31/07/2013

L'abbé Saunière et le guerrier ensablé.

Il y avait donc une carte... sur le mur de l'église de Rennes-le-Château. La "carte Saunière" en somme, comme il y avait une carte Boudet. Mais où est cachée la légende de la carte ?...

Abbé Saunière,Rennes-le-Château

Les indices ne semblent pas manquer, mais bien trop silencieux cependant pour raconter trop facilement la légende perdue.

Et il y a donc ce fameux sac percé. Un sac de blé... ou qui sait de farine, sachant que par là passait autrefois un ancien chemin de meunier.

SAUNIERE,RENNES-L- CHATEAUPourtant à bien y regarder il s'agirait simplement de morceaux de pain. Et en réalité ne faudrait-il pas mettre en relation ce sac de pain avec le pain que Sainte Germaine (présente sur la fresque en bordure de la carte "entre Espéraza et Quillan" mais aussi sur une statue proche de ce mur) dissimule dans son tablier ? Bref ne faut-il pas ici imaginer... une route du pain ?

Mais à droite de la carte, du côté où s'écoulent les larmes d'une "Madeleine", n'y aurait-il pas aussi... une route du sel  ?

                                                   " Venez-TOUS à moi "

                                                        et confessionnal 

écrivait donc l'abbé sur sur sa carte postale "ancienne".

Tous ?... Que confessait-il donc. Plusieurs chemins, une seule destination ? Laquelle... dans ce cas. Cette mise en scène cartographique doit bien mener quelque part !

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

Peut-être fallait-il lire : "

VENEZ A MOI hommes et femmes de peu de foi, VOUS TOUS QUI SOUFFREZ de ne pas comprendre ET QUI ETES ACCABLES à force de chercher en tous sens avec pelles, pioches, pendules et décamètres alors que la solution se confesse ici. "

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Et moi, la carte invisible sur le mur, JE VOUS SOULAGERAI de vos peines en vous faisant gagner un temps précieux.

Il y a bien un village du nom de SOULATGE, un peu vers l'est-sud-est du pays de Rennes-le-Château. Mais trop loin probablement du théatre des opérations décrit par la carte d'état major de l'abbé Saunière. Alors portons pour le moins le regard vers la droite, un peu en bas, juste au dessus de JE VOUS SOULAGERAI, sur l'étrange paysage peint sinon de sa main forcément, du moins sous ses directives précises, peut-être avec l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains pour Maître d'Oeuvre.  

Si on prend le temps de bien observer il y a beaucoup de choses à voir sur cette fresque, certaines troublantes, d'autres quasiment invisibles car dissimulées avec une subtilité à peine soupçonnable. Des "choses" déjà repérées depuis longtemps, ou pas ; mais qui maintenant, en correspondance graphique avec le monde réel du pays des deux Rennes, pourraient qui sait, nous permettre enfin de savoir où donc l'abbé allait traîner ses godillots quand il partait en excursion dans le pays.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Pour commencer, nous soulagerons peut-être notre faim de mystère en suivant un chemin de farine menant à un rocher rond comme un pain.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Car en définitive ce petit personnage dans un paysage incertain sur le côté de la montagne, et dont on a envisagé logiquement qu'il puisse être un CURE DE CAMPAGNE, ne se trouve-t-il pas à l'aplomb exact d'un rocher trop curieux de par sa forme spérique pour être quelconque ? 

Par ailleurs, même si des photographies montrent l'abbé Saunière en vadrouille avec toujours son parapluie sous le bras, ne faut-il pas noter avant toute autre chose que nous avons ici un personnage visiblement ACCABLE, mais accablé en définitive par quoi, sinon manifestement par L'AGE ?

Et ne correspondrait-il pas à l'idée qu'on se ferait plutôt de l'abbé Boudet de Rennes-les-Bains ? Peut-être, mais rien ne permet à ce stade encore d'en être certain. Cependant il reste que s'il s'agit d'un homme alors c'est bien un curé, mais surtout que la silhouette définit indiscutablement un PERSONNAGE AGE.

Ainsi nous avons donc un personnagé accablé par L'AGE, écumant la CAMPAGNE, à la verticale d'un ROCHER ROND comme un pain.

Or si cette verticale mettait déjà en relation le ROCHER ROND et le personnage AGE, si on prolonge encore cette même ligne vers le vas nous arriverons sur les lettres centrales de SOULAGERAI.

Et si on se met bien en face les lettres désignées seront... LAGE.

Pourquoi ne pas tenter alors de nous lancer dans une tentative de décryptage phonétique (ce n'est pas l'abbé Boudet qui nous retiendrait de le faire, même si ici nous sommes sur les terres à priori de Saunière) tout en gardant prudence quand aux conclusions.

On pourrait ainsi voir ici, pour commencer, "un personnage accablé SOUS L'AGE". Autrement dit par le poids des ans. Mais s'agit-il du personnage ou de ce qu'il cherche ? Ne serait-ce pas le "trésor" quelqu'il soit (or lourd ou or spirituel voire autre encore)  qui serait ainsi "enfoncé" sous le poids des siècles, et donc de L'AGE ?

On pourrait également séquencer SOULAGERAI de la façon suivante : SOU LAGER AI, puis le lire de cette façon SOUs L'AGER j'AIS, autrement dit SOUS L'AGER SE TROUVE CE QUE JE CHERCHE. 

Sous l'ager ?

AGER en latin (en bons curés de campagne Boudet et Saunière étaient de fait latinistes) signifie CAMPAGNE, CHAMP, et a donné par exemple agriculture, mais on peut ici l'entendre simplement au sens de TERRE. Alors "sous l'ager" ne doit-il pas s'entendre SOUS LA TERRE ?

Ainsi en vue de soulager notre faim de mystère le message donnerait en définitive :

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

UN CURE DE CAMPAGNE AGE CHERCHE SOUS LA TERRE, ou le SOL,

et dans ce cas, dans l'image face à un chapiteau "romain" émergeant de la terre (en forme d'un profil humain à l'oeil vigilant et soupçonneux), une logique "verticale" nous inciterait à penser que c'est alors un ROCHER ROND COMME UN PAIN qui dans notre quête serait censé orienter nos pas, autrement dit qui SOULAGERA notre soufrance de ne pas comprendre.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Des rochers ronds dans le pays on peut en trouver quelques uns.

Notamment du côté des collines de Rennes-les-Bains. Mais il en existe un, même deux en réalité, dans un même site, bien ronds cette fois, mais un peu plus vers... le sud, sud-est.

Et c'est la carte forcément, puisqu'il y a donc maintenant une carte de randonnée sur le mur de l'église de Rennes-le-Château, qui probablement devrait nous permettre de retrouver ce pain des Béatitudes.

Un pain de soulagement qui semble avoir comme une propriété régéneratrice si on considère ce rameau bien vivant qui s'extrait avec vigueur des feuilles d'un chapiteau "végétal", pour s'élancer en direction, visuellement, de cette sorte d'îlot rocheux sur lequel pousse une épaisse végétation, arrêtant de ce fait les pas du personnage AGE, lequel n'aspire peut-être qu'à reverdir.. 

abbe sauniere,rennes-le-chateau

Mais de là à envisager une fontaine, ou plutôt une boule-angerie de jouvence (comme disait Jean Cocteau)... ce serait là une proposition pour le moins fantasmagorique. Alors reverdir à minima du vert de l'espoir, pour commencer. Un pain de vie en somme (comme disait Salvator Dali), qui SOULAGErait de pouvoir retrouver un chemin perdu.

Si toutefois ce guerrier hirsute ensablé (templier ou wisigoth ?) arrête de faire ses gros yeux ronds, lui qui fidèle à son poste depuis on ne sait combien de siècles semble prendre très au sérieux sa mission de garder les abords immédiats de la boule.

28/07/2013

Léonard de Vinci n'aimait pas le hasard


L'argumentaire de cette page se propose de prendre en quelque sorte le problème à l'envers :

- sans envisager à priori qu'il puisse exister "quelque part" dans ses carnets une preuve du passage de Léonard de Vinci dans les Corbières (hypothèse née d'une étude de son oeuvre peint)

- sans avoir eu la possibilité fortuite, d'un "regard de travers" reproduisant naturellement les conditions techniques de l'anamorphose, de réaliser que ce croquis dissimulait la silhouette du Bugarach

aurait-il été possible de réaliser que ce dessin dissimulait la silhouette occultée d'une vraie montagne ?

˜

Dans les carnets de Léonard de Vinci ce dessin d'une montagne n'avait à ce jour jamais pu trouver sa correspondance dans la réalité.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci


A défaut donc de pouvoir comparer avec la vision directe du modèle en pleine nature que l'artiste avait eu un jour sous les yeux on ne peut à ce stade que tenter d'analyser les indices présents aussi objectivement que possible.

1. L'artiste avait de sa propre main porté des inscriptions en divers endroits du tracé. L'une d'elles cependant, sur la gauche de la ligne de crête, apparaît nettement plus significative au dessus d'un piton rocheux.

En quelque sorte une petite colline au sommet de la grande montagne.

DETAIL CRETE.PNG


2. Alors que partout ailleurs le tracé paraît ferme et direct un détail se montre au contraire empreint d'une forme d'hésitation pour ce qui est de son graphisme.

Or il s'agit précisément de la petite colline surmontée d'une inscription.


Ces deux indices superposés nous invitent à envisager, quelle que soit l'identité de cette montagne, qu'un lieu précis sur sa silhouette semblait avoir pour objet d'aimanter notre attention.BUGARACH,LEONARD,VINCIIl conviendrait donc pour commencer de porter notre analyse sur chacun d'eux séparément. Si le plus captivant à priori des deux éléments serait certainement le fait de cette mystérieuse inscription commençons cependant par le second point.

 

A. LA PETITE COLLINE SUR LA CRÊTE

L'objet graphique en lui-même de cette petite colline nous montre la présence de deux niveaux de hauteurs différents. Appelons-les, sans caractère de hiérarchie à quelque titre que ce soit, "niveau 1", pour le plus bas, et "niveau 2", pour le plus haut.

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Cette manière de "bégaiement graphique" présenterait ici tous les signes soit d'une reprise, en vue de clarifier avec une précision accrue un élément de détail sur la crête, soit d'une correction de tracé à la suite d'une première intention mal appréciée au vu de la réalité que nous ne connaissons pas mais que l'artiste lui avait eue sous les yeux. 

Dans les deux cas, reprise de confirmation ou rattrapage d'erreur, du fait que le tracé de sanguine originel ne pouvait être techniquement annulé par l'artiste, rien ne semble permettre de préciser dans quel ordre chronologique s'est déroulé le scénario de l'opération. Et donc rien ne permettrait de préciser lequel des tracés 1 ou 2 est en définitive conforme à une réalité que quoiqu'il en soit nous ne pouvons connaître puisque aucun spécialiste au monde, depuis cinq siècles, n'a été en mesure de retrouver le modèle du dessin. A ce stade cet "objet graphique" à double niveau de hauteur relativement au volume de la montagne entière ne représenterait cependant qu'un détail parmi d'autres. 

Un autre élément maintenant sur le dessin devrait pouvoir nous aider à précise notre observation. En effet sur presque toute sa longueur de la ligne de crête la direction générale de celle-ci se voit doublée juste au dessus d'une seconde ligne plus discrète.

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Or cette ligne traverse de part en part notre objet graphique. On comprend pourtant facilement qu'il s'agit d'un simple tracé préalable destiné à définir avant même l’exécution du dessin les proportions d'ensemble de la représentation de façon à ce qu'une fois l'attention dédiée aux détails cette forme générale soit respectée.

On pourrait cependant s'étonner de cette précaution qu'aurait prise Léonard de Vinci pour la représentation d'une simple montagne. Ce jugement en première analyse se voit par ailleurs renforcé par le fait que dans tous ses autres dessins de montagnes, dans ses carnets, par ailleurs aux profils tout aussi complexes voire davantage, JAMAIS cette précaution n'avait été prise. 

Quoiqu'il en soit pour ce qui est maintenant de notre détail il est clair (comparer avec d'autres points où cette limite de contention a été respectée) qu'ici le niveau 2 le plus haut dépasse nettement au dessus de cette ligne. Tout indiquerait donc que le niveau 2 aurait précédé le 1, puis que la main de l'artiste soit revenu à cet emplacement dans un deuxième temps pour effectuer la réparation en dessinant une petite colline plus modeste, dont on devrait juger par conséquent qu'elle soit cette fois fidèle à la réalité observée par l'artiste. Pour autant resterait à comprendre comment en première intention Léonard de Vinci ait pu commettre une telle - et unique - erreur. Car en l’occurrence ce niveau 2 erroné aurait tout de même atteint une hauteur double de celle de ce niveau 1 dans un deuxième temps repositionné en accord avec la ligne de contention. 

Mais l'analyse ne s'arrête pas ici. 

En effet si on étudie ce tracé 2 on peut observer au niveau de chacune de ses deux pentes latérales une rupture de continuité. Précisément ces absences de solution de continuité se situent d'une part au même niveau de hauteur, ce qui vient à l'encontre de la possibilité d'un hasard, mais plus encore se positionnent exactement à mi-hauteur de ce tracé 2.

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Une hypothèse se fait alors jour. Ce fait ne laisserait-il pas entendre que ce tracé 2 ait été exécuté avec un certain degré d'attention, et non avec cette précipitation tout d'abord envisagée qui en première intention aurait généré une erreur ?

Et dans ce cas ne peut-on envisager que ce tracé 2 dans sa forme et son échelle ne résulte en réalité d'une intention précise ? Ce qui reviendrait à dire que sa définition ait alors pu ne pas être une première intention, mais une seconde.

En d'autres termes la première intention se serait donc portée en réalité sur le niveau 1, le plus petit. Celui par ailleurs qui respecte parfaitement cette ligne de contention que l'artiste, fût-ce si paradoxalement, avait pris utilement la peine (voir le respect de cette limite par ailleurs sur la ligne de crête) de fixer avant même de s'atteler aux détails. 

Et de fait un nouveau regard porté maintenant sur l'objet graphique à la lumière de cette observation, montre qu'un autre scénario paraîtrait plus logique. Léonard aurait ainsi dessiné le niveau 1 (conforme à la limite prévue) "avant" le niveau 2. Lequel niveau 2 apparaît nettement comme positionné "par dessus" la forme en clocheton du niveau 1, coiffant en définitive celui-ci à son sommet plus qu'il ne le recouvre entièrement.

Or si le niveau 2 avait été réalisé "après" le niveau 1 cela ne peut avoir que deux explications possibles. 

Soit effectivement c'est le niveau 1 qui est cette fois erroné par rapport à une réalité, et le niveau 2 par surélévation serait donc venu corriger l’erreur ; mais dans ce cas reste le paradoxe la ligne de contention n'ait pas joué son rôle puisqu'il y a de fait transgression

Soit le niveau 1 est bien conforme dès la première intention à la réalité, et la transgression résulte dans ce cas d'une intention délibérée ; autrement dit ici il serait question de la représentation volontaire d'un "artefact".

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Mais maintenant ne faut-il pas prendre conscience qu'à la base de cette construction à deux étages, existe aussi un niveau 0 ?

Or si on analyse finement le tracé de ce "niveau plancher" il semble bien qu'il s'inscrive cette fois en continuité directe de la ligne de crête "avant" et "après" l'irruption de cet objet graphique. En d'autres termes le niveau 0 aurait donc été "premier", et exécuté dans l'immédiateté du tracé initial de la ligne de crête.

Ensuite serait venu le niveau 1 atteignant la ligne de contention.

Enfin le 2 transgressant résolument cette limite à priori à ne pas franchir.

Sur l'ensemble du processus de ce scénario foncièrement "évolutif", en deux voire trois temps successifs, se dégage en définitive l'idée non pas d'une hésitation, ni de rattrapages d'erreurs, mais d'un construction graphique résultant de la mise en oeuvre d'un processus mental. 

 

A ce stade la seule chose que l'on puisse dire de façon certaine est que décidément à cet emplacement de la ligne de crête Léonard de Vinci semblait avoir fait preuve d'une certaine "difficulté" apparente à prendre position. Ce qui indiscutablement en soit pose question. Bien entendu toutes ces interrogations serait-elles vite résolues si nous connaissions le modèle qui depuis cinq siècles attend toujours quelque part dans la réalité.

Mais il faut se souvenir maintenant - comment passer à côté de ce fait - que l'artiste avait "écrit quelque chose " de sa propre main au dessus précisément de cet objet de toutes de toutes les incertitudes. 

 

B. L'INSCRIPTION

BUGARACH,LEONARD,VINCI

A ce jour il n'existe à ma connaissance aucune publication proposant une traduction pour cette inscription. Comme tout un chacun peut le faire - malgré des difficultés rencontrées à cause des caractères difficilement déchiffrables de cette calligraphie même en employant un miroir (du fait de l’écriture spéculaire de Léonard de Vinci) - il est techniquement possible de finir par aligner et déchiffrer individuellement les 6 caractères successifs du "mot" que l'artiste avait ainsi pris la peine de nous écrire au dessus de l'objet graphique dont il est question sur son dessin.

Or ce mot - que je laisse à chacun le plaisir de découvrir par lui-même avant d'en proposer la solution dans une note à venir du blog - est en réalité en mesure de nous délivrer pas moins de 3 informations simultanées s'inscrivant chacune à un niveau spécifique d'interprétation.

1. Un niveau que je qualifierai de "stratégique".

Il sera question en ce sens du plus grand des secrets que Léonard de Vinci s'était donné pour objectif autant de dissimuler que de sauvegarder dans son oeuvre entière.

2. Un niveau "tactique", destiné avec un "humour" proprement à couper le souffle (au sens propre comme au sens figuré et de toute évidence efficace) à dévier les regards inquisiteurs qui en son temps auraient pu se pencher d'un peu trop près, comme nous le faisons nous-mêmes cinq siècles après, sur des détails étranges portés sur la ligne de crête de son dessin.

3. Enfin un niveau "technique", celui que nous allons prendre en compte ici pour commencer.


pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

Encore une fois ces trois niveaux superposés s'appliquent à un seul et unique mot de six lettres. Une fois celui-ci déchiffré il convient de préciser que même en florentin de la Renaissance, qui n'est pas si éloigné de l'italien d'aujourd'hui, ce mot demeurera certainement énigmatique encore, tout en évoquant probablement, à une lettre près, quelque chose de connu à certains. Or il sera nécessaire de faire appel à un document ancien datant du 13ème siècle pour comprendre que ce mot n'est que la forme originelle du nom d'un lieu aujourd'hui parfaitement connu. Mais comme précisé ci-dessus attention à ne pas tomber dans la chausse-trappe du niveau tactique, si l'on veut accéder aux profondeurs révélatrices, et pour le moins surprenantes, du niveau 1, fondamental.

Alors puisque nous en sommes encore au simple niveau technique, ce mot une fois remis dans son contexte d'époque, non pas à la Renaissance mais quelques siècles encore plus tôt, nous délivrera un message sous la forme d'une "histoire" proprement dantesque dont il conviendra d'extraire l'essence sous l'apparence d'une forme liée à un nombre.

Il s'agit en l’occurrence d'une étoile régulière à 6 branches.

Il n'est pas question ici cependant en première intention d'un symbole lié à la culture hébraïque même si effectivement se profile en arrière-plan un contexte "biblique" très concret.

Il sera temps dans ce blog d'y revenir en détail, mais au terme d'une analyse portée sur le sens au niveau technique de ce mot de six lettres positionné juste au dessus de notre objet graphique, on doit considérer que Léonard de Vinci nous suggérait de lui substituer un autre mot en quelque sorte sous-entendu.

Ce mot est MACROCOSME. 

 

Il nous reste maintenant à rassembler les éléments recueillis séparément : 

1. Un objet graphique montrant par dessus un niveau plancher deux niveaux de positions successifs, à priori dans le sens du plus petit au plus grand, et avec pour coefficient multiplicateur le nombre 2.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

2. Un concept de Macrocosme s'inscrivant dans un discours philosophique, en rapport avec le Pythagorisme, que d'aucuns à travers une acceptation ésotérique pourraient trop superficiellement (Léonard détestait les fantasmagories pour leur préférer un imaginaire dont il faisait l'agent éclaireur de ses capacités prospectives) considérer comme étant de de nature fantasmagorique.

Dans la réalité de la Renaissance cependant ce concept se reliait aux recherches sur le Corpus Hermeticum qui à travers Marsile Ficin puis Pic de la Mirandole, ami de Léonard, sans compter un certain Cardano bien connu aussi de l'artiste mais certainement dans un contexte plus obscur, ne pouvaient à cette époque même et de par ces mêmes protagonistes que faire écho à un texte mythique d'Hermès Trismégiste. Si Hermès était la divinité archétypale des cairns qui sur la crête des montagnes désignait aux voyageurs perdus les passables possibles, le Trismégiste quant à lui symboliquement assimilé à un Moïse retrouvant la Table au sommet d'une MONTAGNE, aurait après le Déluge retrouvé la vallée du Paradis terrestre et avait laissé son enseignement à Orphée puis Pythagore) qui n'était autre que la Table d'émeraude :

Le haut est comme le bas, et inversement, pour faire les miracles d'une seule chose.

Un écho moins fortuit que l'on pourrait croire au Notre Père chrétien : "sur la terre comme au ciel". Avec pour objet de relier le "petit", autrement dit l'homme, au plus "grand", à savoir l'univers.

Le fond même du discours de la Table d’Émeraude est fondé sur la relation intime qui unit la partie au tout, soit (par exemple) l'individu en tant que MICROCOSME à l'univers MACROCOSME. C'est ici qu'il faut rappeler, mais nous y reviendrons, que dans ses propres écrits dans ses carnets Léonard de Vinci comparait directement les montagnes aux êtres vivants, et nous verrons comment cet élément se relie aux niveaux d'interprétations stratégique mais aussi tactique de l'inscription.

Ainsi dans notre cas ce fait lié aux montagnes ne peut que nous suggérer maintenant - ces préambules nécessaires ayant été faits - de tenter de comprendre comment une idée de MACROCOSME (le niveau technique de l'inscription) peut ici se relier à un objet graphique dont la construction au sommet d'une montagne sous la forme de deux petites collines imbriquées l'une dans l'autre, suggérerait en définitive l'idée d'une évolution entre deux niveaux de hauteur. Plus exactement dans un rapport 2.


Ce qui est petit est comme ce qui est grand. Et inversement.

Donc...

Ce qui est grand est comme ce qui est petit.

Dit autrement :

La montagne... c'est comme la colline.

Or que faisait la colline ?

LEONARD,VINCI,BUGARACH

Du niveau 1 au niveau 2 : 

la colline grandissait en hauteur du double de sa hauteur initiale, .

Sans bien sûr toucher à la largeur. Faisons-le.

 BUGARACH,LEONARD,VINCI

 

 Cette montagne existe.

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Elle se trouve dans le sud-ouest de la France où Léonard de Vinci selon les livres n'est jamais allé, là où rencontrent la Haute Vallée de l'Aude et les Hautes Corbières.

 

Le Pic de Bugarach.

 

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Ici une photo montrée avec l'aimable autorisation du responsable du site :  aquayoup.123.fr/ 

Bien sûr l'objet graphique de la petite colline n'est dans le dessin qu'un pur artefact, 

BUGARACH,LEONARD,VINCI

en tout cas dans sa version 2 au niveau le plus élevé qui ne faisait que désigner le niveau d'accroissement qu'en sympathie avec cet artefact microcosmique il convenait de communiquer au Macrocosme de la montagne dessinée, en prenant au mot le message que Léonard de Vinci nous transmettait dans son carnet de voyage, à travers une petite, subtile, et décisive métaphore microcosmique qui parce qu'un artiste doit nécessairement rencontrer son modèle, prouve maintenant que les deux silhouettes fusionnent que cet artiste était venu jusqu'ici.

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Mais après avoir réveillé sur ce dessin la vraie forme de la montagne, grâce à l'antidote d'un sommeil de cinq siècles que l'artiste lui-même sous la forme d'une petite capsule à double détente sur la crête, nous avait discrètement laissée, alors une fois vérifié que l'anamorphose :

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n'était en rien une fantasmagorie puisque Léonard en était ni plus moins l'inventeur dans l'art occidental... le chemin ne s'arrête pas au pied de la muraille.

Car après l'inscription, après la métaphore graphique de l'artefact, deux éléments destinés à attirer notre attention puis à mettre en branle notre capacité à déverrouiller un code, un regard attentif montrera maintenant qu'il y avait encore un autre indice dans les parages de l'artefact.

A peine perceptible cette fois.

Un petit trait vertical positionné exactement au droit de l'artefact surmonté de l'inscription. 

pic de bugarach,bugarach,léonard de vinci

La question est de savoir s'il est possible qu'un tracé PERPENDICULAIRE à celui de la ligne de crête qu'il vient croiser à angle droit à cet emplacement peut résulter d'un hasard.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Si maintenant on consulte une carte de randonnée au 25000ème dont se servent aujourd'hui les randonneurs on vérifiera que cet emplacement est celui où passe l'unique chemin du Bugarach, et que cet emplacement est le seul passage sur la crête.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Une crête par ailleurs longue de plus d'un kilomètre.

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Peut-on raisonnablement penser qu'il s'agisse d'un hasard ?

BUGARACH,LEONARD,VINCI

Jean-Pierre PERINI

Celui qui a tracé cet indice sur la crête, n'avait-il pas en définitive juste "coché" un passage nous invitant ni plus ni moins à le suivre jusque là-haut ?

Faut-il suivre cette invitation ?... ou continuer à passer devant la montagne sans même un regard sur la crête et errer quelques siècles encore dans la plaine en se lamentant de ne pouvoir retrouver la trace du plus vieux secret de notre civilisation ?

 

Jean-Pierre PERINI

27 Juillet 2013



27/07/2013

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26/07/2013

La carte murale de l'abbé Saunière dissimulée dans l'église depuis un siècle


La carte était juste restée invisible sur un mur. Alors à force de passer, et repasser devant on devait bien finir par la trouver un jour.


SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

En analysant cette carte murale...

nous verrons que l'abbé Saunière savait que le Bugarach était un symbole central des mystères de l'Aude, mais aussi que la montagne n'était qu'un repère historique et que la destination finale se trouve dans la forêt de Rennes-les-Bains. Sa mission n'était que de détourner l'attention le plus longtemps possible sur sa colline ensoleillée pour y construire un parc des apparences - à l'image de celui du Roi Soleil à Versailles, avec sa galerie des miroirs et un jardin, une ménagerie, une orangeraie etc... où attend une partie du mystère - pour éloigner les regards de la vallée endormie de l'abbé Henri Boudet à Rennes-les-Bains.

Cependant si l'église et le parc de Rennes-le-Château avaient pour objet en en faisant délibérément "trop" de dupliquer (à un point que l'on peut à peine imaginer) en couleur et en relief les mystères d'un livre en noir et blanc "pas assez" démonstratif qui risquait du fait de son austérité surréaliste de ne pas passer le siècle, cette église n'en comporte pas moins exactement les mêmes clefs d'interprétation. Avec juste un peu moins de subtilité pour satisfaire aux désirs de clinquant d'un siècle à venir que l'abbé Boudet avait eu le temps de voir venir. 

 

Alors pour faire écho à la carte Boudet il fallait une Carte Saunière. Et cette carte avait pour mission de dissimuler deux itinéraires.

Un chemin du Blé, qui par la Farine et le Pain menait au Bugarach

Et un chemin de l'eau et du Sel menant en un lieu précis de la forêt de Rennes-les-Bains


Après une journée à parcourir en tous sens les routes entourant Rennes-le-Château, de Quillan à Rennes-les-Bains en passant par Couiza, puis de Bugarach à Quillan, en toute fin d’après-midi je m’étais retrouvé à visiter le domaine de l'abbé Saunière. Après le parc, la tour Magdala, la maison Béthanie et le cimetière la visite s'est terminé par l'église. C’est en me dirigeant vers la sortie quelques minutes seulement avant la fermeture des portes, en levant les yeux sur la fresque colorée et en relief dite de la Colline Fleurie (en fait le Mont des huit béatitudes) que sans encore réaliser sur l'instant j’ai pris conscience du fait que ce qui se trouvait devant moi, sur ce "bas-relief" plutôt haut perché, ressemblait à "quelque chose" que j'avais eu sous les yeux des heures entières tout au long de la journée.

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

La seule chose que j'avais eue "sous les yeux des heures entières tout au long de la journée" ça ne pouvait être que la carte routière que vu mon sens de l'orientation il valait mieux ne pas quitter des mains. 

Dans l'église j'ai donc sorti cette carte à nouveau de mon sac-à-dos pour la déplier, et ce qui n'était encore qu'une vague impression, sur la fresque, s'est imposé à la conscience.

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

Une carte, sur le mur.

Le peintre Nicolas Poussin avait dissimulé la sienne (on la cherche toujours pourtant elle y est bien, il y en a même deux) dans son tableau des Bergers d'Arcadie. Jules Verne en mettait partout, dans ses Histoires Extraordinaires. Et l'abbé Boudet ne s'était donc pas privé aussi d'en glisser une dans son livre La vraie langue celtique ou le cromleck de Rennes-les-Bains pour permettre au lecteur de suivre pas à pas ses aventures mégalithiques.

Alors Saunière... comment avait-on pu ne pas envisager qu'il n'ait voulu aussi, comme les autres, avoir sa propre carte au trésor ?

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Et où donc pouvait-il l'avoir dissimulée cette carte, sinon par défi en l'étalant toute grande ni plus ni moins sur un mur entier de son livre de pierre ? Une carte d'état-major en somme, comme pour y garder la mémoire de ses campagnes mémorables à ramasser chemin faisant dans la lande, comme le facteur Cheval, des cailloux qu'il ramenait dans sa musette pour les déverser la nuit devant son église.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAUVoilà, c'était bien ça que j'avais là-haut au dessus de ma tête. La carte au trésor de l'abbé Saunière restée invisible depuis un siècle et qui n'était autre que celle du pays tout entier autour de Rennes-le-Château.

La montagne "était" la carte. Et Jésus littéralement juché dessus...

Il aurait suffi de se souvenir qu'on avait mis en évidence une seconde église virtuelle dessinée dans le plan même du jardin et qui comme en miroir reproduisait exactement le plan au sol de l'église. Or au centre du fond de cette église extérieure et invisible Saunière avait placé une Marie sur un pilier. Pourtant dans l'église en dur à l'emplacement équivalent n'aurait-il pas dû placer un élément équivalent ? Le voilà, Jésus lui-même sur un piédestal qui n'est autre que la carte elle-même dessinée dans l'espace restreint délimité par les personnages de la fresque ! Restera à comprendre pourquoi dehors le pilier avait été retourné...

Maintenant il suffit sur la fresque de prendre en compte la limite entre la surface visible de la montagne proprement dite et le contour des personnages disposés tout autour, pour réaliser que cette frontière reproduit les tracés de l’Aude entre Couiza et Quillan (au-dessous la carte s’arrête), puis de la Rialsesse entre Couiza et Serres. La confluence des deux se faisant précisément près du bord gauche, par rapport à l'observateur, du bas de la robe de Jésus (à ce coude de l'Aude qu'est Couiza, mais à l'angle aussi du genou d'une jeune femme qui ne pleure ni ne souffre et qui est la seule dont les yeux pleins d'espérance (elle occupe l'emplacement de la ville d'ESPERAZA) se dirigent quelque part... vers le bas. De l’autre côté, sous le coude cette fois d’une « pleureuse » qui se cache les yeux embués de SEL, l’angle droit de l'extrémité de la tunique avoisine le point où à Serres la SALS conflue avec la Rialsesse. 

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU

Juste au sud de son raccord avec la Sals, la vallée de la Blanque cette fois est suggérée sous le genou droit de "celle qui pleure comme une Madeleine". Puis plus bas cette vallée de la Blanque passant "sous" la taille d'une "qui souffre et qui est accablée" jusqu’à Bugarach pour ensuite bifurquer "sous le Bugarach" en direction de l'ouest jusqu’à Parahou-le-Grand et St-Louis. 


Bien entendu maintenant une telle carte, invitant à mettre en relation chaque détail de la fresque avec sa correspondance « sur le terrain », ne pourra que relancer la machine à rêver, mais cette fois sur de vrais chemins. 

L’enjeu pour Saunière n’aurait été ici je suppose que de « suggérer » ; mais avec suffisamment de concordances pour qu’une fois la carte mise en évidence on puisse facilement y situer les positions relatives des villes et villages répartis dans les vallées comme sur le grand plateau vallonné situé au sud, entre Rennes-le-Château et la vallée du St Bertrand (qui d’Ouest en Est relie Quillan à Saint-Louis, sous les pieds de la femme allongée).

Les fleurs semées sur la montagne suggèrent justement ces villages « saupoudrés » sur la « carte murale ». Et si on considère la fresque bien en face, la Croix du crucifix du confessionnal paraît matérialiser la verticale d’un méridien passant par Rennes-le-Château, soit l’axe de symétrie défini par la silhouette du Christ.

Mais en définitive peut-être aurait-on pu deviner par avance la présence potentielle ici d’une géographie invisible avant même de prendre conscience de la carte, en réalisant que la Croix Cerclée du Crucifix du confessionnal se positionne comme une « mire » au centre d’un grand cercle virtuel dont la moitié supérieure est matérialisée par l’arc de la fresque.

SAUNIERE,RENNES LE CHATEAU

Le tout faisant comme une énorme boussole. En quelque sorte une Rose des Vents, indiquant les directions cardinales (plus quatre intermédiaires faisant donc huit comme les béatitudes), comme on en trouve sur toutes les cartes géographiques... induisant ainsi de façon subliminale le fait qu'il puisse y en avoir une sur le mur. 

 

SAUNIERE,RENNES-LE-CHATEAU


Alors maintenant bien sûr, il y a ce sac percé, tout en bas de la fresque.

 

Jean-Pierre PERINI

25 Juillet 2013