01/09/2013

Le grand bas-relief de la Montagne des 8 Béatitudes

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Le grand bas relief sur le mur du fond de l'église de Rennes-le-Château est certainement l'élément le plus spectaculaire du réagencement intérieur de cet édifice par l'abbé Saunière à la fin du 19ème siècle.

Une carte postale éditée de son temps et sous ses directives très probablement, montre ici cette fresque en relief telle qu'on peut aujourd'hui encore la découvrir, inscrite sous l'immense archivolte et juste au dessus d'un confessionnal encadré de quatre stations du Chemin de Croix. On y voit également les deux fresques latérales, de part et d'autre du bas-relief, et dont les paysages réels qu'elles semblent suggérer n'ont à ce jour jamais été identifiés.

Bérenger Saunière,Rennes-le-Château

Dans les articles suivants du blog nous allons voir que d'une part Bérenger Saunière avait inséré dans le graphisme du bas-relief une véritable CARTE GÉOGRAPHIQUE DE LA RÉGION. 

Carte murale qui après un siècle d'une "invisibilité" due uniquement à la subtilité de sa dissimulation, va maintenant permettre d'établir des correspondances entre certains détails évocateurs - notamment un fameux SAC PERCE - et des sites enfin localisables "sur le terrain".

Or à travers une analyse de la fresque va également se dégager le fait que sur cette carte géographique superposée à une scène narrative plusieurs indices dans celle-ci s'orientent directement vers une zone située en bas à droite du bas-relief - autrement dit plein sud-est à partir de Rennes-le-Château - en direction d'un emplacement correspondant au PIC DE BUGARACH.

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Par ailleurs, venant de ce fait confirmer le caractère primordial de cette piste, une surprenante mise en scène graphique des personnages eux-mêmes - non plus au niveau de la ligne d'interface entre leur contour et la colline mais du fait de leurs gestuelles corporelles respectives cette fois - sera mise en évidence une mise en scène littéralement ciselée qui aura eu pour objet de figurer sur toute l'étendue de la fresque en relief ni plus ni moins (sous un angle de vue très spécifique qui ne doit rien au hasard puisqu'en réalité  définie en rapport avec un dessin de Léonard de Vinci dans ses carnets) que LA SILHOUETTE DU PIC DE BUGARACH.

Mais la piste du Bugarach nous allons le voir dans tous les sens du terme se superpose avec ici-même celle d'un personnage dont le GIGANTESQUE VISAGE, comme pour la montagne elle-même, apparaîtra  dissimulé de la même manière dans la mise en forme graphique de la fresque. Or ce visage qui en lui-même semblerait ne pouvoir être identifié, sera dans un deuxième temps complété par un autre indice visuel en mesure cette fois d'en révéler l'identité : LEONARD DE VINCI.

Au final on retiendra alors quel niveau de subtilité il aura fallu mettre en oeuvre en termes de complexité dans la conception pour dans une même composition figurer :

• une carte géographique,

• la silhouette d'une montagne réelle,

• un visage,

• et un indice visuel de taille conséquente, 

Le tout dans un même espace et de façon "superposée".

Mais dans des articles ultérieurs du blog - quand nous en viendrons enfin à prendre conscience à quel point la décoration de cette église (ainsi que le livre de l'abbé Boudet) auront de façon souterraine mais d'une manière décisive directement influencé l'émergence du courant artistique et intellectuel du Surréalisme au XXème siècle (Breton, Cocteau, Dali), il ne nous restera alors plus qu'à prendre en compte toute la dimension du fait de cet agencement à la fois cartographique et iconographique pour réaliser à quel point aux yeux de Bérenger Saunière le concept même de l'idée ici de superposition n'avait d'autre objet que de superposer deux références fondatrices des mystères de l'Aude : le Pic de Bugarach et Léonard de Vinci.

Ceci bien entendu à travers l'idée d'une rencontre. Autrement dit un voyage oublié de l'artiste.

Voyage cependant qui - s'il avait initié une incroyable construction intellectuelle patiemment complétée ensuite en chacun des siècles qui nous séparent de la Renaissance, et qu'il faudra un jour considérer comme un fait culturel en lui-même d'une importance de premier plan pour ce qui est de l'histoire des idées - n'avait eu pour objet que de :

• retrouver pour commencer, sur le terrain, un dispositif topographique et géographique instruit sur le plan de la symbolique depuis certainement les premiers siècles de notre ère

• mettre en oeuvre les conditions d'une sauvegarde dans les mémoires de ce dispositif afin que ne soit jamais perdu l'acquis d'une réflexion civilisationnelle approfondie à laquelle auront silencieusement participé les plus grands noms de notre ancien monde. A commencer, mais alors l'histoire avait déjà commencé depuis bien longtemps et celui-ci ne faisait que s'y inscrire humblement à son tour, par Dante Alighieri.


Mais pour en revenir au sujet de cet article, la mise à jour dans l’église de Rennes-le-Château de références superposées devant laisser entendre le fait d'une rencontre entre Léonard de Vinci et le Bugarach, un détail sur la fresque du bas-relief - une béquille qui ne serait en fait que le bâton d'un pèlerin gravissant une montagne pour rejoindre l'unique passage sur la crête de celle-ci - devra être mis en relation avec un détail équivalent dans un dessin de Léonard de Vinci, dans ses carnets, qui une fois anamorphosé (en fait désanamorphosé) apparaîtra superposable au Bugarach, avec sur la crête dans le dessin un indice montrant que l'artiste savait qu'il n'y avait de fait, tout comme aujourd’hui encore, qu'un seul passage sur la crête.. 

A ce titre il sera utile avant de poursuivre cette analyse du grand bas-relief de l'église de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château, de lire auparavant les articles du blog concernant l'analyse d'un CROQUIS de Léonard :

•  LES FAITS

•  LES SOURCES

•  LES INDICES


Pour autant une fois que nous aurons ensuite analysé d'autres surprenants témoignages dans cette même église et une fois ceux-ci mis en parallèle avec des éléments équivalents dans le livre de l'abbé Boudet, les choses ne s’arrêteront pas là pour ce qui est des révélations car non seulement la superposition des deux pistes (Léonard et le Bugarach) ouvrira un champ d'investigation jamais considéré jusqu'ici, mais un élément mettant cette fois en jeu Nicolas Poussin nous permettra de commencer à comprendre ce que Léonard de Vinci avait bien pu venir faire dans les Corbières en nous apportant :

1. L'origine réelle du document bien connu des chercheurs et nommé SERPENT ROUGE

2. La source ignorée à ce jour de l'iconographie de la toile des BERGERS D'ARCADIE de Nicolas Poussin

3. L'explication de la phrase ET IN ARCADIA EGO gravée sur le tombeau de ce tableau de Poussin 

4. La solution de l'énigme, encore juste effleurée quant à son explication, d'une date annuelle emblématique de ces mystères : le 17 JANVIER 

 

Dans la note suivante nous allons donc pour commencer découvrir sur le mur de l'église de Rennes-le-Château la présence d'une CARTE MURALE

 

Jean-Pierre PERINI