11/08/2013

BUGARACH LA MONTAGNE CRANE

Sur le mur du fond de l'église de Rennes-le-Château, parce qu'il y avait donc là une carte oubliée depuis un siècle, alors en remontant une piste partie d'un sac percé pour arriver quelque part au sud-est de cet Eden des Huit Béatitudes, sur le grand bas-relief de la Colline Fleurie, nous en étions venus sur ce chemin à nous aventurer jusqu'au bout, semblait-il à priori, de nulle part.

Plus simplement, dans la réalité, c'était au bout de la Départementale 109 qui partant de Quillan passe par Saint-Louis-et-Parahou, avec une grande montagne à l'horizon pour en ligne de mire.

Le Pech de Bugarach .

Alors à nouveau certainement faut-il abandonner un instant le "terrain" pour retourner à la case "confessionnal", et juste au dessus....

La CARTE, sur le mur.

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Levons donc la tête et ouvrons les yeux sans "gaspiller" le moindre détail ("sac percé ne tient pas graine" disent ces vrais gens "de terrain" que sont les paysans), au risque sinon dans la recherche d'un indice de passer à côté d'un "grain" perdu qui vaudrait mieux que 99 autres plus spectaculaires.

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En l'occurence il y avait donc ce SAC, abandonné par l'abbé sur une route bien réelle, mais qui sur la Carte Saunière cependant, AUX ABORDS IMMEDIATS DU SAC soit le début de la D109, n'est curieusement matérialisée par aucun tracé visible...

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... alors pourtant que plus à l'est ce tracé apparaît avec une précision étonnante.

Extrêmement fidèle à la réalité en effet puisqu'on distingue exactement les tracés de la fin de la D109 jusqu'à Saint-Louis-et-Parahou, puis de la D45 en direction du village de Bugarach, jusqu'au delà du coude imposé par le massif du Pech lui-même, et même la D46 qui juste après Saint-Louis repique au nord vers Rennes-le-Château, par les routes du grand plateau au milieu duquel se dresse la colline inspirée. 

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Pouquoi autour du sac l'abbé Saunière n'avait-il matérialisé aucun tracé ?

Comme en définitive s'IL NE DEVAIT PAS être immédiatement perceptible qu'il puisse y avoir une route, en l'occurence orientée de l'Ouest vers l'Est, là où de prime abord, à cause du sac, tout le monde au moment de s'interroger sur la carte aurait spontanément dirigé son regard.

Mais une fois cette prise de conscience effectuée :

-  l'HORIZONTALITE alors de cette route venant de l'OUEST et filant plein EST au delà du sac ne semble-t-elle faire ECHO avec JUSTE DESSOUS

- l'HORIZONTALITE "aussi" d'un bandeau supportant une succession de mots se lisant forcément "aussi" DE GAUCHE A DROITE

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

"Venez à moi vous tous qui souffrez et qui êtres accablés et je vous soulagerai." 


I.  PREMIER INDICE : LA PHRASE sur le mur


Que peut-on dire à ce stade, sinon juste qu'il y aurait donc ici un ECHO non seulement en terme de DIRECTION (l'horizontalité) mais également de SENS (vers la droite) entre

- la ROUTE (de Quillan à Saint-Louis et au delà, avec le Pic de Bugarach à l'horizon)

- et le CHEMINEMENT naturel de la PHRASE 

Simple hasard ?... S'agit-il d'un simple PARALLELISME dans cet écho entre le "chemin de farine" sur la carte et le "chemin de la phrase" ?... 

Ou d'une CONVERGENCE possible ? Avec dans ce cas la potentialité d'une intention révélatrice de la part de l'abbé Saunière, qui en première intention nous inviterait donc ici à nous intéresser à...

une relation possible entre la ROUTE et la PHRASE.

Saunière,Rennes-le-Château


Cette citation, Venez à moi vous tous qui souffrez et qui êtres accablés et je vous soulagerai, même si par ailleurs la phrase est parfois reprise dans d'autres églises en ces mêmes termes, n’est pas exactement en réalité précisément celle des Evangiles.

En effet :

SOUFFREZ            a remplacé  PEINEZ/ETES FATIGUES.

ETES ACCABLES  a remplacé  ETES CHARGES/PLOYEZ SOUS LE FARDEAU.

SOULAGERAI       a remplacé  DONNERAI DU REPOS.

On note par conséquent que les termes remplacés avaient dans le texte de base une connotation systématiquement plus CONCRETE.

L'idée d'une peine simplement morale (souffranceaccablement) a donc éloigné la phrase du sens originel d'une véritable peine physique (peinez/êtres fatiguésêtes chargés/ployez sous le fardeau). Et c'est un vrai repos du corps initialement qui s'est adouci en simple soulagement, au sens d'un réconfort de l'âme. Quant au "venez à moi" inchangé, cet appel suggère sans ambigüité l'idée d'un déplacement réel : le fardeau est à porter sur un chemin au bout duquel on sera plus que soulagémais delesté de ce poids.

Bref dans la terminologie originelle se dégageait bien en fait  une notion concrète de pénitence, voire de pélerinage. L'expression "faire pénitence sous le SAC" signifie par ailleurs porter le vêtement grossier du pénitent.

Nous verrons ultérieurement que Saunière établissait un rapport de symétrie entre 1. Le positionnement de ce grand bas-relief où Jésus se dresse au sommet d'une colline (qui est donc en réalité une carte géographique), avec 2. Dans le jardin de l'église une statue de "Marie" sur le socle duquel le terme PENITENCE est gravé deux fois et dont le pilier "wisigothique" avait été retourné. L'idée de symétrie se retrouve par ailleurs pour toute l'implantation de l'église dont le tracé est reproduit en double miroir dans le jardin. Autrement dit il y aurait une correspondance à rechercher entre "Jésus sur la colline" et une "Marie" sur un pilier retourné. A ce jour aucune explication n'a jamais été proposée pour ce fait d'un retournement du pilier. S'il s'agissait d'un pilier "wisigothique" on pourrait imaginer l'idée d'un retournement normalisateur "corrigeant" l'hérésie arienne des wisigoths. Mais puisqu'il s'agirait en fait d'un pilier "caroiligien" alors le retournement devient pour le moins intriguant quant à sa justification. Nous verrons dans un autre article du blog que la correspondance en fait avec le positionnement symétrique de ce pilier dans l'église, impose l'idée d'un retournement aussi... quelque part sur le mur du fond de l'église, où la structure graphique de la composition révèle le cercle d'une immense roue centrée sur un Crucifix lui-même cerclé. Avec au bout de cette réflexion la découverte 1. De l'origine à ce jour restée indéchiffrée du sens de la phrase ET IN ARCADIA EGO gravée sur un tombeau dans le tableau de Poussin les Bergers d'Arcadie (au fond duquel se dresse un Bugarach "noir"), et 2. De l'iconographie symbolique elle-même de cette toile dont la signification est restée tout aussi énigmatique.

Quoiqu'il en soit avec un vrai sac ici, et non pas un vêtement mais de toile grossière aussi, c'est bien ce sens de pénitence et de pélerinage qui est souligné, avec dans tous les cas l'idée de porter un poids + l'idée d'un cheminement en portant ce poids sur les épaules.

Alors l'association d'idée avec le chemin réel sur la carte, un chemin de sacs de farine, ne nous invite-t-elle pas de façon subliminale à considérer PAR LE BIAIS DE LA PHRASE que - pour commencer - ici le fardeau à porter en fait... c'est le SAC

 

Entrons dans le détail de la phrase avec cette idée en tête.

1. Pour commencer à gauche du crucifix il y a ce SOUFFREZ (qu'il faut entendre physiquement comme PEINEZ/ETES FATIGUES) qui se trouve positionné exactement SOUS LE SAC

2.  Puis à droite du crucifix il y a un ETES ACCABLES qui (avec la liaison du S) phonétiquement - "ETES ACCABLES" - peut « s’entendre » comme : SAC A BLE.


Voici donc comment se présente la disposition graphique sur le mur :

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Or de fait les deux éléments "céréaliers" évoqués :

- le PAIN du SAC du bas-relief,

- la FARINE du Cami Farinier des mulets chargés de SACS dans la vallée Saint Bertand sur la Carte Saunière,

sont tout autant les produits "artificiellement succédannés" issus d'une même base naturelle "sous-jacente", le BLE. 

En ce sens le Blé constituerait ici une CLEF d'interprétation sous-tendant une mise en relation entre ses deux formes perceptibles, l'une visible sous la forme d'un sac de pain, l'autre induite à travers le concept du transport de sacs de farine (sur le chemin historique du Cami Farinier des meuniers de l'Aude entre Quillan et le col de St Louis : voir article LE SAC PERCE). Ce blé que l'on retrouve dans la phonétique d'un terme de la la PHRASE (S ACcA BLEs) irait bien dans le sens d'une mise en relation entre le CHEMIN physique sur la carte (vallée du St Bertrand) et le CHEMIN de lecture de cette même PHRASE

Clef du Blé qui nous propose de même une mise en correspondance entre :

1. A gauche du crucifix l'IMAGE du SAC DE PAIN/blé au dessus de SOUFFREZ (PEINEZ/ETES FATIGUES)

2. A droite l'ECHO SONORE de ce sac s'exprimant dans le "S ACcABLEs"


Cet ECHO - portant de gauche à droite (entre SOUFFREZ/PEINEZ "sous" le SAC, et le SAC A BLE phonétique) - suggère en somme l’idée d’une TRANSLATION (sens de lecture de la phrase de gauche à droite = sens identique du chemin des sacs de farine) et donc d'un PORTEMENT de ce sac de la gauche vers la droite.

Comment alors ne pas considérer qu'ici il soit question de SOUFFRIR EN PORTANT QUELQUE CHOSE  ?

En l'occurence un au premier degré un SAC de blé (Farine/Pain) venu de l'Ouest (sur la ROUTE venant de Quillan) pour se diriger vers l'Est en direction de Saint-Louis. 

Mais vers l'Est en réalité AU DELA MÊME de St Louis-et-Parahou, puisque si SOUFFREZ est positionné sous le SAC de la Carte Saunière, le phonème  S AC A BLE  quant lui se positionne dans cette même carte géographique sous

UNE ZONE SITUEE PLUS A L'EST ENCORE QUE ST LOUIS.

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Alors dans ce cas... l'idée sous-jacente discrètement suggérée par l'abbé Saunière ne serait-elle pas par symétrie de chercher "quelque choseaussi...  ?

SAC                                                      ?

SOUFFREZ (PEINEZ)                                     S AC ABLES


... mais à droite cette fois : juste au dessus de  "S ACcABLEs" exactement comme à gauche du crucifix le SAC surmontait SOUFFREZ (PEINEZ) ?

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Une zone de la fresque/carte pourtant, où à priori il n'y a RIEN...

Chercher au dessus de  "S ACcABLEs"  revient en effet à chercher dans cette zone on ne peut plus NEUTRE située à l'arrière des pieds d'une femme allongée, pour ne pas dire une zone "recouverte" par le corps de cette femme.

Or ce personnage plus que tout autre dans la fresque suggère l'idée de la plus grande souffrance et du plus grand accablement, et donc (parce que ne pouvant se tenir debout ou même à genoux comme les autres personnages, elle doit même être supportée) nécessite plus que tout autre un soulagement. De toute cette colline de béatitudes cette femme est bien alors celle qui exprime le plus son besoin de soulagement et donc QUI JUSTIFIE LE PLUS SA PRESENCE sur le bas-relief.

Et par ailleurs si son regard se détourne logiquement de ce lieu pour regarder vers le haut, elle aurait aussi ce rôle "passif" de dissimuler sous elle cette zone apparemment "insignifiante".

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Le corps en effet de cette soulagée en "protégeant" cette zone neutre située derrière elle semble en quelque sorte faire barrage au regard de la jeune femme aux grands yeux pleins "d'ESPERANZA" (VOIR ARTICLE : De l'or ? Mais les gens marchent dessus sans même le savoir ! qui s'agenouille à gauche du Christ ).

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Ainsi ce triste "no man's land" indifférencié, juste balisé à droite du crucifix de deux rameaux de roses curieusement sans roses - en d'autres termes : dont il ne resterait plus que les EPINES -

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... se trouve être dans la réalité géographique, sur le plan de la topographie, LE SECTEUR LE PLUS ELEVE non seulement de cette haute vallée du St Bertand mais de toute la Haute Vallée de l'Aude.

Avec pour point culminant le plus haut sommet des Hautes Corbières.

Le Pic de Bugarach.

Zone remarquable en ce sens mais que pourtant l'abbé Saunière a donc choisi de faire représenter de la façon la plus neutre possible. En quelque sorte (fors quelques EPINES) : 

" Circulez il n'y a rien à voir de ce côté là".

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Alors si nous faisons le point...

Le chemin de la lecture de la phrase Venez à moi... se trouve être « parallèle et dans le même sens » (vers l’Est) que le chemin physique du transport de sac. La notion induite semble littéralement de devoir PEINER/SOUFFRIR, EN PORTANT LE S-ACcABLES DE PENITENCE, AVANT ENFIN D’ETRE SOULAGE de sa charge, au moment donc d’arriver au but...

Mais quoi ? Quel but ? Encore une fois nous nous retrouvons au milieu du chemin sans comprendre. Serions-nous passés à côté de quelque chose sans le voir ?

QUELQUE CHOSE... QUELQUE PART, DU COTE DROIT DU BAS DE LA FRESQUE ?

 

Alors après en être arrivés à mettre en relation la CHEMIN sur la fresque et la PHRASE avec le fait que celle-ci semble nous demander d'expliciter QUELQUE CHOSE qui se trouverait en une zone neutre tout à droite du bas de la fresque où à priori il n'y a rien à voir, remettons-nous BIEN EN FACE et cherchons si l'abbé Saunière aurait laissé "traîner" d'autres indices...

Comme là, par exemple, EN PLEIN MILIEU...

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... d'ailleurs peut-on être plus au milieu ?...

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Un élément si naturel, paradoxalement, si "orthodoxe" dans un église, qu'on aurait pu passer devant sans le remarquer : quelque chose en effet verticalement "traverse" simultanément ET LA ROUTE, ET LA CITATION des Evangiles... 

Pas vraiment sur le même plan que la fresque... mais - au risque donc de pouvoir paraître un instant "hors sujet" - un peu "en avant-scène".

Et justement... A COTE DU SAC.


II.  SECOND INDICE : LA CROIX SUR LE MUR


saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphosesaunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseLe CRUCIFIX.

Un repère orthonormé. Une sorte de "mire" en définitive, voire à côté d'un sac de céréales comme un petit MOULIN dont les 4 bras, sur fond de vallée d'un Cami Farinier historique, tourneraient en moulinant une blanche farine.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseRien de si étrange à mettre en relation un crucifix et un moulin, Brueghel l'ancien avait dans un de ses tableaux représenté un Portement de Croix où le Christ sur le chemin du Golgotha passait sous une grande montagne chauve supportant un moulin, avec l'idée évidente de suggérer un parallélisme. Et il y aurait bien en effet un lien naturel, à la fois biblique et christique, dans l'idée de farine ; à Vézelay par exemple on voit un fameux "chapiteau au moulin mystique". Le cultivateur Moïse, laboureur de l'Ancien Testament, verse un sac de blé dans un petit moulin actionné par St Paul, meunier et boulanger des Evangiles, dont le pain eucharistique devra accomplir l'histoire du blé et de la farine en boulangeant un pain rond et blanc, l'hostie.

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseAinsi le détail que nous cherchions - le chaînon manquant peut-être de l'enquête interrompue sur le chemin, en bas de la fresque - pourrait être cette CROIX CERCLEE d'un CRUCIFIX/MOULIN, qui au dessus du confessionnal viendrait justement se mettre en correspondance sur la Carte Saunière avec le chemin à l'est de Quillan.

Ce qui impliquerait... que le Crucifix ne soit pas positionné à cet emplacement très précis par le simple fait du hasard.

Or si le Crucifix s'est retrouvé, en hauteur et au milieu du mur du fond de l'église, c'est bien sûr du fait que le confessionnal lui-même pour commencer (au sommet duquel le crucifix est positionné comme il est d'usage) prend quant à lui position au milieu du mur du fond de l'église, et donc au pied de l'axe de symétrie vertical du bas-relief.

Mais dans ce cas justement... il se trouve que... 

cet emplacement du confessionnal n'a en fait rien de naturel ni de conventionnel.

Pour de simples raisons de confidentialité c'est sur les côtés des églises que se trouvent généralement un confessionnal ; et non au fond directement dans l'axe sacré du cheminement menant à l'abside du choeur. Or dans notre cas cet emplacement-ci est probablement le lieu le moins discret de toute l'égliseSi à Rennes-le-Château, où tout décidément ne s'est pas fait comme ailleurs, le confessionnal a été déménagé à cet emplacement cela ne serait-il pas par conséquent le fait d'un choix réfléchi de Bérenger Saunière ? Et dans ce cas ne serions-nous pas autorisés à y suspecter une intention cachée ? Bien sûr on peut toujours trouver des explications ordinaires, comme le fait que l'entrée principale de l'église, à l'origine, se trouvait très logiquement dans le fond de l'église et qu'au moment où elle s'était retrouvée sur le côté il avait bien fallu caser ce "meuble".

Mais quoiqu'il en soit ici l'emplacement choisi, par son artificialité aura donc eu 

entre autres car la scénographie mise en place se révèlera bien plus complexe et surtout révélatrice quand nous mettrons le bas relief, et une demi-lune sculptée au sommet du confessionnal, en relation avec les détails "décalés" des stations de Chemin de Croix situées justement sous le bas-relief

 pour résultat immédiat de mettre en correspondance le CRUCIFIX avec ce qui se trouve donc peint tout en bas du bas-relief : un CHEMIN.

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Et maintenant...

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Tiens ?... une croix sur un chemin...

saunière,rennes-le-château,bugarach,pic de bugarach,léonard de vinci,leonardo da vinci,corbières,aude,anamorphoseArrêtez n'importe quel passant devant l'église de Rennes-le-Château - qui après une visite du "parc" finirait par passer devant le Calvaire du Jardin pour se diriger vers le porche du cimetière surmonté d'un crâne - et demandez-lui s'il connaît une histoire de croix sur un chemin. Il vous répondra Pénitence, il vous parlera surtout d'une grande et lourde croix qu'un homme accabléportant une couronne d'EPINESet n'ayant d'autre espoir - après celui de racheter la Création - que de se soulager du poids de cette croix, avait un jour portée sur un chemin de souffrance. Calvaire qui le mènera jusqu'au sommet d'une colline chauve comme un crâne

Alors... ne sommes-nous pas invités ici, avec ce CRUCIFIX SUPERPOSE VISUELLEMENT A UN CHEMIN, à porter l'attention à celle qu'avait portée Jésus sur un chemin aussi ? Un chemin des origines de l'histoire devenu ensuite un chemin de pénitence pour les pélerins, le long de tous les chemins de croix de substitution cette fois, qui reproduits en imitation dans le monde entier depuis symbolisent la réminiscence douloureuse d'une lente progression en direction... d'une grande et sinistre montagne à l'horizon ?

Le Golgotha. Un mont du Crâne.

Bien entendu il ne s'agit pas du Mont des Béatitudes. C'est... autre chose.

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Mais quoiqu'il en soit... tiens, une montagne...


Résumons. Nous avions donc deux éléments parallèles et allant dans le même sens :  

- le chemin de gauche à droite en bas de la CARTENous avions retracé ce CHEMIN DE FARINE dans l'article précedent du blog : LE SAC PERCE.

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- et le chemin de la lecture de gauche à droite de la PHRASEC'était ci-dessus notre INDICE NUMERO 1.

Voilà maintenant un crucifix qui nous inviterait par simple superposition visuelle à établir un parallèle entre ce même 

- chemin de la CARTE, entre Quillan et Saint-Louis-de-Parahou (avec là aussi dans la Haute Vallée de l'Aude une grande montagne à l'horizon, le plus haut sommet des Corbières)

- et maintenant le chemin d'une CROIX (le Crucifix au dessus du confessionnal : notre INDICE NUMERO 2avec une montagne aussi, le Golgotha, pour destination.


Mais cette idée de relier le chemin de la carte et celui de la phrase à un Chemin de Croix simplement par association d'idée chemin/croix + le fait que le Crucifix se superpose visuellement à ces deux "routes" est-elle pertinente ?  Ou serait-ce perdre du temps que de suivre cette piste ?

Le chemin de la CARTE (transport des sacs de farine) s'était de son côté interrompu du côté de Saint Louis entre Quillan et Bugarach faute de nouveaux indices. Voyons par conséquent maintenant du côté du chemin de la PHRASE (qui en "sous lignant" le bas-relief semblait donc "paraphraser" par sa direction parallèle et son sens le chemin de la CARTEnous aurait tout dit ou s'il reste encore quelque chose à en tirer en interaction cette fois avec l'idée d'un chemin de CROIX


III.  ANALYSE DE LA PHRASE


Nous avons donc...

VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ET QUI ETES ACCABLES

Avec auparavant en amont de la phrase dans le sens de lecture un

VENEZ A MOI    

suggérant l'idée d'un chemin, et au delà un

                  ET JE VOUS SOULAGERAI

induisant celle d'une rétribution ou d'une récompense au bout de ce chemin de foi.

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Tout ceci semble à priori aller de soi. La "mise en scène" de cette phrase sur le mur et sous le bas-relief parait en définitive on ne peut plus naturelle. Pourtant pour peu en réalité qu'on ne se laisse pas impressionner par la monumentalité de ce bas-relief on peut en prenant le temps de l'observation détecter une anomalie aussi insolite que discrète.

Suivons en effet à la lettre le cheminement de la citation VENEZ A MOI... sans en gaspiller un seul grain, en moulinant au mot près les 15 MOTS qui se suivent dans le sens de la lecture. Tout ceci donc dans une PHRASE qui en définitive se positionne en frontière de deux zones puisqu'elle se situe :

 - SOUS la fresque au bas de laquelle nous avons mis en évidence un CHEMIN REEL GRACE A UNE CARTE RESTEE INVISIBLE DEPUIS UN SIECLE

- AU DESSUS d'un confessionnal et donc son CRUCIFIX qui n'auraient à priori  RIEN A FAIRE A CET EMPLACEMENT, au CENTRE du mur du fond de l'église, avec par conséquent L'IDEE D'UNE INTENTION A ECLAIRCIR 

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Voyons donc cette phrase...

Elle comporte 15 mots, avec 4 séquences distinctes :  

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A cause d'un décrochement du bas-relief proprement dit par rapport au mur qui le supporte, les deux séquences centrales 2 et 3 se trouvent donc plus avancées, par rapport aux séquences 1 et 4 positionnées directement sur le mur du fond.

Saunière,Rennes-le-Château


Comme on le voit ci-dessus la mise en scène de cette phrase a eu très logiquement pour seul schéma directeur de bien séquencer ses 4 éléments logiques : les séquences 1, 2, 3, et 4.

On peut noter au passage que les 4 séquences logiques comportent chacune 4 mots sauf une d'entre elles, la première : VENEZ A MOI, qui n'en comporte que 3. Pour autant ce fait n'a aucune importance en termes de partage d'espace global, chacune des 4 séquences répartissant son propre nombre de mots (3, ou 4) dans son quart d'espace respectif.

Dans ce cas de part et d'autre du centre géométrique, la répartition des 8 mots (4+4) des deux séquences centrales 2 et 4 devrait se présenter comme ceci :

 VOUS   TOUS   QUI   SOUFFREZ   ¦  ET     QUI     ETES     ACCABLES

Mais alors pourquoi les choses ne sont-elles pas comme elles devraient l'être ?

Regardez-bien... SI ON SE POSITIONNE TRES EXACTEMENT AU CENTRE (en effet puisqu'il s'agit ici de répartition symétrique on comprendra qu'il est nécessaire de se positionner AU CENTRE et BIEN EN FACE). 

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Vous ne remarquez rien ?

De leur côté les 4 mots de la séquence 2 (VOUS TOUS QUI SOUFFREZ) se trouvent logiquement à gauche du centre géométrique ; là pas de problème.

Mais 3 mots seulement (QUI ETES ACCABLESsur les 4 de la séquence 3 (ET QUI ETES ACCABLES) sont restés à droite de ce centre !...

Que s'est-il passé ?

Un DECALAGE.

Toute la séquence 3 en effet s'est décalée vers la gauche...

VOUS   TOUS   QUI   SOUFFREZ   E¦T      QUI        ETES        ACCABLES

... en faisant disparaître la symétrie répartissant équitablement les deux séquences de 4 mots, et qui aurait dû prévaloir de part et d'autre du centre géométrique.

Alors pour commencer la question évidente serait :

Pourquoi cette dissymétrie inutile et "forcée" ? Pourquoi la séquence 3 a-t-elle ARTIFICIELLEMENT glissé vers la gauche ? Hasard ? Simple anomalie technique ? Est-ce si important de s'en préoccuper ?

Bref n'avons nous pas plus important à faire...

retrouver le message perdu de l'abbé Saunière derrière lequel serait resté dissimulé depuis des siècles, certains disent des millénaires (à partir de deux le pluriel est légitime), une donnée fondamentale de notre civilisation -

... plutôt que de se mettre dans tous ses états pour retrouver une conjonction de coordination qui jouerait à cache-cache derrière un crucifix dans une église ?

On pourrait se le demander.

Pourtant, si on regarde bien, le fait de cet "arrangement" créant une dissymétrie paradoxale dans la répartition des 8 mots des deux séquences du centre de la phrase, n'est pas en réalité fortuit.

En effet cette dissymétrie apparente cache en fait la substitution discrète...

- d'une symétrie attendue répartissant équitablement et surtout logiquement les 4 séquences

- par... UNE AUTRE SYMETRIE !

Une symétrie CACHEE et cette fois fondée sur une toute autre logique que celle naturelle et évidente qui aurait dû prévaloir, mais une logique pour autant tout aussi rigoureuse et dont il va nous faloir comprendre maintenant la justification. 

Rappelons-nous qu'aux extrêmes la séquence 1 ne comportait que 3 mots (VENEZ A MOI) quand les trois autres séquences en avaient toutes 4. En ce sens on pourrait considérer qu'il existait là un déséquilibre (purement théorique dans ce contexte) en termes de symétrie non pas bien sûr pour ce qui est de la répartition des 4 séquences, mais pour ce qui est de la répartition des 15 MOTS de la phrase ! En effet globalement si les choses avaient été normales nous aurions eu 7 mots à gauche et 8 à droite.

VENEZ A MOI / VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ¦  ET QUI ETES ACCABLES / ET JE VOUS SOULAGERAI

Cependant seul un "décorateur" un peu psychorigide et victime de tocs peut-être, en décalant vers la gauche certains mots de la droite de la composition, aurait pu trouver là prétexte à redistribuer des emplacements juste pour "rétablir" cet équilibre théorique concernant le nombre total de mots ; un équilibre répondant cependant à une logique on ne peut plus abstraite et hors sujet, celle de répartir des MOTS là où seul comptait le fait de répartir 4 SEQUENCES logiques, ceci quel que soit le nombre de mots dans chaque séquence, et donc quel que soit au total le nombre de mots de part et d'autre du centre géométrique.  

Et pourtant la séquence 3 a donc bel et bien été déportée vers la gauche.

VENEZ A MOI / VOUS TOUS QUI SOUFFREZ    E¦T   QUI ETES ACCABLES / ET JE VOUS SOULAGERAI

Et en somme le seul résultat "observable" (si l'on peut dire...) aura été que le premier mot de la séquence 3 (ET)...

qui avait la particularité d'être le 8ème mot de la phrase entière de 15 mots, et donc d'être de fait le CENTRE non pas géométrique mais ARITHMETIQUE7+1+7 de la phrase 

... en se décalant vers la gauche s'est cette fois soit retrouvé contre toute attente AUSSI... au CENTRE GEOMETRIQUE.

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Voilà donc instaurée discrètement - personne ne semble en effet avoir décelé le décalage depuis un siècle, et donc le changement de modèle de symétrie non plus - UNE NOUVELLE SYMETRIE FONDEE non pas sur la répartition des 4 séquences, mais SUR LE NOMBRE DE MOTS.

Et alors ?


Et alors...

Nous avions au départ 2 indices : une phrase et un crucifix.

Nous venons porter à son terme l'analyse de la PHRASE sur le mur, avec pour conclusion le fait qu'un artifice aura positionné au centre de symétrie du mur et donc du bas-relief, un ET qui n'aurait pas dû s'y trouver analysons 

Portons maintenant notre attention sur ce second indice, le Crucifix, en observant comment celui-ci vient interagir avec le premier, la Phrase.


IV.  ANALYSE de l'INTERACTION entre la PHRASE et le CRUCIFIX 


Nous avions donc au départ noté en effet qu'un CRUCIFIX se superposait sur le mur à une zone située au centre de la PHRASE.

Or du fait de l'instauration de cette symétrie paradoxale ayant pour objet de répartir symétriquement le nombre total de mots, alors puisque cette phrase comportait un nombre IMPAIR de mots, forcément ce CRUCIFIX devait en arriver à se superposer avec non plus le VIDE d'un BLANC... mais avec un MOT.  

En l'occurence le ET.

Ainsi... parce que ce ET se trouve là où il n'aurait jamais dû être si on avait laissé faire la nature... hop !...  magie...  le ET tout simplement DISPARAIT derrière un CRUCIFIX qui n'aurait jamais dû y être non plus.

- Un CRUCIFIX encore une fois RAPPORTE en ce centre du fait du positionnement artificiel du confessionnal qui le supporte.

- Et un ET quant à lui DEPORTE au centre à cause d'une recherche de symétrie infondée.

Il y a là devant tant d'interventionnisme de quoi suspecter pour le moins une double manipulation intentionelle de la part de "l'installateur". Autrement dit une intervention millimétrée de la part du "curé de l'église" : l'abbé Saunière. 


Mais dans quel but ? 


Résumons... Pour ces deux raisons conjuguées, un décalage inexplicable et un positionnement de confessionnal tout aussi inexplicable, ce centre géométrique qui aurait normalement dû être occupé par un VIDE (l'espace entre SOUFFREZ et ET) reçoit maintenant la présence de ce mot, le ET, qui tout aussitôt disparaît derrière le CRUCIFIX.

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

Nous avions - pour ce qui est des mots et si rien n'avait été "truqué" - une répartition naturelle 7 + 8 qui aurait dû prévaloir logiquement sur le plan visuel mais qui sur ce même plan s'est retrouvée transformée visuellement en un 7+1+7, qui dans les faits n'est en réalité plus qu'un 7+7 soit (7 + 0 + 7) à cause de la disparition d'un ET DEPORTE derrière un CRUCIFIX RAPPORTE.

En d'autres termes ne pourrait-on dire tout simplement que l'opération a consisté :

à décrémenter d'une unité le nombre de mots visibles ?

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

C'est bien de la sueur en définitive - déplacer pour commencer un lourd confessionnal pour qu'un crucifix vienne se positionner au milieu d'un mur au fond d'une église, puis par de savants ajustements en arriver à faire oublier un des 15 mot sur ce mur après en avoir décalé d'autres - juste pour en arriver à ce résultat si dérisoire.

Mais quel résultat, en définitive ?...

Concrètement ce résultat apparaît pour le moins double.

1. Il ne reste plus que 14 mots visibles 

2. Ceci parce le 15ème mot : le ET, se retrouve maintenant CACHE par une CROIX : le CRUCIFIX.

Ces deux INDICES14 et CROIX, apparus contre toute attente au devant de la scène à cause de deux manipulations, le déport du ET et le "rapport" du CRUCIFIX, peuvent-ils nous enseigner quelque chose ? Car séparément en effet ces deux indices semblent demeurer inexplicables et muets.            

Mais que se passerait-il cette fois si nous les faisons interagir ? Demandons par exemple à quelqu'un qui entrerait dans l'église sans idée préconçue ce qui lui viendrait spontanément à l'esprit si on lui demandait de penser au concept de CROIX à la lumière d'un nombre : 14.  

14  / CROIX 

14 + CROIX... La réponse est évidente : Un CHEMIN DE CROIX (à noter que nous en sommes là après avoir repéré aux abords d'un sac percé un CHEMIN resté invisible depuis un siècle au bas d'une carte murale, puis avoir cherché des indices à partir du moment où le chemin s'était interrompu !).

Tous les Chemins de Croix en effet, depuis qu'ils ont été installés dans les églises (à partir de "l'aventure franciscaine" au 13ème siècle, c'est là un fait essentiel mais qu'il est bien trop tôt de faire intervenir encore) comportent:  

 14  STATIONS, et donc 14 CROIX,

Finalement (hasard, hasard...) autant de CROIX que de MOTS visibles dans notre phrase désormais, depuis que par l'opération d'un esprit déplaceur de mots l'un des 15 à l'origine ait glissé derrière... une CROIX.

Et bien sûr il existe forcément un Chemin de Croix de 14 stations aussi à Rennes-le-Château, et pas loin puisque pour en voir déjà 4, en fait 2 + 2, il suffit de baisser les yeux de part et d'autre du centre géométrique du bas-relief, soit de fait de part et d'autre de ce confessionnal qui n'avait rien à faire là.

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Quant aux 10 restants ils se répartissent naturellement en 5 + 5 sur les murs latéraux de l'église.

La répartition géométrique de ces 14 stations en tout, comme dans toutes les églises du monde, se fait ici bien sûr de façon symétrique, soit 7 (5+2) d'un côté de l'axe longitudinal de l'église et 7 (2+5) de l'autre. Sur ce plan il n'y a donc rien de particulier à signaler quant à l'implantation d'un Chemin de Croix à Rennes-le-Château. Mais voilà que l'esprit déplaceur qui avait donc modifié le nombre de mots d'une phrase pour finalement le réduire à celui du nombre de stations d'un Chemin de Croix, avait aussi déplacé un confessionnal pour

- d'une part masquer le mot de trop - justement grâce à son Crucifix - pour arriver à 14,

- mais aussi... finalement... insérer une 15ème croix sur un parcours de 14 croix ! Et justement : au milieu géométrique de ce parcours...

Alors au final par le plus grand des hasards : 

le centre de symétrie géométrique des 14 mots VISIBLES d'une PHRASE se superpose parfaitement

au point de symétrie exact des 14 Stations de l'église de l'abbé Saunière

Ainsi en ce point de symétrie UNIQUE et COMMUN autant pour un CHEMIN DE CROIX que pour le CHEMIN D'UNE PHRASE, se superposent exactement :

- le 15ème MOT INVISIBLE de la phrase (invisible parce qu'artificiellement DEPORTE) :

                                             7 +   ET  + 7

- et une 15ème CROIX (artificiellement RAPPORTEE), le CRUCIFIX 

                                             7 +    + 7

Au passage notons que les deux éléments superposés par un double artifice, le 15ème MOT du chemin de lecture de la phrase (une conjonction de coordination) et la 15ème CROIX du Chemin de Croix, ne sont pas si étrangers l'un à l'autre puisqu'ils expriment en première intention un concept commun.

- La Croix chrétienne du CRUCIFIX,  portée sur une hampe est à la base une Croix Grecque, soit sur le plan graphique : le signe + de l'addition.

- La conjonction ET si celle-ci se trouve être "de coordination" en est cependant une forme particulière parmi d'autres : disjonctive (ou), adversative (mais), causale (car), consécutive (donc)ou transitive (or)En l'occurence cette forme particulière du ET en tant que conjonction de coordination marque  LA SIMULTANEÏTE OU L'ADDITION, et est dite : COPULATIVE !

L'abbé était donc joueur. Mais ça nous le savions déjà. Au point donc d'avoir ici fait en sorte d'unir sur deux CHEMINS superposés de 14 éléments (phrase et chemin de croix) une 15ème position centrale par un concept commun : l'idée d'addition.

Cependant quel était l'enjeu ?

Sinon en définitive UNIR, CONFONDRE, faire "copuler", en définitive :

 ARRIMER ENSEMBLE les 2 CHEMINS 

Celui de la PHRASE et celui des CROIX de la PASSION

 


Reprenons les étapes de l'enquête "sur le mur".

Sans oublier qu'au départ il était question sur une carte réapparue après un siècle d 'invisiblité de comprendre pourquoi en bas de la carte un chemin s'interrompait au fond à l'est de la vallée du St Bertrand.

1. Nous avions commencé par repérer le premier indice : le chemin d'une PHRASE se lisant de gauche à droite comme le chemin physique matérialisé sur la carte partait de l'ouest pour se diriger plein est.

Au terme de cette réflexion nous en étions arrivés à envisager à travers les subtilités de cette phrase que dans la réalité figurée par une carte dissimulée sous la fresque, une ZONE à priori pourtant NEUTRE sous le corps d'une femme (au milieu de rameaux de roses sans roses autrement dit dont il ne restait que les EPINES) aurait dû "recevoir QUELQUE CHOSE", au dessus de l'écho sonore "S ACcABLEs" exactement comme au dessus de SOUFFREZ (PEINEZ) se trouvait visuellement un SAC PERCE. Pourtant là il semblait à priori qu'il n'y avait rien.

 

2. Nous avons ensuite porté notre réflexion sur un second indice : un CRUCIFIX, qui du fait de sa superposition visuelle avec le CHEMIN de la carte nous avait amenés par simple association d'idée à envisager que l'abbé (sachant qu'au bout du chemin sur la carte se profilait à l'horizon une grande montagne on ne peut plus réelle : le Pic de Bugarch) semblait nous inviter à avoir en tête un CHEMIN DE CROIX menant au Golgotha. Au point cependant de nous demander si une piste aussi incertaine était pertinente. 

Alors puisqu'entre ces deux chemins : l'un sur une carte mais on ne peut plus physique dans le monde réel, l'autre cette fois symbolique et donc abstrait, les éléments étaient insuffisants à établir une CONNEXION suffisemment affirmée, il ne nous restait plus qu'à analyser en profondeur le troisième élément : un chemin aussi, celui de la PHRASE.

3. Nous avons donc analysé cette PHRASE dans ses détails les plus intimes.

Nous avons conclu que l'abbé Saunière s'était "arrangé avec le décorateur" pour positionner discrètement le 15ème de cette PHRASE - un ET - au centre exact de sa composition.

4. Passant alors à l'analyse tout aussi intime du second indice, le CRUCIFIX, nous avons cherché à établir la nature de son interaction avec le premier, la PHRASE.

Et cette fois nous avons conclu que l'abbé Saunière avait déménagé un confessionnal pour ARRIMER une 15ème CROIX en forme de + "cumulatif" à l'endroit exact où se trouvait le 15ème mot de la phrase, un ET "copulatif". Le tout, confirmant définitivement ce qu'avait laissé entrevoir une simple association d'idée chemin/croix, portant à unir cette fois très intimement le chemin de la PHRASE avec l'idée d'un CHEMIN DE LA PASSION.


Au terme de ces deux analyses, le chemin de la PHRASE et le chemin de Croix du CRUCIFIX, il ne nous reste plus qu'à revenir là où tout était parti,  et qui est bien entendu l'essentiel : la réalité du terrain.

La phrase avec son 15ème mot un ET central et le Crucifix en tant que 15ème croix d'un Chemin de la Passion n'étaient que des artifices au service d'un message nous demandant de considérer le chemin physique qui dans la vallée du St Bertrand se dirige vers l'Est comme un CHEMIN DE LA PASSION. 

Or si le terme du Chemin de Croix est le Golgotha, alors l'abbé Saunière Saunière nous demandait de considérer formellement qu'au bout du chemin physique se trouve un Golgotha.

 

Tout ce chemin interprétatif signifierait donc que nous sommes en présence, sur le terrain, d'un CHEMIN DE PENITENCE pour ceux qui, sur un chemin cartographique passant juste au dessus d'un Chemin de Croix, dans l'église, entendraient refaire le chemin de la Passion du Christ. Un chemin qui à Jérusalen s'était dirigé implacablement vers le sommet d'un Mont "chauve" rasé de toute vie végétale.

Dans la réalité cette fois du Razès le Chemin de Farine se dirige avec pour point de repère à l'horizon une montagne aussi.

Le Pic de Bugarach.

Qui s'appelle ainsi en raison du village du même nom, Bugarach. Mais qui autrefois s'appelait... Le Mont Tauze.

Et Tauze signifie... chauve.

La destination que l'abbé Saunière nous désignait était-elle le Pic de Bugarach ? Et ce Bugarach est-il donc un Mont du Crâne ? Autrement dit un cimetière, ou... une tombe ?

Dire à ce stade que le Bugarach est la fin ultime du secret de la carte est un peu hâtif probablement. Avant de conclure cherchons encore des indices sur le terrain métaphorique de la carte, celui que l'abbé Saunière avait lui-même instruit dans ses plus infimes détails.

Sur la fresque murale en relief à l’endroit qui sur la carte de la région correspond à l’emplacement du Pic de Bugarach - au dessus de S ACcABLEs comme plus avant sur le chemin le SAC A BLE surmontait SOUFFREZ - on ne voit Ddonc rien, à priori, sinon une vague forme peinte sur un vague relief. 

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

Maintenant... même d'une façon encore très archétypale, ne pourrait-on y voir comme le profil d'une montagne ?

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Si cependant dans l’église l’observateur de la carte murale oriente son regard vers le nord théorique de la représentation puisqu'en direction de Rennes-le-Château (dont l'emplacement sur la "carte" est à proximité du sommet de la colline fleurie), c’est donc en direction du sud (sud-est exactement puisque nous sommes à Rennes-le-Château) qu’il faut envisager de regarder le Pic de Bugarach dans le paysage si nous voulons nous faire une idée exacte de ce à quoi elle aurait ressemblé, quand en sortant de son église pinceau en main l'abbé Saunière l'aurait de visu considérée dans une direction sud-est. 

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

Autrement dit il faudrait pour le moins inverser la "vague forme peinte sur un vague relief" de la "carte" pour la confronter à cette vue réelle du Bugarach à l'horizon. 

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Et cette fois... qu'en est-il de la comparaison des profils ?

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Un haut sommet à gauche de la silhouette, relayé sur le côté droit par un niveau légèrement inférieur. Une montagne à deux paliers. Serait-ce là le Golgotha caché de Bérenger Saunière ? Comment être certain que nous ne sommes pas dans un monde d'illusions. Cherchons encore. Existe-t-il quelque part dans l'église un Golgotha que nous puissions comparer à celui-ci. Comme ça pour voir.

Il y aurait bien la station numéro 14, tiens, du Chemin de Croix dans l'église. 

Ne représente-t-elle pas une mise au tombeau, quelque part au pied ou sur le flanc du Mont du Crâne, quand Joseph d'Arimathie et Nicodème enfournent le pain dans la caverne de transformation, avant qu'il ne se lève à nouveau après trois jours. 

Saunière,Rennes-le-Château,Bugarach

Dans la vue de la station 14 justement il y a donc à Rennes-le-Château une montagne sombre à l'horizon. 

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Puisqu'ici tout est inversion...

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Et comparons le tout. 

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Une montagne…

Venez à moi vous tous qui souffrez de ne pas comprendre,

et qui êtes accablés à force de chercher en tous sens…

Le Pic de Bugarach serait-il la destination de notre quête d’explication ?

Et moi, la carte sur le mur, et deux ou trois indices aussi tout autour, je vous soulagerai… en vous faisant gagner un temps précieux.

Une montagne ?

La parabole du Sermon sur la Montagne (Mont des 8 Béatitudes : une délivrance des souffrances de la maladie et des infirmités physiques) au-delà de ce premier degré de lecture est souvent interprétée comme une métaphore du fardeau de la vie devant être soulagé par la mort ; avec bien sûr une renaissance promise, symbolique ou réelle. Il y a ici un parallèle (ou une opposition) entre l’idée d’une montagne de la Vie (le Paradis, montagne des roses), soit le mont des Huit Béatitudes, et, sur une montagne cette fois où tout n'est qu'épines et accablementla "délivrance" et le "soulagementpar la Mort des souffrances de l’existence : JE VOUS DONNERAI DU REPOS (dans l’au-delà après la résurrection).  

Attention cependant à voir entre les lignes et les images que tout ici est de l'ordre du symbole, et qu'il s'agirait peut-être de mort symbolique : " Apprends à mourir de ton vivant de peur que tu ne meures vraiment quand vient l'autre mort ".

De ce fait au bas de la fresque la Croix Cerclée se positionnait autant

-  concrètement au milieu du « chemin du sac de blé » de Quillan vers Bugarach,

-  que symboliquement au milieu du « chemin de la Croix de Jésus » le long des 14 « mots-stations » de l’inscription, chacun de ces 14 termes correspondant à une « halte » de la Passion du Christ.

Deux montagnes étaient ainsi les destinations respectives, l’une concrète et l’autre symbolique, de ces deux chemins :

-              le GOLGOTHA, pour le port métaphorique de la Croix

-              le BUGARACH, pour le transport réel du sac de blé/farine/pain.

Le crucifix positionné le long du chemin de farine sur la carte Saunière devait bien être vu comme une croix qui se déplaçait latéralement de gauche à droite.

Il semblerait donc bien dans cette hypothèse que Saunière nous suggèrait d’associer le Bugarach au Golgotha, autrement dit à la montagne du Crâne et de la Mort. Une mort physique au premier abord ; mais avec l’idée aussi d’une montagne de la Mort spirituelle, au regard du symbolisme alchimique contenu dans le concept du grain de blé (sac de blé) qui doit mourir (putréfaction) avant de renaître.

En résumé d’Ouest en Est sur la carte murale Saunière n’aurait fait que matérialiser discrètement au sud de sa paroisse un chemin partant de Quillan (ville natale par ailleurs de Boudet) et menant au Bugarach : LE CHEMIN DU SAC DE PENITENCE. Une pénitence destinée aux pèlerins et aux malades souffrant des peines de l’existence, afin que par le sacrifice du sang (ROUGE) de l’agneau Jésus ils se lavent de la noirceur de leurs pêchés (Golgotha, la montagne NOIRE) pour atteindre à la BLANCHEUR d’âme nécessaire afin de gagner le Paradis (la montagne blanche des 8 Béatitudes).

Pour revenir à la « carte murale » de Saunière suggérant discrètement un transport du sac de pénitence en direction d’un Bugarach-Golgotha, et symbolisant un « nettoiement » de l’âme, cette idée de chemin de guérison, de salvation, ou de renaissance, allant du noir vers le blanc se retrouve précisément dans la tradition même de la sortie de l’Ermite et du Carnaval local.

Quand l’Ermite une fois l’an descendait avec sa grande barbe et son bâton du Bugarach, escorté par des enfants portant un seau d’eau (blanche) et un sac de suie (noire), il frappait aux portes des maisons pour tester l'âme des chrétiens en quémandant l'aumône du pain. Quand les villageois ne donnaient rien ou ne donnaient pas de bon cœur ils étaient aspergés successivement d’eau et de suie, révélant ainsi à l’extérieur la noirceur de leur âme intérieure. A notre que les Goudils du Carnaval étaient précisément vêtus de blanc.


 

Commentaires

Votre interprétation est trés interessante!ET je serais ravie d'en découvrir d'autres.

Écrit par : Anne | 14/08/2013

ET, merci Anne pour le commentaire.
Vous avez bien du mérite, cet article est toujours en cours d'organisation et donc au moment où vous l'avez lu vous avez dû y trouver quelque incohérence. L'essentiel y était cependant déjà exprimé et je suis heureux que cela vous ait intéressé.Pour l'instant je propose dans ce blog de citer les indices que j'ai été amené à trouver, concernant la piste de Bugarach comme étant au centre des secrets de Saunière et Boudet, avant dans un deuxième temps de mettre en lumière la convergence de ces pistes avec celles tout aussi précises de Nicolas Poussin et Jules Verne.Mais Léonard de Vinci, même si je comprends qu'on puisse en être surpris était bien le pivot de toute l'histoire. Mais juste un pivot, car cette histoire a commencé bien avant sa venue dans l'Aude, en fait au début du 5ème siècle, comme je vais le montrer bientôt dans l'église de Saunière et le livre de Boudet.Pour ce qui se serait passé avant... là tout ne reste encore je pense que spéculation. Merci encore Anne et n'hésitez pas à me faire savoir quels aspects vous intéressent plus particulièrement.

Écrit par : Jean-Pierre | 15/08/2013

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