne pas comprendre.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Des rochers ronds dans le pays on peut en trouver quelques uns.

Notamment du côté des collines de Rennes-les-Bains. Mais il en existe un, même deux en réalité, dans un même site, bien ronds cette fois, mais un peu plus vers... le sud, sud-est.

Et c'est la carte forcément, puisqu'il y a donc maintenant une carte de randonnée sur le mur de l'église de Rennes-le-Château, qui probablement devrait nous permettre de retrouver ce pain des Béatitudes.

Un pain de soulagement qui semble avoir comme une propriété régéneratrice si on considère ce rameau bien vivant qui s'extrait avec vigueur des feuilles d'un chapiteau "végétal", pour s'élancer en direction, visuellement, de cette sorte d'îlot rocheux sur lequel pousse une épaisse végétation, arrêtant de ce fait les pas du personnage AGE, lequel n'aspire peut-être qu'à reverdir.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Mais de là à envisager une fontaine, ou plutôt une boule-angerie de jouvence (comme disait Jean Cocteau)... ce serait là une proposition pour le moins fantasmagorique. Alors reverdir à minima du vert de l'espoir, pour commencer. Un pain de vie en somme (comme disait Salvator Dali), qui SOULAGErait de pouvoir retrouver un chemin perdu.

Si toutefois ce guerrier hirsute ensablé (templier ou wisigoth ?) arrête de faire ses gros yeux ronds, lui qui fidèle à son poste depuis on ne sait combien de siècles semble prendre très au sérieux sa mission de garder les abords immédiats de la boule.

28/07/2013

Léonard de Vinci n'aimait pas le hasard


L'argumentaire de cette page se propose de prendre en quelque sorte le problème à l'envers :

- sans envisager à priori qu'il puisse exister "quelque part" dans ses carnets une preuve du passage de Léonard de Vinci dans les Corbières (hypothèse née d'une étude de son oeuvre peint)

- sans avoir eu la possibilité fortuite, d'un "regard de travers" reproduisant naturellement les conditions techniques de l'anamorphose, de réaliser que ce croquis dissimulait la silhouette du Bugarach

aurait-il été possible de réaliser que ce dessin dissimulait la silhouette occultée d'une vraie montagne ?

˜

Dans les carnets de Léonard de Vinci ce dessin d'une montagne n'avait à ce jour jamais pu trouver sa correspondance dans la réalité.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci


A défaut donc de pouvoir comparer avec la vision directe du modèle en pleine nature que l'artiste avait eu un jour sous les yeux on ne peut à ce stade que tenter d'analyser les indices présents aussi objectivement que possible.

1. L'artiste avait de sa propre main porté des inscriptions en divers endroits du tracé. L'une d'elles cependant, sur la gauche de la ligne de crête, apparaît nettement plus significative au dessus d'un piton rocheux.

En quelque sorte une petite colline au sommet de la grande montagne.

DETAIL CRETE.PNG


2. Alors que partout ailleurs le tracé paraît ferme et direct un détail se montre au contraire empreint d'une forme d'hésitation pour ce qui est de son graphisme.

Or il s'agit précisément de la petite colline surmontée d'une inscription.


Ces deux indices superposés nous invitent à envisager, quelle que soit l'identité de cette montagne, qu'un lieu précis sur sa silhouette semblait avoir pour objet d'aimanter notre attention.BUGARACH,LEONARD,VINCIIl conviendrait donc pour commencer de porter notre analyse sur chacun d'eux séparément. Si le plus captivant à priori des deux éléments serait certainement le fait de cette mystérieuse inscription commençons cependant par le second point.

 

A. LA PETITE COLLINE SUR LA CRÊTE

L'objet graphique en lui-même de cette petite colline nous montre la présence de deux niveaux de hauteurs différents. Appelons-les, sans caractère de hiérarchie à quelque titre que ce soit, "niveau 1", pour le plus bas, et "niveau 2", pour le plus haut.

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Cette manière de "bégaiement graphique" présenterait ici tous les signes soit d'une reprise, en vue de clarifier avec une précision accrue un élément de détail sur la crête, soit d'une correction de tracé à la suite d'une première intention mal appréciée au vu de la réalité que nous ne connaissons pas mais que l'artiste lui avait eue sous les yeux. 

Dans les deux cas, reprise de confirmation ou rattrapage d'erreur, du fait que le tracé de sanguine originel ne pouvait être techniquement annulé par l'artiste, rien ne semble permettre de préciser dans quel ordre chronologique s'est déroulé le scénario de l'opération. Et donc rien ne permettrait de préciser lequel des tracés 1 ou 2 est en définitive conforme à une réalité que quoiqu'il en soit nous ne pouvons connaître puisque aucun spécialiste au monde, depuis cinq siècles, n'a été en mesure de retrouver le modèle du dessin. A ce stade cet "objet graphique" à double niveau de hauteur relativement au volume de la montagne entière ne représenterait cependant qu'un détail parmi d'autres. 

Un autre élément maintenant sur le dessin devrait pouvoir nous aider à précise notre observation. En effet sur presque toute sa longueur de la ligne de crête la direction générale de celle-ci se voit doublée juste au dessus d'une seconde ligne plus discrète.

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Or cette ligne traverse de part en part notre objet graphique. On comprend pourtant facilement qu'il s'agit d'un simple tracé préalable destiné à définir avant même l’exécution du dessin les proportions d'ensemble de la représentation de façon à ce qu'une fois l'attention dédiée aux détails cette forme générale soit respectée.

On pourrait cependant s'étonner de cette précaution qu'aurait prise Léonard de Vinci pour la représentation d'une simple montagne. Ce jugement en première analyse se voit par ailleurs renforcé par le fait que dans tous ses autres dessins de montagnes, dans ses carnets, par ailleurs aux profils tout aussi complexes voire davantage, JAMAIS cette précaution n'avait été prise. 

Quoiqu'il en soit pour ce qui est maintenant de notre détail il est clair (comparer avec d'autres points où cette limite de contention a été respectée) qu'ici le niveau 2 le plus haut dépasse nettement au dessus de cette ligne. Tout indiquerait donc que le niveau 2 aurait précédé le 1, puis que la main de l'artiste soit revenu à cet emplacement dans un deuxième temps pour effectuer la réparation en dessinant une petite colline plus modeste, dont on devrait juger par conséquent qu'elle soit cette fois fidèle à la réalité observée par l'artiste. Pour autant resterait à comprendre comment en première intention Léonard de Vinci ait pu commettre une telle - et unique - erreur. Car en l’occurrence ce niveau 2 erroné aurait tout de même atteint une hauteur double de celle de ce niveau 1 dans un deuxième temps repositionné en accord avec la ligne de contention. 

Mais l'analyse ne s'arrête pas ici. 

En effet si on étudie ce tracé 2 on peut observer au niveau de chacune de ses deux pentes latérales une rupture de continuité. Précisément ces absences de solution de continuité se situent d'une part au même niveau de hauteur, ce qui vient à l'encontre de la possibilité d'un hasard, mais plus encore se positionnent exactement à mi-hauteur de ce tracé 2.

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Une hypothèse se fait alors jour. Ce fait ne laisserait-il pas entendre que ce tracé 2 ait été exécuté avec un certain degré d'attention, et non avec cette précipitation tout d'abord envisagée qui en première intention aurait généré une erreur ?

Et dans ce cas ne peut-on envisager que ce tracé 2 dans sa forme et son échelle ne résulte en réalité d'une intention précise ? Ce qui reviendrait à dire que sa définition ait alors pu ne pas être une première intention, mais une seconde.

En d'autres termes la première intention se serait donc portée en réalité sur le niveau 1, le plus petit. Celui par ailleurs qui respecte parfaitement cette ligne de contention que l'artiste, fût-ce si paradoxalement, avait pris utilement la peine (voir le respect de cette limite par ailleurs sur la ligne de crête) de fixer avant même de s'atteler aux détails. 

Et de fait un nouveau regard porté maintenant sur l'objet graphique à la lumière de cette observation, montre qu'un autre scénario paraîtrait plus logique. Léonard aurait ainsi dessiné le niveau 1 (conforme à la limite prévue) "avant" le niveau 2. Lequel niveau 2 apparaît nettement comme positionné "par dessus" la forme en clocheton du niveau 1, coiffant en définitive celui-ci à son sommet plus qu'il ne le recouvre entièrement.

Or si le niveau 2 avait été réalisé "après" le niveau 1 cela ne peut avoir que deux explications possibles. 

Soit effectivement c'est le niveau 1 qui est cette fois erroné par rapport à une réalité, et le niveau 2 par surélévation serait donc venu corriger l’erreur ; mais dans ce cas reste le paradoxe la ligne de contention n'ait pas joué son rôle puisqu'il y a de fait transgression

Soit le niveau 1 est bien conforme dès la première intention à la réalité, et la transgression résulte dans ce cas d'une intention délibérée ; autrement dit ici il serait question de la représentation volontaire d'un "artefact".

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Mais maintenant ne faut-il pas prendre conscience qu'à la base de cette construction à deux étages, existe aussi un niveau 0 ?

Or si on analyse finement le tracé de ce "niveau plancher" il semble bien qu'il s'inscrive cette fois en continuité directe de la ligne de crête "avant" et "après" l'irruption de cet objet graphique. En d'autres termes le niveau 0 aurait donc été "premier", et exécuté dans l'immédiateté du tracé initial de la ligne de crête.

Ensuite serait venu le niveau 1 atteignant la ligne de contention.

Enfin le 2 transgressant résolument cette limite à priori à ne pas franchir.

Sur l'ensemble du processus de ce scénario foncièrement "évolutif", en deux voire trois temps successifs, se dégage en définitive l'idée non pas d'une hésitation, ni de rattrapages d'erreurs, mais d'un construction graphique résultant de la mise en oeuvre d'un processus mental. 

 

A ce stade la seule chose que l'on puisse dire de façon certaine est que décidément à cet emplacement de la ligne de crête Léonard de Vinci semblait avoir fait preuve d'une certaine "difficulté" apparente à prendre position. Ce qui indiscutablement en soit pose question. Bien entendu toutes ces interrogations serait-elles vite résolues si nous connaissions le modèle qui depuis cinq siècles attend toujours quelque part dans la réalité.

Mais il faut se souvenir maintenant - comment passer à côté de ce fait - que l'artiste avait "écrit quelque chose " de sa propre main au dessus précisément de cet objet de toutes de toutes les incertitudes. 

 

B. L'INSCRIPTION

BUGARACH,LEONARD,VINCI

A ce jour il n'existe à ma connaissance aucune publication proposant une traduction pour cette inscription. Comme tout un chacun peut le faire - malgré des difficultés rencontrées à cause des caractères difficilement déchiffrables de cette calligraphie même en employant un miroir (du fait de l’écriture spéculaire de Léonard de Vinci) - il est techniquement possible de finir par aligner et déchiffrer individuellement les 6 caractères successifs du "mot" que l'artiste avait ainsi pris la peine de nous écrire au dessus de l'objet graphique dont il est question sur son dessin.

Or ce mot - que je laisse à chacun le plaisir de découvrir par lui-même avant d'en proposer la solution dans une note à venir du blog - est en réalité en mesure de nous délivrer pas moins de 3 informations simultanées s'inscrivant chacune à un niveau spécifique d'interprétation.

1. Un niveau que je qualifierai de "stratégique".

Il sera question en ce sens du plus grand des secrets que Léonard de Vinci s'était donné pour objectif autant de dissimuler que de sauvegarder dans son oeuvre entière.

2. Un niveau "tactique", destiné avec un "humour" proprement à couper le souffle (au sens propre comme au sens figuré et de toute évidence efficace) à dévier les regards inquisiteurs qui en son temps auraient pu se pencher d'un peu trop près, comme nous le faisons nous-mêmes cinq siècles après, sur des détails étranges portés sur la ligne de crête de son dessin.

3. Enfin un niveau "technique", celui que nous allons prendre en compte ici pour commencer.


pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Encore une fois ces trois niveaux superposés s'appliquent à un seul et unique mot de six lettres. Une fois celui-ci déchiffré il convient de préciser que même en florentin de la Renaissance, qui n'est pas si éloigné de l'italien d'aujourd'hui, ce mot demeurera certainement énigmatique encore, tout en évoquant probablement, à une lettre près, quelque chose de connu à certains. Or il sera nécessaire de faire appel à un document ancien datant du 13ème siècle pour comprendre que ce mot n'est que la forme originelle du nom d'un lieu aujourd'hui parfaitement connu. Mais comme précisé ci-dessus attention à ne pas tomber dans la chausse-trappe du niveau tactique, si l'on veut accéder aux profondeurs révélatrices, et pour le moins surprenantes, du niveau 1, fondamental.

Alors puisque nous en sommes encore au simple niveau technique, ce mot une fois remis dans son contexte d'époque, non pas à la Renaissance mais quelques siècles encore plus tôt, nous délivrera un message sous la forme d'une "histoire" proprement dantesque dont il conviendra d'extraire l'essence sous l'apparence d'une forme liée à un nombre.

Il s'agit en l’occurrence d'une étoile régulière à 6 branches.

Il n'est pas question ici cependant en première intention d'un symbole lié à la culture hébraïque même si effectivement se profile en arrière-plan un contexte "biblique" très concret.

Il sera temps dans ce blog d'y revenir en détail, mais au terme d'une analyse portée sur le sens au niveau technique de ce mot de six lettres positionné juste au dessus de notre objet graphique, on doit considérer que Léonard de Vinci nous suggérait de lui substituer un autre mot en quelque sorte sous-entendu.

Ce mot est MACROCOSME. 

 

Il nous reste maintenant à rassembler les éléments recueillis séparément : 

1. Un objet graphique montrant par dessus un niveau plancher deux niveaux de positions successifs, à priori dans le sens du plus petit au plus grand, et avec pour coefficient multiplicateur le nombre 2.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

2. Un concept de Macrocosme s'inscrivant dans un discours philosophique, en rapport avec le Pythagorisme, que d'aucuns à travers une acceptation ésotérique pourraient trop superficiellement (Léonard détestait les fantasmagories pour leur préférer un imaginaire dont il faisait l'agent éclaireur de ses capacités prospectives) considérer comme étant de de nature fantasmagorique.

Dans la réalité de la Renaissance cependant ce concept se reliait aux recherches sur le Corpus Hermeticum qui à travers Marsile Ficin puis Pic de la Mirandole, ami de Léonard, sans compter un certain Cardano bien connu aussi de l'artiste mais certainement dans un contexte plus obscur, ne pouvaient à cette époque même et de par ces mêmes protagonistes que faire écho à un texte mythique d'Hermès Trismégiste. Si Hermès était la divinité archétypale des cairns qui sur la crête des montagnes désignait aux voyageurs perdus les passables possibles, le Trismégiste quant à lui symboliquement assimilé à un Moïse retrouvant la Table au sommet d'une MONTAGNE, aurait après le Déluge retrouvé la vallée du Paradis terrestre et avait laissé son enseignement à Orphée puis Pythagore) qui n'était autre que la Table d'émeraude :

Le haut est comme le bas, et inversement, pour faire les miracles d'une seule chose.

Un écho moins fortuit que l'on pourrait croire au Notre Père chrétien : "sur la terre comme au ciel". Avec pour objet de relier le "petit", autrement dit l'homme, au plus "grand", à savoir l'univers.

Le fond même du discours de la Table d’Émeraude est fondé sur la relation intime qui unit la partie au tout, soit (par exemple) l'individu en tant que MICROCOSME à l'univers MACROCOSME. C'est ici qu'il faut rappeler, mais nous y reviendrons, que dans ses propres écrits dans ses carnets Léonard de Vinci comparait directement les montagnes aux êtres vivants, et nous verrons comment cet élément se relie aux niveaux d'interprétations stratégique mais aussi tactique de l'inscription.

Ainsi dans notre cas ce fait lié aux montagnes ne peut que nous suggérer maintenant - ces préambules nécessaires ayant été faits - de tenter de comprendre comment une idée de MACROCOSME (le niveau technique de l'inscription) peut ici se relier à un objet graphique dont la construction au sommet d'une montagne sous la forme de deux petites collines imbriquées l'une dans l'autre, suggérerait en définitive l'idée d'une évolution entre deux niveaux de hauteur. Plus exactement dans un rapport 2.


Ce qui est petit est comme ce qui est grand. Et inversement.

Donc...

Ce qui est grand est comme ce qui est petit.

Dit autrement :

La montagne... c'est comme la colline.

Or que faisait la colline ?

LEONARD,VINCI,BUGARACH

Du niveau 1 au niveau 2 : 

la colline grandissait en hauteur du double de sa hauteur initiale, .

Sans bien sûr toucher à la largeur. Faisons-le.

 BUGARACH,LEONARD,VINCI

 

 Cette montagne existe.

bugarach,pic de bugarach,leonard de vinci,leonardo da vinci,aude,corbieres,anamorphose

Elle se trouve dans le sud-ouest de la France où Léonard de Vinci selon les livres n'est jamais allé, là où rencontrent la Haute Vallée de l'Aude et les Hautes Corbières.

 

Le Pic de Bugarach.

 

BUGARACH,LEONARD DE VINCI,PIC DE BUAGARCH,LEONARDO DA VINCI,AUDE,CORBIERES,ANAMORPHOSE

Ici une photo montrée avec l'aimable autorisation du responsable du site :  aquayoup.123.fr/ 

Bien sûr l'objet graphique de la petite colline n'est dans le dessin qu'un pur artefact, 

BUGARACH,LEONARD,VINCI

en tout cas dans sa version 2 au niveau le plus élevé qui ne faisait que désigner le niveau d'accroissement qu'en sympathie avec cet artefact microcosmique il convenait de communiquer au Macrocosme de la montagne dessinée, en prenant au mot le message que Léonard de Vinci nous transmettait dans son carnet de voyage, à travers une petite, subtile, et décisive métaphore microcosmique qui parce qu'un artiste doit nécessairement rencontrer son modèle, prouve maintenant que les deux silhouettes fusionnent que cet artiste était venu jusqu'ici.

bugarach,pic de bugarach,leonard de vinci,leonardo da vinci,corbieres,aude,anamorphose

Mais après avoir réveillé sur ce dessin la vraie forme de la montagne, grâce à l'antidote d'un sommeil de cinq siècles que l'artiste lui-même sous la forme d'une petite capsule à double détente sur la crête, nous avait discrètement laissée, alors une fois vérifié que l'anamorphose :

bugarach,pic de bugarach,leonard de vinci,leonardo da vinci,aude,corbieres,anamorphose

n'était en rien une fantasmagorie puisque Léonard en était ni plus moins l'inventeur dans l'art occidental... le chemin ne s'arrête pas au pied de la muraille.

Car après l'inscription, après la métaphore graphique de l'artefact, deux éléments destinés à attirer notre attention puis à mettre en branle notre capacité à déverrouiller un code, un regard attentif montrera maintenant qu'il y avait encore un autre indice dans les parages de l'artefact.

A peine perceptible cette fois.

Un petit trait vertical positionné exactement au droit de l'artefact surmonté de l'inscription. 

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

La question est de savoir s'il est possible qu'un tracé PERPENDICULAIRE à celui de la ligne de crête qu'il vient croiser à angle droit à cet emplacement peut résulter d'un hasard.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Si maintenant on consulte une carte de randonnée au 25000ème dont se servent aujourd'hui les randonneurs on vérifiera que cet emplacement est celui où passe l'unique chemin du Bugarach, et que cet emplacement est le seul passage sur la crête.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Une crête par ailleurs longue de plus d'un kilomètre.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Peut-on raisonnablement penser qu'il s'agisse d'un hasard ?

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Jean-Pierre PERINI

Celui qui a tracé cet indice sur la crête, n'avait-il pas en définitive juste "coché" un passage nous invitant ni plus ni moins à le suivre jusque là-haut ?

Faut-il suivre cette invitation ?... ou continuer à passer devant la montagne sans même un regard sur la crête et errer quelques siècles encore dans la plaine en se lamentant de ne pouvoir retrouver la trace du plus vieux secret de notre civilisation ?

 

Jean-Pierre PERINI

27 Juillet 2013



27/07/2013

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18/02/2013

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15/02/2013

1. L'abbé Boudet et le secret de l'eau

henri boudet

Henri Boudet, l'abbé de Rennes-les-Bains à la charnière du 19ème et du 20ème siècle, avait écrit à compte d'auteur ce livre "confidentiel" que tout le monde avait jugé dénué de raison et de sens logique, pour ce qui est d'une étude il faut bien le dire très spéciale des "langues mortes" : La vraie langue celtique ou le cromleck de Rennes-les-Bains.

Mais du fait de sa personnalité, et de son implication dans les mystères de l'Aude en interaction avec l'énigme de l'abbé Saunière au village tout proche de Rennes-le-Château, il n'avait pas fallu longtemps pour soupçonner que son grimoire évoquant de façon diffuse l'idée d'une "renaissance", recélait potentiellement les indices qui permettraient un jour, à qui saurait les interprêter, de retrouver et ramener à la lumière la solution d'une énigme séculaire,voire semble-t-il bimillénaire.

RENNES-LES-BAINS,HENRI BOUDETOr comme dans les meilleurs romans de Jules Verne une carte, celle du "territoire" de l'abbé,  avait été insérée dans les pages du livre.

Dans ce cas il ne pouvait bien sûr s'agir, que d'une "carte au trésor".

Alors les chercheurs d'or - or mystique ou or lourd - parcourent depuis en tous sens la forêt de Rennes-les-Bains à la recherche qui d'un tombeau paléochrétien, qui d'une caverne recélant l'antique trésor de Jérusalem dérobé à Rome en 410 par les wisigoths ; sans parler de la cache que les Templiers et les cathares, dans cette région où comme nulle par ailleurs en Europe les uns et les autres avaient semble-t-il fait un bout de chemin ensemble, auraient dissimulé dans la terre.

RENNES-LES-BAINS,HENRI BOUDETLe territoire de Rennes-les-Bains décrit dans cette carte "maison" - dessinée par le frère de l'abbé sur une base fidèle à une carte d'Etat Major d'époque mais avec ici et là dans le détail des divergences de tracé d'autant plus "troublantes" puisque laissant de ce fait entendre quelque signe de piste subliminal - est traversé verticalement par les cours successifs de la Blanque, en provenance du Bugarach au sud, puis de la Sals venant de l'est à partir du pont de Sougraigne où se mélangent les eaux des deux rivières.

Cependant comme on peut le voir à deux repères cartographiques (au sommet et tout en bas de la carte) permettant d'en tracer l'axe médian vertical, le versant oriental du bassin hydrographique de la vallée s'est curieusement retrouvé privilégié, par rapport au versant occidental. La nette dissymétrie qui en découle ayant pour conséquence de déporter cet "axe hydrographiquevertical (et donc l'axe routier puisque celui-ci suit pratiquement le tracé des rivières) bien à gauche de cet axe géométrique. 

On peut ici déjà noter que de ce fait cet axe vertical attendu (en rouge) se retrouve nécessairement décalé aussi par rapport à la symétrie partageant les deux termes Rennes, et celtique, de l'intitulé du titre Rennes celtique. L'axe hydrographique (en bleu) vient ainsi se caler à la verticale en réalité du milieu exact de Rennes. Soit plus exactement sous les deux n centraux, avec pour axe central l'axe de symétrie passant précisément entre les deux n de Rennes.

rennes-les-bains,henri boudet,boudet,bugarach

Un décalage peut-être dû au hasard... mais en définitive rien n'interdisait non plus, à priori, de partager simplement et équitablement la carte de part et d'autre des axes hydrographique et routier. 

Pour comprendre le petit mystère de cette dissymétrie, ou plutôt du déport de symétrie (l'idée même de symétrie étant contenue dans celle de la dualité exprimée par le nombre 2) il suffira peut-on penser de chercher dans le livre un indice venant faire y faire écho.

A ce jour beaucoup d'indices ont été décelés, scrutés, examinés, analysés dans cet ouvrage riche en éléments suggestifs. Cependant aucune convergence ne semble encore avoir été proposée en vue de mettre en lumière une révélation déterminante. Alain SIPRA cependant - bien connu pour avoir mis en évidence de façon lumineuse, et insufisemment appréciée, la "piste wisigothique" dans ces mystères - nous a proposé dans son dernier livre (LA VRAIE LANGUE CELTIQUE Expliquée aux curieux et aux incrédules : "SUR LA VOIE DU BUGARACH"/Jean-Alain SIPRA/Ed.Oeil du Sphinx) une orientation de recherche inédite et pertinente qui entre autres semble s'orienter là où on ne s'y serait pas attendu :  le PIC DE BUGARACH au sud de Rennes-les-Bains.

Or ce site paraît en première lecture être HORS SUJET puisqu'il ne ne se trouve pas situé lui-même dans l'espace de la carte de l'abbé Boudet. Mais justement, qui sait si de là ne viendrait pas en définitive le fait que jusqu'ici on n'ait pensé à exploiter cette piste, l'abbé ayant en somme lui-même fait en sorte qu'il en soit ainsi. Or nous allons voir que d'autres pistes très subtiles se dirigent également vers le Bugarach.

Tout comme cette montagne se trouve donc bien au sud de la limite basse de la carte Boudet c'est bien avant aussi que ne commence le début de son livre, en d'autres termes HORS SUJET aussi, que l'abbé nous aurait laissé, dans le texte cette fois, un indice fondamental. Alors laissons Henri Boudet nous guider lui-même vers la clef principale, qui sait, de son secret cartographique en prenant connaissance du contenu de ses...

 "OBSERVATIONS PRELIMINAIRES".

Un préambule en l'occurence imprimé en quatre pages d'une numérotation séparée. Or pour commencer, ces quatre pages curieusement débutent... par une page 2 !

Si avant même de prendre connaissance de son contenu on se penche maintenant sur la "présentation", on notera immédiatement que cette curieuse page 1 numérotée ne cumule pas moins de 2 anomalies .

  1. Alors que les autres pages des Observations préliminaires sont numérotées en chiffres romains la fausse page 2 est la seule à se voir attribuer un chiffre arabe ! 
  2. Alors que les autres pages des Observations préliminaires sont numérotées en haut de page la fausse page voit elle seule cette numérotation - 2 - positione en bas de page !

Que de "décalages" encore une fois par rapport à la normalité ! Le hasard seul ou un fait ordinaire mettons d'ordre technique de la part de l'imprimeur peut-il avoir été la cause de ces deux erreurs ? Trop d'anomalies, quoiqu'il en soit sur une seule page pour ne pas au moins suspecter qu'il y ait là toutes les apparences d'une stratégie censée nous livrer un signe de piste important

Et en première intention ce signe de piste est ainsi tout désigné :   

Un 2 !      Le nombre de la symétrie, et de la dualité.


On peut noter aussi que la fausse page 2 est surmontée d'une frise comportant ONZE éléments.

BOUDET,RENNES-LES-BAINS

Soit un onze en chiffres arabes qui a tout d'un II en chiffres romains, soit à nouveau le 2 de la DUALITE.

Mais aussi un ONZE qui en chiffres romains s'écrit XI, soit les deux éléments qui dans un CHRISME s'enchevêtrent : un X traversé d'un axe I vertical. L'idée même en somme sur le plan graphique, d'une STRUCTURE SYMETRIQUE VERTICALE, le chrisme partageant EN MIROIR l'alpha et l'omega de part et d'autre de la verticale reliant le P en haut (en fait le R grec -ro-) représentant l'archange Saint-Michel du S en bas (le Serpent du démon), la lance du premier (le bien et la lumière céleste) en partageant l'espace entre une partie gauche (solaire) et une partie droite (lunaire) venant ainsi pourfendre VERTICALEMENT le second (le mal et l'obscurité des profondeurs).

Ces simples observations étant faites il ne nous reste plus maintenant qu'à entrer dans le texte de cette fameuse fausse page 2 avec son mystère de la dualité et de la symétrie. en écartant les éléments secondaires (en gris clair).

Préoccupé de mettre par écrit quelques remarques sur la station thermale de Rennes-les-Bainsoù Dieu nous avait appelé à exercer le ministère paroissial, désireux de faire revivre d'antiques souvenirs, nous pensions, à tort ou à raison, que le nom de Rennes, renfermant sans doute en lui-même l'histoire du pays dans les temps celtiques, nous découvrirait, par une interprétation exacte, bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes. Deux pierres branlantes, placées sur une arête de colline, nous invitaient aussi à interroger avec persévérance un passé, d'ailleurs, fort ténébreux. Mais comment...

 

On y trouve donc 2 phrases entières, plus 2 mots d'une troisième phrase interrompue. Séparons ces phrases et éléments de phrases après les avoir allégées de leurs mentions secondaires.

  • Préoccupé de mettre par écrit quelques remarques sur la station thermale de Rennes-les-Bainsdésireux de faire revivre d'antiques souvenirs, 

nous pensions que LE NOM DE RENNES renfermant sans doute en lui-même l'histoire du pays 

nous découvrirait par une interprétation exacte bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes.

 

  • DEUX PIERRES BRANLANTES placées sur une arête de colline nous invitaient aussi à interroger avec persévérance un passé d'ailleurs fort ténébreux. 

 

Voilà des phrases bien mystérieuses ! Puis nous avons cette fin au début de la troisième phrase :


  • MAIS COMMENT... dont la suite apparaît à la page suivante, la vraie page 2 : ... pénétrer le secret d'une histoire locale par l'interprétation d'un nom composé dans une langue inconnue, lorsque l'histoire de la Gaule ancienne est encore plongée dans une obscurité désolante. 

Ainsi l'essentiel semble tenir dans l'interprétation d'un seul mot. Et ce mot est RENNES ! Tout le secret de l'abbé contenu dans ce mot ? 

Une fois ôté l'enrobage de la phraséologie deux éléments quoiqu'il en soit apparaissent mis en évidence : le nom de Rennes, et deuxpierres branlantes. Il suffit alors de lire l'abbé dans le texte et de bien s'imprégner de l'importance des mots.

1.   LE NOM DE RENNES renferme sans doute EN LUI-MÊME l'histoire du pays et doit nous découvrir par une interprétation exacte bien des choses intéressantes au sujet des roches couronnant les montagnes

2.  DEUX PIERRES BRANLANTES sur une arête de colline invitent à interroger avec persévérance 

Toute une page pour en arriver là :

le secret tient dans le seul mot de RENNES, et la solution doit être trouvée en interaction avec des roches sur des montagnes, en l'occurence 2 PIERRES BRANLANTES.

Tout porte à croire en effet que sans ce mot, et ce mot seul, jamais la serrure du mystère de l'abbé ne pourrait se remettre à cliqueter un jour.

RENNES 

Et bien prenons-le au mot. 

Cependant, que faire d'un tel indice, comment le faire "parler" ? Bref... mais comment ? 

Ne perdons pas de vue que cette page de tous les mystères est placée sous le signe du 2, de la dualité, et de la symétrie.

Or l'abbé nous invite à faire parler le mot RENNES, en le faisant interagir avec 2 PIERRES BRANLANTES placées sur une arête de colline. Nous y sommes donc : ce sont celles-ci qui doivent nous permettre de comprendre le secret du mot RENNES. 

Or les deux pierres branlantes en question sont bien connues puisqu'il ne s'agit pas d'autre chose que des deux fameux "roulers" de l'abbé, situés à flanc de colline à la sortie sud du village, qui nous invitent donc à interroger avec perséverance un passé ténébreux.

BOUDET,RENNES-LES-BAINS

10/02/2013

Le passage sur la crête.

Léonard de Vinci avait donc dessiné le Bugarach dans un de ses carnets. 

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Mais il en avait anamorphosé la silhouette comme s'il fallait que le plus longtemps possible personne ne sache qu'il était venu. Et pour le moins ça aurait marché. Cinq siècles.

LEONARD,VINCI,BUGARACH

Alors comment maintenant expliquer ça. Est-il raisonnable de penser que Léonard ait eu un jour un rendez-vous secret avec le Bugarach ?

Il restait bien quelques blancs dans l'agenda de sa vie, de quoi en tout cas permettre de caser l'espace d'un voyage oublié.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Même si à ce stade sans preuve matérielle les experts seront trop prudents - c'est leur travail et c'est bien comme ça - pour admettre une évidence simplement visuelle dont un enfant se satisferait. Et les adultes il faut leur expliquer longtemps. Leur donner des preuves.

Alors il y a bien ce fait que sur la crête dessinée de son Bugarach de papier quelque chose "n'existe pas dans la réalité". Tout à gauche de la crête, un rocher en trop. 

LEONARD,VINCI,BUGARACHAu tracé par ailleurs griffonné comme à la suite d'un... enfin si j'ose dire, un "petit bug" microcosmique.  Car à première vue Léonard semblait donc avoir dessiné "trop haut" dans un premier temps, puis sa main serait ensuite revenue sur cette erreur pour décapiter ce rocher, un petit pyramidion rendu en quelque sorte transparent du fait même que les deux niveaux successifs demeurent visibles.

Mais en définitive quel est le bon ?

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Car une étude très fine de ce tracé, au niveau de la jonction de ce "bégaiement graphique", montre que le seul scénario envisageable devrait être celui en réalité d'un passage de l'étape 1 à l'étape 2, et non l'inverse. Autrement dit la version du rattrapage d'une erreur en première intention ne tient pas, puisque "l'erreur" est dans la seconde intention, censée être par conséquent la version définitive.

Il n'y a donc pas eu rectification à la baisse de la hauteur du rocher... mais un rehaussement intentionnel !

LEONARD,VINCI,BUGARACH

En somme une transgression assumée. "Au delà de la réalité", puisque la partie terminale de ce rocher a été dessinée par dessus la discrète ligne que l'on voit ici traversant horizontalement l'artefact à mi-hauteur ; ligne tracée au préalable pour contenir les hauteurs réelles des détails sur la crête. La transgression impliquant l'idée en puissance d'un message sous-jacent.

Avec ce fait au passage : le rehaussement de l'artefact est exactement du DOUBLE !.. de la hauteur initiale de ce détail (voir articles précédents du blog).

Or pour apparaître superposable au Bugarach (condition par ailleurs indispensable sans laquelle, faute de comparaison possible, nous n'aurions même pas pris conscience de "l'artificialité de l'artefact") la silhouette sur le croquis avait dû subir une anamorphose mise en oeuvre très exactement avec le même coefficient, le nombre entier le plus simple qui soit : 2 !

BUGARACH,LEONARD,VINCI

C'était là déjà un signe laissant deviner une intention et donc tout sauf un hasard. Mais voilà donc maintenant qu'en petit, sur la crête de ce même dessin, Léonard à travers cet artefact astucieusement bricolé avait ni plus ni moins laissé discrètement traîner, en définitive...

 "l'idée d'une anamorphose".

Car ce que montre le tracé intentionnel de ce détail inventé sur la crête est ni moins qu'une métaphore.

Un message suggéré discrètement à celui qui, s'interrogeant sur le croquis d'une montagne anonyme dans un carnet, finirait par prendre conscience de devoir transposer la petite métaphore microcosmique au macrocosme de la montagne entière ! 

C'est ici que d'intention en intention, d'indice en message subliminal restera à ne pas oublier qu'il y avait aussi cette inscription de la main même de Léonard de Vinci, précisément à l'aplomb précis de la "métaphore". Comment ne pas en arriver à un moment ou un autre à tenter de déchiffrer ce qu'il avait bien pu écrire là, sur la crête.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Or nous le verrons cette "légende", insérée il y a cinq siècles sur le dessin (et au delà de l'indice matériel permettant de repérer sur la crête l'antidote à l'amnésie visuelle de cinq siècles), livrera une information à peine imaginable. Une inscription qu'aucun expert surtout n'a jamais déchiffrée depuis (ce qui en soit restera quoiqu'il en soit un petit mystère aussi dans le mystère). 

Mais pour l'heure il y a donc ce pyramidion métaphorique juste sous l'inscription. Pourquoi donc Léonard de Vinci l'aurait dessiné là, et pas ailleurs ?

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Le hasard encore ? Regardons bien, en fort grossissement cette fois.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Si un jour un génie universel était vraiment venu incognito pour dessiner une montagne perdue, tout au fond de ces Corbières qui devaient pourtant être un bien lointain far-west européen, pour un un florentin de la Renaissance, c'est qu'il devait y avoir une raison.

Quelle que soit celle-ci ça doit tout de même valoir la peine à ce stade de pousser l'enquête jusque dans ses retranchements. En d'autres termes sur ce croquis, unique trace matérielle dans notre dossier, il va falloir faire parler chaque détail. Descendre encore le degré d'observation, jusqu'au niveau du millimètre s'il le faut.

Or il y a là, dans les parages immédiats du rocher "en trop" quelque chose qui nous avait échappé jusqu'ici, un indice à la limite de la perception.

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Un petit trait vertical en effet, à peine perceptible au droit de la "métaphore".

Au premier abord on pense qu'il ne peut s'agir à nouveau que d'une "bavure", le crayon aurait ici dérapé dans la main du dessinateur - un génie artistique décidément bien maladroit pour d'abord avoir eu des difficultés à dessiner une montagne dans ses justes proportions, puis si mal "recopié" sa ligne de crête en y représentant un détail qui n'existe pas, et maintenant en laissant déraper malencontreusement sa pointe de sanguine. Car là encore si on regarde bien, il y a effectivement quelque chose qui ne va décidément pas. Ce petit millimètre d'un trait venant couper la ligne de crête verticalement... il n'y a rien là qui cloche ?

A-t-on déjà vu un crayon déraper perpendiculairement à la direction (horizontale) de la ligne qu'à cet instant sa pointe suivait en traçant une ligne de crête ?

Il n'y a pas d'autre explication : après avoir tracé la silhouette de la montagne puis inventé un rocher subliminal la main de Léonard était revenue là, encore une fois avec une intention bien précise.

BUGARACH,LEONARD,VINCIIl suffira  de consulter une carte IGN au 25000 ème, autrement dit une carte de randonnée actuelle. Et ce que savent tous les promeneurs du dimanche qui montent au Bugarach pour profiter de la vue devient alors évident.

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Il n'existe qu'un seul col sur le Bugarach permettant de basculer d'un versant à l'autre.

Et maintenant qu'après avoir déchiré le voile de son anamorphose le dessin a fini par ressembler à la réalité, il ne reste alors plus qu'à comparer le tracé du chemin sur la carte avec le croquis. La conclusion est alors imparable. 


BUGARACH,LEONARD,VINCI

 

La "métaphore" n'avait été placée au hasard, mais exactement là où se trouve aujourd'hui ce col : l'unique passage dans la montagne. Aujourd'hui comme à la Renaissance.

Car bien sûr ce qui est vrai aujourd'hui l'était forcément il y a cinq siècles. Tout ça - une fois que grâce à la métaphore "hermétique" on avait compris qu'il fallait doubler la hauteur, puis après avoir comparé le dessin désanamorphosé avec la réalité - juste pour que grâce à l'anomalie alors constatée notre attention soit alors attirée sur cet emplacement, et aucun  autre sur la montagne : le passage dans le Bugarach.

En somme Léonard de Vinci nous adressait un message :

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Ca prendra le temps qu'il faudra, mais quand grâce à ma petite métaphore vous aurez fini enfin par comprendre que cette montagne dans mes carnets est le Bugarach, autrement dit une montagne quelque part dans le monde réel, alors vous aussi, sortez maintenant du dessin et entrez  dans la réalité, là, précisément, où pour vous...

... j'ai coché un passage dans la montagne."

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Alors maintenant il n'y a plus qu'à comprendre où tout ça peut mener.

Car bien entendu depuis cinq siècles les choses sont restées en l'état. Il n'y a toujours qu'un seul et unique chemin dans la montagne, impossible de faire autrement que de passer par ce lieu que Léonard avait "balisé" sur son plan en érigeant un petit cairn artificiel. Les montagnes et leurs passages ne changent pas même en cinq siècles. Ce sont juste les hommes qui finalement passent et repassent devant sans prendre le temps de lever la tête vers la crête, pour voir qu'il y a là un passage en quelque sorte dans le temps. Ce passage qui devrait donc nous permettre cette fois cinq siècles après de mettre nos pas, et sans qu'il y ait ici cette fois l'ombre d'une métaphore, exactement dans ceux d'un génie "égaré" sur les chemins d'une montagne réelle.  

Bref, il était monté là-haut.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

 

Léonard de Vinci était un jour monté au sommet du Bugarach.


Voilà le message perdu que parait dissimuler ce dessin resté "voilé" un demi-millénaire dans un carnet.

Autrement dit... juste avant de repartir comme il était venu, sans que plus personne n'entende jamais parler dans le petit village de cet inconnu venu leur voler le profil de leur montagne, et sans oublier auparavant d'effacer toute trace derrière lui de son passage en déformant cette silhouette dans son carnet de voyage, Léonard avait fait une dernière chose encore.

Il nous avait laissé un signe de piste. Une invitation à le suivre, un jour, sur le chemin. Le croquis perdu n'est en effet pas autre chose, grâce à l'invention de la perspective donnant l'illusion du relief,  en définitive qu'un plan en 3D : un plan d'accès au Bugarach.

Ainsi celui qui serait revenu là un jour avec en main un vieux croquis jauni par les siècles, et une fois décadenassé le code de cryptage d'un simple regard de travers se serait dit devant cette muraille de pierre : "Et maintenant ?", laissant alors ses yeux courir le long de la ligne de crête  et réalisant la présence de quelque chose qui n'avait rien à faire là-haut, aurait nécessairement fini par comprendre qu'il y avait un passage.

Car la question en définitive aurait été celle-ci : que fait-on dans la réalité quand une piste en pleine nature, dans un contexte "rocheux", s'interrompt faute d'un tracé visible ?

Les bons randonneurs ne renonçant pas pour si peu, et ne prenant pas pour autant le risque de s'en remettre au hasard, savent qu'il faut alors porter le regard au loin, repérer un cairn, et surtout ne plus lâcher ce "témoin" des yeux jusqu'au moment de l'avoir rejoint.

La présence en effet d'un cairn au lointain signifie "qu'un autre est venu là avant". Et donc qu'il y a un passage possible. Mais il faut nécessairement savoir dans ce cas reconnaître de loin le fait avant tout qu'il s'agisse bien d'un témoin artificiel, et non d'un quelconque rocher naturel. Un objet par conséquent "fait de main d'homme". Un artefact en somme, qui par "contraste" se distinguera dans un contexte de "nature".

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Cet objet "culturel" dans la réalité d'une montagne porte bien un nom : un cairn, une borne qui symbolisait autrefois le dieu des passages justement, dans les montagnes : Hermès, ou Mercure, le dieu alchimique de la Table d’Émeraude. Et que disait-il encore ? Que le haut était comme le bas, et donc le macrocosme comme le microcosme. Et inversement : la petite métaphore comme la montagne toute entière.

Mais Hermès était aussi le dieu des voyageurs perdus. Alors il leur bâtissait discrètement des cairns sur le chemin, en l’occurrence ici un cairn de sanguine sur un vieux plan jauni par les siècles. 

Le rocher en trop, et donc fait de main d'homme sur la crête, n'était bien qu'un cairn de papier sur un plan, destiné à nous faire comprendre qu'un autre était passé, et donc qu'un chemin, qui avec le temps semblait s'être presque effacé était encore possible.

La piste interrompue depuis cinq siècles reprenait donc là-haut. 

A partir de là, qu'auriez-vous fait à ma place ?


Jean-Pierre PERINI

09/02/2013

Léonard de Vinci, la petite métaphore microcosmique et le Bugarach

A cause d'un dessin qui dans ses carnets montre une silhouette superposable à celle du Pic de Bugarach, l'hypothèse d'un Léonard de Vinci venu un jour dans les Corbières semble nous laisser avec des questions apparemment aussi insolvables "sur le papier", que dans la réalité la muraille de roche de la montagne paraît infranchissable. 

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Pour espérer trouver un indice il n'y aurait donc pas d'autre voie que de tenter de faire parler l'unique pièce à conviction à ce stade de ce dossier : le dessin lui-même.

BUGARACH LEONARD VINCI

Un dessin de montagne censé représenter la réalité. Pourtant il y a donc quelque chose sur la ligne de crête qui contrevient de façon flagrante avec la réalité.

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Si Léonard de Vinci avait représenté le Pic de Bugarach alors pourquoi tout à gauche de la crête aurait-il dessiné... "quelque chose qui n'existe pas" ?

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En effet il y a là comme une sorte de rocher griffonné induisant une idée évidente de reprise et de ce fait attirant d'autant plus l'attention que partout ailleurs le tracé parait réalisé d'une main ferme et définitive. Un artefact, au vu de la réalité attendue en ce point de la ligne de crête, dont par ailleurs l’Intérêt se voit renforcé par le fait que la main même de Léonard le surmonte d'une inscription ; en l’occurrence la plus significative. Au niveau de cet objet graphique la ligne discrètement dessinée qui apparaît juste au dessus de la ligne de crête proprement dite, et destinée à définir la limite à ne pas dépasser pour les détails (voir note précédente) a ici été franchie sans hésitation bien au dessus, exactement au double, du niveau correspondant à la réalité. Bien sûr on imagine en première analyse que la main de Léonard de Vinci après une erreur (une telle erreur de la part d'un génie artistique ?) soit tout simplement revenue dans un deuxième temps à cet emplacement pour reprendre et corriger une erreur "à la baisse", d'où le griffonnage, l'artiste  ne pouvant effacer purement et simplement le tracé erroné éxécuté à la sanguine.

DETAIL CRETE.PNG

Une très fine analyse cependant des tracés montre un scénario tout autre. Le plus élevé des deux niveaux présente des interruptions de tracé à mi-hauteur. Or si le plus petit des tracés avait été réalisé après le plus élevé rien ne permettrait d'expliquer l'absence de solution de continuité observée sur les deux pentes de ce tracé extérieur. 

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Autrement dit il semble donc qu'il y ait eu reprise du tracé du niveau le plus élevé, ce qui implique que ce soit ce tracé le plus élevé qui ait fait l'objet d'une correction.

En d'autres termes il n'y a pas eu correction à la baisse pour revenir après coup au niveau de hauteur le plus bas correspondant à la réalité, une réalité par ailleurs prédéfinie par la ligne de contention tracée par l'artiste, mais un rehaussement.

Or dans ce cas une surélévation qui aurait donc porté le niveau de tracé au dessus du niveau réel, en l’occurrence du double. On peut parler ici d'une transgression graphique contrevenant à la recherche de réalisme qui domine dans tout le reste du croquis de cette montagne. En ce sens cette transgression sous-entend l'idée d'une intention. Intention derrière laquelle on peut raisonnablement envisager le fait d'un message sous-jacent. 

En résumé en première intention la main de Léonard aurait ainsi dessiné juste, on ne pouvait s'attendre à moins de sa part, c'est ensuite qu'il y a eu "l'erreur volontaire" du rehaussement. Détail qui du fait de ce dépassement mais aussi de son apparence griffonnée à fortiori surmontée d'une inscription ne pouvait qu'attirer l'attention de tout observateurjusqu'à devoir réaliser que le pyramidion était bien "en trop" sur le dessin, à ce niveau en tout cas de hauteur, par rapport à la réalité du Pic de Bugarach. 

Pourquoi dans ce cas cette erreur volontaire ?

Il va falloir maintenant tenter de comprendre, mais quoiqu'il en soit il est clair, le fait est essentiel, que la conséquence directe de ce fait intentionnel aura donc été d'aimanter irrésistiblement le regard sur cet emplacement de la ligne de crête, où paradoxalement dans cette réalité du Bugarach que peuvent visiter chaque jour les randonneurs aujourd'hui :  "il n'y a rien".

Résumons :

1. Un élément de relief attirant l'attention sur ce point de la crête en raison de son aspect griffonné détonant dans un contexte globalement défini d'une main ferme

2. Un artefact dérogeant de ce fait dans un dessin globalement fidèle à la réalité, une fois bien sûr inversée l'anamorphose.

3. Une reprise de tracé non pas corrigeant une erreur manifeste mais créant intentionnellement un écart par rapport à la réalité, en l’occurrence par une surélévation pouvant être mesurée même d'un rapport 2.

4. Une inscription très visible et par ailleurs la plus significative du dessin entier

Quatre éléments superposés en un point unique du dessin qui ne peuvent que soulever la question d'une intention et donc celle d'une finalité sous-tendant leur mise en oeuvre.

Maintenant il convient de faire un constat. Pourquoi nous posons-nous ces questions ? Ou si l'on veut nous serions-nous posés ces questions si nous n’avions pas découvert dans la réalité une montagne superposable à un dessin une fois celui-ci ayant subi une anamorphose, en l'occurrence d'un coefficient 2 ?

La réponse est non. Devant un dessin resté en l'état tel qu'il apparaît dans les carnets nous aurions éventuellement observé la curiosité d'une reprise de tracé et certainement noté la présence de l'inscription mais jamais le fait d'une artificialité de la présence en ce point d'un élément surélevé ne nous aurait atteint.

En d'autres termes le pertinence de l'observation, pour ce qui est de l'artefact pour commencer, ne s'adresse qu'à ceux qui au préalable, comme nous en ce moment, ont trouvé d'une part quelque part dans le monde réel une montagne ressemblante, mais s'adresse également à ceux qui ont noté que cette montagne n'apparaît ressemblante qu'une celle-ci "désanamorphosée".

Bref, ces faits observables ne s'adressent-ils pas en définitive à ceux qui à ce stade en seraient venus à se poser les questions mêmes que nous nous sommes posées ? Quelles ont été en effet nos questions ?

1. Le fait qu'une anamorphose ait permis au dessin de se superposer à une réalité tient-il du hasard ou d'une intention ?

2. Dans le second cas pourquoi une erreur en ce point par rapport à la réalité ?

 

Pour la question 1. comment se définit donc "techniquement" la transformation de l'anamorphose sinon par un étirement vertical du double de la hauteur initiale de la montagne dessinée. 

Pour la question 2. à quoi peut servir d'attirer notre attention sur l'artefact en trop sinon à nous suggérer d'analyser finement cet artefact. Ce que nous avons fait, et qu'avons-nous conclu ? 

Que cet artefact résultait d'une surélévation du double de la hauteur initiale de la petite colline de départ.

 

Voilà où est la... finalité.

Nous, qui avons noté le fait qu'en étirant le dessin d'une montagne du double de sa hauteur le résultat se superpose à une vraie montagne, puis qui de ce fait même avons ensuite noté qu'en un endroit unique du dessin le dessin diverge pourtant sensiblement de cette réalité, ne devions-nous pas immanquablement en venir à noter que cet artefact s'étirait tout autant du double de sa hauteur pour contrevenir à la réalité ? 

Bref Léonard de Vinci dans un message subliminal mais ciselé avec une précision "psychologique" d'une finesse absolue ne s’adressait il pas à nous, personnellement, directement par delà le mur du temps, comme s'il avait pré-entendu la seule question honnête et censée que nous devions nous poser :

Avons-nous vraiment raison de croire qu'il y ait eu intention de la part de l'artiste pour dissimuler le Bugarach d'un voile anamorphique ?

puis répondu lui-même à cette question en piégeant d'abord notre regard en un lieu précis de la crête, à cause d'une anomalie, puis en nous montrant grâce à quoi en définitive, sinon une petite métaphore d'anamorphose linéaire de coefficient 2 aussi, que non... nous n'avions pas tort de le croire : il y avait bien  intentionnalité, la petite métaphore microcosmique était là pour nous, après avoir attendu cinq siècles, et espérant que quelqu'un finisse un jour par comprendre.

Alors et maintenant... l'inscription.

Le fait est très complexe en réalité. Nous verrons que cette inscription viendra ouvrir un champ d'investigation, pour ce qui est des motivations du voyage oublié, dont nous ne pouvons à ce stade qu'à peine imaginer la portée. Mais en première intention nous verrons aussi que cette inscription - avec un humour à peine concevable et destiné aux experts de son temps qui certainement plaisantaient moins encore que ceux d’aujourd’hui avec les images cachées dans les images,  ce qui n'est pas peu dire - non seulement déminait par avance toute entreprise inquisitrice destinée à défaire trop vite le secret de cette image, mais également livrait une clef d'interprétation qui tient dans le concept même de MACROCOSME.

Un concept issu du pythagorisme et qu'après Ficin, Pic de la Mirandole l'ami de Léonard avait étudié dans le cadre de la traduction de ce texte retrouvé alors et traduit avec pour objet de définir le rapport entre le haut et le bas, ou encore le grand et le petit. Pour tout dire le MACROCOSME et le MICROCOSME. Ici le concept s'applique dans un rapport entre MONTAGNE macrocosmique et PETITE COLLINE microcosmique.

La montagne est comme la colline. Et inversement. 

Nous étions donc invités à comprendre, à travers l'inscription je reviendrai sur ce point, que si le haut était comme le bas, et inversement, alors la montagne était comme la colline. Et inversement, avec le même coefficient d'anamorphose.

 

Le rapport entre "le petit et le grand" était encore une fois au cœur même de la cabale chrétienne que Ficin et Pic de la Mirandole avaient codifiée à la Renaissance, et Léonard, l'ami de Pic, connaissait indiscutablement ces notions en définitive proches du pythagorisme et donc du concept de mise en harmonie entre l'homme et le monde, le PETIT homme et le GRAND univers.

Mais à quoi cela sert-il ?

A ce stade, en revenant à l'artefact sur la crête de la montagne sur le dessin, il fallait donc prendre conscience d'une chose. Le petit pyramidion qui avait donc été relevé artificiellement de la main même de Léonard, ne l'avait pas été du tout au hasard.

Le REHAUSSEMENT avait été exactement du DOUBLE, entre le niveau de départ et le suivant.

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Alors...

-  Un rehaussement

-  Un coefficient multiplicateur d'une valeur entière, et la plus simple qui soit : 2

De quoi rappeler quelque chose...

C'était ni plus ni moins ce qui s'était passé pour le dessin de la montagne elle-même, qui pour ressembler au Pic de Bugarach avait du être :

-  Rehaussée

-  Avec un coefficient d'anamorphose d'une valeur exacte de 2 !

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Le même coefficient pour le pyramidion rehaussé... et l'anamorphose... 

En fait tout se passerait ici comme si Léonard de Vinci avait créé de toute pièce un objet virtuel qui n'existe pas dans la réalité (le cairn, l'artefact) pour tout d'abord piéger grâce à un "griffonnage" notre regard sur cet emplacement précis dans le dessin, jusqu'à devoir réaliser ensuite que cet objet paradoxal n'était pas autre chose qu'une petite... métaphore d'anamorphose !

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En d'autres termes à partir du dessin tel qu'il se présentait initialement dans le carnet de Léonard de Vinci (et qui depuis cinq siècles n'avait jamais permis en l'état d'identifier le modèle en pleine nature) il suffisait après en avoir pris conscience, et après avoir fait parler le mot mystérieux inscrit comme par hasard juste au dessus : une référence nous le verrons dans le détail dans un autre article du blog au signe du Macrocosme) de...

... transposer la petite métaphore microcosmique de l'artefact, au macrocosme de la montagne entière.

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Et ainsi rompre enfin un enchantement qui avait plongé la réalité du Bugarach dans un sommeil de cinq siècles. Grâce en définitive à un ANTIDOTE que Léonard avait lui-même laissé sur la crête pour nous permettre de réveiller la montagne. Plus exactement notre prise de conscience puisque la montagne elle, n'a pas changé en cinq siècles. Nous n'avions fait que passer devant avec trop d'indifférence, laissant même notre attirance pour les fantasmagories - un certain roman d'aérogare au sujet d'un certain code lié à da Vinci et une apocalypse d'opérette pour ce qui est du Bugarach - s'interposer entre notre raison et la réalité.

 

Pour ce qui est donc de l'anamorphose : peut-on maintenant toujours penser que cette histoire d'anamorphose tenait de la coïncidence, sachant encore une fois que ce dessin se trouve dans un carnet de celui-la même qui avait inventé l'anamorphose ?

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Condition sine qua non pour en venir ensuite à prendre conscience du fait

- que Léonard avait dessiné le plus haut sommet des Corbières, et donc

- que pour ça il l'avait nécessairement rencontrée, et donc

- qu'il avait fait un voyage par voie de mer ou de terre entre l'Italie et le piémont nord pyrénéen sans que personne n'en sache jamais rien.

Avec dans ce cas ce fait déroutant que cette "perte de mémoire" il l'avait lui-même organisée et mise en scène. Mais plus encore, c'est donc lui aussi - en insérant à même le croquis piégé "l'antidote" qui permettrait un jour de remonter le temps jusqu'à l'instant précis où il avait levé les yeux sur le Bugarach, quelque part sur un chemin perdu - qui avait donc organisé en personne le fait qu'un jour on puisse finir par comprendre. Grâce à l'allégorie du pyramidion, et surtout au principe de "mémoire de forme" ; propriété inhérente à toute anamorphose. 

 

Faut-il maintenant s'arrêter là dans cette enquête ?

Revenons à cet emplacement qui sur la montagne était censé aimanter notre regard grâce à un artefact. Nous y avons donc trouvé ce rocher paradoxal "qui n'existe pas dans la réalité" parce qu'il n'avait d'autre fonction que de servir de métaphore pour une anamorphose...

Alors reprenons les recherches à partir de l'endroit où la piste s'est arrêtée.

S'il nous a mené jusque là ça ne peut-être par hasard. C'est bien qu'il doit y avoir quelque chose, ici, ou là, quelque part autour du petit "pyramidion transparent".

Vous ne voyez rien ?

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Je vous laisse chercher.

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Si bien sûr, vous l'avez vu. Et vous commencez à comprendre. Il y avait bien encore quelque chose, un détail présent depuis le départ, mais trop insignifiant pour sembler avoir quelque importance. Trop au delà quoiqu'il en soit de la perception immédiate pour prendre conscience de ce qu'implique nécessairement son tracé si... paradoxal.

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Demain nous presserons donc la dernière goutte du vieux secret perdu de Léonard de Vinci. Enfin, pas trop vite, ne nous emballons pas. Si pour le moins nous retrouvons un début de sentier permettant, à partir de la crête du Bugarach, de reprendre l'enquête ce ne sera déjà pas si mal.

A demain donc pour la suite des aventures.

 

Jean-Pierre PERINI