19/08/2013

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14/08/2013

Le Bugarach sur un mur de l'église de Rennes-le-Château


Si on douterait que le Bugarach occupait les pensées secrètes de l'abbé Saunière on peut aussi considérer maintenant ce qui se cachait "derrière" cette carte murale elle-même dissimulée dans une mise en scène de la Montagne des Béatitudes.

Car juste "derrière" en effet, resté tout aussi inapparent depuis un siècle il y avait encore autre chose   : 

Une vue directe du Bugarach représentée avec une précision graphique remarquable. 

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Parmi d'autres pistes certainement et qui ne seraient pas moins importantes - notamment celle qui nous mènera en un lieu précis de la forêt de Rennes-les-Bains - le fait que Bérenger Saunière ait pu faire représenter le Bugarach sur le mur de l'église, "en surimpression" de sa "carte au trésor", serait cette fois en mesure - mais il reste à le vérifier maintenant - à démontrer que le plus haut sommet des Corbières était bien une donnée centrale du secret de Rennes-le-Château.

Nous avions vu déjà que la scénographie "cartographique" mise en place sur le grand bas-relief (appelé aussi "Colline Fleurie"), désignait discrètement un emplacement situé tout en bas à droite de la fresque, où une forme définie même de façon très archétypale laissait déjà entendre par la convergence des pistes menant à cet emplacement que la silhouette du Bugarach puisse représenter sur un plan symbolique un Golgotha "local".

En d'autres termes l'idée sous-jacente d'une "tombe" qui serait donc située dans le secteur du Pic de Bugarach

Nous ne sommes bien sûr ici, à défaut de démontrer formellement autre chose, dans un univers de symboles. Nous allons voir maintenant une autre pièce à conviction potentielle allant dans le même sens et que chacun pourra évaluer.


Voici pour commencer une vue du Bugarach sous un angle montrant une de ses silhouettes les plus caractéristiques. Ici cependant le véritable sommet situé bien en arrière se trouve occulté du fait du rapprochement favorisant le premier plan au détriment du second plan. 

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Si à partir du chemin où a été prise cette vue on reviendrait vers le village de Bugarach, la direction de la longue ligne de crête qui apparaît sur ce premier plan paraîtra toujours moins penchée, ceci du fait que l'effet de perspective en sera d'autant plus atténué.

Si par contre on se rapporche maintenant de la montagne en la contournant par la droite, alors la ligne de crête paraitra au contraire toujours plus penchée, jusqu'à finir par disparaître derrière la pente gauche de la forme devenant toujours plus pyramidale de la grande falaise nord-occidentale du Bugarach.

 

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A gauche ici de cette forme pyramidale on distingue encore cependant, en enfilade, les accidents topographiques majeurs de la crête, avec pour élément emblématique majeur la singulière pointe rocheuse identifiée sur les cartes de l'Institut Géographique National à l'échelle 25000ème sous le nom de Pique Grosse

Maintenant une vue de la Colline Fleurie de l'église de l'abbé Saunière avec un cadrage spécifique. 

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Puisque nous disposons de la réference iconographique (une image allemande du 19ème siècle) sur laquelle le manufacturier toulousain Giscard s'était appuyé pour réaliser le grand bas-relief en ronde bosse, on remarque que les emplacements relatifs des personnages retenus (12 sur 19) ont subi des modifications.

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Ceci pour des raisons évidentes à priori liées à la mise en place d'une composition originale et adaptée au contexte. 

Cependant il se pourrait que les choix graphiques retenus pour cette composition pour ce qui est des positionnements relatifs et de la mise en scène des personnages dans le "décor" de la Colline Fleurie, environnement végétal y compris, aient eu pour contraintes dans les choix graphiques la necessité de "coller" à une donnée visuelle d'ensemble qui n'aurait d'autre modèle que les contours d'un site réel situé dans la région autour de Rennes-le-Château.

Où ?

Là précisément où nos précédentes analyses de la fresque du bas-relief, après avoir noté certains indices et une fois ceux-ci évalués dans le contexte "cartographique" que l'abbé Saunière lui-même nous proposait, avaient porté nos pas.

Quelque part en l'occurence, du côté de Bugarach. 

Alors voici cette fois une confrontation entre cette vue photographique très spécifique du Bugarach que nous avons décrit plus haut et un cadrage particulier de la Colline Fleurie.

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Pour comparer les deux vues introduisons des repères linéaires.

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La photo du Bugarach montre la masse rocheuse de la falaise qui surplombe quasiment à pic un couvert végétal recouvrant une base en légère pente. Reproduisons sur la vue de la Colline Fleurie la structure graphique ainsi définie .

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Estompons maintenant sur la Colline Fleurie la partie située sous cette ligne arquée qui reproduit le contour végétal à la base de la roche à nu.

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On peut maintenant comparer finement chaque détail des personnages de la fresque encore tout ou partie visibles sur ce périmètre, avec les éléments rocheux situés aux emplacements correspondants sur la photo du Bugarach...... 

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 ... en allant parfois jusqu'à considérer les fissures dans la roche...

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 ... et en arriver, du moins je le pense, à devoir convenir d'une étonnante ressemblance. 

La tête de l'homme à la béquille tout à gauche se confond avec la Pique Grosse.

Aux pieds d'un Christ central (dont la tête est à exclure de la comparaison) et émergeant de la Colline Fleurie exactement comme le sommet lui-même de la falaise pointe au dessus de celle-ci, on peut s'essayer à retrouver précisément dans les fissures du rocher autant la forme de la jeune femme aux grands yeux ouverts, à gauche de la silhouette du Christ, que celle de la femme pleurant comme une Madeleine à droite.

Si on regarde bien on pourra aussi entrevoir dans la roche les silhouettes des deux enfants en haut à gauche.

Puis la silhouette encore de l'homme debout tout à droite, avec même derrière ses pieds, sous la forme du rocher en surplomb de la fresque située à droite du bas-relief, le rocher qu'on peut voir dépasser en bas à droite derrière le Bugarach .

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Autrement dit les personnages en ce qui concerne les différences avec le modèle iconographique connu auraient été agencés entre eux mais aussi positionnés du point de vue de la gestuelle corporelle uniquement en vue de reconstituer aussi discrètement que possible la configuration rocheuse de cette vue du Bugarach.

Il appartient bien sûr à chacun de se faire son jugement sur cette conclusion.

On pourrait objecter par exemple le fait que les "pentes de la pyramide" sur la fresque de la Colline Fleurie apparaissent légèrement plus "douces" que celles de la vue du Bugarach. Une légère anamorphose linéaire dans ce cas suffirait à confondre cette fois les silhouettes. 

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Ce fait même d'une anamorphose nécessaire, serait-il en mesure d'invalider définitivement l'idée que Bérenger Saunière ait pu faire représenter le bas-relief de son église avec pour modèle le Bugarach ?

Une réserve qu'il serait légitime de formuler. A un détail près cependant : l'inventeur de l'anamorphose dans l'art occidental se nommait Léonard de Vinci.

Or comme on le verra dans un article de ce blog l'abbé Saunière avait laissé dans son église des éléments laissant entendre qu'il n'ignorait pas, tout comme Boudet dans son livre, ce fait totalement inconnu encore aujourd'hui des spécialistes autant que du grand public, qu'il y a cinq siècles "l'artiste" au cours d'un voyage oublié de l'Histoire s'était un jour "aventuré" sur un petit chemin de traverse qui à la sortie d'un village nommé à la Renaissance Bigarach, ou Bugaraich, contournait la plus grande montagne des Hautes Corbières. 

Léonard de Vinci pourtant avait laissé une preuve dans ses carnets. 

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Le dessin d'une montagne parfaitement connu des experts mais que depuis toujours ceux-ci cherchent, forcément en vain, quelque part dans les Apennins en Italie ou dans les Alpes.

Lire en ce sens les articles dédiés en cliquant sur les titres en haut de la colonne gauche du blog.

Il aurait suffi bien sûr d'inverser le processus graphique mis en place par l'inventeur lui-même à la Renaissance de ce procédé "à mémoire de forme" - et ceci suivant un coéfficient 2 exactement qui ne doit bien sûr rien au hasard - pour "désanamorphoser" la silhouette de la montagne qu'il y avait un jour dessinée afin de retrouver cinq siècles après celle du Pic de Bugarach.

Un Bugarach croqué par conséquent par "l'artiste" à partir de l'ancien "chemin cathare" qui au sud du village contourne le massif par la droite jusqu'à rejoindre... l'une des deux voies d'accès menant à son sommet..

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Or les indices laissés sur le dessin lui-même, au niveau de la crête, confirmeront le fait que pour avoir pu réaliser un dessin aussi "ressemblant" l'artiste avait forcément rencontré son "modèle". Et comme les montagnes ne se déplacent pas...

Indices, sans compter ce qui se trouve écrit en un endroit précis de la crête, qui démontreront cette fois - dans un article ultérieur du blog - que non seulement il était venu, mais aussi qu'il y était monté.

Et Bérenger Saunière bien sûr le savait. Raison pour laquelle il avait fait sculpter et peindre le Bugarach en plein sur un mur de son église. 

Et dans ce cas bien sûr : Pourquoi ?  Quelle était la raison d'un voyage secret de Léonard de Vinci. Les réponses se trouvent explicitées de façon extrêmement subtiles en deux endroits:

1. En couleur et en relief dans l'église de Rennes-le-Château

2. Noir sur blanc dans le livre de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains : La vraie langue celtique de Rennes-les-Bains.

Car l'abbé Saunière n'avait de son côté en réalité fait que reproduire tout ce que Boudet avait déjà dit dans son livre. Cependant si on veut faire l'impasse d'années de recherches complexes autant dans l'église que dans le livre il suffirait de déchiffrer la méthode plus courte que Boudet avait négligemment laissé traîner sur son humble petite tombe située dans le cimetière d'Axat. 

Comme tout le monde le sait sur cette tombe se trouve un livre sculpté. Non pas ouvert, comme il est parfois d'usage, mais un livre aux pages fermées. Et sur la "couverture" de ce qui ne serait donc que la statue de pierre de son livre de papier l'abbé avait fait graver un mot en grec. Ce mot comporte les lettres d'un Chrisme.

Tout comme alors l'abbé Saunière à Rennes-le-Château avait retourné un pilier "wisigothique" sur lequel se trouvait un Chrisme aussi pour nous faire savoir, entre autres, qu'il fallait retourner le Chrisme de Boudet (mais il y a là derrière également une explication très profonde - alors en retournant le Chrisme de Boudet sur sa tombe, comme beaucoup l'ont donc déjà fait, on peut lire deux nombres. L'un en chiffres arabes : 310, et l'autre en caractère romains : XI soit un onze; 

Puisque le livre de l'abbé comportait 310 pages on en a conclu tout naturellement qu'il suffisait de lire la page 11 pour comprendre quelles avaient lété les toutes dernières pensées d'Henri Boudet avant de rendre son dernier soufle. En d'autres termes ce qu'il avait eu de plus important à cacher durant son existence entière.

Depuis on en est là. Cette page 11 est restée muette. Simplement parce que reste encore une clef à déchiffer.

On a le livre de 310 pages

On a la page.

Mais quelle est la ligne ?

Il suffit de connaître le numéro de ligne en effet de la onzième page du livre pour comprendre enfin... pourquoi Léonard de Vinci était venu jusqu'ici avant de repartir comme il était venu, sans oublier cependant, grâce à une anamorphose sur un dessin dans son carnet de voyage, d'effacer derrière lui l'unique trace rémanente d'un voyage oublié.

Oublié parce qu'il avait lui-même fait le nécessaire pour qu'il en soit ainsi.

Or un homme au 17ème siècle savait cela et dans son tableau testament il avait laissé l'indice nécessaire et suffisant qui entre autres, juste en se promenant sur la crête du Bugarach, nous permettra enfin - ce sera dans une page à venir de ce blog - de trouver le numéro de ligne où l'abbé Boudet a laissé la clef du voyage de Léonard de Vinci.

Le peintre s'appelait Nicolas Poussin.

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Jean-Pierre PERINI

14 Août 2013

13/08/2013

Les yeux de Marie Denarnaud d'ESPERAnZA

Sur la CARTE AU TRESOR de l'abbé Saunière, puisqu'elle est maintenant réapparue après un siècle d'oubli sur le mur de l'église de Rennes-le-Château...

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... un personnage en particulier - une jeune femme agenouillée au pied du Christ - contrairement aux autres figurants tous "accablés", pleurants ou souffrants, se montre au contraire avec les yeux grands ouverts, comme si elle était remplie de la force de l'ESPERANCE.

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Si sur la Carte on tente d'identifier le positionnement de cette jeune "femme aux grands yeux", on observe alors que son genou se pose très exactement...

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... sur l'emplacement de la petite ville... d'ESPERAZA, immédiatement au sud de Couiza.

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Bérenger Saunière natif de Montazels, sur les hauteurs de la rive gauche de l'Aude entre Couiza et Espéraza, connaissait bien entendu cette petite ville depuis son enfance, quand à la tête de sa petite bande après avoir traversé le pont, avec sa petite épée de bois il se lançait par les chemins escarpés à l'assaut de la colline de Rennes-le-Château qu'il rêvait peut-être déjà de conquérir un jour.

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Mais le lien le plus connu entre l'abbé Saunière et la petite ville ne passe-t-il pas en définitive par Marie ?

Marie Dénarnaud sa servante, native d'Espéraza même et qui y avait été chapelière avant de devenir, malgré son jeune âge, et comme on disait dans le village, la "madone" du curé de Rennes-le-Château ?

Alors une idée ne viendrait-elle pas à l'esprit...

Une idée d'ESPERANCE qui sait, pour tous ceux qui depuis un siècle cherchent à appaiser leur faim de mystère.

Jadis quand un mécène, noble ou bourgeois, commandait un tableau à un artiste bien souvent celui-ci figurait le commanditaire en position d'humilité dans un angle de son oeuvre. Dans ce cas ne peut-on imaginer que l'abbé Saunière, ne pouvant bien entendu s'y montrer lui-même ce qui aurait été le comble de l'orgueil, ait demandé au manufacturier Giscard de Toulouse de donner discrètement à un personnage du grand bas-relief les traits d'une personne réelle, choisie par ses soins propres et dans ce cas, disons... pour des raisons de coeur ? 

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseUne femme aux grands yeux... Marie, par exemple. 

Mais bien sûr avec un certain décalage dans le temps ; d'apparence plus jeune par exemple, que son âge à l'époque de la création de la ronde bosse de la Montagne des Béatitudes.

" Colline fleurie" qui nous le savons donc depuis peu n'était autre aux yeux de Bérenger Saunière, mais secrètement, que le grand plateau cerné par l'Aude et son affluent le St Bertrand d'un côté, puis de l'autre la Rialcesse avec cette fois pour affluents la Blanque et la Sals.

Un territoire cartographique dont la colline de Rennes-le-Château occupait par conséquent le sommet symbolique.

Avec sur la fresque maintenant ce mystérieux sac percé, comme enterré dans les profondeurs géographiques de la terre du Razès, et qui depuis un siècle fait sourdement fantasmer les chercheurs d'or lourd.

 

Sur le bas-relief tandis que tous les personnages lèvent les yeux, seule une douce jeune femme baisse son regard humblement vers la terre.

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Un siècle de recherches... Ne serait-il pas venu le temps de trouver quelque chose ?

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseVENEZ A MOI hommes et femmes de peu de foi, VOUS TOUS QUI SOUFFREZ de ne pas comprendre, ET QUI ETES ACCABLES à force de chercher en tous sens avec pelles, pioches, pendules et décamètres...

ET, moi la carte invisible sur le mur, JE VOUS SOULAGERAI de vos peines en vous faisant rattraper un temps précieux.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseSi la citation des Evangiles inscrite en "légende" de la Carte d'Etat Major du TENANT du LIEU, l'abbé Béranger Saunière, pourrait finalement servir d'emblême à la quête même de ce vieux mystère de Rennes-le-Château, c'est l'humble servante, qui en définitive avait eu le bon, et peut-être qui sait le fin mot aussi,  d'une "histoire" qui aura traversé le XXème siècle :

" De l'or ? Vous me demandez s'il y a de l'or ? Mais les gens de Rennes-le-Château marchent dessus, sans même le savoir ! "

Disait Marie, à qui voulait bien la croire peu de temps encore avant de quitter le monde, avec au fond du coeur des souvenirs qu'elle ne pouvait partager avec personne.

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Un sac troué. Un vieux sac de pain rassis, comme tombé de la main du Christ, et qui serait resté enfoncé dans la terre cartographique de l'église.

" Il y de quoi les nourrir pendant cent ans. Et même avec ça, il en resterait encore ".

S'il n'y avait eu la carte en effet, il en serait resté pour des siècles encore, à nourrir les rêves de mystère. Et dire qu'il aurait suffi de lire dans ses grands yeux, les yeux pleins d'espérance de la petite chapellière d'Esperaza, pour comprendre que fidèle en confidences la servante en réalité, quand elle parlait d'un or sur lequel on était assis, ne regardait pas... vers le bas.

Mais un peu en travers de la carte. 

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Comme si sa main serrait une longue vue invisible. Cap sud est. 

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Quelque part au bout de la vallée du St Bertrand, sur un chemin de farine, au delà de Saint-Louis-et-Paradis.


Jean-Pierre PERINI

13 Août 2013


 


11/08/2013

BUGARACH LA MONTAGNE CRANE

Sur le mur du fond de l'église de Rennes-le-Château, parce qu'il y avait donc là une carte oubliée depuis un siècle, alors en remontant une piste partie d'un sac percé pour arriver quelque part au sud-est de cet Eden des Huit Béatitudes, sur le grand bas-relief de la Colline Fleurie, nous en étions venus sur ce chemin à nous aventurer jusqu'au bout, semblait-il à priori, de nulle part.

Plus simplement, dans la réalité, c'était au bout de la Départementale 109 qui partant de Quillan passe par Saint-Louis-et-Parahou, avec une grande montagne à l'horizon pour en ligne de mire.

Le Pech de Bugarach .

Alors à nouveau certainement faut-il abandonner un instant le "terrain" pour retourner à la case "confessionnal", et juste au dessus....

La CARTE, sur le mur.

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Levons donc la tête et ouvrons les yeux sans "gaspiller" le moindre détail ("sac percé ne tient pas graine" disent ces vrais gens "de terrain" que sont les paysans), au risque sinon dans la recherche d'un indice de passer à côté d'un "grain" perdu qui vaudrait mieux que 99 autres plus spectaculaires.

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En l'occurence il y avait donc ce SAC, abandonné par l'abbé sur une route bien réelle, mais qui sur la Carte Saunière cependant, AUX ABORDS IMMEDIATS DU SAC soit le début de la D109, n'est curieusement matérialisée par aucun tracé visible...

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... alors pourtant que plus à l'est ce tracé apparaît avec une précision étonnante.

Extrêmement fidèle à la réalité en effet puisqu'on distingue exactement les tracés de la fin de la D109 jusqu'à Saint-Louis-et-Parahou, puis de la D45 en direction du village de Bugarach, jusqu'au delà du coude imposé par le massif du Pech lui-même, et même la D46 qui juste après Saint-Louis repique au nord vers Rennes-le-Château, par les routes du grand plateau au milieu duquel se dresse la colline inspirée. 

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Pouquoi autour du sac l'abbé Saunière n'avait-il matérialisé aucun tracé ?

Comme en définitive s'IL NE DEVAIT PAS être immédiatement perceptible qu'il puisse y avoir une route, en l'occurence orientée de l'Ouest vers l'Est, là où de prime abord, à cause du sac, tout le monde au moment de s'interroger sur la carte aurait spontanément dirigé son regard.

Mais une fois cette prise de conscience effectuée :

-  l'HORIZONTALITE alors de cette route venant de l'OUEST et filant plein EST au delà du sac ne semble-t-elle faire ECHO avec JUSTE DESSOUS

- l'HORIZONTALITE "aussi" d'un bandeau supportant une succession de mots se lisant forcément "aussi" DE GAUCHE A DROITE

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"Venez à moi vous tous qui souffrez et qui êtres accablés et je vous soulagerai." 


I.  PREMIER INDICE : LA PHRASE sur le mur


Que peut-on dire à ce stade, sinon juste qu'il y aurait donc ici un ECHO non seulement en terme de DIRECTION (l'horizontalité) mais également de SENS (vers la droite) entre

- la ROUTE (de Quillan à Saint-Louis et au delà, avec le Pic de Bugarach à l'horizon)

- et le CHEMINEMENT naturel de la PHRASE 

Simple hasard ?... S'agit-il d'un simple PARALLELISME dans cet écho entre le "chemin de farine" sur la carte et le "chemin de la phrase" ?... 

Ou d'une CONVERGENCE possible ? Avec dans ce cas la potentialité d'une intention révélatrice de la part de l'abbé Saunière, qui en première intention nous inviterait donc ici à nous intéresser à...

une relation possible entre la ROUTE et la PHRASE.

Saunière,Rennes-le-Château


Cette citation, Venez à moi vous tous qui souffrez et qui êtres accablés et je vous soulagerai, même si par ailleurs la phrase est parfois reprise dans d'autres églises en ces mêmes termes, n’est pas exactement en réalité précisément celle des Evangiles.

En effet :

SOUFFREZ            a remplacé  PEINEZ/ETES FATIGUES.

ETES ACCABLES  a remplacé  ETES CHARGES/PLOYEZ SOUS LE FARDEAU.

SOULAGERAI       a remplacé  DONNERAI DU REPOS.

On note par conséquent que les termes remplacés avaient dans le texte de base une connotation systématiquement plus CONCRETE.

L'idée d'une peine simplement morale (souffranceaccablement) a donc éloigné la phrase du sens originel d'une véritable peine physique (peinez/êtres fatiguésêtes chargés/ployez sous le fardeau). Et c'est un vrai repos du corps initialement qui s'est adouci en simple soulagement, au sens d'un réconfort de l'âme. Quant au "venez à moi" inchangé, cet appel suggère sans ambigüité l'idée d'un déplacement réel : le fardeau est à porter sur un chemin au bout duquel on sera plus que soulagémais delesté de ce poids.

Bref dans la terminologie originelle se dégageait bien en fait  une notion concrète de pénitence, voire de pélerinage. L'expression "faire pénitence sous le SAC" signifie par ailleurs porter le vêtement grossier du pénitent.

Nous verrons ultérieurement que Saunière établissait un rapport de symétrie entre 1. Le positionnement de ce grand bas-relief où Jésus se dresse au sommet d'une colline (qui est donc en réalité une carte géographique), avec 2. Dans le jardin de l'église une statue de "Marie" sur le socle duquel le terme PENITENCE est gravé deux fois et dont le pilier "wisigothique" avait été retourné. L'idée de symétrie se retrouve par ailleurs pour toute l'implantation de l'église dont le tracé est reproduit en double miroir dans le jardin. Autrement dit il y aurait une correspondance à rechercher entre "Jésus sur la colline" et une "Marie" sur un pilier retourné. A ce jour aucune explication n'a jamais été proposée pour ce fait d'un retournement du pilier. S'il s'agissait d'un pilier "wisigothique" on pourrait imaginer l'idée d'un retournement normalisateur "corrigeant" l'hérésie arienne des wisigoths. Mais puisqu'il s'agirait en fait d'un pilier "caroiligien" alors le retournement devient pour le moins intriguant quant à sa justification. Nous verrons dans un autre article du blog que la correspondance en fait avec le positionnement symétrique de ce pilier dans l'église, impose l'idée d'un retournement aussi... quelque part sur le mur du fond de l'église, où la structure graphique de la composition révèle le cercle d'une immense roue centrée sur un Crucifix lui-même cerclé. Avec au bout de cette réflexion la découverte 1. De l'origine à ce jour restée indéchiffrée du sens de la phrase ET IN ARCADIA EGO gravée sur un tombeau dans le tableau de Poussin les Bergers d'Arcadie (au fond duquel se dresse un Bugarach "noir"), et 2. De l'iconographie symbolique elle-même de cette toile dont la signification est restée tout aussi énigmatique.

Quoiqu'il en soit avec un vrai sac ici, et non pas un vêtement mais de toile grossière aussi, c'est bien ce sens de pénitence et de pélerinage qui est souligné, avec dans tous les cas l'idée de porter un poids + l'idée d'un cheminement en portant ce poids sur les épaules.

Alors l'association d'idée avec le chemin réel sur la carte, un chemin de sacs de farine, ne nous invite-t-elle pas de façon subliminale à considérer PAR LE BIAIS DE LA PHRASE que - pour commencer - ici le fardeau à porter en fait... c'est le SAC

 

Entrons dans le détail de la phrase avec cette idée en tête.

1. Pour commencer à gauche du crucifix il y a ce SOUFFREZ (qu'il faut entendre physiquement comme PEINEZ/ETES FATIGUES) qui se trouve positionné exactement SOUS LE SAC

2.  Puis à droite du crucifix il y a un ETES ACCABLES qui (avec la liaison du S) phonétiquement - "ETES ACCABLES" - peut « s’entendre » comme : SAC A BLE.


Voici donc comment se présente la disposition graphique sur le mur :

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Or de fait les deux éléments "céréaliers" évoqués :

- le PAIN du SAC du bas-relief,

- la FARINE du Cami Farinier des mulets chargés de SACS dans la vallée Saint Bertand sur la Carte Saunière,

sont tout autant les produits "artificiellement succédannés" issus d'une même base naturelle "sous-jacente", le BLE. 

En ce sens le Blé constituerait ici une CLEF d'interprétation sous-tendant une mise en relation entre ses deux formes perceptibles, l'une visible sous la forme d'un sac de pain, l'autre induite à travers le concept du transport de sacs de farine (sur le chemin historique du Cami Farinier des meuniers de l'Aude entre Quillan et le col de St Louis : voir article LE SAC PERCE). Ce blé que l'on retrouve dans la phonétique d'un terme de la la PHRASE (S ACcA BLEs) irait bien dans le sens d'une mise en relation entre le CHEMIN physique sur la carte (vallée du St Bertrand) et le CHEMIN de lecture de cette même PHRASE

Clef du Blé qui nous propose de même une mise en correspondance entre :

1. A gauche du crucifix l'IMAGE du SAC DE PAIN/blé au dessus de SOUFFREZ (PEINEZ/ETES FATIGUES)

2. A droite l'ECHO SONORE de ce sac s'exprimant dans le "S ACcABLEs"


Cet ECHO - portant de gauche à droite (entre SOUFFREZ/PEINEZ "sous" le SAC, et le SAC A BLE phonétique) - suggère en somme l’idée d’une TRANSLATION (sens de lecture de la phrase de gauche à droite = sens identique du chemin des sacs de farine) et donc d'un PORTEMENT de ce sac de la gauche vers la droite.

Comment alors ne pas considérer qu'ici il soit question de SOUFFRIR EN PORTANT QUELQUE CHOSE  ?

En l'occurence un au premier degré un SAC de blé (Farine/Pain) venu de l'Ouest (sur la ROUTE venant de Quillan) pour se diriger vers l'Est en direction de Saint-Louis. 

Mais vers l'Est en réalité AU DELA MÊME de St Louis-et-Parahou, puisque si SOUFFREZ est positionné sous le SAC de la Carte Saunière, le phonème  S AC A BLE  quant lui se positionne dans cette même carte géographique sous

UNE ZONE SITUEE PLUS A L'EST ENCORE QUE ST LOUIS.

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Alors dans ce cas... l'idée sous-jacente discrètement suggérée par l'abbé Saunière ne serait-elle pas par symétrie de chercher "quelque choseaussi...  ?

SAC                                                      ?

SOUFFREZ (PEINEZ)                                     S AC ABLES


... mais à droite cette fois : juste au dessus de  "S ACcABLEs" exactement comme à gauche du crucifix le SAC surmontait SOUFFREZ (PEINEZ) ?

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Une zone de la fresque/carte pourtant, où à priori il n'y a RIEN...

Chercher au dessus de  "S ACcABLEs"  revient en effet à chercher dans cette zone on ne peut plus NEUTRE située à l'arrière des pieds d'une femme allongée, pour ne pas dire une zone "recouverte" par le corps de cette femme.

Or ce personnage plus que tout autre dans la fresque suggère l'idée de la plus grande souffrance et du plus grand accablement, et donc (parce que ne pouvant se tenir debout ou même à genoux comme les autres personnages, elle doit même être supportée) nécessite plus que tout autre un soulagement. De toute cette colline de béatitudes cette femme est bien alors celle qui exprime le plus son besoin de soulagement et donc QUI JUSTIFIE LE PLUS SA PRESENCE sur le bas-relief.

Et par ailleurs si son regard se détourne logiquement de ce lieu pour regarder vers le haut, elle aurait aussi ce rôle "passif" de dissimuler sous elle cette zone apparemment "insignifiante".

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Le corps en effet de cette soulagée en "protégeant" cette zone neutre située derrière elle semble en quelque sorte faire barrage au regard de la jeune femme aux grands yeux pleins "d'ESPERANZA" (VOIR ARTICLE : De l'or ? Mais les gens marchent dessus sans même le savoir ! qui s'agenouille à gauche du Christ ).

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Ainsi ce triste "no man's land" indifférencié, juste balisé à droite du crucifix de deux rameaux de roses curieusement sans roses - en d'autres termes : dont il ne resterait plus que les EPINES -

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... se trouve être dans la réalité géographique, sur le plan de la topographie, LE SECTEUR LE PLUS ELEVE non seulement de cette haute vallée du St Bertand mais de toute la Haute Vallée de l'Aude.

Avec pour point culminant le plus haut sommet des Hautes Corbières.

Le Pic de Bugarach.

Zone remarquable en ce sens mais que pourtant l'abbé Saunière a donc choisi de faire représenter de la façon la plus neutre possible. En quelque sorte (fors quelques EPINES) : 

" Circulez il n'y a rien à voir de ce côté là".

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Alors si nous faisons le point...

Le chemin de la lecture de la phrase Venez à moi... se trouve être « parallèle et dans le même sens » (vers l’Est) que le chemin physique du transport de sac. La notion induite semble littéralement de devoir PEINER/SOUFFRIR, EN PORTANT LE S-ACcABLES DE PENITENCE, AVANT ENFIN D’ETRE SOULAGE de sa charge, au moment donc d’arriver au but...

Mais quoi ? Quel but ? Encore une fois nous nous retrouvons au milieu du chemin sans comprendre. Serions-nous passés à côté de quelque chose sans le voir ?

QUELQUE CHOSE... QUELQUE PART, DU COTE DROIT DU BAS DE LA FRESQUE ?

 

Alors après en être arrivés à mettre en relation la CHEMIN sur la fresque et la PHRASE avec le fait que celle-ci semble nous demander d'expliciter QUELQUE CHOSE qui se trouverait en une zone neutre tout à droite du bas de la fresque où à priori il n'y a rien à voir, remettons-nous BIEN EN FACE et cherchons si l'abbé Saunière aurait laissé "traîner" d'autres indices...

Comme là, par exemple, EN PLEIN MILIEU...

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... d'ailleurs peut-on être plus au milieu ?...

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Un élément si naturel, paradoxalement, si "orthodoxe" dans un église, qu'on aurait pu passer devant sans le remarquer : quelque chose en effet verticalement "traverse" simultanément ET LA ROUTE, ET LA CITATION des Evangiles... 

Pas vraiment sur le même plan que la fresque... mais - au risque donc de pouvoir paraître un instant "hors sujet" - un peu "en avant-scène".

Et justement... A COTE DU SAC.


II.  SECOND INDICE : LA CROIX SUR LE MUR


saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphosesaunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseLe CRUCIFIX.

Un repère orthonormé. Une sorte de "mire" en définitive, voire à côté d'un sac de céréales comme un petit MOULIN dont les 4 bras, sur fond de vallée d'un Cami Farinier historique, tourneraient en moulinant une blanche farine.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseRien de si étrange à mettre en relation un crucifix et un moulin, Brueghel l'ancien avait dans un de ses tableaux représenté un Portement de Croix où le Christ sur le chemin du Golgotha passait sous une grande montagne chauve supportant un moulin, avec l'idée évidente de suggérer un parallélisme. Et il y aurait bien en effet un lien naturel, à la fois biblique et christique, dans l'idée de farine ; à Vézelay par exemple on voit un fameux "chapiteau au moulin mystique". Le cultivateur Moïse, laboureur de l'Ancien Testament, verse un sac de blé dans un petit moulin actionné par St Paul, meunier et boulanger des Evangiles, dont le pain eucharistique devra accomplir l'histoire du blé et de la farine en boulangeant un pain rond et blanc, l'hostie.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseAinsi le détail que nous cherchions - le chaînon manquant peut-être de l'enquête interrompue sur le chemin, en bas de la fresque - pourrait être cette CROIX CERCLEE d'un CRUCIFIX/MOULIN, qui au dessus du confessionnal viendrait justement se mettre en correspondance sur la Carte Saunière avec le chemin à l'est de Quillan.

Ce qui impliquerait... que le Crucifix ne soit pas positionné à cet emplacement très précis par le simple fait du hasard.

Or si le Crucifix s'est retrouvé, en hauteur et au milieu du mur du fond de l'église, c'est bien sûr du fait que le confessionnal lui-même pour commencer (au sommet duquel le crucifix est positionné comme il est d'usage) prend quant à lui position au milieu du mur du fond de l'église, et donc au pied de l'axe de symétrie vertical du bas-relief.

Mais dans ce cas justement... il se trouve que... 

cet emplacement du confessionnal n'a en fait rien de naturel ni de conventionnel.

Pour de simples raisons de confidentialité c'est sur les côtés des églises que se trouvent généralement un confessionnal ; et non au fond directement dans l'axe sacré du cheminement menant à l'abside du choeur. Or dans notre cas cet emplacement-ci est probablement le lieu le moins discret de toute l'égliseSi à Rennes-le-Château, où tout décidément ne s'est pas fait comme ailleurs, le confessionnal a été déménagé à cet emplacement cela ne serait-il pas par conséquent le fait d'un choix réfléchi de Bérenger Saunière ? Et dans ce cas ne serions-nous pas autorisés à y suspecter une intention cachée ? Bien sûr on peut toujours trouver des explications ordinaires, comme le fait que l'entrée principale de l'église, à l'origine, se trouvait très logiquement dans le fond de l'église et qu'au moment où elle s'était retrouvée sur le côté il avait bien fallu caser ce "meuble".

Mais quoiqu'il en soit ici l'emplacement choisi, par son artificialité aura donc eu 

entre autres car la scénographie mise en place se révèlera bien plus complexe et surtout révélatrice quand nous mettrons le bas relief, et une demi-lune sculptée au sommet du confessionnal, en relation avec les détails "décalés" des stations de Chemin de Croix situées justement sous le bas-relief

 pour résultat immédiat de mettre en correspondance le CRUCIFIX avec ce qui se trouve donc peint tout en bas du bas-relief : un CHEMIN.

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Et maintenant...

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Tiens ?... une croix sur un chemin...

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseArrêtez n'importe quel passant devant l'église de Rennes-le-Château - qui après une visite du "parc" finirait par passer devant le Calvaire du Jardin pour se diriger vers le porche du cimetière surmonté d'un crâne - et demandez-lui s'il connaît une histoire de croix sur un chemin. Il vous répondra Pénitence, il vous parlera surtout d'une grande et lourde croix qu'un homme accabléportant une couronne d'EPINESet n'ayant d'autre espoir - après celui de racheter la Création - que de se soulager du poids de cette croix, avait un jour portée sur un chemin de souffrance. Calvaire qui le mènera jusqu'au sommet d'une colline chauve comme un crâne

Alors... ne sommes-nous pas invités ici, avec ce CRUCIFIX SUPERPOSE VISUELLEMENT A UN CHEMIN, à porter l'attention à celle qu'avait portée Jésus sur un chemin aussi ? Un chemin des origines de l'histoire devenu ensuite un chemin de pénitence pour les pélerins, le long de tous les chemins de croix de substitution cette fois, qui reproduits en imitation dans le monde entier depuis symbolisent la réminiscence douloureuse d'une lente progression en direction... d'une grande et sinistre montagne à l'horizon ?

Le Golgotha. Un mont du Crâne.

Bien entendu il ne s'agit pas du Mont des Béatitudes. C'est... autre chose.

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Mais quoiqu'il en soit... tiens, une montagne...


Résumons. Nous avions donc deux éléments parallèles et allant dans le même sens :  

- le chemin de gauche à droite en bas de la CARTENous avions retracé ce CHEMIN DE FARINE dans l'article précedent du blog : LE SAC PERCE.

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- et le chemin de la lecture de gauche à droite de la PHRASEC'était ci-dessus notre INDICE NUMERO 1.

Voilà maintenant un crucifix qui nous inviterait par simple superposition visuelle à établir un parallèle entre ce même 

- chemin de la CARTE, entre Quillan et Saint-Louis-de-Parahou (avec là aussi dans la Haute Vallée de l'Aude une grande montagne à l'horizon, le plus haut sommet des Corbières)

- et maintenant le chemin d'une CROIX (le Crucifix au dessus du confessionnal : notre INDICE NUMERO 2avec une montagne aussi, le Golgotha, pour destination.


Mais cette idée de relier le chemin de la carte et celui de la phrase à un Chemin de Croix simplement par association d'idée chemin/croix + le fait que le Crucifix se superpose visuellement à ces deux "routes" est-elle pertinente ?  Ou serait-ce perdre du temps que de suivre cette piste ?

Le chemin de la CARTE (transport des sacs de farine) s'était de son côté interrompu du côté de Saint Louis entre Quillan et Bugarach faute de nouveaux indices. Voyons par conséquent maintenant du côté du chemin de la PHRASE (qui en "sous lignant" le bas-relief semblait donc "paraphraser" par sa direction parallèle et son sens le chemin de la CARTEnous aurait tout dit ou s'il reste encore quelque chose à en tirer en interaction cette fois avec l'idée d'un chemin de CROIX


III.  ANALYSE DE LA PHRASE


Nous avons donc...

VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ET QUI ETES ACCABLES

Avec auparavant en amont de la phrase dans le sens de lecture un

VENEZ A MOI    

suggérant l'idée d'un chemin, et au delà un

                  ET JE VOUS SOULAGERAI

induisant celle d'une rétribution ou d'une récompense au bout de ce chemin de foi.

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Tout ceci semble à priori aller de soi. La "mise en scène" de cette phrase sur le mur et sous le bas-relief parait en définitive on ne peut plus naturelle. Pourtant pour peu en réalité qu'on ne se laisse pas impressionner par la monumentalité de ce bas-relief on peut en prenant le temps de l'observation détecter une anomalie aussi insolite que discrète.

Suivons en effet à la lettre le cheminement de la citation VENEZ A MOI... sans en gaspiller un seul grain, en moulinant au mot près les 15 MOTS qui se suivent dans le sens de la lecture. Tout ceci donc dans une PHRASE qui en définitive se positionne en frontière de deux zones puisqu'elle se situe :

 - SOUS la fresque au bas de laquelle nous avons mis en évidence un CHEMIN REEL GRACE A UNE CARTE RESTEE INVISIBLE DEPUIS UN SIECLE

- AU DESSUS d'un confessionnal et donc son CRUCIFIX qui n'auraient à priori  RIEN A FAIRE A CET EMPLACEMENT, au CENTRE du mur du fond de l'église, avec par conséquent L'IDEE D'UNE INTENTION A ECLAIRCIR 

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Voyons donc cette phrase...

Elle comporte 15 mots, avec 4 séquences distinctes :  

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A cause d'un décrochement du bas-relief proprement dit par rapport au mur qui le supporte, les deux séquences centrales 2 et 3 se trouvent donc plus avancées, par rapport aux séquences 1 et 4 positionnées directement sur le mur du fond.

Saunière,Rennes-le-Château


Comme on le voit ci-dessus la mise en scène de cette phrase a eu très logiquement pour seul schéma directeur de bien séquencer ses 4 éléments logiques : les séquences 1, 2, 3, et 4.

On peut noter au passage que les 4 séquences logiques comportent chacune 4 mots sauf une d'entre elles, la première : VENEZ A MOI, qui n'en comporte que 3. Pour autant ce fait n'a aucune importance en termes de partage d'espace global, chacune des 4 séquences répartissant son propre nombre de mots (3, ou 4) dans son quart d'espace respectif.

Dans ce cas de part et d'autre du centre géométrique, la répartition des 8 mots (4+4) des deux séquences centrales 2 et 4 devrait se présenter comme ceci :

 VOUS   TOUS   QUI   SOUFFREZ   ¦  ET     QUI     ETES     ACCABLES

Mais alors pourquoi les choses ne sont-elles pas comme elles devraient l'être ?

Regardez-bien... SI ON SE POSITIONNE TRES EXACTEMENT AU CENTRE (en effet puisqu'il s'agit ici de répartition symétrique on comprendra qu'il est nécessaire de se positionner AU CENTRE et BIEN EN FACE). 

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Vous ne remarquez rien ?

De leur côté les 4 mots de la séquence 2 (VOUS TOUS QUI SOUFFREZ) se trouvent logiquement à gauche du centre géométrique ; là pas de problème.

Mais 3 mots seulement (QUI ETES ACCABLESsur les 4 de la séquence 3 (ET QUI ETES ACCABLES) sont restés à droite de ce centre !...

Que s'est-il passé ?

Un DECALAGE.

Toute la séquence 3 en effet s'est décalée vers la gauche...

VOUS   TOUS   QUI   SOUFFREZ   E¦T      QUI        ETES        ACCABLES

... en faisant disparaître la symétrie répartissant équitablement les deux séquences de 4 mots, et qui aurait dû prévaloir de part et d'autre du centre géométrique.

Alors pour commencer la question évidente serait :

Pourquoi cette dissymétrie inutile et "forcée" ? Pourquoi la séquence 3 a-t-elle ARTIFICIELLEMENT glissé vers la gauche ? Hasard ? Simple anomalie technique ? Est-ce si important de s'en préoccuper ?

Bref n'avons nous pas plus important à faire...

retrouver le message perdu de l'abbé Saunière derrière lequel serait resté dissimulé depuis des siècles, certains disent des millénaires (à partir de deux le pluriel est légitime), une donnée fondamentale de notre civilisation -

... plutôt que de se mettre dans tous ses états pour retrouver une conjonction de coordination qui jouerait à cache-cache derrière un crucifix dans une église ?

On pourrait se le demander.

Pourtant, si on regarde bien, le fait de cet "arrangement" créant une dissymétrie paradoxale dans la répartition des 8 mots des deux séquences du centre de la phrase, n'est pas en réalité fortuit.

En effet cette dissymétrie apparente cache en fait la substitution discrète...

- d'une symétrie attendue répartissant équitablement et surtout logiquement les 4 séquences

- par... UNE AUTRE SYMETRIE !

Une symétrie CACHEE et cette fois fondée sur une toute autre logique que celle naturelle et évidente qui aurait dû prévaloir, mais une logique pour autant tout aussi rigoureuse et dont il va nous faloir comprendre maintenant la justification. 

Rappelons-nous qu'aux extrêmes la séquence 1 ne comportait que 3 mots (VENEZ A MOI) quand les trois autres séquences en avaient toutes 4. En ce sens on pourrait considérer qu'il existait là un déséquilibre (purement théorique dans ce contexte) en termes de symétrie non pas bien sûr pour ce qui est de la répartition des 4 séquences, mais pour ce qui est de la répartition des 15 MOTS de la phrase ! En effet globalement si les choses avaient été normales nous aurions eu 7 mots à gauche et 8 à droite.

VENEZ A MOI / VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ¦  ET QUI ETES ACCABLES / ET JE VOUS SOULAGERAI

Cependant seul un "décorateur" un peu psychorigide et victime de tocs peut-être, en décalant vers la gauche certains mots de la droite de la composition, aurait pu trouver là prétexte à redistribuer des emplacements juste pour "rétablir" cet équilibre théorique concernant le nombre total de mots ; un équilibre répondant cependant à une logique on ne peut plus abstraite et hors sujet, celle de répartir des MOTS là où seul comptait le fait de répartir 4 SEQUENCES logiques, ceci quel que soit le nombre de mots dans chaque séquence, et donc quel que soit au total le nombre de mots de part et d'autre du centre géométrique.  

Et pourtant la séquence 3 a donc bel et bien été déportée vers la gauche.

VENEZ A MOI / VOUS TOUS QUI SOUFFREZ    E¦T   QUI ETES ACCABLES / ET JE VOUS SOULAGERAI

Et en somme le seul résultat "observable" (si l'on peut dire...) aura été que le premier mot de la séquence 3 (ET)...

qui avait la particularité d'être le 8ème mot de la phrase entière de 15 mots, et donc d'être de fait le CENTRE non pas géométrique mais ARITHMETIQUE7+1+7 de la phrase 

... en se décalant vers la gauche s'est cette fois soit retrouvé contre toute attente AUSSI... au CENTRE GEOMETRIQUE.

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Voilà donc instaurée discrètement - personne ne semble en effet avoir décelé le décalage depuis un siècle, et donc le changement de modèle de symétrie non plus - UNE NOUVELLE SYMETRIE FONDEE non pas sur la répartition des 4 séquences, mais SUR LE NOMBRE DE MOTS.

Et alors ?


Et alors...

Nous avions au départ 2 indices : une phrase et un crucifix.

Nous venons porter à son terme l'analyse de la PHRASE sur le mur, avec pour conclusion le fait qu'un artifice aura positionné au centre de symétrie du mur et donc du bas-relief, un ET qui n'aurait pas dû s'y trouver analysons 

Portons maintenant notre attention sur ce second indice, le Crucifix, en observant comment celui-ci vient interagir avec le premier, la Phrase.


IV.  ANALYSE de l'INTERACTION entre la PHRASE et le CRUCIFIX 


Nous avions donc au départ noté en effet qu'un CRUCIFIX se superposait sur le mur à une zone située au centre de la PHRASE.

Or du fait de l'instauration de cette symétrie paradoxale ayant pour objet de répartir symétriquement le nombre total de mots, alors puisque cette phrase comportait un nombre IMPAIR de mots, forcément ce CRUCIFIX devait en arriver à se superposer avec non plus le VIDE d'un BLANC... mais avec un MOT.  

En l'occurence le ET.

Ainsi... parce que ce ET se trouve là où il n'aurait jamais dû être si on avait laissé faire la nature... hop !...  magie...  le ET tout simplement DISPARAIT derrière un CRUCIFIX qui n'aurait jamais dû y être non plus.

- Un CRUCIFIX encore une fois RAPPORTE en ce centre du fait du positionnement artificiel du confessionnal qui le supporte.

- Et un ET quant à lui DEPORTE au centre à cause d'une recherche de symétrie infondée.

Il y a là devant tant d'interventionnisme de quoi suspecter pour le moins une double manipulation intentionelle de la part de "l'installateur". Autrement dit une intervention millimétrée de la part du "curé de l'église" : l'abbé Saunière. 


Mais dans quel but ? 


Résumons... Pour ces deux raisons conjuguées, un décalage inexplicable et un positionnement de confessionnal tout aussi inexplicable, ce centre géométrique qui aurait normalement dû être occupé par un VIDE (l'espace entre SOUFFREZ et ET) reçoit maintenant la présence de ce mot, le ET, qui tout aussitôt disparaît derrière le CRUCIFIX.

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

Nous avions - pour ce qui est des mots et si rien n'avait été "truqué" - une répartition naturelle 7 + 8 qui aurait dû prévaloir logiquement sur le plan visuel mais qui sur ce même plan s'est retrouvée transformée visuellement en un 7+1+7, qui dans les faits n'est en réalité plus qu'un 7+7 soit (7 + 0 + 7) à cause de la disparition d'un ET DEPORTE derrière un CRUCIFIX RAPPORTE.

En d'autres termes ne pourrait-on dire tout simplement que l'opération a consisté :

à décrémenter d'une unité le nombre de mots visibles ?

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

C'est bien de la sueur en définitive - déplacer pour commencer un lourd confessionnal pour qu'un crucifix vienne se positionner au milieu d'un mur au fond d'une église, puis par de savants ajustements en arriver à faire oublier un des 15 mot sur ce mur après en avoir décalé d'autres - juste pour en arriver à ce résultat si dérisoire.

Mais quel résultat, en définitive ?...

Concrètement ce résultat apparaît pour le moins double.

1. Il ne reste plus que 14 mots visibles 

2. Ceci parce le 15ème mot : le ET, se retrouve maintenant CACHE par une CROIX : le CRUCIFIX.

Ces deux INDICES14 et CROIX, apparus contre toute attente au devant de la scène à cause de deux manipulations, le déport du ET et le "rapport" du CRUCIFIX, peuvent-ils nous enseigner quelque chose ? Car séparément en effet ces deux indices semblent demeurer inexplicables et muets.            

Mais que se passerait-il cette fois si nous les faisons interagir ? Demandons par exemple à quelqu'un qui entrerait dans l'église sans idée préconçue ce qui lui viendrait spontanément à l'esprit si on lui demandait de penser au concept de CROIX à la lumière d'un nombre : 14.  

14  / CROIX 

14 + CROIX... La réponse est évidente : Un CHEMIN DE CROIX (à noter que nous en sommes là après avoir repéré aux abords d'un sac percé un CHEMIN resté invisible depuis un siècle au bas d'une carte murale, puis avoir cherché des indices à partir du moment où le chemin s'était interrompu !).

Tous les Chemins de Croix en effet, depuis qu'ils ont été installés dans les églises (à partir de "l'aventure franciscaine" au 13ème siècle, c'est là un fait essentiel mais qu'il est bien trop tôt de faire intervenir encore) comportent:  

 14  STATIONS, et donc 14 CROIX,

Finalement (hasard, hasard...) autant de CROIX que de MOTS visibles dans notre phrase désormais, depuis que par l'opération d'un esprit déplaceur de mots l'un des 15 à l'origine ait glissé derrière... une CROIX.

Et bien sûr il existe forcément un Chemin de Croix de 14 stations aussi à Rennes-le-Château, et pas loin puisque pour en voir déjà 4, en fait 2 + 2, il suffit de baisser les yeux de part et d'autre du centre géométrique du bas-relief, soit de fait de part et d'autre de ce confessionnal qui n'avait rien à faire là.

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Quant aux 10 restants ils se répartissent naturellement en 5 + 5 sur les murs latéraux de l'église.

La répartition géométrique de ces 14 stations en tout, comme dans toutes les églises du monde, se fait ici bien sûr de façon symétrique, soit 7 (5+2) d'un côté de l'axe longitudinal de l'église et 7 (2+5) de l'autre. Sur ce plan il n'y a donc rien de particulier à signaler quant à l'implantation d'un Chemin de Croix à Rennes-le-Château. Mais voilà que l'esprit déplaceur qui avait donc modifié le nombre de mots d'une phrase pour finalement le réduire à celui du nombre de stations d'un Chemin de Croix, avait aussi déplacé un confessionnal pour

- d'une part masquer le mot de trop - justement grâce à son Crucifix - pour arriver à 14,

- mais aussi... finalement... insérer une 15ème croix sur un parcours de 14 croix ! Et justement : au milieu géométrique de ce parcours...

Alors au final par le plus grand des hasards : 

le centre de symétrie géométrique des 14 mots VISIBLES d'une PHRASE se superpose parfaitement

au point de symétrie exact des 14 Stations de l'église de l'abbé Saunière

Ainsi en ce point de symétrie UNIQUE et COMMUN autant pour un CHEMIN DE CROIX que pour le CHEMIN D'UNE PHRASE, se superposent exactement :

- le 15ème MOT INVISIBLE de la phrase (invisible parce qu'artificiellement DEPORTE) :

                                             7 +   ET  + 7

- et une 15ème CROIX (artificiellement RAPPORTEE), le CRUCIFIX 

                                             7 +    + 7

Au passage notons que les deux éléments superposés par un double artifice, le 15ème MOT du chemin de lecture de la phrase (une conjonction de coordination) et la 15ème CROIX du Chemin de Croix, ne sont pas si étrangers l'un à l'autre puisqu'ils expriment en première intention un concept commun.

- La Croix chrétienne du CRUCIFIX,  portée sur une hampe est à la base une Croix Grecque, soit sur le plan graphique : le signe + de l'addition.

- La conjonction ET si celle-ci se trouve être "de coordination" en est cependant une forme particulière parmi d'autres : disjonctive (ou), adversative (mais), causale (car), consécutive (donc)ou transitive (or)En l'occurence cette forme particulière du ET en tant que conjonction de coordination marque  LA SIMULTANEÏTE OU L'ADDITION, et est dite : COPULATIVE !

L'abbé était donc joueur. Mais ça nous le savions déjà. Au point donc d'avoir ici fait en sorte d'unir sur deux CHEMINS superposés de 14 éléments (phrase et chemin de croix) une 15ème position centrale par un concept commun : l'idée d'addition.

Cependant quel était l'enjeu ?

Sinon en définitive UNIR, CONFONDRE, faire "copuler", en définitive :

 ARRIMER ENSEMBLE les 2 CHEMINS 

Celui de la PHRASE et celui des CROIX de la PASSION

 


Reprenons les étapes de l'enquête "sur le mur".

Sans oublier qu'au départ il était question sur une carte réapparue après un siècle d 'invisiblité de comprendre pourquoi en bas de la carte un chemin s'interrompait au fond à l'est de la vallée du St Bertrand.

1. Nous avions commencé par repérer le premier indice : le chemin d'une PHRASE se lisant de gauche à droite comme le chemin physique matérialisé sur la carte partait de l'ouest pour se diriger plein est.

Au terme de cette réflexion nous en étions arrivés à envisager à travers les subtilités de cette phrase que dans la réalité figurée par une carte dissimulée sous la fresque, une ZONE à priori pourtant NEUTRE sous le corps d'une femme (au milieu de rameaux de roses sans roses autrement dit dont il ne restait que les EPINES) aurait dû "recevoir QUELQUE CHOSE", au dessus de l'écho sonore "S ACcABLEs" exactement comme au dessus de SOUFFREZ (PEINEZ) se trouvait visuellement un SAC PERCE. Pourtant là il semblait à priori qu'il n'y avait rien.

 

2. Nous avons ensuite porté notre réflexion sur un second indice : un CRUCIFIX, qui du fait de sa superposition visuelle avec le CHEMIN de la carte nous avait amenés par simple association d'idée à envisager que l'abbé (sachant qu'au bout du chemin sur la carte se profilait à l'horizon une grande montagne on ne peut plus réelle : le Pic de Bugarch) semblait nous inviter à avoir en tête un CHEMIN DE CROIX menant au Golgotha. Au point cependant de nous demander si une piste aussi incertaine était pertinente. 

Alors puisqu'entre ces deux chemins : l'un sur une carte mais on ne peut plus physique dans le monde réel, l'autre cette fois symbolique et donc abstrait, les éléments étaient insuffisants à établir une CONNEXION suffisemment affirmée, il ne nous restait plus qu'à analyser en profondeur le troisième élément : un chemin aussi, celui de la PHRASE.

3. Nous avons donc analysé cette PHRASE dans ses détails les plus intimes.

Nous avons conclu que l'abbé Saunière s'était "arrangé avec le décorateur" pour positionner discrètement le 15ème de cette PHRASE - un ET - au centre exact de sa composition.

4. Passant alors à l'analyse tout aussi intime du second indice, le CRUCIFIX, nous avons cherché à établir la nature de son interaction avec le premier, la PHRASE.

Et cette fois nous avons conclu que l'abbé Saunière avait déménagé un confessionnal pour ARRIMER une 15ème CROIX en forme de + "cumulatif" à l'endroit exact où se trouvait le 15ème mot de la phrase, un ET "copulatif". Le tout, confirmant définitivement ce qu'avait laissé entrevoir une simple association d'idée chemin/croix, portant à unir cette fois très intimement le chemin de la PHRASE avec l'idée d'un CHEMIN DE LA PASSION.


Au terme de ces deux analyses, le chemin de la PHRASE et le chemin de Croix du CRUCIFIX, il ne nous reste plus qu'à revenir là où tout était parti,  et qui est bien entendu l'essentiel : la réalité du terrain.

La phrase avec son 15ème mot un ET central et le Crucifix en tant que 15ème croix d'un Chemin de la Passion n'étaient que des artifices au service d'un message nous demandant de considérer le chemin physique qui dans la vallée du St Bertrand se dirige vers l'Est comme un CHEMIN DE LA PASSION. 

Or si le terme du Chemin de Croix est le Golgotha, alors l'abbé Saunière Saunière nous demandait de considérer formellement qu'au bout du chemin physique se trouve un Golgotha.

 

Tout ce chemin interprétatif signifierait donc que nous sommes en présence, sur le terrain, d'un CHEMIN DE PENITENCE pour ceux qui, sur un chemin cartographique passant juste au dessus d'un Chemin de Croix, dans l'église, entendraient refaire le chemin de la Passion du Christ. Un chemin qui à Jérusalen s'était dirigé implacablement vers le sommet d'un Mont "chauve" rasé de toute vie végétale.

Dans la réalité cette fois du Razès le Chemin de Farine se dirige avec pour point de repère à l'horizon une montagne aussi.

Le Pic de Bugarach.

Qui s'appelle ainsi en raison du village du même nom, Bugarach. Mais qui autrefois s'appelait... Le Mont Tauze.

Et Tauze signifie... chauve.

La destination que l'abbé Saunière nous désignait était-elle le Pic de Bugarach ? Et ce Bugarach est-il donc un Mont du Crâne ? Autrement dit un cimetière, ou... une tombe ?

Dire à ce stade que le Bugarach est la fin ultime du secret de la carte est un peu hâtif probablement. Avant de conclure cherchons encore des indices sur le terrain métaphorique de la carte, celui que l'abbé Saunière avait lui-même instruit dans ses plus infimes détails.

Sur la fresque murale en relief à l’endroit qui sur la carte de la région correspond à l’emplacement du Pic de Bugarach - au dessus de S ACcABLEs comme plus avant sur le chemin le SAC A BLE surmontait SOUFFREZ - on ne voit Ddonc rien, à priori, sinon une vague forme peinte sur un vague relief. 

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Maintenant... même d'une façon encore très archétypale, ne pourrait-on y voir comme le profil d'une montagne ?

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Si cependant dans l’église l’observateur de la carte murale oriente son regard vers le nord théorique de la représentation puisqu'en direction de Rennes-le-Château (dont l'emplacement sur la "carte" est à proximité du sommet de la colline fleurie), c’est donc en direction du sud (sud-est exactement puisque nous sommes à Rennes-le-Château) qu’il faut envisager de regarder le Pic de Bugarach dans le paysage si nous voulons nous faire une idée exacte de ce à quoi elle aurait ressemblé, quand en sortant de son église pinceau en main l'abbé Saunière l'aurait de visu considérée dans une direction sud-est. 

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

Autrement dit il faudrait pour le moins inverser la "vague forme peinte sur un vague relief" de la "carte" pour la confronter à cette vue réelle du Bugarach à l'horizon. 

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Et cette fois... qu'en est-il de la comparaison des profils ?

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Un haut sommet à gauche de la silhouette, relayé sur le côté droit par un niveau légèrement inférieur. Une montagne à deux paliers. Serait-ce là le Golgotha caché de Bérenger Saunière ? Comment être certain que nous ne sommes pas dans un monde d'illusions. Cherchons encore. Existe-t-il quelque part dans l'église un Golgotha que nous puissions comparer à celui-ci. Comme ça pour voir.

Il y aurait bien la station numéro 14, tiens, du Chemin de Croix dans l'église. 

Ne représente-t-elle pas une mise au tombeau, quelque part au pied ou sur le flanc du Mont du Crâne, quand Joseph d'Arimathie et Nicodème enfournent le pain dans la caverne de transformation, avant qu'il ne se lève à nouveau après trois jours. 

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Dans la vue de la station 14 justement il y a donc à Rennes-le-Château une montagne sombre à l'horizon. 

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Puisqu'ici tout est inversion...

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Et comparons le tout. 

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Une montagne…

Venez à moi vous tous qui souffrez de ne pas comprendre,

et qui êtes accablés à force de chercher en tous sens…

Le Pic de Bugarach serait-il la destination de notre quête d’explication ?

Et moi, la carte sur le mur, et deux ou trois indices aussi tout autour, je vous soulagerai… en vous faisant gagner un temps précieux.

Une montagne ?

La parabole du Sermon sur la Montagne (Mont des 8 Béatitudes : une délivrance des souffrances de la maladie et des infirmités physiques) au-delà de ce premier degré de lecture est souvent interprétée comme une métaphore du fardeau de la vie devant être soulagé par la mort ; avec bien sûr une renaissance promise, symbolique ou réelle. Il y a ici un parallèle (ou une opposition) entre l’idée d’une montagne de la Vie (le Paradis, montagne des roses), soit le mont des Huit Béatitudes, et, sur une montagne cette fois où tout n'est qu'épines et accablementla "délivrance" et le "soulagementpar la Mort des souffrances de l’existence : JE VOUS DONNERAI DU REPOS (dans l’au-delà après la résurrection).  

Attention cependant à voir entre les lignes et les images que tout ici est de l'ordre du symbole, et qu'il s'agirait peut-être de mort symbolique : " Apprends à mourir de ton vivant de peur que tu ne meures vraiment quand vient l'autre mort ".

De ce fait au bas de la fresque la Croix Cerclée se positionnait autant

-  concrètement au milieu du « chemin du sac de blé » de Quillan vers Bugarach,

-  que symboliquement au milieu du « chemin de la Croix de Jésus » le long des 14 « mots-stations » de l’inscription, chacun de ces 14 termes correspondant à une « halte » de la Passion du Christ.

Deux montagnes étaient ainsi les destinations respectives, l’une concrète et l’autre symbolique, de ces deux chemins :

-              le GOLGOTHA, pour le port métaphorique de la Croix

-              le BUGARACH, pour le transport réel du sac de blé/farine/pain.

Le crucifix positionné le long du chemin de farine sur la carte Saunière devait bien être vu comme une croix qui se déplaçait latéralement de gauche à droite.

Il semblerait donc bien dans cette hypothèse que Saunière nous suggèrait d’associer le Bugarach au Golgotha, autrement dit à la montagne du Crâne et de la Mort. Une mort physique au premier abord ; mais avec l’idée aussi d’une montagne de la Mort spirituelle, au regard du symbolisme alchimique contenu dans le concept du grain de blé (sac de blé) qui doit mourir (putréfaction) avant de renaître.

En résumé d’Ouest en Est sur la carte murale Saunière n’aurait fait que matérialiser discrètement au sud de sa paroisse un chemin partant de Quillan (ville natale par ailleurs de Boudet) et menant au Bugarach : LE CHEMIN DU SAC DE PENITENCE. Une pénitence destinée aux pèlerins et aux malades souffrant des peines de l’existence, afin que par le sacrifice du sang (ROUGE) de l’agneau Jésus ils se lavent de la noirceur de leurs pêchés (Golgotha, la montagne NOIRE) pour atteindre à la BLANCHEUR d’âme nécessaire afin de gagner le Paradis (la montagne blanche des 8 Béatitudes).

Pour revenir à la « carte murale » de Saunière suggérant discrètement un transport du sac de pénitence en direction d’un Bugarach-Golgotha, et symbolisant un « nettoiement » de l’âme, cette idée de chemin de guérison, de salvation, ou de renaissance, allant du noir vers le blanc se retrouve précisément dans la tradition même de la sortie de l’Ermite et du Carnaval local.

Quand l’Ermite une fois l’an descendait avec sa grande barbe et son bâton du Bugarach, escorté par des enfants portant un seau d’eau (blanche) et un sac de suie (noire), il frappait aux portes des maisons pour tester l'âme des chrétiens en quémandant l'aumône du pain. Quand les villageois ne donnaient rien ou ne donnaient pas de bon cœur ils étaient aspergés successivement d’eau et de suie, révélant ainsi à l’extérieur la noirceur de leur âme intérieure. A notre que les Goudils du Carnaval étaient précisément vêtus de blanc.


 

10/08/2013

LA CARTE D'ETAT MAJOR DU LIEU-TENANT SAUNIERE

Sur le mur de l'église de Rennes-le-Château...

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... pour prendre conscience de la carte restée "invisible" depuis un siècle et qui représente tout l'espace géographique délimité par l'Aude, la Rialcesse, la Sals, la Blanque, et au sud la vallée du St bertrand pour fermer le cercle, certainement faut-il prendre en compte la seule réference cartographique que l'abbé Bérenger Saunière avait pu avoir à sa disposition.

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Et en l'occurence certainement cette référence avait-elle été celle-là même, une Carte d'Etat Major d'une grande qualité technique, sur laquelle l'abbé Henri Boudet s'était de son côté appuyé pour faire réaliser la sienne, de "carte au trésor", dans les pages de son livre : La vraie langue celtique et le cromleck de Rennes-les-Bains.

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En confrontant la carte dEtat Major et l'espace correspondant sur le mur de l'église - le grand bas-relief de la Montagne des Béatitudes -  on comprend alors que l'abbé Saunière avait organisé l'apparence de sa carte en prenant en compte non pas les cours d'eau, mais les routes.

Restera donc à retrouver "sur le mur" puis dans la réalité les chemins que suivait l'abbé quand pour des journées entières il partait seul, avec sa besace à l'épaule, sans qu'on n'ait jamais vraiment su où ses pas le dirigeaient. Or tout en bas de la fresque en relief il y a depuis toujours ce fameux sac percé, qui depuis n'arrête pas de faire fantasmer les chercheurs de trésor. Qui sait alors si là, quelque part autour du sac percé, ne prendrait pas naissance un début de sentier à peine visible qu'il ne resterait plus maintenant qu'à suivre, pas à pas, jusqu'à cette destination tant recherchée.

 

L'ABBE SAUNIERE ET LE SAC PERCE

L'ABBE SAUNIERE ET LE SAC PERCE.

Nous sommes donc dans l'église de Rennes-le-Château, le spectaculaire sanctuaire en couleur et en relief des mystères de l'Aude dédié aux yeux et au sens de la vue comme celui de l'abbé Boudet à Rennes-les-Bains, plus modeste et discret, un simple livre, l'était aux oreilles et au sens de l'ouïe.

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Après la découverte de la "CARTE AU TRÉSOR" sur le grand bas-relief de la Montagne des Béatitudes, tout au fond de l'église, où peut-être faudrait-il cependant ne pas laisser la puissance des impressions visuelles anesthésier d'une certaine manière la perception d'indices aussi discrets peut-être, qu'essentiels, il ne resterait donc plus maintenant qu'à lire cette carte pour pointer les signes de piste ouvrant les chemins réels du grand secret.

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On pense bien sûr aux mystérieuses déambulations de l'abbé restées dans les mémoires, quand celui-ci passait ses journées à arpenter le pays en solitaire.

Et en premier lieu le regard ne peut donc qu'être aimanté par la présence d'un mystérieux SAC PERCE, ostensiblement placé en bas de la fresque. Soit complètement au sud de la "carte Saunière".

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Depuis un siècle, avec un solide cordon suggérant un secret bien gardé et une déchirure pour l'idée d'une "fuite" en quelque sorte possible, ce sac percé a de fait participé à induire dans l'inconscient collectif la légende toujours à démontrer d'un trésor à Rennes-le-Château.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseEn fait c'est en référence à La vraie langue celtique et le cromleck de Rennes-les-Bains, le livre donc de l'abbé Boudet avec son code de déchiffrement basé sur la phonétique - où après décryptage pour ne pas dire décorticage du SON, l'épi de blé était associé à l'idée d'un or métaphorique stocké au cœur de dolmens enterrés, ou encore dans des silos en forme de rochers qu'on imagine creux - que la piste d'un blé trésoraire s'est souvent imposée.

"Blé" prenant en effet en argot le sens d'argent "liquide" (puisque curieusement on a voulu voir du blé s'échapper de ce sac) le SAC DE BLÉ PERCE donc ne pouvait que représenter un magot dissimulé quelque part dans la lande de Rennes-le-Château ou au plus profond des forêts de Rennes-les-Bains.

Bien entendu maintenant que la "carte au trésor" restée depuis "invisible" a donc fini par réapparaître l'idée en toute simplicité serait d'aller se balader, l'air de rien, du côté de l'emplacement proposé par ce sac. Et ainsi pouvoir observer "de visu" ce qu'il en serait cette fois dans le monde réel.

Cependant sur le terrain l'espace géographique occupé par ce sac est si vaste que s'impose rapidement l'idée que les choses ne peuvent pas être aussi simples. Et puis en définitive l'abbé Saunière, même si la carte était difficilement détectable, aurait-il risqué de lâcher aussi facilement la solution ? 

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Très au sud de St Ferriol et Granès (le grain ?) l'emplacement proposé pour le sac troué se situe au sud-est de Quillan, approximativement sous St Julia-de-Bec et pour tout dire pas très loin des "Murailles du diable" percées du fameux "trou du curé" ; lieu ainsi nommé près de St Martin-Lys en raison du percement d'un rocher, sous l'impulsion d'un ecclésiastique à la fin du 18ème siècle, dans le but d'ouvrir pour les convois et les véhicules une nouvelle route nord-sud passant par les gorges étroites de l'Aude. Jusqu'à cet événement la voie principale pour relier le Razès au Capcir puis l'Espagne passait plus à l'est au niveau du col de Saint-Louis (peu avant de parvenir devant le Pic de Bugarach)

Alors une fois, sur le terrain, la première déception passée probablement faut-il humblement revenir à l'église de Rennes-le-Château. Et, calmement, prendre le temps de l'observation puis de la réflexion.


Pour commencer une question élémentaire. Un simple sac n'aurait-il pas suffi à mettre en branle la machine à rêver en suggérant l'idée d
'un trésor ?

Pourquoi alors... un sac PERCE ?

Si le sac, suffisant en lui-même pour inviter à une course au trésor perdu, est bien sûr le point de départ de l'enquête, le percement du sac cette fois est de fait ici le premier indice de cette enquête

Alors ce fait d'un percement qu'on imagine accidentel n'induit-il pas de façon subliminale l'idée d'un contenu qui se perdrait en chemin ? Imaginons que la toile d'un sac de céréales ait été rongée par une souris, qu'aurions-nous alors vu sur le sol, sinon une trace du contenu répandu. Dans ce cas en suivant cette trace n'aurait-il pas été permis de retracer le chemin, du sac ? Un peu comme l'histoire du Petit Poucet avec ses cailloux blancs dans la forêt du conte de Perrault. Or à quoi servait le stratagème de la fable, sinon à retrouver dans la brume et la nuit de la forêt la mémoire d'un chemin perdu.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseIl y aurait donc déjà ici comme au moins l'idée d'un CHEMIN, mais dont le parcours serait pour commencer à retrouver d'abord dans la brume d'un passé lointain avant de l'être directement dans une géographie réelle... Car aux abords immédiats en effet du sac, sur la carted'un point de vue simplement visuel aucun chemin n'apparaît signalé d'une façon claire. Comme s'il nous appartenait à nous de le rendre visible ou de le matérialiser, en déchiffrant les indices que l'abbé Saunière nous aurait intentionnellement laissés.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseD'autre part pourquoi du blé ?... nous ne sommes pas à priori sur le territoire de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains, lequel s'intègre effectivement tout entier dans l'espace de cette carte de Saunière mais tout en haut et à droite (à la jonction des vallées de la Sals et de la Blanque soit aux genoux d'une "pleureuse de larmes salées") et donc pas ici en bas à gauche de cet espace. Et de fait le "blé celtique" de l'abbé Boudet ne serait pas ici en cause avec ce sac puisqu'un grossissement permet, comme beaucoup l'ont fait, de constater qu'il s'agissait en fait d'un sac contenant... des morceaux de PAIN.

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Du pain ? Justement au dessus et à gauche du sac, un peu dans l'attitude que l'on imagine dans un confessionnal une jeune femme en prière dissimule du pain dans son tablier replié.

Après le sac voilà donc déjà un second écho en rapport avec le PAIN : un TABLIER, notre indice numéro 2. Si "trésor" il y a, alors quelle que soit sa nature, matérielle ou spirituelle, de toute évidence Bérenger Saunière - semblait avoir choisi le symbole du PAIN, pour guider nos pas.

Même inconsciemment cette allusion répétée, dans une église, ne peut que faire écho avec le pain de la première des prières chrétiennes, le Notre Père : Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien... Et si pour les cathares ce pain est supersubstantiel autrement dit strictement spirituel - la "parole du Christ", et en aucun cas son "corps" - pour les catholiques le pain du "mystère" eucharistique est transubstantiel (du vrai pain et tout à la fois le corps du Christ) et par conséquent simultanément spirituel et physique.

On pourrait entrevoir ici comme un parallélisme entre cette dualité métaphysique : pain spirituel et pain physique (voire même une dualité spirituel/profane) et le double visage potentiel de ce que chacun pourrait attendre d'une quête de mystère dans l'énigme de Rennes-le-Château : trésor spirituel ou trésor matériel. Qui sait si l'abbé, à travers le symbolisme duel d'un sac de pain "bis", n'aurait pas subtilement joué de ces ambiguïtés. 

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseEt Bérenger Saunière nous propose donc de résoudre l'énigme des deux pains (SAC et TABLIER) à travers une histoire bien connue puisque cette jeune femme au tablier - à ce détail près que dans son histoire il n'y aurait pas à priori de fait spécifique concernant un sac, percé ou non - ne peut forcément être que Sainte Germaine, patronne des faibles, des malades et des déshérités, elle même atteinte d'infirmités au bras et au cou, et qui avait détourné du PAIN pour le donner aux pauvres. 

A ce stade on peut aussi faire une observation. Ce "percement" du sac, si nous avons déjà vu qu'il peut en lui-même évoquer l'idée d'un chemin (la trace d'un itinéraire), en première intention il semble cependant là pour rendre le pain "visible" et donc nous inviter à rattacher le sac de PAIN à l'histoire du PAIN de Sainte Germaine (le tablier). Une mise en relation qui semblerait aller de soit et venir spontanément à l'esprit, pourtant si sur le bas-relief on considère l'éloignement significatif entre la silhouette de Germaine et le sac, aurions-nous forcément mis en relation celui-ci avec Germaine s'il n'y avait eu le déchirement laissant voir du pain ? N'aurions-nous pas à cause du sac fermé envisagé certes la "possibilité" d'un trésor à chercher, mais sans penser une seule seconde à du pain et donc sans l'associer à l'histoire de Ste Germaine ? N'oublions pas qu'il n'y a à priori aucun sac dans l'histoire officielle de Germaine. Juste un tablier. Le percement a donc, du fait de l'éloignement toute son utilité, mais du coup cet éloignement ne paraît-il pas quelque peu inexplicable ? N'aurait-il pas été plus simple et logique de positionner le sac au plus près de Germaine ? Et dans ce cas, puisqu'il est difficile de voir ici un simple hasard mais le résultat d'une intention, ne serait-il pas opportun de chercher une explication logique à cet éloignement ? 

Voyons. Puisque nous sommes dans l'espace suggéré d'une carte en deux dimensions. Puisque Germaine et le sac occupent par conséquent deux points différents et éloignés sur cette carte. Et puisque la seule chose que l'on puisse dire de simple à priori concernant deux points est qu'entre ces deux points on peut faire passer une ligne (or ce qu'une ligne joignant deux points est à un plan géométrique, un chemin joignant deux emplacements ne l'est-il pas à une carte géographique ?) alors l'utilité de  cet "éloignement" paradoxal dont nous cherchons une justification n'était-il pas d'écarter suffisamment, et artificiellement, ces deux points, le sac et le tablier, pour qu'on en vienne à suspecter l'idée mise en relation physique et donc l'idée d'un chemin ? Pour ça bien entendu il fallait pour le moins qu'on pense à relier les deux points par "quelque chose", d'où le fait d'un point commun, le pain, avec pour nécessité alors... de déchirer un peu le sac pour qu'une petite fenêtre nous autorise à y voir ce pain. Plus haut le simple fait d'un déchirement du sac à cause de la potentialité d'une perte de contenu révélant un itinéraire au cours d'un transport (un sac sert bien sûr à stocker mais un sac en pleine nature implique nécessairement sa translation) nous avait déjà laissé envisager la possibilité d'un chemin. L'éloignement maintenant entre deux pains (le sac et le tablier) ne fait donc que renforcer cette première idée.

Le chemin ici... c'est probablement l'idée secrète qu'il fallait ni plus ni moins pour commencer mettre impérativement en lumière avant d'espérer aller utilement plus avant dans l'enquête. Probablement le raisonnement pour en arriver là paraît-il un peu "alambiqué"... peut-être pouvait-on en arriver au même point d'une façon plus intuitive... mais sans affermir autant que possible chacun des pas en direction de la solution peut-être aussi (pour peu qu'on ait compris qu'il fallait déjà sortir de l'église en trouvant une carte) qu'on aurait pu tourner en rond longtemps, quelque part dans la lande, avant de comprendre que le sac n'était rien... que seul comptait le chemin, du sac. 

Alors maintenant puisque Germaine sur la carte se trouve "du côté de Quillan", et que le sac stationne depuis un siècle quelque part à l'est, mettons au sud est de Quillan, probablement faudra-t-il à moment ou un autre vérifier si là, au sud-est à partir de Quillan se trouve éventuellement - même si à priori dans les apparences il semble qu'il n'y ait rien en ce sens sur le bas-relief autour du sac - un vrai chemin dans le monde réel. 

Mais auparavant, puisque sans percement du sac, à cause de "l'éloignement", nous n'aurions peut-être même pas mis en relation le sac avec la tablier, et donc même pas pris conscience de l'importance potentielle de Germaine dans notre course au trésor du sac, finissons déjà avec l'histoire officielle de celle-ci avant de nous mettre en quête d'une éventuelle histoire parallèle instruite par l'abbé Saunière. 

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A partir du moment où longtemps après sa mort le corps de Germaine sera un jour retrouvé "sous le dallage d'une église", au milieu du 17ème siècle, tous les "accablés" des environs commenceront à affluer spontanément initiant ainsi un pèlerinage qui aurait en réalité préfiguré celui de Lourdes. Avec pour spécificité une guérison là aussi physique "et" morale.

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Ainsi même si Germaine était du pays toulousain sa présence ici sur le bas-relief de Rennes-le-Château ne détonne en rien avec le sens du passage du Mont des Béatitudes dans les Evangiles. 

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Et par ailleurs Bérenger Saunière avait fait installer une statue la représentant juste à côté de son bas-relief cartographique.

Pourtant si l'abbé Saunière avait choisi le symbole du pain pour aiguiser notre faim de comprendre son mystère, sur cette statue en pied ce sont des ROSES... que contient le tablier de Germaine. Celles en effet que la providence divine avait substitué aux morceaux de pain pour confondre les accusateurs et témoigner de ses bonnes intentions.

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saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseOr si sur le bas relief cette fois, en bordure de la Carte murale de Saunière c'est toujours du pain, qui se trouve dans le tablier, les roses elles ne sont pas pour autant absentes puisque les voilà tout près, omniprésentes, dispersées sur la colline juste sous les yeux de la sainte. 

L'histoire miraculeuse de Germaine s'inscrit dans un ensemble plus large puisque le concept très symbolique du pain transformé en roses existait auparavant (au 13ème siècle avec Roseline aux Arcs, dans le Var) et ailleurs (sur le parcours de St Jacques de Compostelle). Et Bernadette Soubirou elle-même (la Vierge de Lourdes est représentée sur un pilier dans le jardin de Rennes-le-Château) fera sait ses dévotions à Ste Germaine bien avant le miracle de Lourdes avec aussi un épisode de ruisseau traversé.

A priori la rose (un des premiers symboles chrétiens, représentation du jardin du Paradis, une idée en accord avec cette colline fleurie du Mont des Béatitudes offerte en soulagement aux souffrants et aux accablés) aurait dû évoquer en première intention la Vierge "sans tâche", Rosa sine spina, la rose sans épine ; l'enfant Jésus étant le bourgeon de rose né "dans" ce Vase immaculé. Et en ce sens la colline entière respire bien ici le parfum des roses, des roses à priori sans épines et répandues sur ses chemins.

Pourtant nous verrons qu'il y a quelque part sur la colline - à une puis deux reprises comme pour suggérer là encore un chemin - deux rameaux sans roses curieusement. Mais si ces deux rameaux sont figurés sur la fresque n'auraient-ils pas dû comme ailleurs porter quelques roses ? Pourquoi les avoir définies ainsi ? Cette zone trop neutre où apparaissent ces rameaux uniquement feuillés ne méritait-elle pas d'être justement un peu égayée ? A moins que cette zone ne soit justement trop décentrée pour présenter un intérêt, mais alors pourquoi prendre la peine de les décorer d'un feuillage inutile et en définitive presque'inapparent ? Peut-être est-il cependant excessif de chercher à accorder du sens à un détail si dérisoire, ceci dans un bas relief si spectaculaire où il y a tant de choses à dire et à voir... que depuis un siècle en dehors de ses qualités décoratives on n'y a en définitive... rien compris. Qui sait si cette incompréhension alors ne viendrait pas de l'indifférence et de l'inattention portées aux détails. Alors que pourrait-on dire dans ce cas de tout ça, sinon que dans un contexte symbolique il s'agit de rameaux de rosiers où les ROSES manquent parce qu'il ne serait resté... que les ÉPINES.

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Un peu finalement comme les épines d'une couronne, il y a longtemps, sur un chemin justement. 

Saint-Ambroise à la charnière du 4ème et du 5ème siècle, à l'époque où une armée de wisigoths débarquait dans ce pays avec armes, familles et bagages, écrivait :"Avant que l'homme ne chute (de la colline du Paradis donc, pour tomber dans un gouffre ténébreux au risque de rester pris dans les épines d'un buisson sec) la Rose était née sans l’épine". Un monde sans tâche, un peu comme l'Arcadie des grecs quand les hommes étaient encore trop "simples" pour penser encore à Mal. Cette idée d'un monde sans le mal illustré par des roses sans épines n'est pas ici qu'une idée bucolique  c'est le fond du thème même auquel faisait référence Saunière en citant Germaine à comparution dans sa scénographie et en inondant "géographiquement", ou presque, sa colline de roses. 

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Si maintenant on confronte le bas-relief avec cette image allemande connue qui indiscutablement aurait au moins servi de base de référence pour définir les éléments de la représentation en relief réalisée par le manufacturier Giscard, à Toulouse, on voit pour commencer que la "colline" n'apparaissait pas visuellement comme une colline proprement dite ; ainsi Saunière ne l'aurait "inventée" que pour y "caser" sa carte géographique. Mais par ailleurs un personnage comparable à la Germaine de Saunière était déjà agenouillée au même emplacement relatif. Et à ses pieds... un petit sac. Cependant on peut à peine imaginer, à cause du tablier semblant contenir quelque chose, que cette jeune fille puisse être déjà une Sainte Germaine ; le buisson en effet devant elle s'il pourrait passer pour un buisson d'églantine ne montre pas de roses ; ainsi là encore l'idée de répandre des roses sur la colline serait due à la "créativité" de Saunière. Quant au petit sac ce n'est ici qu'un baluchon de pèlerin comme un second que l'on voit plus haut porté par un enfant. Autrement dit à Rennes-le-Château non seulement la Montagne des Béatitudes est "ajoutée" (même si cette image de référence contenait en soit déjà le thème) mais l'idée d'un sac, à fortiori percé est également chez Saunière une "première". Enfin le bas relief innove donc aussi pour ce qui est de la dispersion des roses au centre du bas-relief. Ces trois éléments - la présence affirmée de Germaine, les roses, et le sac percé - sont bien des éléments se distinguant par conséquent de l'image de référence, et donc forcément à supposer comme faisant partie intégrante d'un message (fût-il à la base simplement religieux avant même d'y voir encore l'idée d'un trésor caché).

A noter maintenant que dans cette image de référence le baluchon, on ne peut plus naturellement, est très proche de la jeune femme au tablier, tandis qu'à Rennes-le-Château le sac percé nous l'avons donc était significativement éloigné. Au point qu'après avoir admis, grâce à la présence du tablier rempli de pain et à la présence de roses, que Saunière dans son bas-relief avait bien mis en scène Sainte Germaine, on tarde cependant un instant (à cause de l'espacement) à prendre conscience du fait que le sac puisse se rapporter à l'histoire de Germaine ; ceci bien sûr jusqu'à ce qu'on finisse par noter la présence du pain grâce au percement du sac. Nous en revenons donc à la question soulevée plus haut (mais avec ici par conséquent une comparaison possible avec un modèle préalable) : pourquoi alors Saunière (car ici tout repose sur le postulat assumé que c'était bien celui-ci qui avait instruit dans le détail l'iconographie du bas-relief, et non le manufacturier Giscard qui aurait en quelque sorte eu carte blanche) aurait-il introduit volontairement cette particularité d'un écart aussi notable à partir de la référence dont il disposait ; le sac de pain - sauf à y voir une négligence pourtant difficilement envisageable dans le positionnement - ne devait-il pas être aussi proche de Germaine que ne l'était le baluchon de sa propriétaire ? Autrement dit on serait ici en droit de penser que l'accroissement d'écart entre le modèle et la copie est bien trop significatif, du genou de Germaine au sac, pour ne pas qu'une intention précise en soit à l'origine. Et encore une fois la seule explication qui viendrait à l'esprit serait donc que cette distance ait été instaurée volontairement pour suggérer l'idée d'un chemin. 

Alors si toutes ces roses sur la colline pourraient certainement ouvrir sur un vaste champ de possibilités symboliques - rappelons-nous encore la présence "subliminale mais on ne peut plus omniprésente" d'une immense ROSE DES VENTS structure l'espace entier de la Carte Saunière en étant centrée sur la CROIX d'un crucifix...

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... ici bien sûr la présence de Germaine nous oblige à axer le thème - de la ROSE - dans le sens de son histoire toute spécifique.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseAutrement dit sous ses yeux la dispersion des roses sur toute la surface du territoire "cartographique" situé au sud de Rennes-le-Château suggérerait, sur un plan métaphorique, le fait que le pain serait donc à chercher là, quelque part "en pleine nature", dans l'espace géographique de la Carte Saunière. 

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseEt justement, il y a donc déjà sur la carte ce pain : celui de notre sac percé. Un sac par ailleurs "ponctué" d'une rose comme pour "mettre le point sur le i" en établissant un écho discret entre pain physique et rose spirituelle, et ainsi confirmer que pour ce qui est de la double présence du pain, du SAC au TABLIER (où le pain matériel avait été transubstentialisé en roses spirituelles ) il ne s'agit bien que d'une seule et même histoire

Alors au début encore d'une enquête à la poursuite du secret perdu de l'abbé Saunière, pour nous en tenir à "ce qui se voit concrètement" sur le bas-relief, la seule question en définitive qui à ce stade nous permettrait de trouver un début de piste à suivre ne serait-elle pas celle-ci :

Quel est le sens, concrètement, d'un écho ici entre le pain du TABLIER, et le pain d'un SAC PERCE ?

Il ne semble pourtant pas qu'il y ait eu un sac, à fortiori percé, dans le légendaire de Sainte Germaine. Bérenger Saunière aurait-il discrètement détourné, instrumentalisé cette référence pour y glisser des éléments en vue d'un message ? Un mise en scène ainsi "revisitée" suivant une version toute personnelle, et dont il ne nous resterait plus qu'à déceler les écarts, par rapport à l'hagiographie officielle, pour pouvoir faire apparaître les intentions cachées du metteur en scène ?

Et en ce sens, "l'invention scénographique" du maître des lieux serait alors toute dans ce sac de pain percé. Et c'est donc bien sur celui-ci qu'il nous faut diriger le projecteur de notre enquête. Avec pour toile de fond le fait d'une MISSION, celle que Germaine s'était donnée : distribuer ce pain à ceux qui en auraient eu besoin.

Le SAC était le point de départ, sans lui nous ne saurions même pas que nous cherchons quelque chose. Puis il y a eu le premier indice : le PERCEMENT du sac, avec l'idée induite par conséquent d'un CHEMIN. Ensuite il y a eu le second indice : TABLIER avec cette fois l'idée induite d'une MISSION. Le tout sous le signe du PAIN. Alors il ne nous reste plus qu'à enchaîner les deux indices, le percement du sac et le tablier, autrement dit fusionner l'idée d'un chemin et l'idée d'une mission, pour comprendre peut-être il faudra où nous diriger.

Mais dans ce cas comment cerner l'intention de Saunière. Sinon en cherchant maintenant "comment" le concept du chemin d'un sac percé interagit avec la métaphore du tablier de la mission de Germaine. Une métaphore tout ce qu'il y a de plus orthodoxe et conventionnel sur le plan religieux, nous sommes dans une église, mais bien entendu subliminalement "détournée" en vue de révéler un chemin trésoraire, spirituel ou matériel. 


L'ABBE SAUNIERE ET LA METAPHORE "SPIRITUELLE" DU SAC DE PAIN.


Alors dans le droit fil de l'histoire pour commencer ne faudrait-il pas comprendre tout simplement que dans ce sac (avec une lanière en boucle qui en fait un sac portatif) la jeune femme aurait amassé le plus de pain possible avant de le porter aux affamés sur un chemin ? Un sac qui dans sa précipitation alors, peut-être au moment où le "larcin" avait été déjoué, aurait en définitive été perdu, puis oublié...

... quelque part sur un chemin ?...

On notera que si la sainte n'était pas à proprement parler du pays puisqu'elle était native de Pibrac, à 130 kilomètres de là près de Toulouse, à la fin du XVIème siècle, l'abbé Saunière sur sa carte murale l'avait donc pour sa cause agenouillée "du côté de Quillan".

Alors puisque la "carte Saunière" dans les parages du sac semble visuellement éluder cette possibilité voyons voir, SUR UNE VRAIE CARTE, si d'aventure un chemin, ou une route, relie Quillan à l'emplacement du sac.

De fait, il y a bien une route de Quillan au sac.

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Sur la carte, le sac se trouve "en travers" d'une vallée, celle du Saint Bertrand, au fond de laquelle se dessine la route - aujourd'hui la D 109 mais bien sûr cet axe existait il y a un siècle et depuis toujours puisqu'il s'agit d'un fond de vallée parsemé de hameaux et villages, comme Laval par exemple (le lacet serrant le col du sac juste sous St Julia-de-Bec) - qui partant d'un peu au nord de Quillan se dirige droit vers sud-est. 

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D'ailleurs au delà du sac, à partir du centre du bas-relief, nous verrons que l'itinéraire d'un chemin tout aussi réel que celui de cette route-ci, avant et après le sac, viendra cette fois (entre Saint-Louis-de-Parrahou et Bugarach) se superposer avec  un sillon très visible et précis ; comme si "autour du sac" en tout cas, il était important qu'on ne puisse prendre conscience de façon immédiate qu'il y ait là une route. 

Alors dans sa "version toute personnelle de l'histoire de Germaine", certain que son oeuvre lui survivrait - c'était fait pour ça et il s'en était (ou bien on lui en avait) donné les moyens - et conscient qu'un jour le voile subliminal qu'il avait tiré devant sa carte murale finirait bien par se déchirer, l'abbé Saunière avec ce sac "inventé" et discrètement éloigné de sa propriétaire potentielle pour suggérer un chemin nous suggérait-il par delà le temps que venant de Pibrac, forcément à l'ouest, c'est quelque part à l'est de Quillan que sur cette route "sa" Germaine aurait rejoint, ou attendu peut-être les accablés pour les soulager des souffrances de la faim ?

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Car bien entendu la mission de Germaine autant que l'objet de sa mission, le pain, n'ont de sens que si au bout il y ait eu quelque accablé. Et dans ce cas le fait de parvenir à identifier avec précision le sujet ou les sujets potentiels, de cet accablement sur ce chemin, ne serait-il en mesure de nous livrer un nouvel indice ?

Pour l'heure retenons l'essentiel : le sac percé se trouve bien sur une route, et c'est quelque part sur cette route à l'est de Quillan que Germaine aurait laissé tomber son sac sur le chemin.

Tout ça bien entendu n'est que métaphore, l'histoire de Germaine ne serait ici convoquée que pour véhiculer un message sous-jacent. Alors restons pragmatiques, qui a-t-il donc, en vrai cette fois, sur cette route vers laquelle l'abbé Saunière semble ainsi vouloir aimanter notre intérêt ?

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Si on emprunte cette vallée en partant de Quillan on parvient d'abord au village de Saint-Louis-et-Parahou. Puis la route se sépare en deux directions du simple fait qu'elle se dirige droit vers une ligne de partage des eaux ; au nord le bassin hydrographique de l'Aude, au sud celui de l'Agly (avec la Boulzanne pour affluent) qui vers l'est se jette dans la Méditerranée en traversant le nord du Roussillon.

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En d'autres termes si la route se sépare c'est du fait qu'à son horizon oriental un ensemble topographique dominé par le Pic de Bugarach s'interpose physiquement. A partir par conséquent de Saint-Louis-de-Parahou continuant un peu vers l'est l'une des deux voies (la D45 de nos jours, mais qui au 19ème siècle n'était pas encore une grand'route, probablement encore simple chemin du temps de Saunière) se dirige d'abord vers Parahou-Grand puis, déviée justement par les contreforts du massif du Bugarach, file plein nord vers le village du même nom au delà duquel on se dirige vers Rennes-les-Bains par la vallée de la Blanque.

Au sud de Saint-Louis-et-Parahou la seconde route (D9 aujourd'hui) parvient rapidement au Col de Saint-Louis à partir duquel on redescend vers Caudiès dans la vallée de la Boulzanne.

Nous y sommes donc.

Saunière,Rennes-le-Château

Après avoir pris conscience d'une carte sur le bas-relief, en suivant alors un raisonnement fondé sur un indice subtil laissés par Bérenger Saunière - la possibilité d'un chemin en raison (1) du percement du sac suggérant une trace potentiellement laissée sur ce chemin, et (2) de l'éloignement artificiel entre le tablier et le sac renforçant cette idée d'un chemin - l'abbé nous a en définitive discrètement menés à devoir maintenant réfléchir sur le fait que Germaine, puisque dans cette mission "retravaillée" elle y aurait perdu son sac, ait pu se déplacer dans cette vallée du Saint Bertrand. Si derrière l'instrumentalisation d'une histoire de pain et de fleurs l'essentiel reste toujours à comprendre en profondeur la métaphore cependant doit probablement être exploitée jusqu'à son terme.

Comment donner un sens ici à la venue de Germaine dans cette vallée avec sur le dos un sac de pain ? Le fait que le sac perdu était à ce moment encore plein, et puisque Germaine vient de l'ouest, implique soit qu'elle avait perdu son sac au retour avec pour corollaire le fait qu'elle ait dans ce cas manqué à sa mission pour une raison inconnue (idée pour le moins tirée par les cheveux, nous ne sommes pas là pour compliquer les scénarios au delà de ce qu'on nous demande et beaucoup déjà trouvent cette enquête "alambiquée"), soit que c'était plus naturellement à l'aller de sa mission que ce sac avait été perdu, sans pour autant alors que la mission ait été manquée si par exemple elle avait emporté un second sac.

Retenons donc qu'en première intention Saunière aurait voulu suggérer que c'est donc à l'aller de sa mission que la jeune femme avait perdu le sac, ou l'avait laissé choir pour une raison inconnue. Autrement dit encore, le long d'un trajet partant de Quillan en direction de l'est, le lieu de destination de la mission se trouve quelque part entre le sac et un point situé plus à l'est de ce sac.

A ce stade plus rien de notable ne semble visible "à priori" sur la Carte Saunière. Il nous resterait peut-être cependant à trouver le, la, ou les accablés de l'histoire, dont l'identification nous permettraient pour le moins, qui sait, de localiser la destination de Germaine. 

Alors la mémoire locale se souviendrait-elle qu'il y ait eu un jour de ce côté-là sur cette route, entre l'emplacement du sac et quelque part à l'est de cet emplacement, quelque pauvre accablé par la faim dont Germaine aurait ainsi pu, dans la métaphore de Saunière, vouloir soulager les souffrances en le ravitaillant en pain ?

Tout au fond de cette route en cherchant bien il y aurait bien en définitive dans la mémoire collective une vieille histoire où il est question d'un vieillard affamé descendant de sa montagne pour quémander du pain. 

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En l’occurrence l'ermite légendaire qui, quand à la fin de l'hiver la nature ne pourvoyait plus à sa subsistance et que ses réserves étaient épuisées, devait se résoudre à laisser provisoirement sa retraite solitaire, sur les flancs d'une grande montagne, pour venir frapper aux portes des villages.

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Dans ce cas, avec ses formes fantasmagoriques. la montagne de Bugarach. Tout au fond, justement, à l'est de cette route. 

A ce stade quoiqu'il en soit, c'est bien la seule idée qui puisse s'inscrire dans l'hypothèse d'une fusion entre ce que les deux indices (le tablier et le sac) nous ont apportés dans cette histoire sous le signe du pain : une fusion entre l'idée d'un chemin et une mission destinée à soulager des accablés de la souffrance de la faim.

Mais le faisceau d'indices est certainement encore trop incertain pour conclure à une certitude. Qui sait...  peut-être y aurait-il alors quelque chose, quelque part dans les parages sur le bas-relief, qui nous aurait encore échappé dans l'analyse des détails. 

Faisons le point.

Pour résumer nous avons donc bien un affamé de pain, l'ermite de Bugarach, mais en faire une pièce à conviction définitive de l'enquête est à ce stade prématuré. Et du coup est prématuré aussi d'envisager encore que le Bugarach soit une pièce maîtresse de l'énigme. N'oublions pas non plus que Germaine indiscutablement n'est ici que pour la métaphore ; une métaphore tout ce qu'il y a de plus acceptable tant que nous restons dans les rails de l'histoire officielle. Ici Saunière avec un sac superfétatoire a déjà pris le risque de sortir un peu des rails. Par ailleurs un sac fermé et éloigné de sa propriétaire aurait pu déconnecter totalement ce sac de l'histoire de Germaine, et nous ne nous serions jamais retrouvés sur un CHEMIN, ou du moins si le sac et la carte auraient pu suffire à nous mener jusque là, sans la MISSION de Germaine (le tablier) en tête jamais une hypothèse liée à l'ermite de Bugarach ne se serait faite jour. Mais voilà il y avait donc eu le percement laissant voir du pain. Puis à cause de l'idée d'un chemin (l'éloignement + le percement) nous nous sommes retrouvés (parce qu'il y avait donc une carte sur le mur du fond de l'église, chose peu ordinaire) quelque part sur une route à l'est de Quillan. A partir de à nous ne sommes plus du tout dans l'histoire officielle de Germaine. Mais dans l'histoire locale. Mais une histoire locale, et forcément secrète sinon à quoi bon ce concert de subliminalité. Or ce qui ne peut être dit dans une église ne le serait que parce que ce non-dit serait donc frappé du sceau non pas du "religieux", mais du profane. Et voilà donc un ermite descendant de sa montagne. Certes cet ermite entrerait en première intention dans un contexte religieux, cependant la légende elle de l'ermite du Bugarach est loin d'être totalement orthodoxe. Dans une tradition locale partie du Bugarach pour se répandre dans toute la région (précisément un pays strictement défini par la Carte Saunière) cette histoire de grande croix que l'ermite (on pense forcément à la croix de pénitence en imitation du Chemin de Croix de la Passion) portait sur son chemin quand il entrait dans les villages enguirlandée comme un sapin de Noël mais de victuailles, saucissons et autres, n'avait rien de très orthodoxe. Et tout ce qui mêle religieux et carnaval n'avait certainement pas droit de cité dans une église de la fin du 19ème siècle ni même aujourd'hui. 

En d'autres termes nous sommes arrivés sur un chemin - de Quillan vers l'est - où la métaphore religieuse commence sérieusement à se déliter pour peut-être faire apparaître autre chose. Quelque chose quittant donc la sphère de la métaphore "spirituelle" pour gliiser peut-être dans le sens du profane.

L'unique point formel jusqu'ici est en fait le CHEMIN puisque la carte Saunière nous a révélé, même si dans les parages immédiats du sac l'abbé avait pris soin d'effacer les traces de ce chemin, que le sac se trouve sur une route orientée ouest-est dans la vallée du Saint-Bertrand.

Alors avec le Pic de Bugarach en ligne de mire à l'horizon de cette route sans préjuger encore de la pertinence de cette cible au lointain, demandons-nous simplement pourquoi par ce SAC - l'histoire de Germaine n'étant qu'une métaphore  - l'abbé de Rennes-le-Château voulait-il attirer notre attention sur cette route ? 

Un CHEMIN dont sur un plan formel nous ne savons que ça, finalement : le fait qu'il doive être associé à l'élément de départ d'où est partie l'enquête : un SAC

Sac de pain ou de blé, il s'agit dans tous le cas de céréales et l'important serait dans le fait du sac même. Nous sommes donc ici à la croisée des chemins... Quel rapport possible ici entre un chemin et l'idée d'un sac ? Saunière s'appuyait-il sur une référence précise qui l'aurait incité à laisser tomber un sac sur un chemin de sa carte. Pas n'importe quel chemin, juste celui-ci ? Mais quelle référence...

Cela fait cent ans que des chercheurs de trésors sillonnent en tous sens la région à la recherche du trésor de l'abbé Saunière. Mais sans la carte perdue était-il même raisonnable de se lancer à corps perdu dans cette quête ?

Il nous manque par conséquent la légende encore, mais la carte ça y est, maintenant nous l'avons, et à moins de l'avoir tu jamais personne ne semble l'avoir eue entre les mains ou plutôt sous les yeux depuis que l'abbé l'avait subliminalement dessinée sur le mur. Il y a plus de cent ans... ce n'est donc plus le temps qui presse. Prenons celui par conséquent de reposer les bonnes questions. 

Pourquoi cette ROUTE, celle qui file plein est à partir de Quillan ?...

Pourquoi un SAC ?

Des questions un peu étranges en définitive, au point un instant de nous demander si nous ne faisons pas fausse route, et si la vérité du sac n'est pas ailleurs... Pourtant si nous ne trouvons rien, alors à quoi donc la carte Saunièe pouvait-elle servir... juste un exercice de style crypto-carto-graphique ? Une carte au trésor juste pour faire comme Boudet, montrer qu'il en était capable ? Difficile à envisager, non, la carte doit mener quelque part, et en passant comment ne pas imaginer que la destination cachée de cette carte-ci ne soit exactement la même, en réalité, que la destination cachée de la carte Boudet ?

Alors pour revenir déjà à ce chemin-ci sur cette carte sommes-nous vraiment sur la bonne voie en cherchant une réference encore inapparente sur laquelle Saunière se serait appuyé pour poser un sac sur ce chemin et pas un autre ?

Souvenons-nous que dès la fin du 18ème siècle puis surtout au 19ème était né ce courant "folkloriste" qui dans toute l'Europe avait vu chaque région, à travers ses érudits locaux souvent, se lancer dans la réminiscence et la retranscription des traditions du passé ; notamment celles qui dans une orientation profane ou populaire auraient survécu à une normalisation religieuse. Et avec pour objectif d'en fixer sinon en revivifier la mémoire avant que toute trace ne disparaisse à jamais dans le souvenir des anciens. D'une certaine manière l'ouvrage de Boudet, avec sa spécificité cryptologique tout de même, s'inscrit dans ce courant. Alors Saunière avait-il fait de même ? S'appuyait-il ici sur quelque fait de tradition qui parce qu'il n'était pas dans une ligne strictement religieuse, comme l'histoire de Germaine, serait passé au second plan du point de vue en tout cas des apparences sur son bas-relief ?

Remettons la question sur la table : Quel pourrait être ici un rapport entre ces deux concepts, SAC et CHEMIN. Plus exactement alors, même pour Saunière à la fin du 19ème siècle, quel avait pu être "dans un lointain passé" de la tradition le rapport entre ce CHEMIN - dans la vallée du Saint-Bertrand - et un SAC ? Un sac en l’occurrence de PAIN. Un sac de céréales en somme...

Alors si "même pour Saunière" soit bien en amont du 19ème siècle, nous plongeons dans un lointain passé - presque trois siècles et plus - la piste en ce sens pourrait être bien plus pertinente qu'elle ne paraît à première vue.


BERENGER SAUNIERE ET LA METAPHORE PROFANE DU SAC DE... FARINE.

 

Car si grâce à une machine à remonter le temps nous pouvions revenir quelque siècles en arrière, quelque part entre la fin du XVIème (Sainte Germaine) et le début du XVIIème (passage réel ou métaphorique dans la région d'un Vincent de Paul "alchimiste" dont un pain blanc et rond au dessus d'un calice était l'emblème), autrement dit en définitive à l'époque approximativement où il semble que l'on portait ce type de costumes que l'on voit sur le bas-relief de Bérenger Saunière, alors peut-être aurait-il suffi, il y a quelques siècles, de s'allonger dans l'herbe... quelque part entre Quillan et Saint-Louis, et... 

Et attendre, patiemment, quitte à s'assoupir sur le bord du chemin, jusqu'à finir par être révéillé comme par une rumeur au lointain, doublée d'un martèlement.

Car à un moment ou un autre, sur cette ROUTE forcément, on aurait alors pu voir défiler... des sacs. Une quantité phénoménale de sacs.

En effet levant un nuage de poussière sous leurs sabots on aurait vu arriver au loin, vers l'ouest, une longue file de mulets lourdement chargés de SACS de céréales (avec pour les guider des hommes en blanc veillant jalousement à la sécurité de leur or blanc) et qui seraient passés sans s'arrêter pour se diriger vers l'est en direction d'une grande montagne à l'horizon. Mais juste avant de parvenir à celle-ci ils auraient alors soudain viré au sud pour entreprendre la montée qui menait à un col, pour finalement disparaître dans la longue descente plongeant vers une vallée espagnole. Plus exactement catalane, ou du moins aragonaise.

Cet axe de communication en réalité, où Bérenger Saunière aurait "négligemment" versé un sac de pain sur le chemin, serait ni plus ni moins qu'un authentique, un historique... CHEMIN DES CÉRÉALES ! Pour ne pas dire le CHEMIN DES SACS.

Il n'est pourtant pas question ici ni de PAIN ni même de BLÉ mais... de FARINE. 

Une troisième voie "cachée" en quelque sorte, à mi-chemin dans le processus de transformation céréalière entre la matière première à travailler, par le meunier, et le produit fini mis en oeuvre cette fois par le boulanger pour le livrer à la consommation.

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Opération de transformation menée là-même peut-être (une boulangerie) où la jeune sainte oubliant les règles sociales de la propriété pour aller à "l'essentiel" aurait emprunté un sac de farine, vide, pour le remplir de pain, avant d'emporter discrètement ce sac le long d'un chemin invisible - à priori - sur une carte dessinée à même le mur d'une église où un abbé, un jour, détournera son histoire juste pour en venir à faire émerger à la conscience la possibilité d'un chemin

LA VOIE DE LA FARINE, autrement dit, un CAMI FARINIER. 

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

Ça ne peut-être en effet que sur cette route, que passaient autrefois les chargements de sacs pleins à craquer - et de fait ils craquaient parfois - de la production de farine des moulins de la vallée de l'Aude que les meuniers de Limoux acheminaient ainsi au delà du col de Saint-Louis pour l'échanger contre un "blé" bien sonnant, espagnol cette fois, et trébuchant. Car bien sûr le col de Saint-Louis, longtemps frontière entre France et Espagne, était alors encore l'unique voie permettant au niveau du Razès de passer du nord au sud et inversement, ceci du fait qu'à St Martin-Lys le percement d'un passage suffisamment large, dans les gorges de l'Aude, ne sera donc réalisé qu'au 18ème siècle. Avec par conséquent pour les convois de mulets lourdement chargés (à moins de descendre sur un étroit sentier rocheux, mule après mule et à la queu-leu-leu au risque de chavirer dans une Aude torrentielle) la nécessité encore, en venant de Limoux, de virer à gauche juste avant Quillan et donc de circuler nécessairement dans cette vallée du Saint Bertrand.

L'activité meunière faisait ainsi les beaux jours du pays et en définitive ce fait est la seconde origine, avec celle de la Sortie de l’Ermite (du Bugarach), de la tradition du Carnaval de Limoux. Celle-ci étant alors « la capitale céréalière » du Razès.

Même si une activité meunière est déjà attestée dans la Haute Vallée de l'Aude du temps de Charlemagne les origines de ce CAMI FARINIER remontent surtout à une période située entre le 14ème et le 15ème siècle ; puis le fait s'est maintenu jusqu'au début du 17ème, avant que l'annexion du Roussillon à la France ne modifie définitivement les données économiques de ce "trafic" de céréales jusqu'à ne faire plus de cette activité (et son transport de l'or blanc du Razès à dos de mulet dans la vallée du St Bertrand) qu'un lointain souvenir. Perpétué cependant dans les traditions, le costume blanc des participants au carnaval par exemple, lesquels remplissaient des sacs de farine remplacée ensuite par des dragées ou frappant les badauds avec des sacs vides mais enfarinés, n'ayant semble-t-il pas d'autre origine que l'habit du meunier. 

Certes à partir de Couiza le passage entre Limoux et le col de Saint-Louis pouvait se faire également par Serres, Rennes-les-Bains et Bugarach, soit remontant les vallées successives de la Rialsesse, de la Sals et de la Blanque. Une seconde voie possible qui quoiqu'il en soit s'inscrit également dans l'espace de la Carte Saunière. Certainement faudrait-il rechercher des éléments formels pour l'attester mais tout indiquerait bien cependant (trajet légèrement plus court mais surtout plus praticable) que la voie de ce transport passait par la vallée du Saint-Bertrand. Autrement dit par le SAC PERCE de l'abbé.

Il y aurait donc ici une base plus que de tradition, historique – le transport de sacs de farine céréalière - en mesure d’expliquer pourquoi l’abbé Saunière aurait positionné le sac de céréales (en l'occurrence sous la forme du pain afin de "coller" dans les apparences à la métaphore de l'histoire de Germaine sans rendre manifeste un rapport à la farine au risque que la "mèche ne soit vendue") précisément à cet endroit de sa carte murale. Ainsi voilà donc où serait la justification invisible du SAC (accessoirement percé pour suggérer un chemin là où sur la carte on n'en voit pas), l'élément depuis toujours le plus suggestif et donc le plus attractif de la carte au trésor mais resté incompris jusqu'ici. Comment en effet ne pas mettre en relation un sac "inventé" de toutes pièces dans l'histoire de Germaine puis "largué et oublié" dans la vallée du Saint-Bertrand par l'abbé Saunière sur sa carte, et ces milliers de sacs qui jadis avaient précisément défilé sur cet axe quand y circulaient les interminables convois de mulets ? 

L'abbé Saunière en ce sens aurait donc joué sur la dualité symbolique classique du pain : spirituel/matériel, pour en tirer une dualité spirituel/profane. et dissimuler une voie profane sous l'histoire d'une Germaine égarée sur des chemins de traverse. Acceptons donc pour l'heure la proposition en sachant que pour l'admettre définitivement il faudra cependant qu'au bout de ce chemin, aussi bien physique qu'interprétatif, nous puissions comprendre "où" tout cela mène. En vrai.

Pour ce qui est du "percement" lui-même de ce sac peut-être n'y avait-il là effectivement que ce fait de nous inviter à penser à "l'idée d'un chemin", celui qui se serait retrouvé balisé par la trace rémanente d'un contenu dispersé.

Un élément de la tradition, cette fois, au delà de l'Histoire socio économique, et donc culturelle, aurait-il éventuellement gardé mémoire de l'idée d'un sac de farine percé ? J'ai il y a quelque temps entraperçu un texte en ce sens au cours de mes déambulations sur Internet sans malheureusement en avoir gardé trace ni pouvoir retrouver cette occurrence. "Appel à témoin" est donc ici lancé à tous ceux qui connaissent l'histoire de cette vallée et peut-être aux "anciens", qui auraient connaissance d'un fait de tradition ou d'une anecdote faisant écho avec "l'idée d'un sac de farine PERCE".

En ce sens la trace retrouvée sur le chemin de ce contenu "potentiellement" dispersé du fait du percement (trace uniquement virtuelle sur la carte Saunière parce qu'il nous incombait, à nous, de la mettre en évidence) a fini en quelque sorte par "matérialiser", en le rendant métaphoriquement perceptible autour du sac, l'itinéraire du chemin perdu de l'abbé Saunière. Car vers la droite un peu au delà du sac, en bas de la fresque, un tracé suffisamment net sous la forme d'un sillon foncé se superpose cette fois d'une façon étonnante avec l'itinéraire réel de la route menant au col de Saint-Louis, puis au delà, cette justesse de tracé étant la plus nette entre Saint-Louis et Bugarach.

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Le fait même que dans les parages immédiats du sac ce tracé est invisible démontrerait pour le moins que Saunière en effaçant à ce niveau les traces du chemin sur la carte entendait retarder la prise de conscience du fait que là passait une route, et donc que la destination cette fois de cette route, au delà du sac, ait eu à ses yeux quelque importance cruciale. Une destination dans ce cas à déconnecter "à un moment ou un autre" (mais à quel niveau exactement) de celle du Cami Farinier proprement dit, chemin "profane" qui lui aussi, comme l'histoire religieuse de Germaine ne serait ici pas moins ici que pour la métaphore uniquement. 

Car maintenant... en nous prenant par la main par le biais de ses signes de piste, l'abbé Saunière discrètement ne nous invitait-il pas surtout à remonter, à notre tour, ce chemin après l'avoir dégagé de ses deux enveloppes subliminales ?

Un chemin certes lié "en amont du trajet" à la tradition céréalière du carnaval de Limoux, mais une tradition qui, "à l'horizon oriental cette fois du trajet des sacs", à travers le souvenir de la sortie de l'ermite, a également ses origines du côté... de Bugarach. Tradition directement greffée sur le thème de la sortie de l'ermite de Bugarach, et qui s'était répandue dans tout le pays à commencer par Esperaza (pour des raisons historiques et socio-économiques), mais aussi à des degrés variables jusqu'à Rennes-les-Bains, Couiza, Quillan, soit dans le périmètre même que Bérenger Saunière a spécifiquement définis dans l'espace de sa carte murale. Indiscutablement cette référence traditionnelle dans les usages populaires ne pouvait pas être inconnue de l'abbé, lui qui était né à Montazels juste derrière Esperaza. 

Ainsi après l'ermite du Bugarach endossant l'habit de l'accablé de la fable accessoirisée de Germaine par Saunière, voilà donc une seconde connexion, pour l'heure encore métaphorique qui nous amène à nouveau à évoquer cette montagne à l'horizon d'un chemin.

Au bout de la métaphore du sac de blé religieux (le pain)... une montagne à l'horizon.

Au bout de la métaphore du sac de blé profane (la farine)... une montagne à l'horizon.

Hasard ?

Alors en définitive le message de Saunière dans cette hypothèse, encore en phase expérimentale et spéculative certes mais sans cesse plus affirmée au fur et à mesurer que nous avançons sur le chemin en direction de l'est, en bas et à droite de la Carte Saunière, ne nous amènerait-elle pas à envisager pour le moins que LE SECTEUR DE BUGARACH - au bout de ce chemin de farine qui horizontalement et de gauche à droite d'un point de vue visuel, dans une sorte de no man's land incertain et brunâtre entre le sac et le bord inférieur droit du bas-relief, il faut l'avouer ne se dessine que de façon très neutre, sur la fresque - en serait en fait la DESTINATION CACHÉE ?

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Or cette zone non seulement incertaine, sur la Carte Saunière, est par ailleurs si vaste, "dans la réalité", alors jusqu'où porter puis arrêter nos pas sur ce chemin ? De toute évidence pour donner corps à l'hypothèse il va maintenant être impératif de pouvoir la renforcer par d'autres indices encore, et qui seraient éventuellement présents sur le grand bas-relief. Avec en passant ces deux rameux sans roses, avec seulement des feuilles donc, et des épines probablement.

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Nous voilà donc arrivés jusqu'ici, au bout de la route. Irons-nous au delà ?
 

QU'Y A-T-IL A VOIR AU BOUT DE CETTE ROUTE ?