27/02/2014

L'AVENTURE REPREND.

Bonjour, je reprends aujourd'hui l'écriture de ce blog après une année d'absence.

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L'expérience avait dès le départ été enrichissante. Beaucoup d'entre vous, les uns avec sympathie les autres avec exigence, m'avaient fait part de leur enthousiasme. Je les en remercie du fond du cœur, ces messages m'avaient permis de passer des périodes de doute et de découragement ; et je leur demande aussi de me bien vouloir pardonner de ne pas avoir toujours répondu aux commentaires et aux mails qui m'étaient transmis. Je les remercie aussi pour leurs critiques, franches et directes parfois, mais le plus souvent constructives. J'ai ainsi pu prendre conscience de certaines erreurs d'appréciation, sur le plan des arguments et du contenu, mais également pour ce qui est de la forme. La communication par le moyen d'un blog demande quoiqu'il en soit un apprentissage.

Il était donc question d'un dessin de Léonard de Vinci qui, une fois anamorphosé (il faudrait donc écrire "dés-anamorphosé") paraissait montrer une silhouette du Bugarach considérée sous un angle particulier. A ce jour encore beaucoup n'envisagent pas une seconde que cela soit possible, et de ce fait il serait soit question d'un pur hasard, pour ce qui est de la ressemblance, soit ni plus ni moins d'une supercherie. Quant à ceux qui, une fois levées toutes les incertitudes techniques en ce qui concerne l'authentification de l'œuvre, acceptent d'envisager au moins la possibilité d'un voyage "oublié" de Léonard de Vinci dans les Corbières, la question qui s'impose alors est de chercher à comprendre, forcément et là est tout autant la difficulté que la fascination qu'une telle question est à même de susciter, la finalité d'un tel déplacement.

C'est justement pour tenter d'apporter des réponses à cette question que j'ai fait le choix de suspendre une année entière l'écriture de ce blog. Et je ne le regrette pas. Le résultat de ma recherche est désormais sans ambiguïté. Je peux donc l'écrire maintenant :

Oui. Léonard de Vinci était venu un jour au devant du Pic de Bugarach.

Mais il y était aussi monté, afin de se rendre en un point précis de la montagne. Il en avait laissé un témoignage direct. C'est ce que j'ai pu comprendre, "là-haut", grâce à ce que montre un rocher quelque part sur la crête. Un rocher aussi devant lequel, un siècle et demi après Léonard, était passé Nicolas Poussin. Celui-ci en avait laissé une preuve également dans l'un de ses tableaux, au 17ème siècle. Alors de ce rocher j'en ai ramené une photo. Je la produirai bien sûr dès que cela sera possible. L'écrire ici, de cette façon, sans encore fournir d'éléments formels, semblera à beaucoup ridicule. Et à ce stade je peux parfaitement le comprendre. Si je le fais d'ores et déjà cependant c'est uniquement pour, d'une certaine manière, prendre date.

Ce que j'ai pu comprendre durant cette année de recherche me permet d'écrire également - là aussi j'en apporterai les éléments -  que Dante Alighieri avait écrit sa Divine Comédie directement en rapport avec le Bugarach, celui-ci étant en réalité la "porte d'entrée" du voyage dont parle le poème. Là encore beaucoup vont certainement sourire, dans le meilleur des cas. Et pour le moment c'est d'ailleurs bien ainsi.

Alors pourquoi... Pourquoi Léonard de Vinci avait-il fait ce voyage improbable à des centaines de kilomètres de l'axe officiel de ses déplacements, au cours de sa carrière de génie ?

La réponse est simple. Il suffit de lire - pour commencer car les éléments d'appréciation sur le plan historique sont bien plus nombreux et précis qu'on pourrait à priori le penser -  ce qu'a écrit José Luis Espejo il n'y a pas si longtemps dans ses deux ouvrages : Los anos perdidos et El viaje segreto. Je ne partage pas l'intégralité des vues de cet auteur catalan ; cependant on gagnera à prendre connaissance de cette thèse pertinente, pour gagner du temps en quelque sorte, quand l'hypothèse d'un voyage de Léonard dans le piémont pyrénéen sera, bientôt, devenu un fait acquis.

Tout porte à penser effectivement que Léonard de Vinci était le descendant d'une famille de cathares roussillonnais ayant fui l'Inquisition environ deux siècles avant la Renaissance pour rejoindre le nord de l'Italie.

Et s'établissant donc en Toscane. Ce sont les Vinci dans ce cas, qui auront donné son nom au village toscan de Vinci, et non le contraire. Car l'origine de cette famille était de Vinciano, sur les rives de la Thêt. Aujourd'hui Vinça. Allez-y pour voir. Montez en direction du Canigou en passant devant le Prieuré de Serrabone (la "Bonne Colline" disait l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains, dans sa Vraie langue celtique). Et en chemin levez les yeux en direction nord-nord-ouest, pour scruter l'horizon. Vous y verrez une montagne bleue au lointain dépasser d'entre toutes, forcément. Le plus haut sommet des Corbières. A cet instant tâchez d'avoir sur vous une reproduction de la Madone Litta, que Léonard avait peinte en 1482, au moment de son arrivée à Milan, soit très jeune encore. Et regardez alors par une des fenêtres, dans ce tableau. Vous en confluerez raisonnablement que ça ne prouve rien. Forcément. Mais il vous restera alors à mettre cela en rapport avec le fait qu'Henri Boudet, dans son livre, avait positionné deux images l'une derrière l'autre, alors qu'il n'y était pas obligé, puis de raisonner en contemplant à nouveau la Madone Litta. Enfin il faudra bien observer la carte de l'abbé pour convenir qu'effectivement il avait mis Léonard de Vinci au cœur de son secret, exactement comme l'abbé Saunière le fera à Rennes-le-Château, dans son église, puis Jules Verne dans l'un de ses romans, qui n'est pas Clovis Dardentor.

Alors voilà, il faudra dire désormais Léonard le cathare. Et envisager cette fois sérieusement qu'il était revenu sur les lieux, vérifier une légende perdue transportée en Italie dans la mémoire des fugitifs. Mais ça ne sera pas suffisant pour comprendre. Il faudra aller plus loin encore, et pour commencer, dans son croquis, tenter de déchiffrer l'inscription positionnée juste au dessus d'un "artefact". Une fois cela fait, l'étape suivante sera de mettre en relation vos observations dans la Madone Litta, puis dans les images "consécutives" du livre de l'abbé Boudet, avec l'apparition céleste, au sommet d'une montagne, de "celui" qui avait reçu l'héritage "alchimique" (et oui !) des cathares, avant de le transmettre à Dante. Héritage que Vincent-de-Paul recevra à son tour bien plus tard, revenant aussi sur "les lieux du crime" pour témoigner à son tour, discrètement (par nécessité) et faisant le bien sur son chemin, du fait que le Bugarach, de fait, était bien une "porte". Une porte métaphorique bien sûr, et non pas une fantasmagorique porte "spatiotemporelle", mais pour autant une porte de l'aventure humaine toute entière, celle qui sépare l'enfance de la maturité, et dont la Renaissance avait tenté de "dérouiller" la serrure restée trop longtemps grippée. Mais ça n'avait pas marché, alors Léonard pour ne pas que le message soit perdu, et ne pas perdre la mémoire d'un itinéraire, après son voyage "oublié" s'était mis en devoir de peindre sans répit. Avec des paysages un peu enfumés au fond de ses tableaux.

Cette porte est celle en réalité que Poussin avait peinte aussi au fond de son autoportrait, et qui n'était pas une porte en fait, mais un panneau de bois, comme ceux sur lesquels on peignait encore à la Renaissance. Dans ce cas du bois de peuplier. Pour accéder à la "porte" de cet autoportrait, le "triste" puisqu'il y en avait aussi un "souriant", il fallait cependant déplacer auparavant trois autres tableaux. Mais encore fallait-il les identifier, ces trois tableaux. Pour le premier de ces tableaux, celui où apparaît une femme au visage de lune, c'est assez facile, mais pour autant restait comprendre l'allusion. Pour le second, en premier plan en fait, c'est un peu plus difficile, car on ne voit que le dos de l'œuvre, mais une fois ce second tableau identifié l'enseignement qu'on en retire est proprement à couper le souffle - et l'abbé Boudet savait cela bien sûr - car c'est ni plus son propre chemin vers le Bugarach que Poussin avait signifié là "en toutes lettres". Enfin le dernier tableau, dont on ne voit pas même un détail, juste un segment d'encadrement, mi ombre mi lumière. Pourtant c'est suffisant, et ce troisième tableau a été retrouvé il y a à peine quelques années, et conservé en France au prix de quelques millions d'euros pour ne pas le voir émigrer aux Etats-Unis. Une œuvre cette fois qui explique tout, pour peu qu'on se penche sur ses curieux détails chemin faisant - sans trébucher sur les pierres affleurant sur le sable - en direction d'une Arcadie lointaine mais réelle.

C'est bien du plus grand secret d'une civilisation qu'il est question ici. Et il fallait donc un vieux croquis oublié de Léonard de Vinci pour que ce secret retrouve, bientôt, la lumière du jour. Il m'a fallu une année entière pour le comprendre. S'il fallait le dire en quelques mots je crois que je choisirais de vous inviter à lire un livre écrit il y a plus de cinq siècles et qui était dit-on le manifeste même de la Renaissance, par un ami de Léonard à l'Académie de Florence : Pic de  la Mirandole. Tout tient en une phrase. L'homme, contrairement aux anges et aux animaux n'a "aucune place où poser sa tête pour dormir". Et la nécessité alors, d'un programme de civilisation.

La "dignité" de l'aventure humaine est d'avoir à tracer son propre chemin, à égale distance des précipices de la liberté et de la nécessité, du soleil et de la lune, de la lumière et de l'ombre. Mais aussi du ciel et de la terre. L'écrire comme ça fait un peu "cucu". Pourtant ce n'est pas rien, un tel programme. Car cela ne peut se faire que par le truchement d'une "ivresse". Celle dont parle un poète justement, on pourrait presque parler d'une "potion magique". Sauf qu'il n'y a ici bien sûr aucune magie, mais un concept extrêmement pragmatique, et fondé sur l'expérience du réel. Léonard de Vinci n'aurait accepté aucun compromis avec l'expérience des faits. C'est bien ça, qu'il était allé chercher là-haut, sur la crête du Bugarach, avant de repartir comme il était venu en prenant bien soin auparavant de tirer un voile devant la silhouette de cette montagne qu'il était venu retrouver, au pays de ses ancêtres, juste pour vérifier, comme ça (parce qu'il était différent des autres), que le rêve un jour avait bien fusionné avec la réalité.

Alors De la dignité de l'homme, le livre de Pic, lisez-le attentivement, puis penchez-vous sur la Melencholia de Dürer (attention à ne pas perdre en passant, au risque de passer à côté, la faute d'orthographe que les experts, un peu psycho rigides en ce sens, ont tendance à corriger spontanément : Melencholia, en effet, et non pas Melancholia, sinon on en perd le message essentiel indiquant le rapport au manifeste de la Renaissance de Pic) en tentant de comprendre en quoi cette gravure, quintessence du drame d'une civilisation, la nôtre - drame auquel on devait forcément finir par être confronté au bout du chemin si on ne comprenait pas la faute d'orthographie du titre - conceptualise un étroit passage, difficile mais seul viable, entre les deux autoroutes de l'obscurantisme et de l'illuminisme, la religion du rêve pur, et la science matérielle sans conscience. Léonard de Vinci était venu ici, très jeune, pour mettre au point un programme de civilisation axé sur la seule chose qui, au regard de l'aventure humaine toute entière, en valait la peine : le comportement humain. Plus exactement la maîtrise d'une trajectoire, celle de toute existence humaine individuelle, préalable incontournable à toute maitrise des trajectoires civilisationnelles. Il est question ici du Bien et du Mal, forcément. Mais pas du mal que l'on croit, celui qu'on nous fait. Ce serait trop facile. Il est question bien sûr de l'autre, le mal qu'on fait. Et là, forcément, c'est plus compliqué. En gros toute cette histoire des mystères audois - et je comprends qu'on aura du mal à l'admettre tant qu'on n'entre pas maintenant dans le détail - abstraction faite de toute possibilité de trésor matériel ou spirituel (car il faudra y venir aussi) n'a pas d'autre objet en réalité (d'où l'ivresse dont il était question plus haut) que d'apprendre courageusement à maîtriser un dragon. Si un jour (c'est l'histoire de l'île déserte en plus moderne) l'humanité devait emporter une seule chose dans sa fusée en prévision d'un cataclysme, c'est forcément ça qu'elle devrait garder - la manière très pragmatique de parvenir à se coltiner le dragon intérieur, la recette en ce sens d'une ivresse lucide que précisément Léonard avait retranscrite en la peignant, littéralement, dans le paysage de la Joconde : un paysage de l'âme - et non pas une équation mathématique ou un dogme religieux. 

Cherchez dans les carnets de Léonard et vous comprendrez mieux. Tout y est. Plus exactement il est question d'avoir le courage - c'est la moindre des choses pourtant ça ne semble pas être allé de soi pour tout le monde depuis quelques millénaires - de s'occuper du mal qui est en soi avant que de chercher à extirper celui qui se trouve dans le cœur des autres.

Dans l'église Saint-Sulpice Delacroix avait mis un drôle de casque à Saint-Michel, au plafond de la Chapelle des Saints-Anges. En fait par pudeur il avait juste dissimulé ce que Raphael de son côté, dans son Saint-Michel, n'avait pas hésité à montrer, et qu'aucun expert pourtant n'a vu depuis cinq siècles. Si vous comprenez ça, et si vous vous demandez aussi accessoirement pourquoi Michel, le héros du Paris au XXème siècle de Jules Verne, est pris d'un étrange haut le cœur en traversant Paris (passant devant une statue), alors vous commencerez à avoir un début d'explication à ce curieux dessin de Léonard de Vinci qui une fois défait de son voile anamorphique ressemble à une montagne perdue au fin fond des Corbières.

Ne vous y trompez pas, c'est bien d'un secret au delà de l'imaginable qui est resté ici en l'état, intact, depuis bien plus de cinq siècles en fait, et qu'il ne reste plus maintenant qu'à faire ressurgir à la lumière du jour. Pour peu cependant que les rêveurs arrêtent de prendre les vessies de l'imaginaire pour les lanternes du savoir, mais pour peu aussi que les experts de ce savoir, aujourd'hui, se déparent un tant soit peu de leur psychorigidité scholastique pour analyser les faits, rien que les faits, mais tous les faits, avec un minimum de bon sens.

Léonard à sa manière, après avoir retrouvé le chemin perdu en avait en quelque sorte matérialisé l'itinéraire dans un plan, sous la forme d'un dessin anamorphosé, puis il nous l'avait en quelque balancé comme une bouteille à la mer par dessus le mur des siècles. Espérant qu'on finisse un jour par comprendre, et décrypter enfin sa Joconde.

Ce sera donc l'objet ici, en prenant tout le temps nécessaire puisqu'après tout ce secret aurait pu attendre des siècles encore - et qui sait risquer aussi de ne plus jamais être élucidé si le croquis avait disparu comme les quatre cinquièmes des dessins de Léonard perdus à jamais - de la reprise aujourd'hui de ce blog après une année de vacance.

01/09/2013

Le grand bas-relief de la Montagne des 8 Béatitudes

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Le grand bas relief sur le mur du fond de l'église de Rennes-le-Château est certainement l'élément le plus spectaculaire du réagencement intérieur de cet édifice par l'abbé Saunière à la fin du 19ème siècle.

Une carte postale éditée de son temps et sous ses directives très probablement, montre ici cette fresque en relief telle qu'on peut aujourd'hui encore la découvrir, inscrite sous l'immense archivolte et juste au dessus d'un confessionnal encadré de quatre stations du Chemin de Croix. On y voit également les deux fresques latérales, de part et d'autre du bas-relief, et dont les paysages réels qu'elles semblent suggérer n'ont à ce jour jamais été identifiés.

Bérenger Saunière,Rennes-le-Château

Dans les articles suivants du blog nous allons voir que d'une part Bérenger Saunière avait inséré dans le graphisme du bas-relief une véritable CARTE GÉOGRAPHIQUE DE LA RÉGION. 

Carte murale qui après un siècle d'une "invisibilité" due uniquement à la subtilité de sa dissimulation, va maintenant permettre d'établir des correspondances entre certains détails évocateurs - notamment un fameux SAC PERCE - et des sites enfin localisables "sur le terrain".

Or à travers une analyse de la fresque va également se dégager le fait que sur cette carte géographique superposée à une scène narrative plusieurs indices dans celle-ci s'orientent directement vers une zone située en bas à droite du bas-relief - autrement dit plein sud-est à partir de Rennes-le-Château - en direction d'un emplacement correspondant au PIC DE BUGARACH.

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Par ailleurs, venant de ce fait confirmer le caractère primordial de cette piste, une surprenante mise en scène graphique des personnages eux-mêmes - non plus au niveau de la ligne d'interface entre leur contour et la colline mais du fait de leurs gestuelles corporelles respectives cette fois - sera mise en évidence une mise en scène littéralement ciselée qui aura eu pour objet de figurer sur toute l'étendue de la fresque en relief ni plus ni moins (sous un angle de vue très spécifique qui ne doit rien au hasard puisqu'en réalité  définie en rapport avec un dessin de Léonard de Vinci dans ses carnets) que LA SILHOUETTE DU PIC DE BUGARACH.

Mais la piste du Bugarach nous allons le voir dans tous les sens du terme se superpose avec ici-même celle d'un personnage dont le GIGANTESQUE VISAGE, comme pour la montagne elle-même, apparaîtra  dissimulé de la même manière dans la mise en forme graphique de la fresque. Or ce visage qui en lui-même semblerait ne pouvoir être identifié, sera dans un deuxième temps complété par un autre indice visuel en mesure cette fois d'en révéler l'identité : LEONARD DE VINCI.

Au final on retiendra alors quel niveau de subtilité il aura fallu mettre en oeuvre en termes de complexité dans la conception pour dans une même composition figurer :

• une carte géographique,

• la silhouette d'une montagne réelle,

• un visage,

• et un indice visuel de taille conséquente, 

Le tout dans un même espace et de façon "superposée".

Mais dans des articles ultérieurs du blog - quand nous en viendrons enfin à prendre conscience à quel point la décoration de cette église (ainsi que le livre de l'abbé Boudet) auront de façon souterraine mais d'une manière décisive directement influencé l'émergence du courant artistique et intellectuel du Surréalisme au XXème siècle (Breton, Cocteau, Dali), il ne nous restera alors plus qu'à prendre en compte toute la dimension du fait de cet agencement à la fois cartographique et iconographique pour réaliser à quel point aux yeux de Bérenger Saunière le concept même de l'idée ici de superposition n'avait d'autre objet que de superposer deux références fondatrices des mystères de l'Aude : le Pic de Bugarach et Léonard de Vinci.

Ceci bien entendu à travers l'idée d'une rencontre. Autrement dit un voyage oublié de l'artiste.

Voyage cependant qui - s'il avait initié une incroyable construction intellectuelle patiemment complétée ensuite en chacun des siècles qui nous séparent de la Renaissance, et qu'il faudra un jour considérer comme un fait culturel en lui-même d'une importance de premier plan pour ce qui est de l'histoire des idées - n'avait eu pour objet que de :

• retrouver pour commencer, sur le terrain, un dispositif topographique et géographique instruit sur le plan de la symbolique depuis certainement les premiers siècles de notre ère

• mettre en oeuvre les conditions d'une sauvegarde dans les mémoires de ce dispositif afin que ne soit jamais perdu l'acquis d'une réflexion civilisationnelle approfondie à laquelle auront silencieusement participé les plus grands noms de notre ancien monde. A commencer, mais alors l'histoire avait déjà commencé depuis bien longtemps et celui-ci ne faisait que s'y inscrire humblement à son tour, par Dante Alighieri.


Mais pour en revenir au sujet de cet article, la mise à jour dans l’église de Rennes-le-Château de références superposées devant laisser entendre le fait d'une rencontre entre Léonard de Vinci et le Bugarach, un détail sur la fresque du bas-relief - une béquille qui ne serait en fait que le bâton d'un pèlerin gravissant une montagne pour rejoindre l'unique passage sur la crête de celle-ci - devra être mis en relation avec un détail équivalent dans un dessin de Léonard de Vinci, dans ses carnets, qui une fois anamorphosé (en fait désanamorphosé) apparaîtra superposable au Bugarach, avec sur la crête dans le dessin un indice montrant que l'artiste savait qu'il n'y avait de fait, tout comme aujourd’hui encore, qu'un seul passage sur la crête.. 

A ce titre il sera utile avant de poursuivre cette analyse du grand bas-relief de l'église de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château, de lire auparavant les articles du blog concernant l'analyse d'un CROQUIS de Léonard :

•  LES FAITS

•  LES SOURCES

•  LES INDICES


Pour autant une fois que nous aurons ensuite analysé d'autres surprenants témoignages dans cette même église et une fois ceux-ci mis en parallèle avec des éléments équivalents dans le livre de l'abbé Boudet, les choses ne s’arrêteront pas là pour ce qui est des révélations car non seulement la superposition des deux pistes (Léonard et le Bugarach) ouvrira un champ d'investigation jamais considéré jusqu'ici, mais un élément mettant cette fois en jeu Nicolas Poussin nous permettra de commencer à comprendre ce que Léonard de Vinci avait bien pu venir faire dans les Corbières en nous apportant :

1. L'origine réelle du document bien connu des chercheurs et nommé SERPENT ROUGE

2. La source ignorée à ce jour de l'iconographie de la toile des BERGERS D'ARCADIE de Nicolas Poussin

3. L'explication de la phrase ET IN ARCADIA EGO gravée sur le tombeau de ce tableau de Poussin 

4. La solution de l'énigme, encore juste effleurée quant à son explication, d'une date annuelle emblématique de ces mystères : le 17 JANVIER 

 

Dans la note suivante nous allons donc pour commencer découvrir sur le mur de l'église de Rennes-le-Château la présence d'une CARTE MURALE

 

Jean-Pierre PERINI

31/07/2013

L'abbé Saunière et le guerrier ensablé.

Il y avait donc une carte... sur le mur de l'église de Rennes-le-Château. La "carte Saunière" en somme, comme il y avait une carte Boudet. Mais où est cachée la légende de la carte ?...

Abbé Saunière,Rennes-le-Château

Les indices ne semblent pas manquer, mais bien trop silencieux cependant pour raconter trop facilement la légende perdue.

Et il y a donc ce fameux sac percé. Un sac de blé... ou qui sait de farine, sachant que par là passait autrefois un ancien chemin de meunier.

SAUNIERE,RENNES-L- CHATEAUPourtant à bien y regarder il s'agirait simplement de morceaux de pain. Et en réalité ne faudrait-il pas mettre en relation ce sac de pain avec le pain que Sainte Germaine (présente sur la fresque en bordure de la carte "entre Espéraza et Quillan" mais aussi sur une statue proche de ce mur) dissimule dans son tablier ? Bref ne faut-il pas ici imaginer... une route du pain ?

Mais à droite de la carte, du côté où s'écoulent les larmes d'une "Madeleine", n'y aurait-il pas aussi... une route du sel  ?

                                                   " Venez-TOUS à moi "

                                                        et confessionnal 

écrivait donc l'abbé sur sur sa carte postale "ancienne".

Tous ?... Que confessait-il donc. Plusieurs chemins, une seule destination ? Laquelle... dans ce cas. Cette mise en scène cartographique doit bien mener quelque part !

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

Peut-être fallait-il lire : "

VENEZ A MOI hommes et femmes de peu de foi, VOUS TOUS QUI SOUFFREZ de ne pas comprendre ET QUI ETES ACCABLES à force de chercher en tous sens avec pelles, pioches, pendules et décamètres alors que la solution se confesse ici. "

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Et moi, la carte invisible sur le mur, JE VOUS SOULAGERAI de vos peines en vous faisant gagner un temps précieux.

Il y a bien un village du nom de SOULATGE, un peu vers l'est-sud-est du pays de Rennes-le-Château. Mais trop loin probablement du théatre des opérations décrit par la carte d'état major de l'abbé Saunière. Alors portons pour le moins le regard vers la droite, un peu en bas, juste au dessus de JE VOUS SOULAGERAI, sur l'étrange paysage peint sinon de sa main forcément, du moins sous ses directives précises, peut-être avec l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains pour Maître d'Oeuvre.  

Si on prend le temps de bien observer il y a beaucoup de choses à voir sur cette fresque, certaines troublantes, d'autres quasiment invisibles car dissimulées avec une subtilité à peine soupçonnable. Des "choses" déjà repérées depuis longtemps, ou pas ; mais qui maintenant, en correspondance graphique avec le monde réel du pays des deux Rennes, pourraient qui sait, nous permettre enfin de savoir où donc l'abbé allait traîner ses godillots quand il partait en excursion dans le pays.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Pour commencer, nous soulagerons peut-être notre faim de mystère en suivant un chemin de farine menant à un rocher rond comme un pain.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Car en définitive ce petit personnage dans un paysage incertain sur le côté de la montagne, et dont on a envisagé logiquement qu'il puisse être un CURE DE CAMPAGNE, ne se trouve-t-il pas à l'aplomb exact d'un rocher trop curieux de par sa forme spérique pour être quelconque ? 

Par ailleurs, même si des photographies montrent l'abbé Saunière en vadrouille avec toujours son parapluie sous le bras, ne faut-il pas noter avant toute autre chose que nous avons ici un personnage visiblement ACCABLE, mais accablé en définitive par quoi, sinon manifestement par L'AGE ?

Et ne correspondrait-il pas à l'idée qu'on se ferait plutôt de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains ? Peut-être, mais rien ne permet à ce stade encore d'en être certain. Cependant il reste que s'il s'agit d'un homme alors c'est bien un curé, mais surtout que la silhouette définit indiscutablement un PERSONNAGE AGE.

Ainsi nous avons donc un personnagé accablé par L'AGE, écumant la CAMPAGNE, à la verticale d'un ROCHER ROND comme un pain.

Or si cette verticale mettait déjà en relation le ROCHER ROND et le personnage AGE, si on prolonge encore cette même ligne vers le vas nous arriverons sur les lettres centrales de SOULAGERAI.

Et si on se met bien en face les lettres désignées seront... LAGE.

Pourquoi ne pas tenter alors de nous lancer dans une tentative de décryptage phonétique (ce n'est pas l'abbé Boudet qui nous retiendrait de le faire, même si ici nous sommes sur les terres à priori de Saunière) tout en gardant prudence quand aux conclusions.

On pourrait ainsi voir ici, pour commencer, "un personnage accablé SOUS L'AGE". Autrement dit par le poids des ans. Mais s'agit-il du personnage ou de ce qu'il cherche ? Ne serait-ce pas le "trésor" quelqu'il soit (or lourd ou or spirituel voire autre encore)  qui serait ainsi "enfoncé" sous le poids des siècles, et donc de L'AGE ?

On pourrait également séquencer SOULAGERAI de la façon suivante : SOU LAGER AI, puis le lire de cette façon SOUs L'AGER j'AIS, autrement dit SOUS L'AGER SE TROUVE CE QUE JE CHERCHE. 

Sous l'ager ?

AGER en latin (en bons curés de campagne Boudet et Saunière étaient de fait latinistes) signifie CAMPAGNE, CHAMP, et a donné par exemple agriculture, mais on peut ici l'entendre simplement au sens de TERRE. Alors "sous l'ager" ne doit-il pas s'entendre SOUS LA TERRE ?

Ainsi en vue de soulager notre faim de mystère le message donnerait en définitive :

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

UN CURE DE CAMPAGNE AGE CHERCHE SOUS LA TERRE, ou le SOL,

et dans ce cas, dans l'image face à un chapiteau "romain" émergeant de la terre (en forme d'un profil humain à l'oeil vigilant et soupçonneux), une logique "verticale" nous inciterait à penser que c'est alors un ROCHER ROND COMME UN PAIN qui dans notre quête serait censé orienter nos pas, autrement dit qui SOULAGERA notre soufrance de ne pas comprendre.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Des rochers ronds dans le pays on peut en trouver quelques uns.

Notamment du côté des collines de Rennes-les-Bains. Mais il en existe un, même deux en réalité, dans un même site, bien ronds cette fois, mais un peu plus vers... le sud, sud-est.

Et c'est la carte forcément, puisqu'il y a donc maintenant une carte de randonnée sur le mur de l'église de Rennes-le-Château, qui probablement devrait nous permettre de retrouver ce pain des Béatitudes.

Un pain de soulagement qui semble avoir comme une propriété régéneratrice si on considère ce rameau bien vivant qui s'extrait avec vigueur des feuilles d'un chapiteau "végétal", pour s'élancer en direction, visuellement, de cette sorte d'îlot rocheux sur lequel pousse une épaisse végétation, arrêtant de ce fait les pas du personnage AGE, lequel n'aspire peut-être qu'à reverdir.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Mais de là à envisager une fontaine, ou plutôt une boule-angerie de jouvence (comme disait Jean Cocteau)... ce serait là une proposition pour le moins fantasmagorique. Alors reverdir à minima du vert de l'espoir, pour commencer. Un pain de vie en somme (comme disait Salvator Dali), qui SOULAGErait de pouvoir retrouver un chemin perdu.

Si toutefois ce guerrier hirsute ensablé (templier ou wisigoth ?) arrête de faire ses gros yeux ronds, lui qui fidèle à son poste depuis on ne sait combien de siècles semble prendre très au sérieux sa mission de garder les abords immédiats de la boule.

15/02/2013

1. L'abbé Boudet et le secret de l'eau

henri boudet

Henri Boudet, l'abbé de Rennes-les-Bains à la charnière du 19ème et du 20ème siècle, avait écrit à compte d'auteur ce livre "confidentiel" que tout le monde avait jugé dénué de raison et de sens logique, pour ce qui est d'une étude il faut bien le dire très spéciale des "langues mortes" : La vraie langue celtique ou le cromleck de Rennes-les-Bains.

Mais du fait de sa personnalité, et de son implication dans les mystères de l'Aude en interaction avec l'énigme de l'abbé Saunière au village tout proche de Rennes-le-Château, il n'avait pas fallu longtemps pour soupçonner que son grimoire évoquant de façon diffuse l'idée d'une "renaissance", recélait potentiellement les indices qui permettraient un jour, à qui saurait les interprêter, de retrouver et ramener à la lumière la solution d'une énigme séculaire,voire semble-t-il bimillénaire.

RENNES-LES-BAINS,HENRI BOUDETOr comme dans les meilleurs romans de Jules Verne une carte, celle du "territoire" de l'abbé,  avait été insérée dans les pages du livre.

Dans ce cas il ne pouvait bien sûr s'agir, que d'une "carte au trésor".

Alors les chercheurs d'or - or mystique ou or lourd - parcourent depuis en tous sens la forêt de Rennes-les-Bains à la recherche qui d'un tombeau paléochrétien, qui d'une caverne recélant l'antique trésor de Jérusalem dérobé à Rome en 410 par les wisigoths ; sans parler de la cache que les Templiers et les cathares, dans cette région où comme nulle par ailleurs en Europe les uns et les autres avaient semble-t-il fait un bout de chemin ensemble, auraient dissimulé dans la terre.

RENNES-LES-BAINS,HENRI BOUDETLe territoire de Rennes-les-Bains décrit dans cette carte "maison" - dessinée par le frère de l'abbé sur une base fidèle à une carte d'Etat Major d'époque mais avec ici et là dans le détail des divergences de tracé d'autant plus "troublantes" puisque laissant de ce fait entendre quelque signe de piste subliminal - est traversé verticalement par les cours successifs de la Blanque, en provenance du Bugarach au sud, puis de la Sals venant de l'est à partir du pont de Sougraigne où se mélangent les eaux des deux rivières.

Cependant comme on peut le voir à deux repères cartographiques (au sommet et tout en bas de la carte) permettant d'en tracer l'axe médian vertical, le versant oriental du bassin hydrographique de la vallée s'est curieusement retrouvé privilégié, par rapport au versant occidental. La nette dissymétrie qui en découle ayant pour conséquence de déporter cet "axe hydrographiquevertical (et donc l'axe routier puisque celui-ci suit pratiquement le tracé des rivières) bien à gauche de cet axe géométrique. 

On peut ici déjà noter que de ce fait cet axe vertical attendu (en rouge) se retrouve nécessairement décalé aussi par rapport à la symétrie partageant les deux termes Rennes, et celtique, de l'intitulé du titre Rennes celtique. L'axe hydrographique (en bleu) vient ainsi se caler à la verticale en réalité du milieu exact de Rennes. Soit plus exactement sous les deux n centraux, avec pour axe central l'axe de symétrie passant précisément entre les deux n de Rennes.

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Un décalage peut-être dû au hasard... mais en définitive rien n'interdisait non plus, à priori, de partager simplement et équitablement la carte de part et d'autre des axes hydrographique et routier. 

Pour comprendre le petit mystère de cette dissymétrie, ou plutôt du déport de symétrie (l'idée même de symétrie étant contenue dans celle de la dualité exprimée par le nombre 2) il suffira peut-on penser de chercher dans le livre un indice venant faire y faire écho.

A ce jour beaucoup d'indices ont été décelés, scrutés, examinés, analysés dans cet ouvrage riche en éléments suggestifs. Cependant aucune convergence ne semble encore avoir été proposée en vue de mettre en lumière une révélation déterminante. Alain SIPRA cependant - bien connu pour avoir mis en évidence de façon lumineuse, et insufisemment appréciée, la "piste wisigothique" dans ces mystères - nous a proposé dans son dernier livre (LA VRAIE LANGUE CELTIQUE Expliquée aux curieux et aux incrédules : "SUR LA VOIE DU BUGARACH"/Jean-Alain SIPRA/Ed.Oeil du Sphinx) une orientation de recherche inédite et pertinente qui entre autres semble s'orienter là où on ne s'y serait pas attendu :  le PIC DE BUGARACH au sud de Rennes-les-Bains.

Or ce site paraît en première lecture être HORS SUJET puisqu'il ne ne se trouve pas situé lui-même dans l'espace de la carte de l'abbé Boudet. Mais justement, qui sait si de là ne viendrait pas en définitive le fait que jusqu'ici on n'ait pensé à exploiter cette piste, l'abbé ayant en somme lui-même fait en sorte qu'il en soit ainsi. Or nous allons voir que d'autres pistes très subtiles se dirigent également vers le Bugarach.

Tout comme cette montagne se trouve donc bien au sud de la limite basse de la carte Boudet c'est bien avant aussi que ne commence le début de son livre, en d'autres termes HORS SUJET aussi, que l'abbé nous aurait laissé, dans le texte cette fois, un indice fondamental. Alors laissons Henri Boudet nous guider lui-même vers la clef principale, qui sait, de son secret cartographique en prenant connaissance du contenu de ses...

 "OBSERVATIONS PRELIMINAIRES".

Un préambule en l'occurence imprimé en quatre pages d'une numérotation séparée. Or pour commencer, ces quatre pages curieusement débutent... par une page 2 !

Si avant même de prendre connaissance de son contenu on se penche maintenant sur la "présentation", on notera immédiatement que cette curieuse page 1 numérotée ne cumule pas moins de 2 anomalies .

  1. Alors que les autres pages des Observations préliminaires sont numérotées en chiffres romains la fausse page 2 est la seule à se voir attribuer un chiffre arabe ! 
  2. Alors que les autres pages des Observations préliminaires sont numérotées en haut de page la fausse page voit elle seule cette numérotation - 2 - positione en bas de page !

Que de "décalages" encore une fois par rapport à la normalité ! Le hasard seul ou un fait ordinaire mettons d'ordre technique de la part de l'imprimeur peut-il avoir été la cause de ces deux erreurs ? Trop d'anomalies, quoiqu'il en soit sur une seule page pour ne pas au moins suspecter qu'il y ait là toutes les apparences d'une stratégie censée nous livrer un signe de piste important

Et en première intention ce signe de piste est ainsi tout désigné :   

Un 2 !      Le nombre de la symétrie, et de la dualité.


On peut noter aussi que la fausse page 2 est surmontée d'une frise comportant ONZE éléments.

BOUDET,RENNES-LES-BAINS

Soit un onze en chiffres arabes qui a tout d'un II en chiffres romains, soit à nouveau le 2 de la DUALITE.

Mais aussi un ONZE qui en chiffres romains s'écrit XI, soit les deux éléments qui dans un CHRISME s'enchevêtrent : un X traversé d'un axe I vertical. L'idée même en somme sur le plan graphique, d'une STRUCTURE SYMETRIQUE VERTICALE, le chrisme partageant EN MIROIR l'alpha et l'omega de part et d'autre de la verticale reliant le P en haut (en fait le R grec -ro-) représentant l'archange Saint-Michel du S en bas (le Serpent du démon), la lance du premier (le bien et la lumière céleste) en partageant l'espace entre une partie gauche (solaire) et une partie droite (lunaire) venant ainsi pourfendre VERTICALEMENT le second (le mal et l'obscurité des profondeurs).

Ces simples observations étant faites il ne nous reste plus maintenant qu'à entrer dans le texte de cette fameuse fausse page 2 avec son mystère de la dualité et de la symétrie. en écartant les éléments secondaires (en gris clair).

Préoccupé de mettre par écrit quelques remarques sur la station thermale de Rennes-les-Bainsoù Dieu nous avait appelé à exercer le ministère paroissial, désireux de faire revivre d'antiques souvenirs, nous pensions, à tort ou à raison, que le nom de Rennes, renfermant sans doute en lui-même l'histoire du pays dans les temps celtiques, nous découvrirait, par une interprétation exacte, bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes. Deux pierres branlantes, placées sur une arête de colline, nous invitaient aussi à interroger avec persévérance un passé, d'ailleurs, fort ténébreux. Mais comment...

 

On y trouve donc 2 phrases entières, plus 2 mots d'une troisième phrase interrompue. Séparons ces phrases et éléments de phrases après les avoir allégées de leurs mentions secondaires.

  • Préoccupé de mettre par écrit quelques remarques sur la station thermale de Rennes-les-Bainsdésireux de faire revivre d'antiques souvenirs, 

nous pensions que LE NOM DE RENNES renfermant sans doute en lui-même l'histoire du pays 

nous découvrirait par une interprétation exacte bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes.

 

  • DEUX PIERRES BRANLANTES placées sur une arête de colline nous invitaient aussi à interroger avec persévérance un passé d'ailleurs fort ténébreux. 

 

Voilà des phrases bien mystérieuses ! Puis nous avons cette fin au début de la troisième phrase :


  • MAIS COMMENT... dont la suite apparaît à la page suivante, la vraie page 2 : ... pénétrer le secret d'une histoire locale par l'interprétation d'un nom composé dans une langue inconnue, lorsque l'histoire de la Gaule ancienne est encore plongée dans une obscurité désolante. 

Ainsi l'essentiel semble tenir dans l'interprétation d'un seul mot. Et ce mot est RENNES ! Tout le secret de l'abbé contenu dans ce mot ? 

Une fois ôté l'enrobage de la phraséologie deux éléments quoiqu'il en soit apparaissent mis en évidence : le nom de Rennes, et deuxpierres branlantes. Il suffit alors de lire l'abbé dans le texte et de bien s'imprégner de l'importance des mots.

1.   LE NOM DE RENNES renferme sans doute EN LUI-MÊME l'histoire du pays et doit nous découvrir par une interprétation exacte bien des choses intéressantes au sujet des roches couronnant les montagnes

2.  DEUX PIERRES BRANLANTES sur une arête de colline invitent à interroger avec persévérance 

Toute une page pour en arriver là :

le secret tient dans le seul mot de RENNES, et la solution doit être trouvée en interaction avec des roches sur des montagnes, en l'occurence 2 PIERRES BRANLANTES.

Tout porte à croire en effet que sans ce mot, et ce mot seul, jamais la serrure du mystère de l'abbé ne pourrait se remettre à cliqueter un jour.

RENNES 

Et bien prenons-le au mot. 

Cependant, que faire d'un tel indice, comment le faire "parler" ? Bref... mais comment ? 

Ne perdons pas de vue que cette page de tous les mystères est placée sous le signe du 2, de la dualité, et de la symétrie.

Or l'abbé nous invite à faire parler le mot RENNES, en le faisant interagir avec 2 PIERRES BRANLANTES placées sur une arête de colline. Nous y sommes donc : ce sont celles-ci qui doivent nous permettre de comprendre le secret du mot RENNES. 

Or les deux pierres branlantes en question sont bien connues puisqu'il ne s'agit pas d'autre chose que des deux fameux "roulers" de l'abbé, situés à flanc de colline à la sortie sud du village, qui nous invitent donc à interroger avec perséverance un passé ténébreux.

BOUDET,RENNES-LES-BAINS